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        <article-title>Enseigner la terminologie à l'ère du numérique : revue de ressources et outils terminologiques utilisés en environnement universitaire (Short Paper)</article-title>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Elpida Loupaki</string-name>
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          <label>0</label>
          <institution>Université Aristote de Thessalonique, Laboratoire de Traduction et de Traitement Automatique du Langage, Département de langue et littérature françaises</institution>
          ,
          <addr-line>Thessalonique, 54124, GR</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>The purpose of this paper is to make an inventory of the various terminology resources and tools used nowadays in terminology courses, as part of academic curriculum in professional translation. To this end, different Master programmes, student guides, or other material available on the Internet, will be studied with special reference to the courses offered by EMT labeled universities that have French as a working language. At the same time, the results of international surveys or annual classifications of terminology tools will also be explored. Finally, our findings will be compared with data collected via an online questionnaire addressed to terminology scholars. This paper intents to discuss the results of this small-scale review, in a synthetic and analytical way.</p>
      </abstract>
    </article-meta>
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    <sec id="sec-1">
      <title>1. Introduction</title>
      <p>qui est celle de l’« éducation aux données », compétence-clé dans l’environnement numérique
actuel [3].</p>
      <p>Par ailleurs, l’enseignement de la terminologie a commencé ces dernières années à intéresser
la communauté scientifique, comme le témoigne, entre autres, le numéro thématique de la revue
Terminology, intitulé « Teaching and Learning Terminology. New strategies and methods » [1],
des événements scientifiques tels que, la VIe Journée REALITER « Formation en terminologie : de
la recherche en communication multilingue aux compétences pour l’exercice professionnel » qui
s’est déroulée à Faro en 2010 ou le colloque « Enseigner la terminologie aujourd’hui : enjeux,
besoins, priorités et bonnes pratiques » qui s’est tenu en 2018 au Québec et bien d’autres.
1.2. La terminologie à l’ère du numérique</p>
      <p>Ces dernières décennies, les nouvelles applications informatiques et l’avènement du Web
sémantique ont profondément modifié la pratique terminologique au point que sont apparus les
termes de « terminologie en nuage » [4] ou plus récemment de « terminologie numérique » [5],
[6]. De surcroît, les compétences en terminologie demandées aujourd’hui par les professionnels
des langues (traducteurs, terminologues, chefs de projet, écrivains techniques, responsables de
contenu ou autres) ont mis en avant le besoin de nouveaux outils et modèles pédagogiques afin
de répondre à ces nouveaux défis.</p>
      <p>Dans ce contexte, intégrer des composantes numériques dans la didactique de la terminologie
est devenu une priorité. Les avancées technologiques ont profondément modifié la manière dont
nous accédons à l'information et interagissons avec les connaissances spécialisées. Ainsi,
l'utilisation d'outils numériques tels que les applications, les plateformes en ligne et les logiciels
spécialisés offre de nouvelles opportunités pour l'enseignement et l'apprentissage de la
terminologie [7], [8].</p>
      <p>Mais qu’est-ce que nous entendons par « outils terminologiques » ?</p>
      <p>Il existe plusieurs catégorisations d’outils terminologiques : une classification fonctionnelle
est celle proposée par Alan K. Melby [9], reprise par Amparo Alcina [10], qui distingue les outils
par rapport au stade de leur utilisation, comme indiqué au tableau suivant :
Exploitant l’étude de Silvia Pavel et Diane Nolet [11], Cristina Varga [4] propose un tableau
plus détaillé (2012 :208), déclinant six catégories d’outils de nouveau classés par rapport à leurs
fonctions :
1. Outils de recherche documentaire
2. Outils de dépouillement
3. Outils de recherche terminologique
4. Outils de consignation sur fiche
5. Outils de publication électronique
6. Outils de gestion de bases de données</p>
      <p>Comme le soulignent Adeline Nazarenko, Haifa Zargayouna, Olivier Hamon et Jonathan van
Puymbrouck [12], à l’ère du numérique les outils se complexifient, présentant une polyvalence
de fonctionnalités, voir même une polyvalence de définitions décrivant ces diverses
fonctionnalités. C’est ainsi qu’il devient parfois difficile de cerner et de classer les différents outils
de manière unique et reconnue.</p>
      <p>A partir de notre expérience personnelle dans l'enseignement de la terminologie en milieu
universitaire, v. [13], quelques exemples précis d’outils qui pourraient être introduits en classe
de terminologie sont les suivants :
• Les outils d'acquisition automatique de termes ;
• Les gestionnaires de corpus ;
• Les bases de données terminologiques ;
• Les cartes conceptuelles ;
• Les thésaurus ;
• Les outils de gestion terminologique.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>2. Objet et objectif de la recherche</title>
      <p>Le présent travail vise à dresser un inventaire de ressources et outils technologiques utilisés lors
de cours de terminologie (niveau Master 1 et 2), enseignés dans l’espace universitaire européen.
A cette fin, sont étudiés dans un premier temps les programmes, guides de l’étudiant, ou
brochures disponibles sur Internet des établissements faisant partie du réseau EMT (European
Masters In Translation) qui ont le français dans les langues de travail proposées2. Lors de cette
étape nous essayerons de répertorier les catégories d’outils terminologiques qui sont utilisées
dans les cours de terminologie. Dans un deuxième temps, sont pris en compte les résultats
d’enquêtes internationales, telle que l’enquête annuelle intitulée « European Language Industry
Survey » (ELIS), organisée conjointement par la Commission européenne, les associations ELIA,
EUATC, FIT Europe, GALA ainsi que le réseau EMT ; les différents classements d’outils
terminologiques proposés par des sites commerciaux comme NIMDZI ou Lionbridge. Pendant
cette étape, l’accent sera mis sur les tendances du marché du travail, concernant à la fois les types
d’outils ainsi que les produits eux-mêmes. Dans un troisième temps, les données recueillies par
les méthodes précédemment mentionnées seront comparées avec les réponses d’un
questionnaire en ligne que nous comptons adresser à un nombre restreint d’enseignants de la
terminologie en contexte universitaire.</p>
      <p>Force est de constater que l’idée d’un questionnaire n’est pas nouvelle, certes. Une initiative
pareille a été entreprise dans le passé au sein du réseau EMT, dans le but de répertorier surtout
les outils de traduction assistée par ordinateur (TAO) communément utilisés par les universités
membres du réseau. Plus récemment, des chercheurs comme Heidi Verplaetse et An Lambrechts
[14] ou Mavina Pantazara [15] ont mis l’accent respectivement sur les outils terminologiques
utilisés par les traducteurs professionnels belges et flamands ainsi qu’à l’intérieur des
établissements grecs. L’objectif du présent questionnaire et son point de différenciation est d’une
part de valider les résultats recueillis lors de l’étude des sites Internet -universitaires et
commerciaux- et d’autre part d’examiner les conditions et contraintes qui influencent le choix
d’outils utilisés. C’est ainsi que notre travail essayera de répondre aux questions ci-après :
• Quelles sont les catégories d’outils majoritairement utilisées ?
• Sur quels critères les outils sont-ils choisis ?
(À savoir : connaissances antérieures des étudiants ; expérience de l’enseignant ; besoins du
marché du travail ; gratuité des outils)
• Comment les outils sont-ils intégrés dans l’enseignement de la terminologie ?
(Par exemple : tutoriels ; autoformation ; apprentissage par projet)
• Est-ce qu’il y a une sorte de collaboration avec les entreprises ou institutions qui
élaborent les outils ?</p>
      <p>Malgré les limites posées par l’évolution constante de la technologie numérique ainsi que le
nombre relativement restreint des réponses à notre questionnaire, notre travail pourrait servir
de base pour un échange plus systématique et organisé entre universitaires, concernant les outils
et méthodes utilisés. C’est ainsi que les bonnes pratiques et les initiatives collaboratives
pourraient être mises en avant.
2 Ce choix a été fait pour des raisons purement pratiques, puisqu’étudier la totalité des établissements européens
dépasserait de loin l’objectif du présent article.
[1] A. Alcina. Teaching and learning terminology. New strategies and methods. Terminology 15:1
(2009). 1–9. doi 10.1075/term.15.1.01alc.
[2] K. Gostkowska et M. Pantazara. Enseignement de la terminologie dans la formation
universitaire à la traduction : études des cas grec et polonais. Academic Journal of Modern
Philology 13. (2021). 109-122. doi:10.34616/ajmp.2021.13
[3] Master européen en traduction, Référentiel de compétences (2022).
[4] C. Varga. «Terminologie en nuage » - la virtualisation de la recherche terminologique.
Synergies Roumanie, (2012). 7 : 205-216.
[5] C. Roche, A. Alcina, R. Costa. Terminological Resources in the Digital Age, in: Terminology,
(2019). 25 (2), 139-145. https://doi.org/10.1075/term.00033.roc
[6] F. Vezzani. Terminologie numérique : conception, représentation et gestion. Bern, Berlin,
Bruxelles, New York, Oxford : Peter Lang, (2022).
[7] M. Pecman. 10th anniversary of the ARTES terminological and phraseological database: on the
advantages for combining disciplinary with transdisciplinary language resources In I. Brač &amp; A.
Ostroški Anić (Eds) Svijet od riječi: terminološki i terminografski ogledi (“The world of words:
Terminological and terminographic discussions), u čast Maje Bratanić (in honour of Maja
Bratanić). Izdavalacko izdanje Instituta za hrvatski jezik i jezikoslovlje (Publication of the Institut
of Croatian language and linguistics), Zagreb, Croatia, (2021). 301-324.
[8] M. Pecman, N. Kübler. ARTES: an online lexical database for research and teaching in
specialized translation and communication In Proceedings of the First International Workshop
on Lexical Resources, (2011). 87-93.
[9] A. K. Melby. Eight types of Translation Technology. (1998).
https://www.ttt.org/technology/8types.pdf
[10] A. Alcina. Translation Technologies: Scope, tools and Resources, Target: International
Journal on Translation Studies (2008). 20(1):79-102. doi: 10.1075/target.20.1.05alc
[11] S. Pavel, D. Nolet. Handbook of Terminology. Terminology and Standardization Bureau.
(2001).
[12] A. Nazarenko, H. Zargayouna, O. Hamon, J. van Puymbrouck. Evaluation des outils
terminologiques : enjeux, difficultés et propositions. Revue TAL : traitement automatique des
Langues. (2009). 50 (1 varia), 257-281. hal-00516698
[13] P. Elbaz, E. Loupaki. Terminologie collaborative : analyse d'un projet inter-universitaire
outillé en contexte européen, Digital Scholarship in the Humanities, Volume 38, Issue
Supplement_1, June (2023) i48–i60, https://doi.org/10.1093/llc/fqad027
[14] H. Verplaetse &amp; A. Lambrechts. Surveying the use of CAT tools, terminology management
systems and corpora among professional translators: General state of the art and adoption of
corpus support by translator profile. Parallèles – numéro 31(2), octobre 2019. doi
10.17462/para.2019.02.01.
[15] M. Pantazara. Quelle place pour les outils de terminologie dans les universités
hellénophones ? (sous presse).</p>
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