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    <journal-meta />
    <article-meta>
      <title-group>
        <article-title>Comprendre un paysage et un territoire au travers d'un outil de spatialisation participatif : Cas de la zone de Mornag- Jebel Ressas</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>BOUSSETTA Amira</string-name>
          <email>boussettamira@gmail.com</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff1">1</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>SAQALLI Mehdi</string-name>
          <email>mehdi.saqalli@univ-tlse2.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>MAESTRIPIERI Nicolas</string-name>
          <email>maestrip@univ-tlse2.fr</email>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>REJEB Hichem</string-name>
          <email>hrejeb62@yahoo.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff2">2</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>. GEODE Géographie de l'Environnement</institution>
          ,
          <addr-line>Maison de la Recherche</addr-line>
          ,
          <institution>Université Toulouse Jean Jaurès</institution>
          ,
          <addr-line>5 allées Antonio-Machado,31058 TOULOUSE Cedex 9, 3.GEODE Géographie de l'Environnement, Maison de la Recherche</addr-line>
          ,
          <institution>Université Toulouse Jean Jaurès</institution>
          ,
          <addr-line>5 allées Antonio-Machado,31058 TOULOUSE Cedex 9</addr-line>
        </aff>
        <aff id="aff1">
          <label>1</label>
          <institution>. Unité de Recherche “Horticulture</institution>
          ,
          <addr-line>Paysage, Environnement” ISA- IRESA</addr-line>
          ,
          <institution>Université de Sousse</institution>
          ,
          <addr-line>BP 47, 4042 Chott Mariem</addr-line>
        </aff>
        <aff id="aff2">
          <label>2</label>
          <institution>. Unité de Recherche “Horticulture</institution>
          ,
          <addr-line>Paysage, Environnement” ISA- IRESA</addr-line>
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          <institution>Université de Sousse</institution>
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          <addr-line>BP 47, 4042 Chott Mariem</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <pub-date>
        <year>2015</year>
      </pub-date>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>RESUME</title>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>Le paysage est envisagé comme la manifestation visible du territoire, perçu et évalué par les</title>
      <p>collectivités locales. Le paysage ne renseigne pas seulement sur lui-même, mais traduit aussi
plus largement les caractéristiques et les dynamiques territoriales, fonction pour laquelle il
semble présenter un certain nombre de qualités opérationnelles, notamment dans le cas
d’espaces– mal renseignés au plan statistique, et celui de territoires en mutation accélérée.
Objet commun, partagé par tous les acteurs d’un territoire bien qu’ils s’en fassent des
représentations différentes, le paysage représente de surcroît, par sa trivialité même, un
support intéressant de médiation et de mobilisation des acteurs, dans le cadre des démarches
participatives que prônent un nombre croissant de textes législatifs qui relèvent souvent, plus
ou moins directement, du droit de l’environnement, sans que la place, le statut et les objectifs
de cette participation soient toutefois toujours cernés avec précision. Cette étude vise à
déterminer et à localiser les impacts du site minier sur l’environnement et le paysage de la
zone Mornag-Jebel Ressas et à les confronter aux perceptions et aux croyances de la
collectivité locale. Elle traduit spatialement les préférences paysagères des acteurs, telles
qu’elles sont identifiées par la méthode de zonage à dires d’acteurs .Cette méthode de
cartographie participative présente les résultats de perceptions subjectives. L’observation du
paysage, dans cette perspective, apparaît alors comme un moyen de susciter des discours
Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.
d’acteurs sur le territoire concerné en vue de construire un diagnostic
déterminer les enjeux et de tracer les grandes lignes d’un projet éco-paysager.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>Mots-clés : ZADA, Mornag-Jebel Ressas, paysage, territoire, ruralité ou encore de</title>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>ABSTRACT</title>
      <p>The landscape is viewed as the visible manifestation of the territory, perceived and evaluated
by local authorities. The landscape does not provide information only on himself but also
more broadly reflects the characteristics and territorial dynamics, function for which it
appears to have a number of operational qualities, especially in the case of-spaces
misinformed statistically, and of rapidly changing territories. Common purpose, shared by all
stakeholders of a territory although they do in different representations, the landscape is
moreover, by its very triviality, an interesting support mediation and mobilization of actors,
under the participatory approaches advocated by a growing number of legislative texts that
often come more or less directly, the environmental law, without the place, status and goals of
such participation are however always identified with precision. This study aims to identify
and locate the mine site impacts on the environment and the landscape of the Jebel-Mornag
area Ressas and confront the perceptions and beliefs of the local community. It spatially
reflects the landscape preferences of stakeholders, as identified by the actors According to
zoning method .This method participatory mapping shows the results of subjective
perceptions. The observation of the landscape, in this perspective, appears as a way to
generate speech of actors in the territory concerned to construct a diagnosis or to determine
the issues and outline a eco- landscaping project.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>Keywords: ZADA , Mornag - Jebel Ressas , landscape, territory , rurality</title>
      <sec id="sec-5-1">
        <title>1. Introduction</title>
        <p>Le paysage fait l’objet depuis quelques années, de dispositifs méthodologiques
au service des porteurs de projets dans le cadre de diagnostics territoriaux. Il est
présenté comme un outil qui interroge sur les évolutions des paysages quotidiens. Il
doit permettre aux acteurs locaux de mieux comprendre le fonctionnement complexe
des paysages en préalable et en support des projets territoriaux.(Kleindienst et
al., 1999)</p>
        <p>La mosaïque des milieux et paysages peut se caractériser par la notion de
diversité paysagère, reflétant dynamique paysagère dans le temps, pratiques
anthropiques actuelles et passés, potentiel écologique et conditions physiques des
milieux.</p>
        <p>L’étude de cette diversité spatiale offre des perspectives intéressantes pour saisir
l’interaction entre l’environnement et les sociétés, elle permet d’intervenir de façon
plus durable dans les choix de gestion, d’aménagement et de protection des milieux
qui conduiront aux paysages du futur.</p>
        <p>Le projet ne développe plus des solutions toutes faites et universelles, mais
invente la réponse particulière d’aménagement qui reliera le site à ses usagers
actuels et futurs. Le projet est ouvert sur l’avenir à partir de la connaissance des
processus socio-éco-géographiques qui produisent les formes perceptibles des sites
et des territoires. (Donadieu et Rejeb, 2009).</p>
        <p>Rarement articulées entre elles de manière explicite, trois finalités distinctes –
suivi des dynamiques paysagères en elles-mêmes, suivi global ou thématisé du
territoire recourant à l’information paysagère, et mobilisation des acteurs par la
confrontation de leurs représentations paysagères avec les transformations
effectives du paysage – se dégagent ainsi des différentes expériences d’observation.
(Dérioz et al, 2010)</p>
        <p>Afin de mieux rendre compte de la diversité du site et identifier les enjeux
auxquels il est soumis, nous proposons une méthode de recherche participative qui
permet d’identifier les richesses du site Mornag-Jebel Ressas ainsi que les risques
auxquels sont soumis.</p>
        <p>La méthode est présentée à partir d’une première expérience conduite au Brésil.
Valorisant les connaissances des acteurs qui vivent et travaillent dans le territoire
étudié le zonage à dires d’acteurs permet de caractériser la diversité des situations et
d’organiser les connaissances afin d’initier un processus de médiation (Caron,
2001). Depuis, cette méthode a pu être facilement reproduite dans d'autres pays,
avec des territoires, des enjeux et des contextes environnementaux et
socioéconomiques très différents : Brésil, 1996 (Bonin et al, 2001); Afrique du Sud 1998
(Saqalli, 1998); France 2003; Niger 2005 &amp; 2006 (Saqalli et al. 2009); Tunisie 2008
(Tounsi et al. 2008), 2013 (Saqalli et al. 2013) &amp; 2015 (objet du présent article);
Madagascar 2011; Laos 2012 (Saqalli et al. 2015); Equateur 2013 &amp; 2014
(Maestripieri et al. 2014) avec des interviewés très hétérogènes, qui pouvaient, selon
les pays, s’avérer être pour la plupart analphabètes.</p>
        <p>On se propose dans cet article de montrer comment la démarche mise en oeuvre
permet d’identifier les différentes richesses du site Mornag-Jebel Ressas ainsi que
les risques auxquels le site est confronté.</p>
        <p>2.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-2">
        <title>Matériels et méthodes</title>
        <sec id="sec-5-2-1">
          <title>2.1. Caractérisation du site d’étude</title>
          <p>Située au Sud du Gouvernorat de Ben Arous, limitée à l’Est par le Gouvernorat
de Nabeul, à l’Ouest par la délégation de Mohammedia et au Sud par le Gouvernorat
de Zaghouan, la plaine de Mornag occupe une superficie totale de 36 812 ha. Elle
présente un site naturel remarquable entouré par un relief Atlasique dont le Jebel
Ressas fait partie.</p>
          <p>Le djebel Ressas, étymologiquement la Montagne du Plomb,(en arabe,
Ressas=Plomb),apparaît très nettement circonscrit. Cette sierra aux versants
escarpés, où la roche affleure à nu, à la ligne de crête déchiquetée est crevé par
l’immense carrière servant jadis à l’exploitation du minerai.</p>
          <p>Le massif est très abrupt et formé de deux parties : le grand Ressas culminant à
793 m et le petit Ressas à 521 m. Le massif domine la plaine de Mornag faisant
entre 60 et 150 m d’altitude. (Arnould, 1978)</p>
          <p>Autour, la plaine agricole est considérée comme bien fertile et porte des cultures
commerciales et vivrières mais se trouve en ordure du grand Tunis. (Hammami,
2005).</p>
        </sec>
        <sec id="sec-5-2-2">
          <title>2.2. Zonage à dires d’acteurs</title>
          <p>Les méthodes d’analyse et de planification participatives ont largement diffusé
au cours des dernières années. Leur usage reste souvent limité à l’échelle locale.
L’application à une échelle plus vaste des principes de participation et d’approche
systémique n’est toutefois pas aisée dans les pays en développement. Une
méthodologie de zonage est proposée, comme instrument de dialogue, d’analyse, et
d’organisation des connaissances.</p>
          <p>L'objectif est d'organiser les connaissances disponibles pour caractériser la
diversité et la dynamique spatiale, de les traduire en une nouvelle représentation
cartographique. Ce travail repose sur la compréhension des processus sociaux qui
conditionnent - ou ont conditionné - l'organisation et la gestion des espaces et laissé
des traces.</p>
          <p>Le principe est de représenter sur une carte synthétique la diversité et
l'organisation de l'espace étudié. Deux options méthodologiques sont retenues :
- la première consiste à valoriser les savoirs de personnes ressource ayant une
bonne connaissance du milieu pour y travailler et y vivre (Perrot et Landais, 1993).
Ce sont ainsi les facteurs perçus des structures et dynamiques territoriales qui
forment l'objet des enquêtes. Ces dires d’acteurs alimentent la production de
connaissances. Les acteurs sont ici des personnes ressource apportant leurs
connaissances. Il ne s’agit pas nécessairement d’acteurs dominants, décisionnaires
ou décideurs ;</p>
          <p>- la seconde option consiste à retenir le support cartographique comme base de
dialogue et de représentation des connaissances (Bonin et al., 2001). Il permet aux
personnes enquêtées de s'exprimer en faisant référence à des lieux précis, à des
objets matériels, à des limites physiques, etc. Les représentations que les acteurs se
font de la réalité permettent de caractériser la diversité des espaces et les facteurs qui
l'expliquent ou la révèlent. L'analyse est ensuite affinée et complétée grâce à
l'observation directe des paysages et des activités humaines, aux données
secondaires censitaires, bibliographiques ou cartographiques concernant les
ressources naturelles, les infrastructures, la démographie, etc.</p>
          <p>Dans ce contexte, le zonage peut être un instrument de dialogue, d’analyse de la
réalité paysagère et territoriale et de sa complexité, et d’organisation des
connaissances.(Caron et al, 2005)</p>
          <p>La méthode de zonage à dire d’acteurs commence par :
- Sélection du document cartographique qui servira de support aux enquêtes : il
doit permettre aux personnes-ressource de se localiser facilement, grâce aux routes,
aux rivières, aux villages, aux points hauts, etc.</p>
          <p>- Sélection d’un nombre suffisant de personnes-ressource pour disposer d’une
couverture totale de l’espace étudié</p>
          <p>- L’enquête est individuelle et ouverte. Après une présentation des objectifs du
travail et un repérage sur la carte support, la personne-ressource délimite la zone
qu’elle connaît.</p>
          <p>- Il lui est alors demandé de distinguer les différentes Unités paysagères.
-Un papier calque est placé sur la carte-support. Deux enquêteurs guident le
travail. Le premier oriente l’enquêté sur le support cartographique, le laissant
dessiner, placer des limites, raturer à sa guise. Le second enregistre les informations
complémentaires dans une matrice structurée en fonction du guide d’enquête.
(Caron, 2001 ; Saqalli et al. 2009).</p>
          <p>-la première question qu'on lui pose pour délimiter les zones est " Est-ce que
c'est partout pareil?"</p>
          <p>Un premier travail de cartographie participative a été élaboré sur la zone autour
de l’ancien site minier du Jebel Ressas et ce afin de qualifier les nuisances
environnementales selon les perceptions des acteurs résidant sur le territoire
entourant ce site minier. Ce travail été réalisé en 2013 dans le cadre du Programme
International, Surfaces et Interfaces Continentales en Méditerranée (Saqalli et al.
2013).</p>
          <p>En deuxième lieu la zone d’étude a été élargie sur toute la plaine de Mornag,
l’objectif étant de repositionner la territorialité locale et de spatialiser et qualifier les
paysages de la zone Mornag-Jebel Ressas.</p>
          <p>Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.
Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-5-3">
        <title>3. Résultats</title>
        <sec id="sec-5-3-1">
          <title>3.1. Risque de contamination autour de Jebel Ressas</title>
          <p>Les premiers résultats montrent que la nuisance due aux poussières est
régulièrement qualifiée et définie par les différentes personnes interrogées, d’autant
plus que l’on se rapproche du site d’étude, ou la source est localisée sur les déchets
de laverie.</p>
          <p>La zone impacté par ces poussières s’étend sur un territoire autour de la
montagne, allongé dans la direction du vent dominant de NW et limité, d’après
nombre d’interviewés, par la montagne qui fait obstacle vers l’EST. Cependant il y
a un signal plus visible : les poussières de la carrière situé sur l’autre versant du
Jebel Ressas et de la cimenterie adjacente.</p>
          <p>Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
          <p>Richesses
Risques</p>
        </sec>
        <sec id="sec-5-3-2">
          <title>3.2.Les richesses paysagères du site Mornag- Jebel Ressas</title>
          <p>Comme toutes les plaines agricoles périphériques, la plaine de Mornag a subi
fortement l’emprise d’une bourgeoisie citadine intéressée au développement de la
production céréalière et d’un élevage indispensable aux besoins de la consommation
urbaine.</p>
          <p>Mais cette plaine est particulièrement ciblée du fait de sa proximité de Tunis et
de son accessibilité (nous sommes à moins de 30km du centre-ville auquel elle est
reliée par une autoroute et un réseau routier dense).</p>
          <p>C’est la plaine la plus riche de la région de Tunis. En 1881, elle possédait une
importante « ghaba » (forêt) composée de 321 000 pieds d’olivier.</p>
          <p>Selon les notes humoristiques de Jacques De La Forge dans son
ouvrage(TunisPort-De-Mer), « … Le Mornag, une immense plaine plantée de vignes et
d’oliviers,…Cette immense plaine de Mornag ne renferme ni villages, ni hameaux,
seulement quelques domaines fort éloignés les uns des autres et dans ce désert de
vignes, séparé de Tunis par plusieurs lieux, il faut savoir suffire à soi-même… ».
(De La Forge, 1894).</p>
          <p>Critère 1 Critère2 Critère3 Critère4 Critère5 Critère6</p>
          <p>Critère7</p>
          <p>Critère8</p>
          <p>Critère 9</p>
          <p>Critère 10
Agriculture(terres fertiles)</p>
          <p>Paysage montagnard</p>
          <p>Les lacs
Urbanisation
Poussière</p>
          <p>Déchets
ménagers+décherges</p>
          <p>publiques
Pollutionn industrie
Pollution carrière</p>
          <p>Pesticides
1
1
1</p>
          <p>Plusieurs des interviewés affirment que la montagne de Jebel Ressas est le plus
intéressant lieu de détente et de découverte par son immense forêt(qui elle-même est
reliée à un massif forestier public plus au sud, beaucoup plus grand) et son lac
artificiel collinaire.</p>
        </sec>
        <sec id="sec-5-3-3">
          <title>3.3. La plaine de Mornag, un espace aussi fragilisé</title>
          <p>Comme l’indique le tableau des résultats l’urbanisation apparait comme premier
risque sur le site Mornag-Jebel Ressas, les interviewés indiquent que de nouvelles
constructions s’installent comme les habitats de la S.N.I.T, les habitats spontanés,
les villas de la bourgeoisie tunisienne qui veulent fuir le centre-ville et tous cela
provoque une marginalisation de ses ressources naturelles et un bouleversement de
son paysage rural.</p>
          <p>La poussière était le deuxième critère cité par les interviewés. Cette poussière a
deux sources principales contiguës, toutes les deux au pied du Mont : la carrière et la
cimenterie (ouverte fin 2013), appartenant à la même société (Cimenterie de
Carthage). . Cette poussière agit selon eux sur la qualité de l’air, la couleur de la
végétation faisant perdre au site l’image d’un milieu méditerranéen pour celle d’un
paysage devenu sec, quasi-steppique et inondé de poussière. En troisième position
vient le critère de déchets ménagers et décharges publiques.</p>
          <p>Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>Déchets ménagers</title>
    </sec>
    <sec id="sec-7">
      <title>Pression urbaine</title>
    </sec>
    <sec id="sec-8">
      <title>Cimenterie- Jebel Ressas Figure 5.Les risques auxquels est affronté le site Mornag- Jebel Ressas</title>
      <p>Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.</p>
      <sec id="sec-8-1">
        <title>4. Discussion</title>
        <p>Les résultats obtenus par la méthode de zonage à dires d’acteurs nous a renseigné
d’une part sur la fragilité du milieu et d'autre part sur sa richesse.</p>
        <p>Les sites d’exploitation minière ont hérité d’un paysage caractéristique : les
multiples terrils, les effondrements miniers et de nombreux aménagements, plus ou
moins en ruine, témoignent de l’importance passée de ces activités. Si la plupart des
mines ont été fermées, une empreinte très profonde est restée. Il s’agit alors de
mettre en valeur le patrimoine paysager laissé ou à tout le moins, d’envisager
d’amoindrir les effets négatifs. Les terres agricoles de la plaine de Mornag
confrontent plusieurs contraintes, dont la plus dominante est celle produite par le
Copyright © by the paper’s authors. Copying permitted for private and academic
purposes. Proceedings of the Spatial Analysis and GEOmatics conference, SAGEO
2015.
voisinage urbain et cette prolifération du bâti est due à la proximité de la capitale, la
gestion du foncier qui contribue au développement de l’habitat spontané et son
corollaire mitage des espaces agricoles.</p>
        <p>Une telle étude s’avère donc indispensable car le paysage est envisagé comme
une manifestation visible du territoire, perçu et évalué par les collectivités locales
permettant ainsi d’établir des orientations générales pour la protection et la gestion
de ces paysage ainsi que leur mise en valeur par des aménagements éco-paysagers.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-8-2">
        <title>5. Conclusion</title>
        <p>Malgré l’accent mis par les acteurs sur les aspects de rationalité et de
fonctionnalité, le paysage n’est plus considéré aujourd’hui comme la simple
résultante d’activités économiques sur le territoire, mais bien comme l’un des
objectifs de développement durable. Ainsi, l’analyse des représentations paysagères
et leur conceptualisation sous la forme de cartes s’avèrent très utiles pour mieux
comprendre l’articulation des différents éléments et enjeux présents dans le paysage.
Cette approche constitue une ouverture intéressante pour mieux intégrer les
préférences, aux côtés de composantes plus objectives, dans les processus
d’évaluation du paysage, à la base de toute intervention spatiale.</p>
        <p>L’intérêt pour le paysage, en vue du développement d’un site éco-paysager .Ce
nouveau type de développement induit également une réflexion sur les paysages
dépassant les frontières communales pour intéresser l’ensemble du territoire arrivant
jusqu’à la zone de Grombliaen donnant lieu, dans le même mouvement, à de
nouveaux dialogues intercommunaux autour de ces enjeux environnementaux et
paysagers.</p>
        <p>Références:</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-9">
      <title>Arnould Paul, (1978).Recherches biogéographiques sur les djebels Boukornin et Ressas.</title>
      <p>Bonin M., Caron P., Cheylan J.-P., Clouet Y., Thinon P., (2001). Territoire, zonage et
modélisation graphique: recherche action et apprentissage. Geocarrefour 76, 241–252.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-10">
      <title>Caron P., (2001). Zonage à dires d’acteurs: des représentations spatiales pour comprendre,</title>
      <p>formaliser et décider. Le cas de Juazeiro, au Brésil, in: Lardon Sylvie, Maurel Pierre,</p>
    </sec>
    <sec id="sec-11">
      <title>Piveteau Vincent (Eds.), Représentations Spatiales et Développement Territorial, Sciences</title>
    </sec>
    <sec id="sec-12">
      <title>Publications. Hermes, Paris, France, pp. 343–357.</title>
    </sec>
    <sec id="sec-13">
      <title>Caron et al.,(2005).Donner sens à l'information géographique pour accompagner les projets</title>
      <p>de territoire: cartes et représentations spatiales comme supports d'itinéraires croisés</p>
    </sec>
    <sec id="sec-14">
      <title>De La Forge J., (1894),Tunis-port-De-Mer notes humoristiques d’un curieux, 214-216.</title>
    </sec>
    <sec id="sec-15">
      <title>Donadieu P et Rejeb H.,( 2009).Abrégé de géomédiation paysagiste, Tunis.123</title>
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      <title>Hammami S.,(2005).Analyse des relations agriculture périurbanisation dans le grans Tunis,</title>
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      <title>Assessing health risk using regional mappings based on local perceptions: A comparative</title>
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      <p>Saqalli, M., Jourdren, M., Maestripieri, N., Guillerme, S., Maire, E., Soulileuth, B.,
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      <title>Becerra, S., (2015). Backward waters, modern waters: Perception-Based Regional Mapping</title>
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      <title>AppliedGeography 60, 184–193.</title>
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