<!DOCTYPE article PUBLIC "-//NLM//DTD JATS (Z39.96) Journal Archiving and Interchange DTD v1.0 20120330//EN" "JATS-archivearticle1.dtd">
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    <journal-meta />
    <article-meta>
      <title-group>
        <article-title>Constitution d'une base bilingue de marqueurs de relations concep- tuelles pour l'élaboration de ressources termino-ontologiques</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Luce Lefeuvre CLLE-ERSS</string-name>
          <email>Luce.lefeuvre@univ-tlse2.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
          <xref ref-type="aff" rid="aff1">1</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Anne Condamines CLLE-ERSS, UMR 5263 CNRS &amp; Université Toulouse Jean-Jaurès Toulouse</institution>
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          <country country="FR">France</country>
        </aff>
        <aff id="aff1">
          <label>1</label>
          <institution>CNRS &amp; Université Toulouse Jean-Jaurès Toulouse</institution>
          ,
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        </aff>
      </contrib-group>
      <pub-date>
        <year>2015</year>
      </pub-date>
      <fpage>173</fpage>
      <lpage>178</lpage>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>-</title>
      <p>Résumé
Les marqueurs de relations conceptuelles
sont un moyen efficace de détecter des
contextes utiles à l’élaboration de ressources
termino-ontologiques. De nombreux travaux
existent, mais aucun recensement n’a été
effectué. Nous souhaitons construire une base
de marqueurs de relation pour l’hyperonymie,
la méronymie et la cause, en français et en
anglais. La prise en compte de la variation
dans l’analyse de ces marqueurs nous
permettra de caractériser leur fonctionnement.</p>
      <p>
        Notre étude se situe dans le cadre du projet
ANR CRISTAL (Contextes RIches en
connaissanceS pour la TrAduction terminoLogique) dont
l’un des objectifs consiste à affiner la notion de
Contextes Riches en Connaissances
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">(Meyer,
2001)</xref>
        en prenant en compte différents
paramètres de variation tels que la langue (français vs
anglais), le domaine (oncologie vs volcanologie),
le genre (scientifique vs vulgarisé) et l’utilisateur
(traducteur vs terminologue). Nous adoptons ici
le point de vue du terminologue. Nous nous
intéressons aux relations que peuvent entretenir au
moins deux termes, en considérant que ces
relations sont un type de connaissance qu’il est
possible de découvrir dans un corpus spécialisé. Le
projet s’inscrit ainsi dans la thématique de la
construction de ressources termino-ontologiques.
      </p>
      <p>L’un des moyens d’accéder à ces
connaissances consiste à utiliser des marqueurs de
relations conceptuelles. Non ignorés de l’ingénierie
des connaissances, de la lexicographie ou de la
terminologie, ces éléments linguistiques n’ont
pas fait l’objet d’un recensement systématique,
ni d’une analyse à grande échelle.</p>
      <p>Nous mentionnons en section 2 les travaux
dans la lignée desquels nous nous situons. La
section 3 décrit la méthodologie que nous avons
adoptée. Nous présentons quelques résultats en
section 4, et discutons des perspectives de travail
en section 5.
2</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>Travaux antérieurs</title>
      <p>La notion de marqueur de relation a souvent
été abordée pour élaborer des réseaux de termes,
que ce soit en ingénierie des connaissances, en
terminologie, ou en traitement automatique des
langues. Constitués d’éléments
lexicosyntaxiques, typographiques ou dispositionnels
(Auger et Barrière, 2008), ils peuvent être
utilisés pour expliciter la relation qui unit deux
termes. Cette connaissance peut être représentée
par un triplet de la forme « Terme 1 - Marqueur
Terme 2 », dans lequel le marqueur précise la
relation existant entre les deux termes. Par
exemple, la relation d’hyperonymie (générique
spécifique) peut être indiquée par le marqueur
« X est un Y + caractéristiques différentielles »
(« Le cancer est une maladie caractérisée par la
prolifération incontrôlée de cellules ») ; et la
relation de méronymie (ou partie - tout) peut être
indiquée par le marqueur « X être
{formé/constitué} de DET Y » (« le volcan primitif est
en majorité constitué de coulées d’andésites »).
Les marqueurs étudiés concernent
principalement trois relations : l’hyperonymie, la
méronymie, et la cause. Considérées comme
structurantes, et supposées universelles, elles
apportent des éléments de connaissance sur les
termes d’un domaine.
2) Élaboration de la liste des marqueurs de
relation pour l’anglais (Fabre, 2014). Une première
liste de marqueurs a été dressée à partir d’une
étude bibliographique. Cette liste a ensuite été
enrichie par la traduction de certains marqueurs
de relation français. Une première validation a
été effectuée en vérifiant dans le COCA corpus1
les contextes d’apparition des nouveaux
candidats-marqueurs anglais obtenus. La relecture de
cette liste par une linguiste anglophone a ensuite
permis de valider la liste finale.</p>
      <p>Le tableau suivant recense le nombre de
candidats-marqueurs obtenus pour chaque relation et
pour chaque langue2.</p>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>FRANÇAIS</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>ANGLAIS</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-3">
        <title>Marqueurs de relation conceptuelle</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-4">
        <title>Hyperonymie</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-5">
        <title>Méronymie</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-6">
        <title>Cause</title>
        <p>
          De nombreux travaux s’attachent ainsi à
décrire les marqueurs de ces relations
(AlarconMartinez, 2009 ; Hearst, 1992 ; Garcia, 1998 ;
Cruse, 2002 ;
          <xref ref-type="bibr" rid="ref5">Séguéla, 2001</xref>
          ; Condamines et
Rebeyrolle, 2000). Ces études descriptives
doivent permettre d’exploiter les marqueurs de
relation à l'aide d’outils dédiés, afin de détecter le
plus automatiquement possible des triplets
structurant les ressources termino-ontologiques.
        </p>
        <p>
          D’autres travaux plus récents s’intéressent à la
variation de ces marqueurs selon le genre textuel,
le domaine, ou la langue
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref1 ref2 ref2">(Condamines, 2002 ;
Marshman, 2006 ; Marshman et L’Homme,
2006 ; Pearson, 1998)</xref>
          . Ces travaux montrent que
la productivité et la répartition des marqueurs
varie parfois fortement d’un domaine ou d’un
genre à l’autre. Ils soulignent la nécessité de
prendre en compte la variation dans la
description des marqueurs de relation, afin d’en étudier
la « portabilité »
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref2">(Marshman et L’Homme,
2006)</xref>
          .
        </p>
        <p>Bien que la littérature sur ce sujet soit
abondante, il n’existe pas de base de données
recensant l’ensemble des marqueurs des relations
d’hyperonymie, de méronymie et de cause, ni
d’analyse systématique à grande échelle de ces
marqueurs. Notre contribution sera de constituer
cette base de données et d’analyser chaque
candidat-marqueur afin d’en donner une description
linguistique fine.
3</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>Méthodologie</title>
      <p>Notre travail s’est déroulé selon deux étapes :
1) Élaboration de la liste des
candidatsmarqueurs en français et en anglais pour
les relations d’hyperonymie, de
méronymie et de cause
2) Analyse des occurrences des
candidatsmarqueurs français en corpus.</p>
      <p>Nous détaillons dans la suite chacune de ces
étapes.
3.1</p>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>Constitution de la base de marqueurs</title>
      <p>La base de marqueurs de relation a été
construite en deux phases :
1) Recensement des marqueurs de relation pour
le français. À partir des travaux existants et dans
la lignée des travaux mentionnés en section 2,
nous avons fait une liste la plus exhaustive
possible des marqueurs français pour trois relations :
hyperonymie, méronymie, cause.</p>
      <p>La seconde étape de notre travail a concerné
l’analyse à grande échelle des
candidatsmarqueurs en français, en prenant en compte les
différents paramètres de variation que nous
avons listés plus haut. Notre corpus traite ainsi
de deux domaines : la volcanologie, qui
appartient aux Sciences de la Terre, et l’oncologie, qui
appartient aux Sciences de la Vie. Pour chacun
de ces domaines, nous avons pu constituer un
corpus scientifique très spécialisé et un corpus
vulgarisé, en français et en anglais. Les corpus
scientifiques sont constitués de textes issus de
revues spécialisées, écrits par des experts à
destination d’experts du domaine ou de domaines
connexes. Les corpus vulgarisés sont constitués
de textes issus de revues ou de sites internet de
vulgarisation ; ils sont écrits par des experts du
domaine et sont à destination du grand public.
Les textes français ont été écrits par des auteurs
francophones, et les textes anglais par des
au1 Davies, M. (2008-). The Corpus of Contemporary
American English: 450 million words, 1990-present. Disponible
en ligne : http://corpus.byu.edu/coca/.
2 La liste des marqueurs français et anglais sera disponible
sur le site du laboratoire CLLE-ERSS :
http://w3.erss.univtlse2.fr/
teurs anglophones. Le tableau 2 ci-dessous
synthétise ces informations.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>Oncologie Volcanologie</title>
      <p>200 000 mots / 400 000 mots /
sCcoiernptuifsique langue langue
2002 – 2008 1980 - 2012
200 000 mots / 400 000 mots /
Corpus langue langue
vulgarisé</p>
      <p>2001 - 2008 1980 - 2002
Tableau 2. Constitution du corpus d’étude.</p>
      <p>Nous avons extrait de ce corpus les contextes
comportant les candidats-marqueurs recensés.
Pour chaque candidat-marqueur de chaque
relation, nous avons annoté le contexte comme suit :
 « Oui » : la relation est présente
« Un dynamisme explosif, extrusif et / ou intrusif
a généré des cônes stromboliens, des necks
basaltiques » (volcanologie, scientifique).</p>
      <p>Le candidat-marqueur « Det X générer Det Y »
lie les termes « dynamisme explosif, extrusif et /
ou intrusif » d’une part et « cônes stromboliens »
et « necks basaltiques » d’autre part par la
relation de cause.</p>
      <p>
« Non » : le candidat-marqueur
n’indique pas la relation attendue
« Mais notre but est un autre volcan très actif et
dangereux » (volcanologie, vulgarisation)
Le candidat-marqueur testé « Y être DET X très
Adj » n’indique pas la relation d’hyperonymie
attendue entre « but » et « volcan ».</p>
      <p> « Plutôt oui » : le candidat-marqueur
exprime la relation conjointement avec
un autre élément.
« Trop de repos ou un manque d'activité peuvent
diminuer l'oxygénation des tissus musculaires »
(oncologie, vulgarisation)
La nominalisation « oxygénation » associée au
candidat-marqueur « diminuer » nous permet
d’interpréter la relation comme causale. Deux
éléments du triplet sont ainsi présents.</p>
      <p> « Plutôt non »: la relation est difficile à
interpréter ; ou alors les éléments en
relation ne nous intéressent pas dans
l’optique de construire des ressources
termino-ontologiques (ce ne sont pas des
termes du domaine par exemple).
« Cette découverte motive son élection à
l'Académie des sciences » Relation de cause
(volcanologie, vulgarisation)
Il ne nous semble pas pertinent d’intégrer les
éléments en relation à une ressource
terminologique liée au domaine de la volcanologie.

« Indéterminé »: nous ne pouvons
évaluer la relation (par manque d’indices
linguistiques ou par manque de
connaissances sur le domaine).
« Hormones hypophysaires : Ce sont des
hormones sécrétées par l'hypophyse, glande
cérébrale située juste sous le cerveau » (oncologie,
vulgarisation)
Les candidats-termes « hormones » et «
hypophyse » peuvent être reliés par une relation de
cause ou une relation de fonction. Aucun indice
linguistique ne nous permet de statuer pour l’une
ou l’autre des relations.</p>
      <p>Environ 10000 contextes ont été annotés selon
ces critères.
4</p>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>Résultats</title>
      <p>Comptabilisant ensemble les « oui » et «
plutôt oui », nous avons effectué deux types de
calculs : la fréquence d’apparition des candidats
marqueurs dans les corpus, et la productivité de
chaque candidat-marqueur. Cette productivité
correspond au pourcentage des énoncés
contenant un candidat marqueur pouvant être
interprétés comme contenant la relation attendue.</p>
      <p>Nous avons ainsi pu mettre au jour quelques
phénomènes de variation liés au domaine ou au
genre textuel que nous présentons ici.
4.1</p>
    </sec>
    <sec id="sec-7">
      <title>Influence du genre textuel</title>
      <p>Les candidats-marqueurs de la relation de
méronymie sont organisés selon différentes
catégories, qui peuvent préciser par exemple : le type
de liaison que les parties d’un ensemble
entretiennent (fusion, jonction, inclusion), le type
même des parties, si ces parties sont organisées
ou non (organisation, non organisation), si elles
proviennent de la décomposition d’objets, si elles
correspondent à l’expression d’un lieu. Plusieurs
candidats-marqueurs n’apparaissant pas du tout
dans les corpus, nous avons choisi d’observer la
façon dont les occurrences des
candidatsmarqueurs sont réparties à travers les catégories
plutôt que de les comparer de façon isolée.</p>
      <sec id="sec-7-1">
        <title>Catégories de regroupement</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-2">
        <title>Inclusion</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-3">
        <title>Non-organisation</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-4">
        <title>Organisation</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-5">
        <title>Types de parties</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-6">
        <title>Lieu</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-7">
        <title>Parties de même genre</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-8">
        <title>TOTAL</title>
        <p>R N</p>
        <p>T
.c LAG ITO .cc IEC</p>
        <p>N
cO VU ISA O S
71
37
12
28
38
29
215
109
3
10
28
40
20
210</p>
        <p>Le tableau 3 ci-dessus présente la répartition
des occurrences des candidats-marqueurs selon
certaines catégories. On remarque que dans les
catégories « Inclusion » et « Non-organisation »,
les occurrences ne sont pas réparties de manière
équilibrée. Les candidats-marqueurs exprimant
l’inclusion d’une partie dans une autre sont plus
fréquents dans le corpus scientifique. Les
candidats-marqueurs indiquant que les parties ne sont
pas organisées entre elles sont plus fréquents
dans le corpus vulgarisé. Un Chi-test3 (p ≤ 0,001)
a confirmé la différence des deux corpus par
rapport aux catégories des candidats-marqueurs.</p>
        <p>La catégorie « Inclusion » comporte des
candidats-marqueurs comme « X {comprendre/
abriter/comporter/compter/inclure/intégrer} DET
Y », ou « Y (être) {classé/classifié/catalogué/
rangé/placé/inclus/étiqueté/catégorisé/groupé}
dans DET X ». Leur fréquence plus importante
en corpus scientifique peut être due à deux
facteurs. Le premier concerne la notion
d’inclusion elle-même, qui peut être difficile à
appréhender, et que l’on retrouve souvent dans
les domaines des mathématiques, de la logique,
de la biologie, de la minéralogie. L’autre facteur
concerne les éléments en relation dans ces
structures. Dans la plupart des contextes
contenant ces candidats-marqueurs, les éléments
en relation sont des candidats-termes : « acte
chirurgical » et « curage axillaire », « complexe
volcanique » et « cratère » par exemple. Si l’on
ne connait pas la signification de ces termes, un
effort de compréhension est nécessaire pour
saisir le lien de méronymie qu’il peut exister. On
3 Je remercie sincèrement Basilio Calderone, membre de
CLLE-ERSS pour son aide.
peut ainsi émettre l’hypothèse que l’apparition de
ces candidats-marqueurs est liée à une volonté
des auteurs, experts de leur domaine, de
s’adresser à leurs pairs, sans avoir à détailler à la
fois la relation d’inclusion et la spécificité des
termes en relation.</p>
        <p>La catégorie « Non-organisation » comporte
quant à elle des candidats-marqueurs comme « X
{être/résulter/de/issu de} DET {tas/amas/
ramassis/masse/accumulation/entassement} de (DET)
Y » ou « {tas/amas/ramassis/masse/
accumulation/entassement} de (DET) Y {dans/en/pour
former /pour constituer/donner} (DET) X ». La
présence d’éléments du lexique comme « tas »
ou « accumulation » rend ces structures
facilement compréhensibles. Elles ne fournissent pas
d’information précise sur les liens que peuvent
entretenir les parties. Assez générales et peu
spécialisées, elles peuvent être comprises par
tous les lecteurs ; quand bien même les éléments
en relation seraient des candidats-termes comme
« lave » et « dôme » ou « cellules » et «
ganglions lymphatiques » par exemple. Ce manque
de précision peut expliquer la très forte
fréquence d’apparition de ces candidats-marqueurs
en corpus vulgarisé. Les auteurs ne peuvent en
effet pas détailler toutes les connaissances d’un
domaine spécialisé.</p>
        <p>Finalement, il semblerait que le genre textuel
ait une influence à plusieurs niveaux : au niveau
des catégories de la relation de méronymie, au
niveau des candidats-marqueurs eux-mêmes, au
niveau des éléments en relation.
4.2</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-8">
      <title>Influence du domaine</title>
      <p>Le fonctionnement des candidats-marqueurs
de cause semble varier de manière significative
en fonction du domaine (figure 1).</p>
      <p>Dans le domaine de l’oncologie, les
candidatsmarqueurs de cause les plus représentés
(aggraver, gêner, réduire, diminuer) appartiennent aux
catégories /influencer/ et /gêner/, que l’on peut
paraphraser par « X cause une influence/une
gêne sur Y ». Dans le domaine de la
volcanologie, les candidats-marqueurs les plus représentés
(générer, mener à, mais aussi déclencher, créer,
engendrer) sont liés à la catégorie /créer/, qui
indique qu’un phénomène ou une situation X est
la cause de l’existence d’un phénomène ou d’une
situation Y. Les objectifs distincts des deux
domaines peuvent expliquer ces différences.
L’oncologie, et la médecine plus généralement, a
pour but de soigner, d’étudier le développement
des maladies, de décrire des symptômes, des
effets secondaires liés aux traitements. En objet
des candidats-marqueurs présents, on retrouve
des éléments du lexique comme "séquelles",
"dépression", "lymphoedème", "cancer", qui sont
liés aux symptômes, aux diagnostics, aux
traitements du cancer. La volcanologie a pour objectif
d’étudier l’origine ainsi que les mécanismes du
volcanisme. Elle s’intéresse à la création des
volcans, mais également à ce qu’ils produisent,
ce qui va de concert avec la catégorie /créer/ de
la relation de cause. On retrouve ainsi en objet
des candidats-marqueurs de cause présents des
éléments lexicaux qui désignent les produits des
volcans : "cendres", "lahars", ou qui concernent
la typologie des volcans : "structures", "cônes".
Dans les deux cas, il semble bien que ce soit le
domaine qui ait une influence sur l’apparition
des candidats-marqueurs de cause.
5</p>
    </sec>
    <sec id="sec-9">
      <title>Perspectives</title>
      <p>Les premiers résultats nous ont permis de
valider nos hypothèses sur l’influence du genre
et/ou du domaine sur le fonctionnement des
marqueurs de relation. Nous souhaitons pour la suite
mener des analyses plus fines, afin de mettre en
évidence des fonctionnements propres à chaque
sous-corpus en lien avec la nature de sa
variation. Cela nous permettra de mettre au point des
catégories de fonctionnement des marqueurs de
relation en fonction du domaine et du genre.
Nous pourrons ainsi dresser une typologie des
marqueurs de relation, indiquant les cas dans
lesquels les marqueurs sont productifs : dans tous
les corpus, dans le domaine de la volcanologie,
dans le genre vulgarisé, etc.</p>
      <p>Le second aspect que nous souhaitons
développer concerne l’amélioration de la productivité
des marqueurs. Pour cela, nous souhaitons
utiliser différentes ressources externes pour
contraindre le co-texte. Ces ressources, de type
lexical, nous permettront à la fois de sélectionner et
de filtrer les contextes extraits. L’utilisation de la
liste des candidats-termes ainsi que celle des
nominalisations déverbales nous permettront par
exemple de sélectionner des triplets complets. Le
lexique transdisciplinaire scientifique pourra
nous permettre de filtrer certains contextes
n’apportant pas de connaissances spécifiques sur
le domaine.</p>
      <p>Enfin, il serait intéressant de projeter des
couples de termes dont on connaît la relation afin
de pouvoir découvrir des marqueurs spécifiques
au domaine.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-10">
      <title>Références</title>
      <p>Alarcon Martinez, R. (2009). Descripción y
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Thèse de doctorat (non publiée) de l’Université
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      <p>Auger, A., &amp; Barrière, C. (2008). Pattern based
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Réalisation du système Coatis. Thèse de doctorat de
l’Université Paris IV - Sorbonne (discipline
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    </sec>
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