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      <title-group>
        <article-title>De l'usage des logiques modales pour la gestion de l'incertitude des données : application en archéologie</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Élisabeth Gavignet</string-name>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Éric Leclercq</string-name>
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        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Nadine Cullot</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Marinette Savonnet</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Laboratoire LE</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>I - UMR</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>- CNRS - ENSAM</string-name>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Univ. Bourgogne Franche-Comté 9</institution>
          ,
          <addr-line>Avenue Alain Savary F-21078 Dijon -</addr-line>
          <country country="FR">France</country>
        </aff>
      </contrib-group>
      <pub-date>
        <year>2015</year>
      </pub-date>
      <abstract>
        <p>Archaeological information systems offer methods and tools for representing collected data and performing analyses with which taking into account imperfect data is often hard to please. Our contribution describes the use of several modal logics to model and verify the effects of the consideration of uncertain data, but also to check the quality of a corpus in an interdisciplinary collaborative environment. The modelling and the reasoning based on uncertain data, which are studied in this article, are integrated open and extensible platform allowing to manage archaeological data. From the computing point of view, the reasoner used, based on the first order logic, provides the archaeologists with ways to validate or not their hypotheses. Some examples of reasoning are proposed for data describing an ecclesiastical person. MOTS-CLÉS : incertitudes, logiques modales, raisonnement, annotations sémantiques, ontologies</p>
      </abstract>
      <kwd-group>
        <kwd>uncertainty</kwd>
        <kwd>modal logics</kwd>
        <kwd>reasoning</kwd>
        <kwd>semantic annotations</kwd>
        <kwd>ontology</kwd>
      </kwd-group>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>-</title>
      <p>Copyright c by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>1. Introduction</title>
      <p>Les recherches en archéologie sont de plus en plus interdisciplinaires et
collaboratives. Les données proviennent de sources multiples (fouilles, données
cartographiques, sources historiques, etc.) et leur collecte a recours à différentes techniques (de
datation, de caractérisation des matériaux, etc.) opérées par de nombreux spécialistes.
Elles sont exploitées dans des cadres variés : par des spécialistes de la restauration
des bâtiments ou par des organismes du ministère de la culture, pour des missions
d’inventaire, d’étude, de protection ou de diffusion du patrimoine archéologique.</p>
      <p>
        L’ensemble de ces acteurs ont, par conséquent, besoin d’une plateforme qui va bien
au delà d’une simple base de données. Elle doit proposer des solutions pour répondre
à deux problématiques : la première est l’extensibilité des modèles de données sans
remettre en cause l’opérabilité des applicatifs et la seconde est la préservation de la
qualité des données et des connaissances. Pour cela, l’archéologie a donc besoin de
systèmes évolutifs, d’outils de détection d’incohérence
        <xref ref-type="bibr" rid="ref16">(Leclercq, Savonnet, 2012)</xref>
        et
de modèles de représentation et d’interprétation de données incertaines.
      </p>
      <p>
        La multiplicité des acteurs impliqués accroît la difficulté d’obtenir un consensus
sur les connaissances représentées. Les ontologies proposent une spécification
formelle et explicite d’une conceptualisation partagée d’un domaine
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">(Gruber, 1993)</xref>
        . À
ce titre, elles sont un moyen facilitant la représentation des données. Les raisonneurs
qui leur sont associés peuvent prendre en charge la détection d’incohérences tout en
inférant de nouvelles connaissances. La modélisation des ontologies, généralement
basée sur des langages logiques comme OWL (Ontology Web Language), n’offrent pas
d’opérateurs adaptés à la représentation des connaissances imparfaites. Seuls des
systèmes plus complexes mixant plusieurs paradigmes pour la modélisation des
connaissances permettent de représenter et d’exploiter cette variété d’information.
      </p>
      <p>La suite de l’article est organisée comme suit. La section 2 présente un état de
l’art sur les typologies de l’incertitude, montre l’intérêt des logiques modales pour
modéliser certaines formes de connaissances incertaines et s’intéresse aux méthodes
de raisonnement sur ces connaissances. La section 3 décrit l’architecture de la
plateforme WikiBridge, puis développe l’utilisation des logiques modales pour trois cas
distincts de raisonnement : la gestion de la localisation, la datation et l’interprétation
multi-agents. La section 4 dresse le bilan de nos travaux et présente des perspectives
plus larges d’usages des logiques modales comme base pour la modélisation et le
raisonnement sur des données incertaines dans les systèmes d’information scientifiques.
2. État de l’art</p>
      <p>Dans cette partie nous dressons un panorama des classifications de l’incertitude
et étudions quels outils de modélisation et de raisonnement peuvent être utilisés pour
traiter des données incertaines.</p>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>2.1. Typologies des incertitudes</title>
        <p>Dans le dictionnaire Larousse l’incertitude est définie comme « l’état de quelqu’un
qui ne sait pas quel parti prendre ». Plusieurs classifications de l’incertitude ont été
proposées, il n’est pas dans notre intention d’en donner un inventaire complet mais
d’en citer quelques unes qui nous semblent avoir des points de vue intéressants mais
pas forcément communs.</p>
        <p>
          Dans le domaine des systèmes d’information géographique,
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13">(Goodchild et al.,
1994)</xref>
          associent l’incertitude à quatre notions : l’exactitude, la validité, la qualité et
le bruit.
          <xref ref-type="bibr" rid="ref12">(Gershon, 1998)</xref>
          considère l’incertitude comme l’une des six causes de
l’imperfection au même titre que l’incohérence, l’incomplétude, les données erronées, les
données complexes et les présentations imparfaites.
          <xref ref-type="bibr" rid="ref25">(Thomson et al., 2005)</xref>
          proposent
une répartition de neuf critères d’incertitude dans trois catégories : qualité de
l’information, cohérence de l’information et objectivité de l’information (tableau 1). Suite à
une enquête pluridisciplinaire
          <xref ref-type="bibr" rid="ref22">(Skeels et al., 2010)</xref>
          décrivent une classification en trois
niveaux hiérarchiques et deux niveaux transversaux. Le niveau le plus faible
d’incertitude est relatif à la précision de la mesure, le niveau moyen fait référence à la
complétude des informations (celles dont on dispose, celles dont on ne dispose pas mais dont
on connaît l’existence et celles dont on ignore l’existence) et le niveau le plus élevé
correspond aux données produites par des inférences. Quant aux niveaux transversaux,
ils concernent les notions de désaccord et de crédibilité.
          <xref ref-type="bibr" rid="ref7">(Fisher, 1999)</xref>
          propose, à
partir du modèle conceptuel d’incertitudes de
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">(Klir, Yuan, 1995)</xref>
          , une version adaptée qui
considère le flou et l’ambiguïté d’objets pas bien définis comme un secteur où aucune
théorie de représentation des données n’avait été jugée satisfaisante.
          <xref ref-type="bibr" rid="ref23">(Smets, 1997)</xref>
          a
établi une classification de l’imperfection éclatée en trois principaux groupes :
imprécision, incohérence et incertitude. Pour l’auteur, l’imprécision est relative au contenu
des déclarations qui peuvent contenir ou non des erreurs. L’incohérence regroupe les
déclarations conflictuelles. Quant à l’incertitude, elle est induite soit par des
informations objectives (les propriétés de la donnée) soit par des informations subjectives
(l’avis de l’observateur). La classification de
          <xref ref-type="bibr" rid="ref6">(De Runz, 2008)</xref>
          , dans le domaine
archéologique, n’est pas si éloignée de celle proposée par Smets. Cependant, elle place
l’ambiguïté au même niveau que l’incertitude alors que Smets la considère comme
une forme d’imprécision. Cette distinction est tout à fait légitime dans la mesure où
De Runz propose cette classification comme support au choix de la théorie de
représentation la mieux adaptée pour modéliser l’information. Il conforte l’idée selon
laquelle l’ambiguïté reste délicate à traiter. Elle relève à la fois de l’imprécision et
de l’incertitude. Toujours dans le domaine de l’archéologie, une classification a été
proposée à l’occasion de la première table ronde « L’incertitude : regards
pluridisciplinaires » organisée par F. Bertoncello en 2013. Elle distingue les données lacunaires,
les données ambiguës et les données imprécises. À ces catégories d’incertitude liées
aux données viennent s’ajouter des incertitudes liées à l’analyse ou à l’interprétation
qui est faite de ces dernières.
        </p>
        <p>Chacune de ces classifications reste discutable et selon le domaine, certaines
correspondent mieux à une réalité que d’autres. Néanmoins, on peut remarquer plusieurs
similitudes. En particulier, la cohérence (respectivement l’incohérence) se retrouve
dans une majorité de classifications avec parfois des variantes au niveau du
vocabulaire. Il semblerait aussi que les données issues du raisonnement humain
(l’interprétation, la prédiction, l’extrapolation, etc.) soient davantage incertaines que les données
mesurées. À l’inverse, la qualité de l’information apparaît comme telle dans deux
classifications alors qu’elle est déclinée dans les autres à la manière de ce qui est fait dans
le tableau 1. Tous les travaux soulignent l’impact de l’incertitude sur la qualité des
données et des décisions qui sont prises. Sa représentation ne doit pas être minorée au
risque de remettre en question la validité des résultats inférés. L’utilisation d’un cadre
théorique formel, comme les logiques modales, et la spécification des mécanismes de
raisonnement associés constituent une problématique importante.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>2.2. De la logique classique aux logiques modales</title>
        <p>Dans ce paragraphe, nous définissons les fondamentaux de la logique des prédicats
du premier ordre puis nous détaillons les concepts des logiques modales utiles à la
compréhension de cet article.</p>
        <p>La logique des prédicats du premier ordre permet de représenter des
connaissances à l’aide de formules basées sur la définition de prédicats n-aires, l’utilisation
d’opérateurs logiques ( conjonction ^, disjonction _, négation :, implication ! ) et
de quantificateurs. Une formule composée uniquement d’un prédicat est une formule
atomique ou atome. Les formules non atomiques sont construites à partir d’autres
formules, des opérateurs logiques et des quantificateurs universel (8) et existentiel (9).
Le calcul des prédicats s’intéresse d’une façon générale à déterminer la véracité d’une
formule. Il n’est généralement pas décidable, aussi est-il souhaitable de restreindre la
description des formules à des formes permettant la mise en oeuvre de moteurs de
raisonnement complet, capables de prouver la véracité ou non d’une formule. Cette
restriction consiste à travailler sur une forme clausale particulière : les clauses de Horn.
Une clause de Horn a la forme suivante : B1; :::; Bn ! H où B1; :::; Bn représente le
corps de la clause et H la tête. Chacun des symboles H, Bi désigne un prédicat. Une
clause dont le corps est vide énonce un fait. Une clause avec une tête et un corps non
vides traduit une règle. Cette dernière indique que si les conditions B1 et ::: et Bn
sont vraies alors la conclusion H est aussi vraie. La forme logique d’une telle clause
est 8x1; :::; xk (H _ :B1 _ ::: _ :Bn) où xi désigne les variables référencées dans les
prédicats.</p>
        <p>Les logiques modales permettent, par l’introduction de nouveaux opérateurs,
appelés modaux (le nécessaire et son dual le possible ), d’enrichir leur pouvoir
d’expression et de modéliser des formules plus nuancées. On peut par exemple, vouloir
décrire la proposition « Il est possible que l’église Notre Dame de Dijon ait été une
simple chapelle » à l’aide d’une modalité de possibilité, ou encore, utiliser la modalité
on sait que pour affirmer « On sait que l’église Notre Dame de Dijon a été une simple
chapelle ».</p>
        <p>
          Il existe plusieurs catégories de logiques modales classées selon les interprétations
des opérateurs modaux définis dont les principales sont : logique aléthique (possible
ou nécessaire), temporelle (parfois ou toujours), épistémique (croit que, sait que),
déontique (est permis, est obligatoire), etc. La compréhension de ces modalités nécessite
une extension de la sémantique de la logique des prédicats du premier ordre qui est
classiquement basée sur des modèles de Kripke
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10">(Gasquet et al., 2013)</xref>
          . Ces derniers
considèrent l’existence de différents mondes reliés entre eux par une relation
d’accessibilité. Ainsi, en logique aléthique, une formule ' pourra être interprétée comme
possible, notée ', si elle est vraie dans un monde et fausse dans un autre et comme
nécessaire, notée ', si elle est vraie dans tous les mondes.
        </p>
        <p>Les systèmes de déduction s’appuient sur les axiomes de la logique considérée
pour réaliser des déductions à partir des formules décrites et connaître la véracité d’une
formule. Ils utilisent les mécanismes de substitution pour remplacer une variable par
une autre expression et d’unification qui est une succession de substitutions rendant
deux formules égales.</p>
        <p>
          La méthode de résolution SLD (Selective Linear Definite)
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">(Lloyd, 1987)</xref>
          est une
méthode de preuve complète de la logique des prédicats du premier ordre sur un ensemble
P de clauses de Horn. La preuve est réalisée par réfutation. Pour prouver que le but F
est vrai, il faut prouver que P [f:F g est insatisfiable. Soit G = :F , la démonstration
est faite en dérivant à partir de G une séquence de formules jusqu’à obtenir la clause
vide. Les formules Gi sont telles que G0 = G et pour tout i 0, Gi+1 est obtenu à
partir de Gi, de la manière suivante :
– Am est un atome sélectionné dans le corps de Gi
– B1; :::; Bk ! H est une clause du programme P
–
        </p>
        <p>est l’unificateur le plus général de Am et H
– Gi+1 = ! (A1; :::; Am 1; B1; :::; Bk; Am+1; :::; An)</p>
        <p>
          Ce principe peut être étendu pour raisonner sur des formules de la logique modale.
Plusieurs approches ont été proposées pour ce faire, comme la méthode des tableaux
sémantiques
          <xref ref-type="bibr" rid="ref8">(Fitting, 1988)</xref>
          , la méthode des séquents de Gentzen
          <xref ref-type="bibr" rid="ref24">(Szabo, 1969)</xref>
          ou
la programmation logique. La méthode des tableaux sémantiques est comme la SLD
résolution, une méthode de preuve par réfutation. La négation de la formule à prouver
est décomposée en sous-formules de sorte que si la formule est satisfaite alors les
sousformules qui la composent le sont aussi. La décomposition permet la construction d’un
arbre de résolution et s’effectue par application de règles d’expansion (de
prolongation, de ramification, de double négation, etc.) qui tiennent compte de la sémantique
des mondes possibles. Une formule a une preuve si toutes les branches de l’arbre sont
fermées, c’est-à-dire qu’une formule et sa négation apparaissent dans chaque branche.
En programmation logique, les approches consistent à étendre les langages de
programmation logique comme Prolog, pour prendre en compte les opérateurs modaux.
Elles sont détaillées dans la section 3 et notamment le langage MProlog
          <xref ref-type="bibr" rid="ref20">(Nguyen,
2004)</xref>
          utilisé dans notre travail.
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>3. Approche proposée</title>
      <p>
        Les données archéologiques sont complexes à gérer car elles représentent des
volumes de données hétérogènes importants. De plus elles possèdent un grand nombre
d’attributs, évoluent avec le temps et proviennent de plusieurs sources. La constitution
et la publication d’un corpus dans un environnement collaboratif est une demande
forte dans le domaine de l’archéologie. Le nombre important des acteurs impliqués
pose néanmoins le problème de la qualité des informations collectées et leur
concordance les unes avec les autres. Ce sont ces raisons qui ont conduit au développement
d’une plateforme WikiBridge
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">(Chevalier et al., 2010)</xref>
        et à la mise en place de moyens
pour contrôler la qualité des informations collectées.
      </p>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>3.1. Présentation de l’architecture</title>
        <p>
          Le coeur de WikiBridge est constitué par le couplage entre des bases de données
relationnelles et des annotations sémantiques pour produire des connaissances dans un
environnement collaboratif évolutif. Ce couplage permet de réaliser une extensibilité
dynamique des schémas de données tout en conservant les mécanismes de contrôle et
le fonctionnement des applicatifs. L’interface utilisateur prend la forme d’un wiki pour
décrire des objets, des édifices, des lieux au moyen d’une description riche incluant
textes, sources bibliographiques, plans, localisations, photographies. Les différentes
ressources qui constituent les descriptions des éléments archéologiques peuvent être
complétées par des annotations construites à partir d’une ontologie sous la forme de
triplets &lt;sujet, prédicat, objet&gt;
          <xref ref-type="bibr" rid="ref17">(Leclercq et al., 2013)</xref>
          . Ces annotations sous soumises
à deux types de vérification de la consistance : l’une logique vérifie que les propriétés
associées aux types d’objets annotés sont cohérentes avec la description ontologique,
l’autre sémantique vérifie la cohérence des annotations entre elles (non contradiction)
et la cohérence des annotations par rapport aux règles du domaine (connaissance
spécifique non nécessairement consensuelle).
        </p>
        <p>La figure 1 présente les principaux modules de WikiBridge et leurs interactions.
La saisie ainsi que la mise en forme sont implantées en utilisant une extension de
MediaWiki avec les composants sémantiques suivants : une interface d’acquisition de
données basée sur des formulaires permettant l’ajout de données structurées au schéma
bien établi (dans une base de données relationnelle) et leur annotation sémantique
automatisée à l’aide d’un assistant, un moteur de requêtes SPARQL, un mécanisme de
contrôle des annotations incluant la prise en compte du contexte et des contraintes
sémantiques. Pour l’analyse spatiale, un web service offre une interaction avec des
logiciels externes et un module de cartographie s’appuyant sur OpenLayers.
L’inter</p>
        <sec id="sec-3-1-1">
          <title>Annotations</title>
        </sec>
        <sec id="sec-3-1-2">
          <title>Ontologie de domaine</title>
        </sec>
        <sec id="sec-3-1-3">
          <title>Ontologie de domaine enrichie</title>
          <p>Génère
ii
k
W
a
i
d
e
M
s
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r
o
F
c
it
n
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x
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e
g
d
i
r
B
ii
k
W
Exactes
Incertaines</p>
        </sec>
        <sec id="sec-3-1-4">
          <title>Base Relationnelle</title>
        </sec>
        <sec id="sec-3-1-5">
          <title>Base d’analyse</title>
          <p>Règles pour la
consistance logique
Règles pour la
gestion de
l’incertitude</p>
          <p>Règles pour la
consistance sémantique
(domaine)</p>
        </sec>
        <sec id="sec-3-1-6">
          <title>Analyses</title>
        </sec>
        <sec id="sec-3-1-7">
          <title>Rapports</title>
        </sec>
        <sec id="sec-3-1-8">
          <title>Recommandations</title>
          <p>Référence</p>
          <p>Génère</p>
          <p>Utilise</p>
          <p>Modules tiers</p>
          <p>Service Web
façage avec un SIG est réalisée grâce à une base de données spécifique (dite base
d’analyse) dont le schéma est établi à partir du schéma relationnel et des annotations.</p>
          <p>L’objectif des travaux que nous décrivons est de compléter les outils de
raisonnement fournis par la plateforme 1 avec des outils de raisonnement sur des données et
connaissances incertaines. En effet, l’incertitude peut se manisfester à différents
niveaux dans la production de connaissance et en particulier apparaître à la suite d’une
détection d’incohérence.</p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-3-2">
        <title>3.2. Raisonnement en programmation logique modale</title>
        <p>
          De nombreux travaux ont proposé des extensions de la programmation logique
avec des approches différentes mais seuls le groupe de Fariñas del Cerro avec le
système Molog
          <xref ref-type="bibr" rid="ref5">(Del Cerro, 1986)</xref>
          et Linh Anh NGuyen avec MProlog
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">(Nguyen, 2003)</xref>
          ont abouti à des implémentations. Si les deux systèmes optent pour la même démarche,
1. développée puis validée dans le cadre de deux projets : l’ANR CARE Corpus Architecturae Religiosae
Europeae - IV-X saec. - ANR-07-CORP-011 ( http://care.tge-adonis.fr) et le projet de Plateforme numérique
et mutualiste sur l’usage de la pierre bourguignonne (http://lapierre.u-bourgogne.fr).
celui de Nguyen n’impose aucune restriction quant à l’utilisation des opérateurs
modaux. Il est basé sur le modèle de Kripke et intègre le calcul de résolution SLD. Ce
modèle étendu prend en compte l’axiome de base (K) ainsi que d’autres axiomes
(tableau 2) enrichissant le système de base (K-système). Les nouveaux systèmes de
logique, obtenus par combinaison des axiomes avec l’axiome (K), portent généralement
comme nom les initiales des axiomes (par exemple KD pour K + D).
        </p>
        <p>Un programme MProlog est un ensemble de formules restreintes aux clauses de
Horn. Une clause avec modalité est une formule de la forme [4] : ' où 4 est une
liste d’opérateurs modaux séparés par des virgules et ' une clause de Horn pouvant
comporter des opérateurs modaux.</p>
        <p>Les formules proposées dans le tableau 3 illustrent des possibilités d’expression des
modalités et montrent qu’un opérateur modal peut indifféremment porter sur une
clause ou sur un prédicat, dans le corps ou la tête de la clause.</p>
        <p>Prenons un exemple pour illustrer les étapes du processus de résolution du but
G = e(x) à partir du programme P constitué des formules du tableau 3 dans
la logique KD. En considérant G et '4 nous dérivons un nouveau but G1 =
p(y,x). À partir de G1 et '3, nous déduisons le but G2 = (m(y, x) ^ f(y)).
Or G2 n’est pas correct car la modalité porte sur une formule non atomique. Pour
résoudre ce problème, le but p(y,x) est d’abord étiqueté par hXi p(y,x) où X est
une variable libre (non quantifiée). Ainsi les formules '3 et K peuvent être
appliquées à ce but étiqueté pour donner le nouveau but G02 = h X i m(y, x) ^h X
i f(y). Nous pouvons résoudre G02 avec '1 puisque cette formule peut être traitée
comme hm(jane; alain)im(jane; alain). Cette résolution de G02 avec '1 fournit G3
= h m(jane, alain) i f(jane) grâce à l’unificateur x/alain, y/jane, X/m(jane, alain). De
G3 et '2 nous obtenons G4 = h m(jane, alain) i m(jane, y). En appliquant '1 à G4
nous dérivons G5 = h m(jane, alain) i m(jane, alain). Et finalement, en unifiant G5
et '1 nous arrivons à la clause vide.</p>
        <p>Cette démonstration ne relate pas en détail tous les mécanismes mis en oeuvre par
MProlog pour résoudre le but mais l’essentiel est fourni pour comprendre les cas
d’utilisation qui seront traités.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-3">
        <title>3.3. Cas d’utilisation de différentes formes d’incertitude</title>
        <p>
          La complexité intrinsèque de l’incertitude rend très difficile la généralisation d’une
modélisation universelle. Plusieurs travaux ont utilisé ces logiques modales pour
traiter de données aussi variées que la sécurité des informations personnelles
          <xref ref-type="bibr" rid="ref21">(Piolle,
Demazeau, 2008)</xref>
          en logique déontique, les incidences géométriques
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">(Balbiani et al.,
1997)</xref>
          avec des relations temporelles, la réglementation dans des systèmes
multiagents
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">(Garion et al., 2010)</xref>
          reformulée dans un cadre modal du premier ordre, la
définition de régions dans l’espace et de raisonnement spatial
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2 ref3">(Benthem,
Bezhanishvili, 2007 ; Bennett, 1996)</xref>
          mais aucun, à notre connaissance, n’a fait l’objet d’une
implémentation en programmation logique modale.
        </p>
        <p>Notre contribution porte sur la possibilité de disposer d’un formalisme basé sur la
logique modale et la logique des prédicats qui modélise certaines formes d’incertitude
afin de rendre compte des effets de ces données incertaines sur l’ensemble des données
existantes. Nous considérons l’incertitude liée d’une part aux propriétés des données
représentées et d’autre part à l’interprétation que l’observateur peut en faire.</p>
        <p>L’exemple choisi (figure 2) est tiré de fiches ressources qui ont été proposées lors
des ateliers de l’école thématique du GdR Modys 2. Il regroupe un ensemble
d’imperfections propices à la représentation des modalités souhaitées. Dans cette fiche, les
informations considérées comme certaines sont : (a) St Léontius est évêque de Fréjus
en Provence, (b) il est né vers la fin du 4e siècle, (c) il est mort dans sa ville
épiscopale, (d) sa fête est le 1er décembre. Il est important d’attirer l’attention sur le fait que
l’extrait ne précise pas qu’il est mort à Fréjus. Cependant cette information pourra être
déduite du fait que Léonce est évêque de Fréjus et que la ville où un évêque exerce
sa fonction correspond à sa ville épiscopale. Concernant les informations incertaines,
seule celle relative au lieu de naissance est concernée : (e) il est probablement né à
Nîmes. Enfin, la présence de trois dates différentes pour la mort de Léonce de
Fréjus montrent des contradictions. Plusieurs options sont envisageables : ne modéliser
aucune donnée, modéliser une seule d’entre elles ou mémoriser toutes ces données.
C’est cette dernière option que nous retiendrons. Le stockage de plusieurs valeurs
pour une caractéristique usuellement monovaluée pose problème dans bon nombre
de représentations. Dans une base de données relationnelle cette difficulté peut être
contournée mais systématiser la solution à tous les attributs ne serait pas pertinent. Au
niveau de l’ontologie, si la propriété a été définie comme fonctionnelle une
incohérence sera automatiquement détectée. En logique des prédicats du premier ordre il est
possible d’énoncer trois dates mais disposer de trois valeurs pour un même événement
relève d’un cas d’incertitude. Il y a forcément des valeurs non correctes parmi celles
2. Modélisation et visualisation des dynamiques spatiales : Raisonner sur le temps long et ses incertitudes
http://www.map.archi.fr/modys/resultats_fr.htm
fournies et tout au plus une valeur correcte. C’est à partir de ces informations que
nous proposons d’étudier deux modalités (aléthique et épistémique) pour illustrer une
modélisation différenciée d’une même source.</p>
        <p>Les annotations qui complètent les descriptions des éléments archéologiques sont
transcrites sous forme de triplets. Par exemple, le triplet (’Fréjus’, estLocaliseEn,
’Provence’) exprime le fait que "Fréjus est en Provence". Lors du traitement par le système
MProlog, une forme clausale vient se substituer au triplet. Celle-ci est constituée du
prédicat d’arité trois an (abrégé de annotation) et des valeurs présentes dans le triplet.
Ce qui donne an(’Fréjus’, estLocaliseEn, ’Provence’) avec le triplet précédemment
utilisé comme exemple.</p>
        <p>La première solution est l’utilisation de la logique modale aléthique. Dans ce cas
l’ensemble des annotations sont considérées comme fournies par la même personne à
partir de plusieurs sources ou par plusieurs personnes à partir de plusieurs sources sans
qu’il soit utile de différencier la provenance. Les modalités qualifient les données par
rapport à leur véracité sans remise en cause de la personne qui fournit l’information.
Le tableau 4 propose la traduction des propositions, concernant Léonce de Fréjus,
classées dans le même ordre que sur la fiche (Figure 2). Afin de réduire la longueur
des formules, stLeontius est abrégé en stL.</p>
        <p>Pour disposer d’un ensemble de formules plus riche permettant davantage de
résolutions, nous proposons de rajouter deux règles :</p>
        <p>an(Suj, Pred, Obj)
– (r3) :
(an(Suj, estMortEn, Dm), an(Suj, estNeEn, Dn),</p>
        <p>Age = Dm - Dn ! an(Suj, estMortA, Age))
La règle r2 permet de traiter les formules sans modalité comme des formules toujours
nécessairement vraies. La règle se lit « Si la formule est vraie alors il est nécessaire
qu’elle soit vraie ». Ce qui est tout à fait pertinent par rapport à l’interprétation qui a
été proposée car un seul point de vue est considéré.</p>
        <p>La règle r3 déduit l’âge d’une personne (Suj) au moment de son décès en fonction de
son année de mort (Dm) et de son année de naissance (Dn) quand ces dernières sont
connues. Il convient de remarquer que la modalité nécessaire ( ) s’applique à
l’ensemble de la formule et non uniquement au terme qui suit comme cela est le cas dans
r2. Cette formulation présente l’avantage de permettre la propagation de l’incertitude.
Lorsque l’une des formules de la partie gauche sera incertaine, la formule déduite le
sera aussi. C’est d’ailleurs ce qui se passera avec les trois valeurs de la date de décès
de Léonce de Fréjus qui vont générer trois nouvelles formules incertaines dès lors que
le fait que « Léonce de Fréjus est né en 419 » est connu. La déduction selon laquelle
il est mort à Fréjus sera une formule nécessairement vraie puisque déduite d’autres
(f2, r1, r2) toutes nécessairement vraies. Avec cette modalité, toutes les données et
les règles de déduction sont traitées comme provenant d’une seule et même personne
(source). L’exemple des trois dates possibles issues de trois informations différentes
montre à quel point la multiplication des doutes peut générer des déductions tout aussi
incertaines. Dans ce cas, l’archéologue alerté de l’existence de données contradictoires
pourra s’interroger sur leur véracité. La modélisation du monde réel conduit, certaines
fois, à des cas où ce choix peut être délicat. Dans des situations particulières, quand
les circonstances justifient un intérêt à conserver toutes les informations pour opérer
des déductions différenciées, il est nécessaire de passer à une autre forme de logique :
la logique multimodale K(m) avec m paires d’opérateurs modaux i et i.</p>
        <p>La deuxième solution propose d’exploiter la logique multimodale épistémique
puisque cette dernière est généralement utilisée dans le cas de système multi-agents.
Les axiomes relatifs à ces logiques sont représentés dans le tableau 5. D’une
certaine manière, c’est bien le point de vue des agents (sources) que nous cherchons
à représenter et non plus les connaissances de manière globale indépendamment de
leur source. La communauté des archéologues à laquelle nous nous intéressons
collabore à la constitution de bases de connaissances communes au sein d’un groupe
de confiance. Chacun veut pouvoir exprimer ses croyances et raisonner en exploitant
celles des autres. Ayant besoin de représenter une croyance individuelle, nous avons
retenu la logique KD4s5s pour laquelle i' signifie « l’agent i croit que ' est vraie »
et i' signifie « ' est considérée comme possible par l’agent i » où ' est une formule.
Pour illustrer ce qui peut être fait avec cette logique, nous proposons d’exprimer le
recoupement de trois sources différentes (S1, S2, S3) alimentant la connaissance sur le
même sujet Léonce de Fréjus. La source S3 correspond au contenu de la fiche (figure
2). Nous avons attribué à S1 et S2 des croyances de manière à couvrir un maximum
de combinaisons possibles. Par ailleurs, comme nous nous focalisons sur la
représentation des données incertaines, seul un sous-ensemble (f2, r1) des formules sans
modalités du tableau 4 ainsi que deux des trois formules portant sur les dates (f6, f7),
sont reprises ici.</p>
        <p>La représentation des données extraites de la fiche donnerait l’ensemble des
formules du tableau 6. Les deux premières lignes du tableau (m1, m2) décrivent que S1
et S2 savent chacun la date de mort de Léonce de Fréjus et que S3 ne peut qu’y croire.
En effet, en présence des deux dates S3 ne sait pas laquelle des deux dates est la bonne.
Pour lui les deux dates sont envisageables puisque S1 et S2 l’affirment. À l’inverse,
toutes les sources sont d’accord pour confirmer que Léonce est né en 419 (m3) et que
le calcul de l’âge du décès est la différence entre les années de mort et de naissance
(r2). Quant à la règle relative au lieu de sa mort (m6), les trois sources émettent un
doute.</p>
        <p>Ainsi représentées, les données peuvent être consultées par rapport à leur
crédibilité. À tout moment S3 peut consulter les données qu’il confirme, celles qui deviennent
probables et les autres qui sont uniquement possibles. À titre d’illustration, la règle
suivante : 3 (an(Suj, Pred, Obj), for_all(I, [1,2], I an(Suj, Pred, Obj)) ! confirm(Suj,
Pred, Obj) retrouve toutes les annotations confirmées par S3. Elle indique que si une
annotation est considérée comme vraie pour S3 et aussi considérée comme vraie pour
les sources S1 et S2 alors c’est une annotation confirmée. Seule l’annotation (m3)
répond à ce critère. Une formule logique similaire pourrait être écrite pour retrouver
les annotations probables suite à la prise en compte de S3 c’est-à-dire possibles pour
S3 mais nécessairement vraies pour toutes les autres. Ce qui donnerait ici les
annotations (m3) et (m4). Les annotations (m1) et (m2) ne font pas partie du résultat car
elles sont effectivement possibles pour S3 mais ne sont nécessaires que dans une seule
des autres sources. En logique modale, les annotations confirmées sont forcément des
annotations probables. En effet, ce qui est vrai partout est forcément vrai dans un des
mondes. De façon analogue, une règle peut détecter toutes les annotations considérées
comme possibles pour au moins une source.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>4. Conclusion</title>
      <p>La modélisation et le raisonnement sur des données incertaines sont des tâches
complexes qui nécessitent l’usage de paradigmes multiples et d’outils particuliers
permettant d’enrichir le pouvoir d’expression des langages ou modèles utilisés pour des
données classiques. L’approche proposée dans cet article consiste à s’appuyer sur des
logiques modales pour représenter certaines formes d’incertitudes. Nous avons retenu
deux logiques particulières : la logique aléthique qui introduit les opérateurs modaux
de possiblité et de nécessité, et la logique épistémique qui élargit la logique aléthique
avec la notion d’agents qui peuvent avoir des croyances différentes. Le travail présenté
s’intègre dans une plateforme collaborative de gestion de données archéologiques qui
permet : 1) de décrire des données structurées dans une base de données relationnelle,
des annotations sémantiques sur ces données contrôlées à l’aide d’une ontologie et la
spécification de règles métiers pour la cohérence des données et 2) de raisonner sur
ces données en s’appuyant sur des formalismes de la logique des prédicats du premier
ordre pour les règles métiers du domaine et les logiques de description pour les
annotations. Dans cet environnement multi-paradigme, les logiques modales sont utilisées
pour représenter les connaissances incertaines mais aussi définir des règles de gestion
de ces données incertaines permettant de faire émerger des connaissances utiles aux
archéologues.</p>
      <p>
        Le travail a été expérimenté sur des données dont l’incertitude était liée soit aux
propriétés des données (localisation et datation) soit à l’interprétation des données par
différents agents
        <xref ref-type="bibr" rid="ref11">(Gavignet et al., 2015)</xref>
        . Il a permis d’envisager plusieurs
perspectives de développement en relation avec différents points de la proposition. Le premier
point est lié à la recherche de la bonne adéquation entre la logique modale utilisée et la
forme des connnaissances incertaines à modéliser pour répondre aux besoins. À court
terme, nous proposons de tester les mécanismes de raisonnemnent en se basant sur
les différentes modalités et les raisonnements multi-modaux offerts par MProlog. Le
second point concerne le passage à l’échelle de la méthode proposée pour travailler
sur des corpus complets et s’intéresser aux connaissances émergentes pour les
archéologues. Les corpus en archéologie du bâti qui ont été précédemment modélisés avec
les logiques classiques vont servir de base à ce travail.
      </p>
      <p>Remerciements</p>
      <p>Ces travaux ont été partiellement financés par le CNRS au travers du projet PEPS
LogModArchéo en 2013 et 2014.</p>
      <p>Copyright c by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
    </sec>
  </body>
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