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      <title-group>
        <article-title>Reconstruction de l'objet canicule : modélisation et représentation graphique</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Laura PINSON</string-name>
          <email>laura.pinson@ifsttar.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Anne RUAS</string-name>
          <email>anne.ruas@ifsttar.fr</email>
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        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Valéry MASSON</string-name>
          <email>valery.masson@meteo.fr</email>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>et Katia CHANCIBAULT</string-name>
          <email>katia.chancibault@ifsttar.fr</email>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>. IFSTTAR, Laboratoire LISIS Cité Descartes -Champs sur Marne</institution>
        </aff>
      </contrib-group>
      <pub-date>
        <year>2015</year>
      </pub-date>
      <abstract>
        <p>The summer of 2003 was the hottest seen in France for 53 years. A dramatic balance assessment placed this heat wave among the gravest sanitary disasters. It is necessary to anticipate this type of crisis. Knowledge of heat wave phenomena requires understanding and relating, spatially and temporarily, all the meteorological forecasts available. In urban areas heat waves is connected to the Urban Heat Island (UHI). In, France, the model TEB by Météo-France is used. The object of this communication is to present the various stages of elaboration of the cartography representing the heat wave. The process we propose includes the structuring of the spatial and temporal data to represent the phenomena of heat waves. It also requires spatial and statistical analysis. Within the framework of the project RepExtrem, this study aims to devise maps of danger related to the risk of heat waves on the district scale. MOTS-CLES : phénomènes de canicule, données spatio-temporelles, représentation cartographique, modélisation</p>
      </abstract>
      <kwd-group>
        <kwd>heat wave</kwd>
        <kwd>spatiotemporal data</kwd>
        <kwd>cartographic representation</kwd>
        <kwd>modeling</kwd>
      </kwd-group>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>-</title>
      <p>3. IFSTTAR, Laboratoire EE, Bouguenais
Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>1. Introduction</title>
      <p>Un réchauffement climatique global est prévu d’ici la fin du siècle selon les
projections climatiques du GIEC.Ce réchauffement va générer une probable
augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes, dont les
canicules (5ème rapport du GIEC, 2014). Pour les extrêmes chauds, ces phénomènes
viendront s’additionner au microclimat spécifique des villes. Ainsi, les scientifiques
accordent une attention particulière à l’apparition de phénomènes climatiques
engendrés principalement par les constructions urbaines et les activités humaines en
couplage avec deux phénomènes climatiques principaux : l’ensoleillement et les
écoulements dominants dus au vent. Un des effets les plus connu et des plus étudié
est celui de l’îlot de chaleur urbain (ICU). Cet effet peut être bénéfique en période
hivernale en égard aux besoins de chauffage mais en période estivale, il devient
critique pour le confort thermique à l’extérieur comme à l’intérieur des bâtiments.
Des situations problématiques liées au climat sont constatées dans les grands centres
urbains actuels. Ces situations critiques sont observées en été avec parfois des
conséquences dramatiques, comme la canicule de l’été 2003 en France et en Europe
avec un surplus de mortalité. Ces risques sanitaires dépendent principalement de
l’intensité de la chaleur et de l’humidité relative de l’air, de la durée de l’exposition
et de la vulnérabilité des personnes. Il est donc important de bien anticiper les
épisodes de canicules et de mettre en place des stratégies évitant les recours aux
climatisations massives qui accentuent le phénomène et participent au
réchauffement climatique.</p>
      <p>
        En France le modèle TEB
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">(Masson, 2000)</xref>
        conçu par Météo-France est utilisé
pour mieux estimer les températures urbaines. Dans le projet RepExtrem, nous
souhaitons revisiter le modèle TEB en se concentrant sur les phénomènes de
canicule en exploitant mieux les sorties du modèle. A partir des données météo
maillées et composées d’une suite d’états, nous souhaitons reconstituer les
phénomènes et analyser leur durée pour en déduire des zones de dangerosité (hot
spot) à l’échelle du quartier. Le temps et l’espace jouent des rôles différents selon le
type d’observation et de description des phénomènes. Ainsi, il est important de bien
définir ce que l’on entend du point de vue temporel et du point de vue spatial. En
effet, par rapport à d’autres phénomènes, la canicule prend sa dangerosité dans la
durée. Il s’agit donc d’intégrer les températures de sortie du modèle et de les recaler
dans un contexte spatial. Nous replongeons donc les prévisions dans un espace pour
analyser les composantes spatiales et temporelles et essayer de mieux évaluer le
risque sur les habitants.
      </p>
      <p>Cet article présente la démarche méthodologique utilisée pour reconstituer le
phénomène de canicule (où sont précisément les zones à risque dans une ville) et sa
dangerosité. Il est organisé comme suit : la seconde partie rappelle les notions liées à
l’ICUavec le phénomène de canicule et sa représentation. La troisième partie décrit
le modèle utilisé, TEB, et ses sorties. La section 4 est consacrée à la méthodologie
que nous proposons et avons développé pour la construction de l’objet canicule en
intégrant la durée (pour un épisode caniculaire) afin de passer à la notion de
dangerosité et à la représentation graphique de cette information.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>2. Contexte et problématique</title>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>2.1. Caractérisation de l’ICU</title>
        <p>
          Les villes sont caractérisées par un micro-climat spécifique dont la manifestation
principale est le phénomène de l’îlot de chaleur urbain
          <xref ref-type="bibr" rid="ref17">(ICU ; Oke, 1987)</xref>
          . On définit
ICU comme l’observation de fortes différences entre les températures mesurées en
site urbain et les températures des campagnes environnantes. Il n’est pas dû à un
réchauffement de l’air plus rapide en ville, mais à un refroidissement plus lent.
L’ICU est un phénomène épisodique et local. Il varie en l’espace de quelques
dizaines de mètres et il n’est pas présent et ressenti tout le long de l’année. Les
épisodes anticycloniques caractérisés par un vent faible (2 à 3m/s au maximum) et
un ciel dégagé sont la conjonction parfaite pour l’apparition de l’ICU. « Une
période très favorable pour l’apparition de l’îlot de chaleur est juillet-août,
c'est-àdire quand l’anticyclone subtropical remonte aux latitudes moyennes et apporte sa
subsidence. Cette période débute quelquefois dès le printemps et se prolonge
jusqu’au début de l’automne (le mois de septembre est très fréquemment
favorable) »
          <xref ref-type="bibr" rid="ref4">(Cantat, 2004)</xref>
          . De plus, l’ICU a une variabilité journalière récurrente,
son intensité est plus forte la nuit que le jour. Cette caractéristique a été mise en
évidence dès les premières études portant sur ce phénomène
          <xref ref-type="bibr" rid="ref22 ref8">(Renou, 1862 ;
Hammon et Duenchel, 1902)</xref>
          .
        </p>
        <p>
          L’ICU amplifie le risque sanitaire des canicules. Il entraine une exposition de la
population urbaine à des températures plus élevées. Plusieurs études estiment que
l’ICU augmente le risque de mortalité pendant les vagues de chaleur, comme par
exemple à Berlin
          <xref ref-type="bibr" rid="ref12">(rapport InVS, Laaidi, 2012)</xref>
          .
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-2">
        <title>2.2. L’ICU, un phénomène spatial et temporel</title>
        <p>
          Les descripteurs météorologiques sont très variables spatialement et
temporellement en premier lieu par la rotation de la terre et son inclinaison. La
température de l’air varie avec l’alternance du jour et de la nuit mais aussi, dans la
journée, avec l’ensoleillement. Pendant la journée, l’ICU a régulièrement un
caractère résiduel. Il s’amplifie et/ou se forme lors de la période de refroidissement
nocturne
          <xref ref-type="bibr" rid="ref16">(Oke et Maxwell, 1974)</xref>
          pendant laquelle on observe un taux de
refroidissement différentiel entre les zones urbaines et les zones rurales diminuant
rapidement après le lever du soleil.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-3">
        <title>2.3. Canicule et seuils</title>
        <p>
          Ces zones d’ICU sont beaucoup plus exposées aux épisodes de canicule que les
zones rurales environnantes du fait de leurs caractères amplificateurs. Les villes de
par leur caractère artificiel sont des lieux de phénomènes de surchauffe notable et
sont vulnérables lorsque surviennent des épisodes caniculaires. Le caractère
amplificateur de la ville rend ces épisodes encore moins supportables et pose des
questions sanitaires. L’accumulation des zones de fortes chaleurs produit des zones
de dangerosité dues à la durée du phénomène. L’effet additionnel de l’ICU accentue
le stress hydrique déjà ressenti par les habitants lors d’épisodes de vagues de
chaleur, ce qui peut être particulièrement néfaste la nuit lorsque l’organisme est en
période de récupération
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10 ref21">(Kounkou-Arnaud et al, 2012)</xref>
          . C’est typiquement ce qui
s’est produit durant la canicule de l’été 2003.
        </p>
        <p>Pour parler de canicule, des seuils d’intensité et de durée ont été définis par les
services météorologiques et sanitaires. Ces seuils de températures sont définis par
département, en fonction des normales saisonnières et des statistiques de mortalité
compris entre 1973 et 2003. Ils varient sensiblement entre le nord et le sud de la
France. Au niveau de la durée, il faut observer des températures très élevées et
maintenues au moins 3 jours et 3 nuits consécutives pour parler de canicule. A Paris,
les seuils de canicule sont fixés à 21°C la nuit et à 31°C en journée.</p>
        <p>Depuis quelques années, les différents drames sanitaires tels que les canicules
ont sensibilisé l’opinion à la notion de sécurité sanitaire et ont fait émerger une prise
de conscience nouvelle autour des problématiques de la prévention. Ainsi, suite à
l’été 2003 un plan canicule, a été mis en place. Il est destiné à informer et à mettre
en place des actions pour protéger les personnes à risque en cas de fortes chaleurs.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-4">
        <title>2.4. Les difficultés liées à la représentation du risque</title>
        <p>
          La carte est un outil essentiel pour la gestion des risques naturels et même
industriels. Elle intervient à la fois comme outil d’analyse, d’aide à la décision et de
communication
          <xref ref-type="bibr" rid="ref3">(Arnaud etDavoine, 2011)</xref>
          . Elle peut être utilisée en amont pour
comprendre les aléas et imposer des réglementations, au début de l’évènement pour
alerter la population puis pendant et après pour gérer la crise. La représentation
graphique des risques est complexe parce qu’on souhaite représenter beaucoup
d’information sur une même carte qui est soit illisible parce que trop chargée soit
trop simpliste et au final peu informative. Certaines recherches essayent néanmoins
d’apporter des solutions innovantes comme Chesneau (2007)qui propose d’adapter
les couleurs (la teinte et valeur) pour une meilleure lisibilité des cartes, ou Arnaud et
Davoine(2011) qui proposent des représentations de l’incertitude des données.
Comme d’autres risques, le risque canicule varie dans l’espace et dans le temps.
Chaque type de risque (sismique, inondation, avalanche,etc) a des caractéristiques
temporelles et spatiales ainsi qu’un contexte propres qui conduisent à une
représentation différente et adaptée. De plus les cartographies de l’historique des
évènements
          <xref ref-type="bibr" rid="ref6">(Davoine 2014)</xref>
          sont différentes des cartographies du suivi d’un
évènement en cours. C’est ce dernier cas qui nous intéresse ici.
        </p>
        <p>La spécificité du risque de canicule que nous étudions est la suivante :</p>
        <p>Ce n’est pas uniquement la température dépassant une valeur seuil à un instant
donné qui conditionne l’alerte mais plutôt la durée pendant laquelle une valeur
seuil est dépassée. Le risque canicule apparait progressivement, peut
s’intensifier, s’étendre spatialement et disparaitre.</p>
        <p>La température et la vulnérabilité varient en fonction du Z. En théorie il faudrait
prendre en compte les variations entre le sol et le sommet des habitations.
Nous nous concentrons sur un espace urbain densequi est un espace contraint.</p>
        <p>
          Si la représentation 3D représente un enjeu scientifique, la représentation
temporelle aussi
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">(Andrienko et al, 2011)</xref>
          . Si les géographes s’intéressent depuis
longtemps au temps (Hägerstrand 1970) les réflexions en géomatique sur la question
du temps datent plutôt des années 80 avec la création de nombreux modèles
spatiotemporels de base de données
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref18 ref21">(Langran et al, 1988 ; Parent et al 1999)</xref>
          . Les
technologies de l’information et de la communication rendent possible l’introduction
du temps en cartographie en utilisant des techniques d’animations
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">(Arnaud et
Davoine, 2009 ; Kraaket MacEachen,1997)</xref>
          .
        </p>
        <p>Au niveau de la communication de l’information, il est important de montrer que
les valeurs ne sont pas homogènes dans l’espace et ont une certaine durée. Il est
donc nécessaire de réfléchir à un modèle de données permettant de préserver la
dimension temporelle de l’information et de représenter spatialement et
chronologiquement les phénomènes. Pour cela, il faut améliorer la description des
impacts en intégrant la durée, les configurations spatiales et les profils types pour
passer à la notion de dangerosité et proposer des représentations graphiques
innovantes du risque caniculaire.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>3. Modélisation du climat par le modèle TEB</title>
      <p>
        L’acquisition d’une meilleure connaissance des échanges thermiques contribue
directement aux améliorations des modèles numériques développés pour la prévision
du temps et des caractéristiques environnementales des zones urbaines. C’est dans
cette perspective qu’a été développé le modèle TownEnergy Balance (TEB)
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">(Masson, 2000)</xref>
        . Le modèle TEB que nous utilisons dans notre recherche, a pour
objectif de simuler les échanges d’énergie en milieu urbain, à l’échelle de la ville.Le
modèle TEB décrit les échanges d’énergie et d’eau entre les diverses surfaces
urbaines et l’atmosphère.Nous en donnons les grandes lignes.
      </p>
      <p>La surface urbaine n’est pas homogène, elle varie en fonction de l’urbanisme
choisi. La forme, les matériaux de construction sont autant de paramètres variant
d’une ville à une autre. Ainsi, dans le modèle TEB la surface urbaine est découpée
selon un maillage horizontal régulier et chaque maille possède ses propres
caractéristiques s’appuyant sur le concept du canyon urbain. Une maille est
caractérisée par trois types de surface : toit, route et de deux murs se faisant face.
Ce pattern représente toute la maille même si les formes sont en réalité hétérogènes
dans une maille. Ainsi chaque maille (que nous nommons maille morphologique, en
figure 1) se caractérise par un ensemble d’indices dont le pourcentage de routes, de
végétation, de lac, etc. Ces indices sontcalculés à partir d’une représentation de la
réalité. Ainsi, les données en entrée sont représentées par les paramètres de surfaces
à l’instar des paramètres géométriques, radiatifs et thermiques. Les paramètres de
sorties sont calculés sur les mailles, que l’on appelle alors les mailles météo
décrivant les températures moyennes (dans les bâtiments et dans la rue) à différentes
altitudes ainsi que des indices de confort dont l’UTCI (Universal Thermal Climate
Indice). Le modèle TEB donne en sortie une maille météo (figure 1) caractérisée par
un ensemble variables (températures des surfaces, de l’air, humidité,etc) et
d’indices. Ainsi, TEB représente la ville de manière simplifiée. Il simule les
échanges entre les surfaces bâties et l’atmosphère.TEB est ici employé en
modecouplage avec le modèle Méso-NH (modèle de recherche météorologique à
mésoéchelletraitant des phénomènes atmosphériques) pour caractériser au mieux les
conditions atmosphériques urbaines.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>4. Des mailles météo à la construction de l’objet canicule et sa représentation</title>
      <sec id="sec-5-1">
        <title>4.1. Démarche et objectifs</title>
        <p>En sortie du modèle TEB, les phénomènes caniculaires sont peu différenciés à
l’intérieur même d’une ville alors que la température est différente selon l’altitude,
selon l’orientation des rues, etc.Ces phénomènes ne sont pas représentés
explicitement, mais de grandes zones chaudes peuvent se voir à chaque temporalité.
Pourtant certains lieux sont plus vulnérables que d’autres notamment en raison de
configurations spatiales particulières (rues canyons, immeubles orientés Sud, non
ombragés, etc). Ainsi, notre approche vise à mieux évaluer, représenter et
communiquer sur les risques caniculaires en zones urbaines denses (figure 1).</p>
        <p>
          Pour cela, nous proposons de mieux analyserles données du modèle (c'est-à-dire
de les visualiser et de réaliser des traitements SIG pour passer des données à la
notion de dangerosité) et de replonger les résultats dans l’espace géographique. A
partir des mailles météo, on propose de construire trois cartographies distinctes pour
améliorer la représentation des épisodes caniculaires dans le but d’évaluer les zones
exposées et de hiérarchiser leur niveau de dangerosité :
- Une cartographie replongeant les informations, extraites du modèle, dans
l’espace afin de contextualiser et de mettre en valeur les données et
l’information calculée de TEB. Cela donne à voir la richesse des sorties.
- Une cartographie se basant sur des mesures (réalisées sur un bâtiment non
climatisé au centre de Paris
          <xref ref-type="bibr" rid="ref20">(Pinson et al, 2015)</xref>
          ) et hypothèses sur les gradients
de températures en période de canicule afin de compléter les estimations dans
l’espace et ainsi améliorer la précision spatiale en particulier sur les écarts de
températures entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment et les faces Nord et
Sud et sur le gradient de température en fonction des étages.
- Une cartographie temporelle représentant l’évolution des températures en
intégrant un indice de dangerosité (détaillée dans la suite de l’article)
c'est-àdire d’analyser la durée du phénomène caniculaire. Pour cette cartographie on
s’appuiera sur les travaux de
          <xref ref-type="bibr" rid="ref23">Yuan (1999)</xref>
          d’après
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">Peuquet (1994)</xref>
          . Yuan
propose de séparer les trois aspects présents dans une base de données
spatiauxtemporelles : le temps, l’espace et la thématique de façon à pouvoir s’intéresser
aux changements de l’un, les autres étant fixés, ou aux changements de
plusieurs d’entre eux simultanément.
        </p>
        <p>Ces cartographies ont pour objectif d’améliorer l’information sur les canicules en
zones urbaines denses, de prendre en compte la durée pour passer à la notion de
dangerosité et de représenter graphiquement cette information.</p>
        <p>Nous présentons ci-après la méthodologie que l’on souhaite appliquer pour la
réalisation de la cartographie temporelle (à différents niveaux de détails, LoD) et qui
nous incite à créer l’objet canicule.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-2">
        <title>4.2. Des données météo à une base de données d’états</title>
        <p>Comme nous l’avons rappelé précédemment la canicule est, comme tous les
phénomènes météorologiques, variable dans l’espace et dans le temps. Le modèle
TEB fournit des descripteurs météo pour chacune des mailles pour chaque temps de
simulation. Ces données sont fournies en entrée du modèle TEB calculant les flux
thermiques entre la surface et les couches hautes de l’atmosphère, pour un temps
donné t1. Pour pouvoir réaliser des expérimentations sur le suivi de canicule, les
sorties TEB, nous ont permis d’établir une base de données des températures sur la
période du 5 au 11 juillet 2010, sur Paris, pour des mailles de 250 * 250m. Une
sortie a été mémorisée chaque heure. Le traitement de ces données via un Système
d’Information Géographique (SIG) permet de replonger les températures dans
l’espace (c'est-à-dire de contextualiser l’information) afin d’établir unecartographie
précise de la température de la rue à 2m et d’intégrer ensuite la notion de durée.</p>
        <p>Les sorties du modèle TEB sont sous la forme d’un fichier .txt. Ses valeurs sont
représentées sous forme de grille. Afin de les visualiser sous un SIG, différents
traitements préalables ont été réalisés (tableur Excel, programmation Eclipse, etc).
Le premier traitement a étéde développer un algorithmepour lire ces grilles, les
stocker dans un SGBD et les replonger dans un espace géographique. L’analyse
heure par heure du champ (nuit et jour dans notre étude) permet d’identifier la
chronologie du rechauffement et du refroidissement de l’air. En effet, les périodes
diurnes et nocturnes apparaissent comme des échelles utiles à la définition et la
gestion des risques.</p>
        <p>Cependant, pour notre étude, nous nous sommes focalisés sur des temps
spécifiques représentants le mieux le phénomène de canicule soit de 15h-22h pour
la journée et de 03h-10h pour la nuit (soit de 13h-20h et 1h-8h en heure solaire). Ces
périodes significatives du jour et de la nuit correspondent aux heures les plus
chaudes et les plus fraiches pendant un épisode de canicule. Cela a été demontré lors
de mesures effectuées sur Paris, en juillet 2015. Ainsi, nous avons créé 80 états
différents avec comme paramètres la température et l’humidité de la rue canyon à
2m du sol et la température à l’intérieur des bâtiments. Une fois que les données sont
stockées dans un SGBD (PostGIS) elles sont lues dans un SIG (QGIS) pourétablir
une cartographie des températures de la rue canyon à 2m du sol dans Paris pour une
maille de 250m (figure 2). L’objectif de ces premières cartes est de montrer la
répartition spatiale du phénomène au cours du temps et d’identifier les zones à
risque, et les hot spot, le cas échéant.</p>
        <p>La conception de nouvelles représentations nécessite le développement de
structures de données adhoc. En effet, si on peut voir en figure 2 des zones plus ou
moins chaudes, l’objet canicule n’est pas explicitement représenté : nous voyons
une canicule mais le système ne la reconnait pas et la durée, déterminante dans la
définition de la canicule, n’est pas représentée de façon explicite.</p>
        <p>Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-3">
        <title>4.3. D’une succession d’états à la représentation de la canicule</title>
        <p>Pour passer à la canicule, il faut intégrer la durée et les seuils officiels (2.3).
Lorsqu’une période chaude commence, on ne sait pas si elle va ou non se
transformer en canicule. On parle de pré-canicule si les critères de température sont
atteints mais pas la durée. Pour assurer le suivi, on propose de créer des objets
appelés maille-suivi-canicule qui sont mis à jours toutes les24h (en gardant la
logique des plages horaires définies ci-dessus) :
• soit les dernières heures ne répondent pas aux critères de canicule, on met les
valeurs de l’objet à 0,
• soit on rentre dans une configuration thermique de pré-canicule, l’objet note le
début de l’épisode et stocke des valeurs thermiques,
• soit la maille est déjà en canicule ou pré-canicule, elle met à jour ses attributs
dont ses valeurs thermiques.</p>
        <p>Les critères de canicule étant différents la nuit et le jour, nous proposons de
calculer les moyennes de température la nuit et le jour en évitant les heures
intermédiaires qui sont moins significatives. L’objet maille-météo-durée porte les
moyennes (jour ou nuit) pour des durées de 8heures afin de cerner au mieux ces
plages. Le modèle conceptuel de la figure 3 présente les informations que nous
proposons de calculer pour assurer ce suivi du risque caniculaire. Les classes sont
commentées ci-dessous. TEB fournit des mailles que l’on agrège temporellement.
On crée des zones de canicule par agrégat de mailles sous certaines conditions.</p>
        <p>Dans ce modèle, trois mailles sont représentées pour décrire un espace
géographique et météorologique :
- La maille morphologiquereprésente l’espace géographique. Chaque maille est
constituée de données topographiques (avec des géométries en 2D et 3D) et est
représentée par un ensemble d’indices dont le pourcentage de végétation, de
bâti, de réseau routier, etc.
- La maille-météo instantanéedécrit la température de la rue et son humidité à 2m
du sol ainsi que la température interne des bâtiments par des valeurs (par heure).
On représente donc la température ou un autre paramètre à une date t. C’est une
observation du territoire sous forme « d’instantanée » (snapshot).
- La maille-météo-durée est un agrégat temporel de la maille météo instantanée
c'est-à-dire des agrégats de valeurs. Dans cette maille est calculée la moyenne,
le minimum et le maximum des températures pour chaque paramètre (sur une
durée de 8h) (figure 2).</p>
        <p>Ces mailles morphologiques et météorologiques permettent de constituer la
maille suivi-canicule qui portera des k indices de dangerosité (i_canicule_k),
calculés en fonction de la durée du phénomène, de son intensité, du seuil (nuit et
jour) et du profiltype.</p>
        <p>_
_ = _ (∆
é , ∆
,
é
,
)</p>
        <p>La différentiation de la température de la rue et à l’intérieure des bâtiments est
importante au moins dans les villes françaises où la température intérieure, souvent
sous évaluée, joue un rôle primordial en période de canicule. Pour l’instant, nous
n’avons pas encore conçu ces indices, c’est l’objet des recherches en cours. Nous
établirons plusieurs indices pour voir quels sont les plus pertinents. Ces indices
doivent servir à indiquer le début d’une pré-canicule pour être en mode alerte, puis à
différentier la dangerosité.</p>
        <p>La maille-suivi-canicule est donc au coeur de notre analyse. Elle porte
notamment une date de début de canicule, la durée du phénomène, les températures
minimales, maximales et moyennes dans la rue et les bâtiments et un ou plusieurs
indices de dangerosité. La comparaison avec l’état précédent permet de désigner si
ce phénomène est en période ascendante (si la température continue à augmenter
dans la durée), stagnante ou descendante (si la température régresse pour arriver en
dessous du seuil canicule définit). La maille-suivi-canicule est issue d’une
agrégation temporelle des valeurs. Nous proposons de réaliser également une
agrégation spatiale pour disposer de zones de canicules. On notera dès à présent que
les deux niveaux sont essentiels. La notion de durée et de seuils sont ici
primordiaux. Une analyse statistique viendra en complément de cette maille
suivicanicule pour valider la détermination des zones par seuillage. Cette validation nous
permettra, par exemple, de répondre à la question : que se passe t-il si la zone est
juste en dessous du seuil ?</p>
        <p>Par une agrégation spatiale (en zone), on pourra définir des zones de canicule
tout en gardant l’information de la maille-suivi-canicule. Il existe plusieurs solutions
pour passer de la maille-suivi-canicule à la zone-canicule. La solution la plus
immédiate est d’agréger régulièrement (toutes les 24h) les mailles-suivi-canicule
connexes en fonction des valeurs d’indice de dangerosité. Si les indices sont précis,
il faut alors les catégoriser soit a priori (par exemple les valeurs entre 0 et 1 sont
regroupées, les valeurs entre 1 et 2 sont regroupées, etc.) soit par classification
contrainte par les proximités. A priori, en suivant cette méthode, on devrait avoir des
séries sur les zones, toutes les 24heures. On peut, en effet, penser raisonnablement
que les limites (l’étendue) de chaque zone serontdifférentes toutes les 24h. Afin de
voir le phénomène sous un autre angle on peut aussi créer des objets selon les
niveaux de dangerosités, enregistrer sa géométrie toutes les 24h et étudier
l’évolution de son centre et de son étendue pendant la durée de la canicule.</p>
        <p>Enfin l’historisation-canicule permet de stocker l’information et de pouvoir
comparer les zones entre elles ainsi qu’avec d’autres canicules. Savoir si le
phénomène a un caractère exceptionnel ou non en vue des seuils de températures
mais surtout de sa durée (rédhibitoire pour la santé des personnes fragilisées) sera un
des buts de cet archivage de données. L’historisation permettra d’avoir une vision
dynamique du phénomène et de son évolution.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-4">
        <title>4.4. Replonger les prévisions météo dans les espaces concernés</title>
        <p>Afin de contextualiser les données TEB, nous avons développé des méthodes
pour croiser températures et objets décrivant l’espace (figure 4). Ainsi en
intersectant les mailles, les bâtiments et les rues, nous affectons aux données
topographiques les valeurs de TEB. Ceci est particulièrement important pour
différencier au moins visuellement les températures rues et bâtiments, et mieux
percevoir la vulnérabilité du territoire. Cette projection nous permet aussi de voir
l’effet de maillage, important pour interpréter les données.</p>
        <p>Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.
Par ailleurs si un objet (un bâtiment) se localise à l’intersection de plusieurs
mailles, on lui affecte la moyenne pondérée par la surface de la valeur des
différentes mailles intersectées.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>5. Conclusion et perspectives</title>
      <p>Compte tenu des prévisions de changement climatique, il nous semble important
d’apporter des solutions innovantes pour le suivi des épisodes météorologiques. Cela
passe par la modélisation, le suivi et l’analyse des données. La démarche, les
concepts et un modèle de données, pour modéliser l’objet canicule,sont présentés en
insistant sur la temporalité du phénomène. Dans cette recherche, nous proposons un
modèle permettant de suivre l’apparition des épisodes de canicules en zone urbaine.
A partir des prévisions de modèles de météorologies urbaines et des mesures
réalisées sur Paris, il s’agit d’agréger les données sur un critère temporel et d’insérer
un suivi régulier des valeurs pour les comparer à des seuils. Une agrégation spatiale
peut alors avoir lieu pour étudier l’étendue et son évolution. Des premières
représentations graphiques 2D et 3D ont été faites pour replonger les données météo
sur les enveloppes des bâtiments pour mieux percevoir l’espace concerné. Des
recherches sont en cours pour concevoir des indices à partir de normes sanitaires.
Des mesures faites sur Paris pendant la canicule de 2015 permettront de mieux
connaitre la variabilité des températures intérieures et extérieures pendant les
périodes de canicule, avant d’en proposer une représentation graphique.</p>
    </sec>
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