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      <title-group>
        <article-title>Contribution d'étudiants en formation aux besoins terminologiques d'un musée : aspects didactiques</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Pascale Elbaz</string-name>
          <email>elbaz.pascale@isitparis.eu</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Anna Mohácsi-Gorove</string-name>
          <email>anna.gorove@memoq.com</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff1">1</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>ISIT Université Paris Panthéon Assas</institution>
          ,
          <addr-line>39 bis rue d'Assas, 75006 Paris</addr-line>
        </aff>
        <aff id="aff1">
          <label>1</label>
          <institution>memoQ Ltd.</institution>
          ,
          <addr-line>Rákóczi út 70-72., Budapest, 1074</addr-line>
          ,
          <country country="HU">Hungary</country>
        </aff>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>We describe a collaborative terminology management project for the translation department of the Louvre Museum, carried out by a team of students training to become professional translators in an academic environment. Within this project, we examine the encounter between digital humanities, collaborative terminology management and pedagogical aspects. We are focusing on two areas: the long-term nature of the project and the search for the best tools for carrying it out.</p>
      </abstract>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>1. Introduction</title>
      <p>l’étude scientifique de ses collections ; de concourir à l’éducation, la formation et la recherche
dans le domaine de l’histoire de l’art, de l’archéologie et de la muséographie et de gérer un
auditorium1. Pour l’accomplissement de ses missions, le musée du Louvre coopère avec les
collectivités publiques et les organismes de droit public ou de droit privé, français ou étrangers,
poursuivant des objectifs répondant à sa vocation et en lien avec ses collections.</p>
      <p>L’ISIT, Institut de Management et de Communication Interculturels, est une Grande école de
management, de communication internationale depuis 1957 et, depuis 2022, établissement
composante de l’EPEx Paris-Panthéon-Assas Université. L’ISIT forme des professionnels dans
tous les métiers au coeur du développement des entreprises et des organisations nationales et
internationales et propose à ses étudiants un mode de formation original sous la forme de Projets
de recherche appliquée (PRA), dirigés par un membre du corps professoral spécialisé, au service
d’un commanditaire extérieur pour lequel les étudiants fournissent une mission de recherche
et/ou de conseil.</p>
      <p>Pour ce projet, nous collaborons avec l’Unité traduction et terminologie, un segment
important du Service de l’ingénierie documentaire, des images et de la traduction du musée,
conçu pour venir en soutien aux collections. Dans le cadre de l’ouverture prochaine d’un
département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient (ci-après DABCO), l’Unité
traduction et terminologie du musée crée un lexique spécialisé dans l’art chrétien qui s’est
développé dans la partie orientale du monde, de l’Éthiopie à la Russie, des Balkans à la</p>
      <sec id="sec-1-1">
        <title>Mésopotamie, du Caucase au Levant. Ces objets sont très variés et touchent à des domaines</title>
        <p>multiples : ivoire impérial, portrait d’empereur, reliquaire, pavement d’église, boiseries peintes,
etc. Les images chrétiennes sont particulièrement nombreuses car Byzance entretient un
rapport particulier à l’image, la considérant non comme une simple représentation mais comme
une présence réelle, divine ou sainte.</p>
        <p>Ce lexique multi-domaines doit recenser l’ensemble des termes en usage pour la présentation
des oeuvres du futur département, de même que les lexies spécialisées décrivant les oeuvres, leur
contexte de création, entre le IVe et le XVe siècles, et tous les éléments historiques, culturels ou
techniques nécessaires à la bonne compréhension, par le public, des divers objets exposés. Ce
lexique pourra être utilisé pour la rédaction des cartels, fiches explicatives, bornes interactives
et tous les dispositifs informationnels mis à la disposition du public. Cela suppose une gestion de
la terminologie, c’est-à-dire une harmonisation du vocabulaire spécialisé utilisé dans la
rédaction de ces matériaux écrits. Par ailleurs, ce lexique doit être dans les trois langues
principales du musée, français, anglais et espagnol. Le nombre des visiteurs anglophones
surpasse de beaucoup tous les autres, et l’anglais est utilisé également comme langue de
communication pour les locuteurs d’autres langues.
3. État de l’art</p>
      </sec>
      <sec id="sec-1-2">
        <title>Si le rôle de la terminologie dans la pratique professionnelle [2] et dans la formation à la</title>
        <p>
          traduction n’est plus à démontrer [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
          ], les modalités de sa pratique et de son enseignement
varient au cours du temps, par l’apparition de nouveaux outils technologiques et de nouveaux
besoins émanant des organisations, et par les retombées de la recherche sur les pratiques. Ce
projet commun répond à un besoin de décloisonnement des secteurs de l’enseignement, de
l’innovation technologique et de la traduction.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-1-3">
        <title>Dans un article de 2005 [5], Don Kiraly remet en cause la théorie selon laquelle le processus</title>
        <p>d’apprentissage est considéré comme un simple transfert d’informations, et propose une
perspective cognitive multi-dimensionnelle. L’auteur présente un scénario basé sur des projets
1 Conformément au décret n° 92-1338 du 22 décembre 1992 modifié. Voir également L’établissement public du
Musée du Louvre, URL : https://www.louvre.fr/l-etablissement-public/nos-missions
de traduction authentiques et invite à observer des situations d’apprentissage collaboratif dans
le but de mieux comprendre les processus cognitifs impliqués dans la traduction et son
apprentissage.</p>
        <p>
          Dans un article daté de 2018 [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
          ], Cécile Frérot détaille les étapes d’un projet de recherche
appliquée en terminologie s’appuyant justement sur la notion de « learner empowerment »
proposé par l’auteur cité [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
          ]. Les étudiants ont contribué à l’enrichissement de WIPO Pearl, le
portail terminologique multilingue de l’OMPI donnant accès à des termes techniques et
scientifiques provenant de documents de brevets.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-1-4">
        <title>Dans un article daté de 2022 [6], Monti, J. &amp; al. décrivent les objectifs, le contexte théorique et</title>
        <p>méthodologique, le développement et les premiers résultats du projet Archaeo-Term de
l’Université de Naples L’Orientale2 visant à améliorer l’accès aux données archéologiques dans
plusieurs formats et langues, par la création de ressources linguistiques et terminologiques en
archéologie.</p>
        <p>
          D’autres articles décrivent en détail des projets terminologiques menés entre l’académie et
les organisations nationales ou internationales. Ainsi, dans un article daté de 2023 [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
          ], Elbaz, P.,
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-1-5">
        <title>Loupaki, E. analysent un projet terminologique collaboratif entrepris conjointement par trois</title>
        <p>institutions universitaires au service de TermCoord, et s’intéressent aux aspects théoriques et
pratiques nécessaires pour une collaboration fructueuse, notamment la méthodologie et le flux
de travail, et évaluent la performance des différents outils utilisés par leurs étudiants.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-1-6">
        <title>La lecture de la littérature scientifique existante nous encourage à présenter à notre tour un</title>
        <p>projet terminologique et collaboratif outillé en contexte institutionnel et académique, qui prend
pour objectif la formation des traducteurs en répondant au besoin concret d’une organisation.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>4. Déroulement du projet et professionnalisation des étudiants</title>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>En vue de la traduction des différents supports de médiation culturelle (panneaux, cartels</title>
        <p>d’oeuvres, audioguide, dispositifs numériques, etc.) qui seront proposés aux visiteurs au sein du
nouveau département, il est demandé aux étudiants de constituer un corpus autour des arts de
Byzance et des chrétientés en Orient et, à l’aide d’extracteurs, de créer une base terminologique
trilingue (français, anglais, espagnol) contenant des termes propres au domaine cité. L’outil
principal utilisé pour le travail terminologique sera memoQ, logiciel de traduction assistée par
ordinateur employé par le Louvre ce qui permettra aux équipes du musée d’exploiter
directement les fiches terminologiques créées par les étudiants.
4.1. Le corpus et l’extraction terminologique
Un des aspects importants de tout projet terminologique est la constitution d’un corpus de
qualité. Puisque le musée souhaite un glossaire français, anglais, espagnol, il convient de
constituer un corpus trilingue qui sera enrichi d’année en année. La constitution du corpus
français est la plus aisée. C’est à partir du corpus en français que se fait l’extraction
terminologique. Le corpus est à la fois numérique (thèses, articles de recherche, manuels,
catalogues de musée) et papier (catalogues, monographies). À ce jour, les étudiants travaillent à
la Bibliothèque byzantine du Collège de France et à la bibliothèque du DABCO.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>Après deux années de collaboration à travers des tableaux Excel et des dossiers partagés, les</title>
        <p>étudiants travaillent à présent sur Zotero, un assistant de recherche automatique permettant de
créer une bibliothèque en ligne, de l’organiser en sous-bibliothèques (collections) et de la
partager, en ayant pris soin de l’étiqueter correctement, d’y ajouter des documents, de les
annoter avec de multiples données utiles (mots clés, références, résumé), de lier les documents
2 Ce projet, développé dans le cadre du dispositif YourTermCULT, fait partie d’un projet de collaboration entre
Terminologie sans frontières de l’Unité de coordination de la terminologie du Parlement européen (TermCoord)
Direction générale de la traduction (DGT) et les universités.
entre eux et d’ajouter une mention de fiabilité pour chacun d’entre eux. La fonction Flux permet
en outre de créer une veille thématique qui vient nourrir en permanence la bibliothèque choisie.
L’outil Zotero peut accueillir des références bibliographiques de documents papier (livres,
encyclopédies, etc.) puisqu’il n’est pas toujours possible d’obtenir des documents numérisés.</p>
        <p>La liste des termes à établir se fait à partir d’une lecture assidue du corpus papier, qui
nécessite une extraction manuelle. Les documents numérisés permettent, dans certains cas, une
extraction automatique, mais la qualité de la numérisation compte et les résultats de l’extraction
ne sont pas toujours optimaux. Cette opération est réalisée par divers outils (TermoStat,
SketchEngine, memoQ), donnant aux étudiants l’occasion de choisir le bon outil en fonction de
leurs besoins. À ce jour, les étudiants plébiscitent la lecture des ouvrages papier et le repérage
manuel des termes les satisfait davantage que l’extraction outillée. Ils s’immergent dans
l’ouvrage et obtiennent une compréhension globale des objets analysés, dans un contexte
historique donné.</p>
        <p>Que l’extraction soit manuelle ou automatique, les listes obtenues sont discutées entre
étudiants, nettoyées, notamment en référence aux termes existant déjà dans la base créée les
années précédentes, puis présentées à l’enseignante spécialisée, avant d’être envoyées à l’équipe
de traduction du musée, puis au conservateur. Les termes sont accompagnés de définitions ou
de contextes définitoires, de variantes, voire d’observations et d’interrogations. Après une
session de discussion conjointe, qui sera détaillée en 4.3, une liste définitive est établie et la
création de fiches terminologiques peut commencer.</p>
        <sec id="sec-2-2-1">
          <title>4.2. La fiche terminologique</title>
          <p>Chaque fiche terminologique doit comporter a minima :
•
•
•
•
•
•
•
le terme français et les équivalents retenus en anglais et en espagnol
le domaine et/ou sous-domaine (ex. : arts de Byzance et des chrétientés en
Orient/Techniques)
les variantes écartées le cas échéant
une définition ou un contexte définitoire pour chaque langue avec source
une image illustrant l’objet, la technique, l’iconographie, etc. (facultative mais fortement
recommandée)
une note (si nécessaire)
un système de notation permettant d’identifier les sources de références</p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-2-3">
        <title>La base terminologique devait être livrée, les premières années, sous un format permettant son reversement dans une base terminologique memoQ puis, à partir de 2025, elle est directement créée dans le système memoQ du musée.</title>
        <p>Le travail de recherche des justifications - la définition, le contexte d’usage, les variantes, la
note – se fait prioritairement par des outils comme SketchEngine, qui permettent notamment de
choisir entre une variété de propositions. Les termes relevés à la main peuvent également faire
l’objet d’un tel traitement, quand cela est possible, pour confirmer leur usage. Pourtant, les
étudiants doivent parfois retourner en bibliothèque pour trouver les informations manquantes.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-4">
        <title>Ainsi, pour le terme Chrysotriclinum, la fiche propose-t-elle une définition – salle du Grand</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-5">
        <title>Palais de Constantinople construite probablement à la fin du VIe siècle et employée pour les</title>
        <p>
          cérémonies et les réceptions –, le contexte d’usage et sa source – « Entre toutes se distingue par
sa splendeur le Chrysotriclinium ou triclinium d'or, qui servait aux réceptions les plus
solennelles : c'est ici comme le sanctuaire même du culte impérial [...] », source L'Art byzantin
par Charles Bayet, page 122 – [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
          ] , les variantes – triclinium d’or. L’équivalent anglais est
Chrysotriklinos ou golden hall et l’équivalent en espagnol est Chrysotriclinium.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-6">
        <title>La base terminologique en anglais et en espagnol est construite à partir des équivalents anglais et espagnols des termes en français. Quand les termes en français utilisent des</title>
        <p>appellations étrangères, en russe par exemple, la recherche des équivalents peut s’avérer
problématique. Les justifications de ces fiches sont pour l’heure moins fournies.</p>
        <sec id="sec-2-6-1">
          <title>4.3. La relation avec les experts</title>
          <p>Un aspect important de la pratique terminologique est le rapport aux experts. Nous travaillons
avec l’Unité traduction et terminologie du musée, à chaque étape du projet. L’équipe de
traduction du Louvre propose aux étudiants des documents à intégrer dans le corpus français et
des contacts avec des musées hors de France pour les aider dans la constitution des corpus
anglais et espagnol. L’équipe valide les termes extraits du corpus français avant que les étudiants
ne commencent leur travail terminographique et la réalisation des fiches détaillées. Par exemple,
des termes du langage courant comme canon ou hiératique sont écartés ; des termes trop
généraux comme art copte ou époque byzantine, le sont également, ainsi que des termes
transversaux comme cabochon (arts décoratifs européens), gesso (peinture italienne), chiton ou
chlamyde (art grec), couronne votive, épistyle, fibule (tous domaines archéologiques).</p>
          <p>Les noms propres sont traités avec précaution et n’entrent dans la base terminologique que
s’ils sont représentatifs. Par exemple, Chrysotriclinium, principale salle de réception et de
cérémonie du Grand Palais de Constantinople, est traité en tant que terme car il s’agit d’un lieu
emblématique des arts de Byzance. Certaines appellations liées à des représentations
iconographiques peuvent également entrer dans la base, comme Déisis, qui représente le Christ
en gloire ou Hodigitria, icône de la Vierge Marie portant dans ses bras l'Enfant Jésus. L’équipe de
traduction propose également des termes et invite les étudiants à les rechercher dans le corpus.
Une fois les termes validés, les étudiants restent libres d’en proposer d’autres qu’ils rencontrent
au fil de leurs lectures.</p>
          <p>Nous travaillons également avec le directeur du DABCO qui met à la disposition des étudiants
la liste à jour des objets qui entreront dans le nouveau département et propose chaque année
aux étudiants une visite guidée de ces objets, éparpillés dans les collections, qui seront
prochainement rassemblés. Le directeur ou son adjointe valide la liste de termes proposée, relit
et valide le glossaire final, et assiste à la soutenance, donnant à ce travail terminologique
d’apprenants en traduction une validation scientifique.</p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>5. La terminologie dans memoQ TMS</title>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>Le système memoQ TMS (translation management system) est conçu pour permettre aux équipes</title>
        <p>de traduction de partager en temps réel les ressources linguistiques, comme les mémoires de
traduction et les bases terminologiques. Les bases terminologiques memoQ ont une structure
bien définie alors que Qterm, système de gestion terminologique avancée de memoQ, permet de
définir les champs d’une fiche terminologique.</p>
        <p>Le musée du Louvre n’utilisant pas Qterm, les étudiants inscrivent leurs données dans les
champs (et les libellés) prédéfinis de la fiche terminologique dans memoQ3, qu’ils adaptent à
leurs besoins pour ce projet.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-2">
        <title>Une fiche terminologique memoQ a trois niveaux qui comportent des champs différents (voir les illustrations 1 et 2 ci-après) :</title>
      </sec>
      <sec id="sec-3-3">
        <title>Le niveau de la fiche contient des informations pertinentes à toutes les langues de la base</title>
        <p>terminologique : remarque, projet, domaine, client, sujet et des données administratives comme
l’identifiant et l’auteur de la fiche, l’utilisateur ayant modifié la fiche, ainsi que la date de création
et de modification. Il est également possible d’ajouter une image.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-4">
        <title>Au niveau de la langue, le seul champ disponible est la définition : cette information sera visible pour toutes les variantes dans une même langue.</title>
        <p>3 Les noms des champs affichés dans le logiciel seront indiqués en italique.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-5">
        <title>Le troisième niveau est celui du terme, qui contient des informations techniques nécessaires à la bonne utilisation de la terminologique lors de la traduction (correspondance, respect de la casse, etc.), ainsi que l’exemple d’utilisation et des informations grammaticales. Il est également possible de définir des termes interdits.</title>
      </sec>
      <sec id="sec-3-6">
        <title>Ainsi, en dehors du domaine et du sous-domaine (sujet), nous disposons d’un champ de texte libre à chaque niveau : la remarque (au niveau de la fiche), la définition (au niveau de la langue) et l’exemple (au niveau du terme). Il est donc nécessaire de définir quel champ contiendra quel type d’information.</title>
      </sec>
      <sec id="sec-3-7">
        <title>Illustration 1 : Fiche terminologique dans memoQ avec variantes, définition, exemple d’utilisation, remarque et métadonnées.</title>
      </sec>
      <sec id="sec-3-8">
        <title>Illustration 2 : Fiche terminologique dans memoQ avec variantes,</title>
        <p>définition, exemple d’utilisation et image.</p>
        <p>En dehors de la création de bases terminologiques, memoQ propose également l’extraction
terminologique à base d’un corpus LiveDocs. Néanmoins, après avoir testé cette fonctionnalité,
les étudiants ont préféré poursuivre l’extraction manuelle pour trouver des termes et utiliser
l’outil SketchEngine pour la recherche de collocations et de contextes, car c’est un outil
spécialement conçu pour ce genre de travail scientifique, contrairement à memoQ, dont
l’utilisation principale reste la traduction.</p>
        <p>Il est à noter que les étudiants reçoivent à l’ISIT une formation à memoQ tournée vers la
traduction et que l’usage purement terminologique est différent, ce qui suppose une session de
formation ciblée, assurée par memoQ.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>6. Aspect diachronique</title>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>Le corpus et la base terminologique continuent de s’enrichir, celle-ci contient à ce jour 95 fiches dans les trois langues (voir un extrait sur l’illustration 3). Les étudiants gagnent en rigueur dans leur pratique et en qualité dans leur production.</title>
      </sec>
      <sec id="sec-4-2">
        <title>Illustration 3 : La base terminologique dans memoQ.</title>
      </sec>
      <sec id="sec-4-3">
        <title>L’utilisation des champs terminologiques a été harmonisée au fil des années. En plus de</title>
        <p>l’enregistrement du terme français et des équivalents retenus en anglais et en espagnol, ainsi
que des variantes écartées le cas échéant, la nécessité de fournir une définition ou un contexte
définitoire pour chaque langue avec source s’est imposée, notamment pour prévenir les cas où
la définition des concepts connaît une certaine variation entre les langues.</p>
        <p>En 2024-2025, un accord préalable sur l’utilisation des champs de texte libre (remarque,
définition et exemple) de la fiche terminologique memoQ a été assuré lors du lancement du projet,
basé sur des explications approfondies sur l’utilité et la visibilité de ces champs lors de la
traduction dans l’outil. L’option terme interdit, qui n’était pas exploitée jusqu’à présent, a été
proposée aux étudiants.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-4">
        <title>La source de l’équivalent, une autre information importante qui est liée au terme précis sera</title>
        <p>mise dans le champ exemple, seul champ de texte libre au niveau du terme. Ce champ sera
également utilisé pour le contexte et des commentaires liés à l’utilisation du terme, comme par
exemple : terme préféré ou faisant référence à une région précise ou à une période définie.</p>
        <p>En règle générale, pour permettre l’exploitation directe de la terminologie dans les projets de
traduction, il faut utiliser une majuscule uniquement si elle est obligatoire. Ceci est
particulièrement important dans le cas de termes dont les deux formes (avec ou sans majuscule)
ont une signification différente. Par exemple, l’Hyperpyron, pièce de monnaie à la forte teneur en
or créée au XIe siècle, perd sa majuscule quand elle devient une unité monétaire.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-5">
        <title>Le champ remarque, lié au concept indépendamment de la langue, sera réservé aux observations plus générales et sera exploité à partir de cette année.</title>
        <p>L’ajout d’une image illustrant l’objet, la technique, l’iconographie, etc., facultatif mais
fortement recommandé, a toujours été respecté par les étudiants, et la recherche iconographique
constitue une part importante de leur travail de recherche et de leur intérêt pour ce projet.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-6">
        <title>Le choix du domaine et/ou du sous-domaine a été laissé aux étudiants durant les deux</title>
        <p>premières années. Cette démarche intuitive a trouvé ses limites face à la complexité des objets
expertisés et il a été décidé que l’équipe de traduction du Louvre fournirait la nomenclature
adéquate, à savoir un domaine correspondant à un type d’objet et à un territoire, p. ex.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-7">
        <title>Architecture/Église copte ; Iconographie/Icônes russes. Pour 2024-2025, la nomenclature se</title>
        <p>précise par l’ajout de la période observée.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-8">
        <title>La première année, la base terminologique devait être constituée dans un memoQ TMS créé spécifiquement pour ce projet et ensuite exportée au format Excel pour être versée dans le</title>
        <p>système du Louvre, qui à l’époque ne permettait pas encore la collaboration en temps réel. Les
années suivantes, les étudiants ont pu travailler directement dans la base terminologique du</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-9">
        <title>Louvre en se connectant au système memoQ TMS du musée avec leurs licences universitaires.</title>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>7. Conclusion</title>
      <p>L’aspect collaboratif de la constitution de corpus et d’une base de données terminologiques sur
les oeuvres des arts de Byzance est non seulement utile pour la tâche à accomplir, mais également
formateur pour les étudiants qui sont amenés à faire preuve d’une grande rigueur, à tester
différents outils et à communiquer régulièrement avec les experts.</p>
      <sec id="sec-5-1">
        <title>Les étudiants se sont vu attribuer des sujets dans des domaines précis, tout en restant libres</title>
        <p>de naviguer entre domaines et sujets de façon à choisir les plus adéquats aux objets exposés et à
la documentation disponible. La possibilité offerte à des apprentis terminologues d’être force de
proposition en s’appuyant sur des enquêtes minutieuses et une réflexion nourrie de ces enquêtes
rend ce projet particulièrement formateur. </p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-2">
        <title>Ce projet permet également de souligner que les outils spécialisés en gestion des corpus ou en terminologie sont toujours plus performants pour une tâche spécialisée que les outils multifonctionnels, comme les TMS qui regroupent plusieurs fonctionnalités, mais sous forme moins approfondie.</title>
      </sec>
      <sec id="sec-5-3">
        <title>Enfin, cette collaboration s’effectue avec une visée de durabilité et connaît une rationalisation</title>
        <p>des processus. Chaque nouvelle équipe tient compte des productions réalisées par la précédente,
l’évalue et construit à partir d’elle. </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>Remerciements</title>
      <sec id="sec-6-1">
        <title>Les auteures tiennent à remercier chaleureusement leurs collaboratrices et collaborateurs qui</title>
        <p>ont relu l’article en y apportant des éléments utiles : Elisa Baron et Manuel Rios, coordinateurs
des traductions au musée du Louvre et Sandrine Constant-Scagnetto, traductrice et formatrice
memoQ pour les étudiants de l’ISIT. Nous remercions également les trois relecteurs ou
relectrices anonymes qui, par leurs demandes, ont permis à cet article de gagner en précision.
Déclaration sur l’utilisation de l’IA générative
Les auteurs n’ont pas utilisé d’outils d’IA générative.</p>
        <p>Bibliographie sélective</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-7">
      <title>Outils utilisés</title>
      <p>memoQ, URL : https://www.memoq.com</p>
      <sec id="sec-7-1">
        <title>SketchEngine, URL : https://www.sketchengine.eu/</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-2">
        <title>TermoStat, URL : https://termostat.ling.umontreal.ca/</title>
      </sec>
      <sec id="sec-7-3">
        <title>Zotero, URL : https://www.zotero.org</title>
      </sec>
    </sec>
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