<!DOCTYPE article PUBLIC "-//NLM//DTD JATS (Z39.96) Journal Archiving and Interchange DTD v1.0 20120330//EN" "JATS-archivearticle1.dtd">
<article xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink">
  <front>
    <journal-meta />
    <article-meta>
      <title-group>
        <article-title>Pouvez-vous détecter le piège? Détection de pots de miel face à l'évolution des tactiques d'évasion</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Mathis Durand</string-name>
          <xref ref-type="aff" rid="aff1">1</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Alexandre Dey</string-name>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Yvon Kermarrec</string-name>
          <xref ref-type="aff" rid="aff2">2</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Marc-Oliver Pahl</string-name>
          <xref ref-type="aff" rid="aff1">1</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Airbus CyberSecurity</institution>
          ,
          <addr-line>Cyber CNI</addr-line>
        </aff>
        <aff id="aff1">
          <label>1</label>
          <institution>IRISA, IMT Atlantique</institution>
          ,
          <addr-line>Cyber CNI, Rennes</addr-line>
          ,
          <country country="FR">France</country>
        </aff>
        <aff id="aff2">
          <label>2</label>
          <institution>Lab-STICC, IMT Atlantique</institution>
          ,
          <addr-line>Brest</addr-line>
          ,
          <country country="FR">France</country>
        </aff>
      </contrib-group>
      <pub-date>
        <year>2025</year>
      </pub-date>
      <fpage>83</fpage>
      <lpage>98</lpage>
      <abstract>
        <p>Honeypots are important tools in network security, ofering a means to detect, deflect, and analyze malicious activity. However, their efectiveness relies on remaining undetected. High-skill attackers are aware of honeypots and develop detection and evasion tactics. This paper presents a systematization of knowledge of the current state of honeypot detection, providing an overview of techniques employed in both laboratory and real-world settings.</p>
      </abstract>
      <kwd-group>
        <kwd>eol&gt;Honeypot</kwd>
        <kwd>Honeypot identification</kwd>
        <kwd>Honeypot detection</kwd>
        <kwd>Anti-honeypot techniques</kwd>
      </kwd-group>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>1. Introduction</title>
      <p>• proposer une taxonomie de la détection de pots de miel pour structurer les diférentes techniques
de détection de pots de miel;
• analyser les diférentes techniques de détection de pots de miel décrites dans la littérature;
• proposer une synthèse des techniques de détection de pots de miel ainsi que les mitigations
suggérées.</p>
      <p>Cette systématisation des connaissances est construite de la manière suivante. La section 2 présente les
travaux connexes. La section 3 présente la méthode utilisée pour cette systématisation des connaissances.
La section 4 présente une taxonomie des techniques de détection. La section 5 présente une analyse
des techniques de détection. La section 6 présente une synthèse de la revue de la littérature et leurs
mitigations.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>2. Travaux connexes</title>
      <p>Cette section présente les articles de la littérature ayant un but proche de cet article. Cette section
développe les points de convergence et de divergence des diférents travaux et souligne la nécessité
d’une systématisation des connaissances.</p>
      <p>
        La table 1 récapitule les travaux connexes. Les travaux connexes peuvent proposer une taxonomie
(complète zou partielle tj), décrire les stratégies (évasion ou détection), se restreindre sur au type de
détection (par empreinte ou selon le comportement) et décrire des méthodes utilisées par des défenseurs
ou des attaquants. Néanmoins les travaux identifiés n’ofrent pas de systématisation des connaissances.
[
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref3">1, 3</xref>
        ] proposent une analyse des techniques d’évasion découvertes dans des attaques ou en laboratoire.
[
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2 ref4">2, 4</xref>
        ] proposent une analyse des techniques de détection basées sur l’empreinte du pot de miel établies
en laboratoire. Les paragraphes ci-dessous décrivent les principales contributions des travaux connexes.
      </p>
      <p>
        Un malware peut avoir diférents comportements selon le système où il est exécuté [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
        ]. Chen et al.
analysent 6,222 échantillons de malware et décrivent leur changement de comportement. Exposés à un
environnement virtuel, autour de 4% des échantillons présente moins d’actions suspectes contre 39.9%
exposés à un environnement avec des debuggers. Dans ces conditions, Chen et al. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
        ] développent une
taxonomie des vecteurs de détection utilisables par un malware.
      </p>
      <p>
        Lauren et al. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
        ] proposent une taxonomie sur les techniques de détections de pots de miel. Leur
méthodologie distingue deux groupes de pots de miel: les pots de miel à basse et moyenne interactivité
et les pots de miel à haute interactivité. Les pots de miel à basse et moyenne interactivité sont plutôt
concernés par les techniques de prise d’empreinte du réseau et de l’application. Tandis que, les pots de
miel à haute interactivité sont visés par les techniques de prise d’empreinte du système et de l’analyse
des opérations.
      </p>
      <p>
        Afianian et al. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
        ] proposent une taxonomie sur les techniques d’évasion utilisées par les malware.
Les techniques d’évasion présentées concernent plutôt les environnements d’analyse que les pots de
miel. Cependant, ces techniques proviennent de logiciels malveillants et renseignent des méthodes
utilisées par de réels attaquants.
      </p>
      <p>
        Tay et al. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ] complètent la taxonomie de Lauren et al. en ajoutant plusieurs catégories. Leur article
propose une revue des techniques de détection des pots de miel implémentés pour les Smart Grids. Ces
techniques se concentrent sur la détection par l’empreinte du pot de miel et sur les techniques proposées
en laboratoire. Ce papier propose une taxonomie des techniques de détection avec une catégorie et une
sous-catégorie des techniques présentées.
      </p>
      <p>Les travaux connexes ne regroupent pas les techniques de détection ou d’évasion de pots de miel
utilisées par les défenseurs ou par les attaquants.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>3. Méthodologie</title>
      <p>Cet article apporte des réponses aux questions de recherche suivantes:
• Quelle est la taxonomie des techniques de détection des pots de miel?
• Quelles sont les techniques de détection utilisées par les défenseurs?
• Quelles sont les techniques de détection utilisées par les attaquants?
• Les techniques de détection utilisées par les défenseurs sont-elles comparables aux techniques
des attaquants?</p>
      <p>
        Proposer de nouvelles techniques de détection de pot de miel pose un problème éthique et moral.
Plusieurs articles consacrent explicitement une section pour discuter des aspects éthiques [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref5 ref6 ref7">5, 6, 7</xref>
        ].
D’autres articles proposent des contre-mesures en plus de la technique de détection [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref8">8</xref>
        ]. C’est pourquoi,
cet article propose une synthèse dédiée aux mitigations des techniques de détection pour le défenseurs.
      </p>
      <p>Cette systématisation des connaissances présente la méthodologie suivante:
1. Une identification des blocs de construction des pots de miel focalisée sur leur détection:
Une architecture de référence des pots de miel est proposée. Un point de vigilance est accordé
aux propriétés d’un pot de miel responsables des mécanismes de détection par un utilisateur.
2. Une construction d’une taxonomie basée sur les travaux de la littérature:</p>
      <p>Cette taxonomie introduit les notions centrales dans la caractérisation d’une technique de
détection de pot de miel. Elle propose le vocabulaire et les paramètres permettant de comparer des
techniques de détection.
3. Une revue des techniques de détection de pots de miel issues de la littérature:</p>
      <p>
        Les mot-clés pour sélectionner les articles de la littérature sont "honeypot detection", "honeypot
identification" , "honeypot fingerprinting" , ou "anti-honeypot". Les articles sélectionnés sont
principalement en anglais. Néanmoins, un article en français a été intégré dans cette revue car ce
dernier introduit deux techniques de détection utilisées par des attaques réelles [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9</xref>
        ]. Cette revue
inclut certaines techniques d’évasion. Ces techniques d’évasion ne permettent pas de détecter un
pot de miel mais ofrent les mêmes conséquences: empêcher un logiciel malveillant de s’exécuter
en dehors de leur cible et rendre un pot de miel ineficace.
4. Une synthèse des techniques existantes avec leurs mitigations.
      </p>
      <p>Cette synthèse permet d’illustrer les points traités par la littérature et les mitigations des
techniques de détection.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>4. Taxonomies</title>
      <p>La littérature propose diférentes taxonomies pour les pots de miel et pour les techniques de
détection. Les diférentes taxonomies rencontrées peuvent être complètes ou partielles, être présentées
explicitement ou implicitement. La section section 4 présente de manière explicite une agglomération
des taxonomies rencontrées dans la littérature.</p>
      <p>Cette section définit deux taxonomies. La section 4.1 présente une taxonomie des pots de miel
restreinte à la détection de pot de miel. Cette taxonomie décrit les propriétés d’un pot de miel, notées
h1-6, qui ont un rôle dans sa détection. La section 4.2 présente une taxonomie des techniques de
détection des pots de miel, notées c1-3 (propriété du contexte de la technique) ou t1-4 (propriété de
la technique elle-même). Cette taxonomie permet de comparer diférentes techniques de détection ou
d’évasion et de les classifier.</p>
      <p>Une taxonomie ofre trois points forts:
1. exhaustivité: c’est-à-dire, toutes les techniques décrites dans la littérature peuvent être
caractérisées par la taxonomie.
2. précision: c’est-à-dire, décrire à elle seule une technique de détection ou d’évasion de pots de
miel.</p>
      <p>3. concision: c’est-à-dire, comparer synthétiquement deux techniques entre elles.
Néanmoins, un champ de la taxonomie proposée reste mal défini. Le champ Cible (c1) est trop vaste pour
être parfaitement exhaustif. Cependant ce champ ofre un niveau de détail important pour décrire le
cas d’usage (Cible (c1)). Ce champ reste donc une propriété-clé de cette taxonomie. La table 2 récapitule
les catégories de la taxonomie des techniques de détection de pot de miel mentionnées ci-dessus.</p>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>4.1. Taxonomie des pots de miel restreint à leur détection</title>
        <p>
          La taxonomie présentée dans les prochains paragraphes reposent sur trois articles de la littérature
[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10 ref11 ref12">10, 11, 12</xref>
          ].
4.1.1. Objectif (h1)
Les pots de miel peuvent avoir diférents objectifs :
• collecter des données sur les attaques [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10">10</xref>
          ],
• détecter une intrusion [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref11">11</xref>
          ],
• détourner les attaques vers des composants moins sensibles [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10">10</xref>
          ],
• faire perdre aux attaquants du temps et de l’énergie [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10">10</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Malgré les diférents objectifs possibles, un pot de miel doit convaincre un éventuel attaquant de sa
légitimité ou de sa valeur pour maximiser son impact du pot de miel.
4.1.2. Scénario (h2)
Un scénario définit ce quoi doit imiter le pot de miel. Cela comprend un domaine d’application, une
activité, et un rôle. Le domaine d’application d’un pot de miel peut être très varié [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
          ]: Technologie
d’Information (IT), l’Internet des Objets (IoT), l’Internet Industriel des Objets (IIoT), les Réseaux
Électriques Intelligents (Smart Grid), Technologie Opérationnelle (OT). Le domaine d’application influe sur
ce qu’un attaquant attend d’un service légitime et de son activité, et donc sur ce qu’un pot de miel doit
imiter.
        </p>
        <p>Simuler de l’activité dans un pot de miel permet de renforcer sa crédibilité auprès d’un acteur extérieur.
Cette activité peut prendre diférente origine: appels système, simulation d’utilisateur, trafic réseau
entre le pot de miel et le système légitime. Une machine de production sans aucune interaction humaine
est suspecte.</p>
        <p>Le rôle d’un pot de miel est une propriété qui peut être prise en compte. Une machine seule qui joue
le rôle de services normalement présents sur des machines distinctes peut éveiller des soupçons chez
un attaquant.</p>
        <sec id="sec-4-1-1">
          <title>4.1.3. Niveaux de ressources (h3)</title>
          <p>
            Les pots de miel peuvent être déployés avec diférents niveaux de ressources: pot de miel virtuel, pot de
miel physique ou pot de miel hybride. Il est courant de voir des pots de miel basés sur des machines
virtuelles, mais les pots de miel peuvent être déployés sur des machines réelles [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
            ]. En fonction du
niveau de ressources, des techniques de détection sont possibles. Un pot de miel virtuel peut être détecté
via des artefacts de virtualisation.
          </p>
        </sec>
        <sec id="sec-4-1-2">
          <title>4.1.4. Niveau d’interaction (h4)</title>
          <p>
            Le niveau d’interaction distingue les réseaux de pots de miel. De bas à haut, il caractérise la quantité
d’interaction qu’un attaquant peut efectuer [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref10">10</xref>
            ]. Les pots de miel à basse interaction, par exemple un
service simple, collectent moins de données sur l’attaquant, mais sont plus faciles à implémenter et à
sécuriser [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
            ]. Les pots de miel à haute interaction, par exemple des machines réelles permettant l’accès
à leurs systèmes d’exploitation [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
            ], requièrent plus d’entretien, mais collectent des données sur le
comportement de l’attaquant à plusieurs niveaux, tels que la propagation sur le réseau ou l’exploration
du système [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref11">11</xref>
            ]. La littérature fournit également des pots de miel à moyenne interaction comme
compromis [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref11">11</xref>
            ], par exemple la simulation d’un terminal de commandes.
4.1.5. Code (h5)
Franco et al. [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
            ] et Ilg et al. [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref11">11</xref>
            ] accordent de l’importance à la disponibilité du code. Lorsqu’un logiciel
est dit open source, cela signifie que le code a été publié et est publiquement disponible pour modification
ou implémentation [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
            ]. Les pots de miel open source permettent une analyse approfondie des autres
groupes de recherche [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref11">11</xref>
            ] et des améliorations de la part d’autres développeurs [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
            ]. Néanmoins, les
pots de miel open source peuvent être étudiés par les attaquants afin de mieux les détecter.
          </p>
        </sec>
        <sec id="sec-4-1-3">
          <title>4.1.6. Actions de l’attaquant (h6)</title>
          <p>
            Pour des raisons de sécurité, un pot de miel ne peut pas laisser un utilisateur efectuer n’importe
quelles actions [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
            ]. Sinon, le pot de miel pourrait être utilisé comme un nouveau vecteur d’attaque par
l’attaquant.
          </p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-4-2">
        <title>4.2. Taxonomie des techniques de détection</title>
        <p>
          La taxonomie présentée dans les prochains paragraphes reposent sur onze articles de la littérature
[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14 ref15 ref16 ref17 ref18 ref19 ref20 ref21 ref4 ref7">13, 14, 15, 16, 17, 18, 7, 19, 20, 4, 21</xref>
          ].
4.2.1. Cible (c1)
Un premier élément de la taxonomie d’une technique de détection de pot de miel est sa cible. Une
technique de détection peut cibler un type de pot de miel en particulier, comme:
• une catégorie de pots de miel: par exemple, pot de miel cyber-physique[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref20">20</xref>
          ],
• un type de pot de miel: par exemple, pot de miel à haute interaction [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
          ],
• un pot de miel en particulier: par exemple, honeyd [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
          ].
        </p>
        <p>Cette cible peut être détermiée par la technique de détection elle-même ou être généralisable.</p>
        <sec id="sec-4-2-1">
          <title>4.2.2. Lieux de déploiement (c2)</title>
          <p>Une technique de détection a aussi diférents lieux de déploiement.</p>
          <p>
            • côté serveur (c2.1): la technique est utilisée dans le potentiel pot de miel pour l’identifier [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
            ],
          </p>
          <p>
            • côté client (c2.2): la technique est utilisée dans une machine tierce et cherche à interagir avec le
potentiel pot de miel pour l’identifier [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref21">21</xref>
            ],
• côté réseau (c2.3): la technique est utilisée dans une machine tierce et cherche à identifier le
potentiel pot de miel en analysant son interaction avec un client légitime [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
            ].
4.2.3. Origine (c3)
4.2.4. Catégorie (t1)
Une technique a une origine. Cette origine peut être un laboratoire (c3.1) comme une méthode
d’évaluation [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
            ] ou un attaquant réel (c3.2) comme une partie d’un logiciel malveillant [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
            ].
Une technique de détection est caractérisée par sa catégorie de détection. Tay et al. proposent plusieurs
catégories de détection [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
            ]:
• Structure (t1.1): repose sur la topologie et les composants du réseau du pot de miel [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
            ],
• Temps (t1.2): repose sur les latences du réseau [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
            ], l’horloge du pot de miel [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
            ],
• Opérations (t1.3): repose sur les opérations efectuées et les flux d’informations,
• Matériel (t1.4): repose sur l’identification des composants [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref16">16</xref>
            ],
• Environnement (t1.5): repose sur les données du système, des fichiers, des logiciels [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
            ], et du
mode d’exposition du pot de miel [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
            ],
4.2.5. Vecteur (t2)
4.2.6. Source (t3)
Une technique de détection repose sur un vecteur de détection pour identifier le pot de miel. Un vecteur
de détection est une propriété du pot de miel qui permet la détection. Ce vecteur est défini par la
taxonomie des pots de miel restreinte à leur détection section 4.1.
          </p>
          <p>
            Une technique de détection a une source de donnée pour la détection. Cette source peut être d’origine:
• réseau (t3.1): par exemple, intégrité des paquet réseau [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
            ],
• système (t3.2): par exemple, temps de réponse [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
            ], utilisateurs [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
            ], logiciels installés,
• applicative(t3.3): par exemple, les valeurs retournées par l’application [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
            ].
4.2.7. Type (t4)
Une technique de détection peut être basée sur l’empreinte (t4.1) ou sur le comportement (t4.2) du pot
de miel. Une technique basée sur l’empreinte (t4.1) cherchent des éléments qui ne sont pas suspects
mais qui sont généralement attribués à des pots de miel: e.g. réponse identique à un pot de miel open
source [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
            ]. Une technique basée sur le comportement (t4.2) cherchent des éléments qui sont suspects
sans certifier que la machine suspecte soit un pot de miel: e.g. une évolution anormale des réservoires
d’essence [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
            ].
          </p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>5. Revue des techniques de détection et d’évasion de pots de miel</title>
      <p>Cette section ofre une revue de la littérature des techniques de détection et d’évasion des pots de
miel issues des laboratoires et des attaquants. Chacune des sous-section regroupe des techniques de
détection ayant des vecteurs similaires.</p>
      <p>La table 3 et la table 4 décrivent les techniques présentées dans le parties ci-dessous. Les articles
qui introduisent des techniques provenant d’attaques sont présentés en gris. La table se repose sur la
taxonomie des techniques de détection de pot de miel décrite dans la section 4.2. Les techniques de
cette table sont décrites dans les sous-sections suivantes et sont regroupées selon leur vecteur (t2) de
détection.
Groupe</p>
      <p>Propriété</p>
      <p>Valeur Références</p>
      <p>
        Liste non exhaustive
Pot de miel à haute interaction [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref17 ref18 ref22">18, 22, 17</xref>
        ]
      </p>
      <p>
        Pot de miel CPS [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref16 ref20">16, 20</xref>
        ]
Pot de miel HTTP [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref23">23</xref>
        ]
      </p>
      <p>
        Pot de miel virtuel [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref23">23</xref>
        ]
Pot de miel open-source [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref22 ref5 ref7">5, 7, 22</xref>
        ]
      </p>
      <p>
        ... ...
(c2.1) Côté Serveur [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14 ref16 ref18 ref22">14, 18, 16, 22, 13</xref>
        ]
(c2.2) Côté Client [2103,,2234,,165,, 2251,, 52,81]9, 7, 26, 27, 8
(c2.3) Côté Réseau [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
        ]
(c3.1) Laboratoire [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref32">2164,,81,82,01,32,37,,2227,,1274,,261,, 2155,</xref>
        ]5, 19
(c3.2) Attaque [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14 ref16 ref28">16, 14, 28</xref>
        ]
(t1.1) Structure [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
        ]
      </p>
      <p>
        (t1.2) Temps [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14 ref15">15, 14</xref>
        ]
(t1.3) Opérations [2183,,1284,,262,]25, 5, 19, 26, 8, 20, 23
      </p>
      <p>
        (t1.4) Matériel [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref16 ref18">16, 18</xref>
        ]
(t1.5) Environnement [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14 ref18 ref19 ref21 ref27 ref7">7, 27, 21, 19, 14, 18, 13</xref>
        ]
(t2.0) Divers
(t2.1) Objectif [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14 ref17 ref18">14, 18, 13, 17</xref>
        ]
(t2.2) Scénario [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref18 ref19 ref28 ref7">7, 19, 28, 18</xref>
        ]
(t2.3) Niveau de Ressource [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14 ref15 ref18 ref21">21, 14, 18, 15</xref>
        ]
(t2.4) Intégration Physique [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
        ]
      </p>
      <p>
        (t2.5) Code [270,, 2273,, 1262,]24, 6, 25, 5, 19, 26, 8
(t2.6) Actions permises [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14 ref18">14, 18, 13</xref>
        ]
      </p>
      <p>
        (t3.1) Réseau [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref17 ref18 ref19 ref25 ref26 ref28 ref7 ref8">13, 18, 7, 25, 26, 8, 17, 19, 28</xref>
        ]
(t3.2) Application [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref15 ref19 ref20 ref23 ref24 ref25 ref27 ref5 ref6 ref7">7, 27, 24, 6, 25, 5, 19, 20, 23, 15</xref>
        ]
(t3.3) Système [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14 ref16 ref18 ref21 ref22 ref25 ref27">14, 18, 27, 16, 25, 22, 13, 21</xref>
        ]
(t4.1) Empreinte [1134,,177,, 2178,]16, 24, 6, 25, 5, 19, 26
(t4.2) Comportement [2188], 13, 8, 20, 23, 22, 14, 21, 15, 7
      </p>
      <sec id="sec-5-1">
        <title>5.1. Techniques reposant sur l’objectif (t2.1) du pot de miel</title>
        <p>
          Étudier les outils d’un service [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14">14, 13</xref>
          ] ou les équipements du réseau [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
          ] peut donner des indices sur
l’objectif (t2.1) de ce service.
        </p>
        <p>
          La détection de pot de miel peut se baser sur les indices de collecte de données [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
          ]. Dornseif et al.
démontrent qu’il est possible, sans privilèges particuliers, de détecter Sebek v2.1.6 responsable de la
collecte d’information. Un attaquant peut alors de choisir de désactiver Sebek s’il en est capable ou
abandonner son attaque dans le cas contraire.
        </p>
        <p>
          En plus de la journalisation, la présence de debuggers peut être utilisée par un logiciel malveillant
pour modifier son comportement [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
          ]. Si un système possède des debuggers, alors ce système cherche
à étudier des programmes et aura peu de valeur pour l’attaquant. Si un système ne possède pas de
debugger, alors ce système a des chances d’être une machine avec de la valeur pour l’attaquant.
        </p>
        <p>
          Analyser l’environnement réseau du pot de miel peut permettre de déceler des indices sur la nature
d’un pot de miel [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
          ]. Les pots de miel à haute interaction proposent un réseau complet pour récolter
des données sur des attaques complexes. Ces pots de miel assurent aussi leur sécurité à travers un
pare-feu et un système de détection d’intrusion. Wenda et al. propose une méthode plus stable que
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-2">
        <title>5.2. Techniques reposant sur le scénario (t2.2) du pot de miel</title>
        <p>
          La méthode d’exposition [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
          ] ainsi que ce qui est exposé [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19 ref27">19, 27</xref>
          ] d’un pot de miel peut être déterminant.
L’activité au sein du pot de miel peut aussi rendre un pot de miel ineficace [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18 ref28 ref9">18, 28, 9</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Les pots de miel ont des propriétés qui sont partagées d’un prototype à l’autre. Zhang et al. [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref27">27</xref>
          ]
mesurent que les pots de miel ont un plus grand nombre de ports ouverts qu’une machine classique.
Les pots de miel ont aussi des réponses identifiables à des commandes spécifiques. Les pots de miel ont
souvent une IP publique identifiable puisqu’elles ne sont pas enregistrées dans Alexa.
        </p>
        <p>
          Zamiri et al. étudient les ports et services qui sont exposés sur une même machine [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
          ]. Si trop de
services ou des services normalement présents sur des machines diférentes sont présents sur la même
machine, alors la machine est suspecte.
        </p>
        <p>
          Srinivasa et al. [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
          ] complètent une méthode basée sur l’empreinte du pot de miel avec une méthode
qui prend en compte l’hébergement du pot de miel. Typiquement, deux propriétés sont analysées: le
fournisseur d’accès internet (HTTPS/HTTP/SSH/FTP/Telnet) et l’hébergeur cloud (Modbus/S7). Ces
Honeywall restrictif
Pot de miel basé sur
Sebek (v2.1.6 or less)
Pot de miel sur
VMware
Pot de miel sur UML
Any
Pot de miel virtuel
Bac à sable
Pot de miel basé sur
Honeyd
Pot de miel basé sur
Honeyd
Pot de miel à haute
interaction
Pot de miel CPS
Pot de miel à haute
interaction
Pot de miel à haute
interaction
Pot de miel
Pot de miel
        </p>
        <p>Pot de miel HTTP
de</p>
        <p>
          Pot de miel virtuel
données sont obtenues avec des sondeurs tiers comme Shodan [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref29">29</xref>
          ] ou Censys [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref30">30</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Hayatle et al. suggèrent que l’activité des utilisateurs et des comptes de services et un indice de poids
forts dans la détection de pots de miel [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Des techniques d’évasion existent sans avoir pour objectif de détecter les pots de miel particulièrement.
Basée sur les malware Saavy, une méthode de propagation utilise les échanges de données entre plusieurs
machines pour trouver une nouvelle cible [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref28">28</xref>
          ]. Si une machine légitime est infectée, il faudra alors que
le pot de miel communique avec la machine victime pour être éventuellement ciblée par le malware.
        </p>
        <p>
          Un pot de miel à haute interaction doit pouvoir simuler de l’activité en son sein s’il veut déclencher
certaines attaque [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9</xref>
          ]. Guihéry et al. mentionnent deux chevaux de Troie qui se déclenchent selon
l’activité du système. Le cheval de Troie Zebrocy s’exécute à la fermeture d’un document. Le cheval
de Troie BaneChan compte un nombre de clics de souris avant de déclencher son attaque. Ces deux
stratégies permettent d’évader des environnements de détonation et d’analyse s’ils ne sont pas assez
convaincants.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-3">
        <title>5.3. Techniques reposant sur le niveau de ressource (t2.3) du pot de miel</title>
        <p>
          Pour un malware, détecter qu’il est exécuté dans une machine virtuelle est un signe d’une potentielle
introspection au sein d’une sandbox [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
          ]. Certaines techniques basées sur des anomalies temporelles
(t1.2) étudient les latences [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
          ] et régularités [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
          ] dans les opérations pour discerner une machine
réelle d’une machine virtuelle. D’autres techniques utilisent le matériel (t1.5) d’un système, virtuel ou
physique, pour identifier la nature du système [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14 ref16">14, 16</xref>
          ] Il est aussi possible d’analyser les outils présents
dans le système pour déterminer sa nature [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref31">31</xref>
          ]. Enfin, des erreurs peuvent apparaître dans les outils de
virtualisation sans être présentes dans les versions physiques [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref21">21</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Kemkes et al. [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref32">32</xref>
          ] décrit un ensemble de méthodes qui peuvent être employées par les malware afin
de détecter que leur environnement d’exécution est une machine virtuelle. Le Malware Behavior Catalog
(MBC) entretenu par l’organisme MITRE [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref33">33</xref>
          ] contient également une liste de méthodes employées par
les malware pour détecter des les machines virtuelles.
        </p>
        <p>
          Utiliser des systèmes virtuels peut être détecté [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
          ]. Holz et al. expliquent qu’un système virtualisé
possède plus d’opération qu’un système physique ce qui ajoute un délai. Cette mécanique peut alors
être utilisée pour déceler un système virtuel. Holz et al. donnent l’exemple d’une commande illégale: un
pot de miel hébergé sur VMWare a besoin de plus de trois fois plus de temps qu’un système physique
cette commande. Cette diférence est expliquée par les échanges entre VMWare et le système d’accueil
pour déterminer l’origine de l’erreur produite par la commande illégale.
        </p>
        <p>
          En 2006, Honeyd présente des artéfacts d’émulation qui ont des répercussions sur la latence des
réponses [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
          ]. Typiquement, les réponses d’Honeyd ont une latence qui est un multiple de 10ms. Ceci
permet alors de distinguer des systèmes réels des systèmes virtuels.
        </p>
        <p>
          Certains composants sont identifiables facilement: e.g. les machines virtuelles déployées via VMWare
peuvent être identifiées par l’adresse MAC de l’interface réseau [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
          ]. De plus, VMWare possède une
porte dérobée pour les entrées/sorties. Cette porte dérobée permet à VMWare d’interagir avec la machine
virtuelle et elle est utilisée par Agobot pour détecter un système indésirable, e.g. un environnement de
détonation de malware.
        </p>
        <p>
          En premier lieu, il est possible de comparer les spécificités du matériel dans l’environnement
d’exécution avec celles normalement disponibles pour les machines physiques. Les périphériques des
machines virtuelles (cartes réseaux, cartes graphiques, claviers, souris, etc.) sont souvent des moyens
fiables pour identifier que l’environnement d’exécution est une machine virtuelle et quel est l’hyperviseur
le cas échéant. Par exemple, par défaut, les cartes réseaux VirtualBox ont souvent 08:00:27 comme
identifiant constructeur dans l’adresse MAC (i.e., les trois premiers octets de l’adresse). En listant tous
les périphériques, il est aussi possible de vérifier si certains contiennent des noms connus d’hyperviseur
ou technologies de virtualisation (e.g., qemu, vmware, vbox, etc.). Cette analyse des périphériques peut
aussi être menée en analysant les pilotes installés, comme par exemple ceux pour les périphériques
VirtIO dans le cas de l’hyperviseur KVM [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref31">31</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Au-delà de la détection, certains malware peuvent évader un système indésirable en cherchant une
propriété précise d’un système réel [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref16">16</xref>
          ]. Falliere et al. montrent que Stuxnet possède une étape de
vérification de la version du PLC ciblé. Dans ce cas de figure, le malware ne détecte pas le pot de miel.
Cependant, si le malware est exécuté dans un pot de miel ou une sandbox, l’attaque ne sera pas initiée
car la vérification échouera. Nous parlons alors d’évasion plutôt que de détection.
        </p>
        <p>Certains malwares cherchent également à contacter les moyens de communication entre le système
virtualisé et l’hôte. Par exemple, en exécutant l’instruction assembleur IN, qui permet de communiquer
avec un port d’entrée sortie, sur le port 0x5658 (VX en héxadécimal), au sein d’une machine virtuelle
VMware, la valeur VMXh sera retournée.</p>
        <p>Enfin, au sein des systèmes d’exploitation des machines virtualisées il est
possible de trouver des artefacts indiquant le type de l’hyperviseur. Ces artefacts peuvent
être des fichiers (e.g., " C:\system32\drivers\VBoxMouse.sys" étant un fichier
contenant un des drivers VirtualBox sur la machine invité), les clés de registre (e.g., la clé
"\HKLM\SOFTWARE\VMware, Inc.\VMware Tools (VMWARE)" indique un hyperviseur VMware),
des processus ou services (e.g., "xenservice.exe" pour les hyperviseurs Xen).</p>
        <p>
          HoneyJudge est un outil qui teste la mémoire d’un Automate programmable industriel (PLC) pour
déterminer si c’est un pot de miel [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref21">21</xref>
          ]. Un PLC est constitué de trois mémoires: la mémoire du
système d’opération, la mémoire des utilisateurs, et la mémoire des processus physiques. HoneyJudge
compare la mémoire de PLC suspects avec la mémoire de PLC légitimes. Dans la mémoire du système
d’opération,HoneyJudge utilise les conflits sémantiques et la structure de la mémoire. Dans la mémoire
des utilisateurs, HoneyJudge utilise la gestion de la mémoire et les fonctions logiques. Dans la mémoire
des processus physiques,HoneyJudge utilise le bruit des processus et les dynamiques des processus.
Ainsi, HoneyJudge permet d’identifier Conpot, HoneyPLC, ICSpot, ICSpotPlus, et Idling PLC comme pots
de miel tandis que d’autres outils comme nmap et PLCScan ne détectent que Conpot.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-4">
        <title>5.4. Techniques reposant sur l’intégration physique (t2.4) du pot de miel</title>
        <p>
          Un service qui utilise un modèle afin de prétendre échanger avec le monde physique est un service
suspect [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
          ]. Un pot de miel complexe peut chercher à modéliser une situation précise. Gaspot modélise
une station d’essence et en particulier ses réservoires d’essence [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref34">34</xref>
          ]. Zamiri et al. expliquent que le
modèle de ces réservoires peut être un vecteur de détection pour les attaquants [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
          ]. Par exemple, un
niveau des réservoires baisse de manière déterministe est suspect.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-5">
        <title>5.5. Techniques reposant sur le code (t2.5) du pot de miel</title>
        <p>
          Implémenter tous les aspects d’une machine ou d’un service peut être couteux en temps et en argent.
Des techniques basées sur la gestion des erreurs cherchent à étudier les fonctionnalités et erreurs
qui n’ont pas été anticipées par les développeurs de pots de miel [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18 ref19 ref20 ref23 ref8">8, 18, 19, 20, 23</xref>
          ]. De plus, utiliser
des pots de miel open source peut être un point fort mais aussi un point faible. Un pot de miel open
source peut être analysé pour en déterminer une empreinte qui permettra d’identifier toutes ses copies
[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19 ref24 ref25 ref26 ref27 ref5 ref6 ref7">24, 6, 25, 5, 19, 7, 26, 27</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Honeyd présente plusieurs anomalies dans le protocole ARP [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref8">8</xref>
          ]. Avec un simple ping, un pot de
miel basé sur Honeyd avec une configuration par défaut peut être détecté. Par exemple, un Honeyd
avec une configuration par défaut renvoie réponse en broadcast à une requête ARP. En temps normal,
un système répond directement à la machine à l’origine de la requête plutôt qu’en broadcast. Hayatle
et al. étudient les logiciels et composants présents au sein d’une machine [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
          ]. Si certains éléments
critiques ne sont pas présents, un attaquant pourrait comprendre que la machine n’est pas réellement
utilisée et donc identifiée comme pot de miel. Un pot de miel industriel comme Conpot n’implémente
pas tous les aspects du protocole Siemens [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
          ]. Zamiri et al. suggèrent que PLCScan permet de lister les
commandes qui ne sont pas implémentées dans Conpot. Étudier les commandes non implémentées peut
alors permettre de distinguer service réel et pot de miel. Plus récemment, le secure fuzzy testing permet
de détecter des pots de miel cyber-physiques par les erreurs qu’ils renvoient [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref20">20</xref>
          ]. Leur approche utilise
un réseau neuronal convolutif du modèle d’apprentissage profond. Leur approche suit un entraînement
hors-ligne pour efectuer une détection de pots de miel industriel en ligne. En plus du protocole ARP,
d’autres protocoles peuvent être étudier pour détecter la présence d’un pot de miel comme les pots
de miel RDP. Franzen et al. décrivent une méthode de détection basée sur l’analyse de la pile TLS Un
ensemble de paquets de sondage basé sur une anomalie (PSA) [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref23">23</xref>
          ] peut être utilisé pour identifier des
pots de miel. L’approche est basée sur un réseau neuronal convolutif sur deux jeux de service HTTP:
un jeu avec des services légitimes comme Baidu ou Google, et un jeu avec des pots de miel comme
HellPot ou NodePot. L’approche est évaluée sur le jeu de pots de miel avec une configuration légèrement
diférente de la configuration utilisée à l’entraînement.
        </p>
        <p>
          Un pot de miel peut être détecté en fonction des erreurs qu’il crée [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref24">24</xref>
          ]. Aguirre et al. proposent une
procédure d’identification de pots de miel HTTP à basse interaction. La procédure est testée d’abord
sur des pots de miel connus, puis est utilisée pour détecter des pots de miel en ligne. Ainsi, Aguirre et
al. compare des services suspects avec des pots de miel commun. Un pot de miel peut être caractérisé
par son manque de personnalisation [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
          ]. Vetterl et al. montrent que des pots de miel des services SSH,
Telnet, HTTP peuvent non seulement être détectés mais aussi être identifiés avec leur version. Huang et
al. propose une méthode d’identification de pots de miel suivant trois sources de données: réseau (t3.1),
application (t3.2), système (t3.3) [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref25">25</xref>
          ]. Les donnés collectées concernent des paramètres liés aux services
HTTP, FTP, et SMTP. Leur méthode utilise du machine learning pour identifier le service et atteint
une précision de 0.9 et une bonne généralisation pour la technique d’apprentissage de forêt d’arbres
décisionnels. Morishita et al. proposent une méthode pour étudier la détectabilité des pots de miel open
source exposés sur Internet et leur durée de vie. Leur méthode de détection se base sur la signature des
pots de miel à travers leur bannière, leur réponse HTTP et leur réponse aux erreurs. Ces trois vecteurs
de détection sont comparés avec Shodan [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref29">29</xref>
          ] et Censys [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref30">30</xref>
          ] qui permettent eux aussi d’évaluer les
adresses IP suspectes. Ainsi, plus de 19,000 pots de miel open source exposés en ligne peuvent être
détectés à cause de leur configuration par défaut. En guise de mitigation, Morishita et al. suggèrent de
remplacer les bannières des pots de miel par des bannières standardes, personnaliser les fichiers HTML
pour le contenu Web, et de corriger la gestion des erreurs pour les services SSH pour un résultat plus
proche de la réalité. L’étude de la configuration des pots de miel touche aussi les pots de miel industriel
comme Conpot [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
          ]. Zamiri et al. proposent une signature de Conpot. Cette signature est constituée des
bannières par défaut qui comprennent adresse MAC, identifiant, numéro de série, ou nom du produit.
Zamiri et al. expliquent que ces paramètres sont décrits par Shodan [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref29">29</xref>
          ] et Censys [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref30">30</xref>
          ]. Srinivasa et al.
[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
          ] proposent une méthode de détection de pot de miel basé sur son empreinte. Leur méthode repose
sur l’analyse de réponse d’un service à diférente requête. Si les réponses obtenues correspondent
à celle d’un pot de miel, le service est identifié comme tel. La méthode inclut diférents modules de
détection présents dans la littrature [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref35 ref5 ref6">35, 6, 5</xref>
          ]: un scan de port, un test de la bannière, une analyse
de la réponse HTTP, un test des dépendances de librairies, et une analyse de réponse de commands
statiques. Néanmoins, leur méthode introduit deux nouveaux modules: une analyse de l’établissement
de connexion et un test de certificat SSL/TLS. Franzen et al. utilise la méthode sur des pots de miel RDP
et SMB [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref26">26</xref>
          ]. En forgeant correctement certaines requêtes, un attaquant peut identifier un pot de miel
avec les réponses obtenues.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-6">
        <title>5.6. Techniques reposant sur les actions permises (t2.6) vis-à-vis du pot de miel</title>
        <p>
          Un pot de miel est un équipement qui se veut vulnérable pour attirer des attaquants. Néanmoins, un
pot de miel ne doit pas être un vecteur d’attaque supplémentaire. Des comportements étranges comme
des règles de sécurité supplémentaire naissent de ce paradoxe [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref14 ref18">13, 14, 18</xref>
          ] D’autre part, si le pot de miel
est trop facilement compromis, l’attaquant pourrait se méfier [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
          ]
        </p>
        <p>
          Un honeywall joue le rôle de pare-feu pour un composant d’un pot de miel ou pour son réseau de
pots de miel. Dornseif et al. [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
          ] expliquent que le honeywall peut avoir des règles pour restreindre les
actions de l’attaquant. En particulier, les règles du honeywall peuvent chercher à éviter qu’un attaquant
compromette le pot de miel ou l’utilise comme machine-rebond. Ces restrictions sont distinguées en
deux cas: une limite de paquets sortant du pot de miel et l’altération des paquest pour transformer des
requêtes dangereuses en requêtes bénines. Il en découle alors deux techniques. La première consiste
à ouvrir une connexion depuis le pot de miel et envoyer de multiples paquets pour voir s’il y a un
bloquage. Cette première technique est aussi suggérée par Hayatle et al. [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
          ]. La seconde consiste à
étudier l’altération des paquets émis.
        </p>
        <p>
          En outre, une sécurité particulière peut éveiller des soupçons [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
          ]. Holz et al. montrent qu’un
attaquant peut détecter la présence d’une prison ou d’un chroot au sein d’un système d’exploitation. La
prison et le chroot permettent de restreindre un utilisateur à une partie très réduite d’un système. Sans
installation préalable, même les commandes les plus simples ne sont pas présentes dans une prison ou
d’un chroot. Ceci limite au maximum les actions permises à un attaquant.
        </p>
        <p>
          En plus de l’analyse des trafics sortants malveillants, une sécurité trop basse peut aussi éveiller des
soupçons [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
          ].
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>6. Synthèse</title>
      <p>Cette section propose une synthèse des techniques de détection et d’évasion de pot de miel avec les
mitigations suggérées par la littérature.</p>
      <p>La table 5 récapitule les techniques de détection et d’évasion selon les propriétés ciblées d’un pot de
miel avec leur mitigation. Dans cette table, les lignes grises ont des techniques de détection provenant
d’attaque réelles décrites dans la littérature. Bien que toutes les catégories soient représentées:
Opérations (15 sur 33 techniques), Environnement (13 sur 33 techniques), Matériel (2 sur 33 techniques), Temps
(2 sur 33), et Structure (1 sur 33); la table 2 et la table 5 montrent que les techniques liées aux catégories
Opérations et Environnement sont prédominantes. En outre, la littérature présente en majorité des
techniques de détection produite en laboratoire (c3.1) (27 sur 33) contre 6 techniques provenant de
logiciels malveillants (c3.2). Une parties des techniques de détection sont proposées avec leur mitigation
(9 sur 33).</p>
      <p>
        Il est crucial de masquer l’objecif réel d’un pot de miel. Cela concerne les techniques de debugging
[
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ] ou de journalisation [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
        ].
      </p>
      <p>
        La scénario dans lequel un pot de miel est implémenté est déterminant pour ne pas éveiller les
soupçon d’un attaquant. Cela concerne la dificulté de compromission [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
        ], le rôle que joue le pot de
miel au sein d’un réseau [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref28">28</xref>
        ], ou l’activité présente dans le pot de miel [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9</xref>
        ].
      </p>
      <p>
        Les traces de virtualisation peut aussi être un indice pour les attaquants. Cette propriété est détectable
via des techniques variées [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref32">32</xref>
        ]: adresse MAC connue [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ], latence trop régulière [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
        ] ou trop importante
[
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ], pilote installés [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref31">31</xref>
        ], erreur de virtualisation [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref21">21</xref>
        ], ou processus-type de machines virtuelles [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ] La
virtualisation reste un indice subjectif puisqu’une machine industrielle peut être virtualisée. Il est alors
nécessaire de choisir une machine qui corresponde au scénario sélectionné.
      </p>
      <p>
        Les attaquants peuvent aussi analyser leurs actions et les impacts sur le monde physique. Si le
modèle est incohérent ou suspect [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
        ], l’attaquant pourrait abandonner son attaque. Utiliser un jumeau
numérique ou un système réel pourrait être envisagé pour convaincre un attaquant.
      </p>
      <p>
        De nombreuses techniques de détection de pots de miel utilisent le code de pot de miel. Les techniques
se répartissent en deux familles: les techniques reposant sur une implémentation incorrecte [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref8">8</xref>
        ] ou sur
une configuration par défaut [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref27">27</xref>
        ]. Il est nécessaire de personnaliser la configuration d’un pot de miel
open source. Aussi, des implémentations de pots de miel peuvent être développées pour générer moins
d’erreurs propres aux pots de miel.
      </p>
      <p>
        Certains attaquants savent qu’un pot de miel ne peut pas répéter une attaque. C’est pourquoi certaines
techniques reposent sur l’analyse de la sécurité qui est déployée dans un pot de miel [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref18">18</xref>
        ]. Un pot de
miel devrait alors présenter une sécurité sufisamment forte qui l’empêche de produire une attaque tout
en garantissant un cas crédible pour l’attaquant.
      </p>
    </sec>
    <sec id="sec-7">
      <title>7. Conclusion</title>
      <p>Cet article présente une systématisation des connaissances des techniques de détection de pot de miel.
Cet article propose une taxonomie des techniques de détection de pot de miel en section 4 et une
analyse des techniques de détection étudiées en laboratoire et utilisées par les attaquants en section 5.
La taxonomie et l’analyse donnent des clés de compréhension et des pistes pour améliorer le réalisme
des pots de miel vis-à-vis les attaquants avancés.</p>
      <p>Un pot de miel possède plusieurs propriétés sur lesquelles un attaquant peut reposer une technique
de détection: Objectif (t2.1), Scénario (t2.2), Niveau de Ressource (t2.3), Intégration Physique (t2.4), Code
(t2.5) ou Actions Permises (t2.6). Les défenseurs des sytèmes d’information utilisent principalement
les indices de virtualisation (t2.3), la gestion des erreurs et les similarités d’un pot de miel avec un
pot de miel open source (t2.5) pour évaluer le réalisme d’un prototype de pot de miel. Toutefois, les
attaquants semblent plutôt s’intéresser aux outils (t2.1) du pot de miel, à son activité (t2.2), et aux indices
de virtualisation (t2.3).</p>
      <p>Cependant, très peu d’articles mentionnent explicitement les techniques issues des attaquants. Ce
phénomène a un fort impact sur les stratégies que les défenseurs peuvent adopter. Étudier les techniques
réellement utilisées est une piste cruciale pour améliorer le réalisme des pots de miel.
Cette recherche est financée par la chaire industrielle de recherche Cybersécurité des Infrastructures</p>
    </sec>
    <sec id="sec-8">
      <title>Remerciements</title>
      <p>Critiques (CyberCNI).</p>
    </sec>
    <sec id="sec-9">
      <title>Declaration on Generative AI</title>
      <p>During the preparation of this work, the author(s) used ChatBotChatApp in order to: Draft structure.
After using these tool(s)/service(s), the author(s) reviewed and edited the content as needed and take(s)
full responsibility for the publication’s content.</p>
    </sec>
  </body>
  <back>
    <ref-list>
      <ref id="ref1">
        <mixed-citation>
          [1]
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Chen</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Andersen</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>Z. M.</given-names>
            <surname>Mao</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Bailey</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Nazario</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Towards an understanding of antivirtualization and anti-debugging behavior in modern malware, in: 2008 IEEE international conference on dependable systems and networks with FTCS and DCC (DSN)</article-title>
          , IEEE,
          <year>2008</year>
          , pp.
          <fpage>177</fpage>
          -
          <lpage>186</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref2">
        <mixed-citation>
          [2]
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Laurén</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>V.</given-names>
            <surname>Leppänen</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Rauti</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Uitto</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>A survey on anti-honeypot and anti-introspection methods</article-title>
          ,
          <source>Recent Advances in Information Systems and Technologies</source>
          <volume>2</volume>
          (
          <year>2017</year>
          )
          <fpage>11</fpage>
          -
          <lpage>13</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref3">
        <mixed-citation>
          [3]
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Afianian</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Niksefat</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>B.</given-names>
            <surname>Sadeghiyan</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>D.</given-names>
            <surname>Baptiste</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Malware dynamic analysis evasion techniques: A survey, ACM Computing Surveys (CSUR) 52 (</article-title>
          <year>2019</year>
          )
          <fpage>1</fpage>
          -
          <lpage>28</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref4">
        <mixed-citation>
          [4]
          <string-name>
            <given-names>V.</given-names>
            <surname>Tay</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Li</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>D.</given-names>
            <surname>Mashima</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>B.</given-names>
            <surname>Ng</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>P.</given-names>
            <surname>Cao</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>Z.</given-names>
            <surname>Kalbarczyk</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>R. K.</given-names>
            <surname>Iyer</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Taxonomy of fingerprinting techniques for evaluation of smart grid honeypot realism</article-title>
          , in: 2023 IEEE International Conference on Communications, Control, and
          <article-title>Computing Technologies for Smart Grids (SmartGridComm)</article-title>
          , IEEE,
          <year>2023</year>
          , pp.
          <fpage>1</fpage>
          -
          <lpage>7</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref5">
        <mixed-citation>
          [5]
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Morishita</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>T.</given-names>
            <surname>Hoizumi</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>W.</given-names>
            <surname>Ueno</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>R.</given-names>
            <surname>Tanabe</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>C.</given-names>
            <surname>Gañán</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <surname>M. J. Van Eeten</surname>
            ,
            <given-names>K.</given-names>
          </string-name>
          <string-name>
            <surname>Yoshioka</surname>
          </string-name>
          , T. Matsumoto,
          <article-title>Detect me if you. . . oh wait. an internet-wide view of self-revealing honeypots, in: 2019 IFIP/IEEE symposium on integrated network and service management (IM)</article-title>
          , IEEE,
          <year>2019</year>
          , pp.
          <fpage>134</fpage>
          -
          <lpage>143</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref6">
        <mixed-citation>
          [6]
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Vetterl</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>R.</given-names>
            <surname>Clayton</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Bitter harvest: Systematically fingerprinting low-and medium-interaction honeypots at internet scale</article-title>
          ,
          <source>in: 12th USENIX Workshop on Ofensive Technologies (WOOT 18)</source>
          ,
          <year>2018</year>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref7">
        <mixed-citation>
          [7]
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Srinivasa</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J. M.</given-names>
            <surname>Pedersen</surname>
          </string-name>
          , E. Vasilomanolakis,
          <article-title>Gotta catch'em all: a multistage framework for honeypot fingerprinting</article-title>
          .(
          <year>2021</year>
          ),
          <article-title>arXiv preprint cs</article-title>
          .
          <source>CR/2109.10652</source>
          (
          <year>2021</year>
          ).
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref8">
        <mixed-citation>
          [8]
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Boulaiche</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>K.</given-names>
            <surname>Adi</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Honeyd detection via abnormal behaviors generated by the arpd daemon</article-title>
          .,
          <source>in: SECRYPT</source>
          ,
          <year>2008</year>
          , pp.
          <fpage>65</fpage>
          -
          <lpage>71</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref9">
        <mixed-citation>
          [9]
          <string-name>
            <given-names>F.</given-names>
            <surname>Guihéry</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Sifer</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Paillard</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Beezh: une plateforme de détonation réaliste pour l'analyse des modes opératoires d'attaquants (</article-title>
          <year>2020</year>
          ).
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref10">
        <mixed-citation>
          [10]
          <string-name>
            <given-names>P.</given-names>
            <surname>Lackner</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>How to mock a bear: Honeypot, honeynet, honeywall &amp; honeytoken: A survey</article-title>
          , volume
          <volume>2</volume>
          , Science and
          <string-name>
            <given-names>Technology</given-names>
            <surname>Publications</surname>
          </string-name>
          , Lda,
          <year>2021</year>
          , pp.
          <fpage>181</fpage>
          -
          <lpage>188</lpage>
          . doi:
          <volume>10</volume>
          .5220/ 0010400001810188.
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref11">
        <mixed-citation>
          [11]
          <string-name>
            <given-names>N.</given-names>
            <surname>Ilg</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>P.</given-names>
            <surname>Duplys</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>D.</given-names>
            <surname>Sisejkovic</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Menth</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Survey of contemporary open-source honeypots, frameworks, and tools</article-title>
          ,
          <source>Journal of Network and Computer Applications</source>
          (
          <year>2023</year>
          )
          <fpage>103737</fpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref12">
        <mixed-citation>
          [12]
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Franco</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Aris</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>B.</given-names>
            <surname>Canberk</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A. S.</given-names>
            <surname>Uluagac</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>A survey of honeypots and honeynets for internet of things, industrial internet of things, and cyber-physical systems</article-title>
          ,
          <source>IEEE Communications Surveys &amp; Tutorials</source>
          <volume>23</volume>
          (
          <year>2021</year>
          )
          <fpage>2351</fpage>
          -
          <lpage>2383</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref13">
        <mixed-citation>
          [13]
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Dornseif</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>T.</given-names>
            <surname>Holz</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>C. N.</given-names>
            <surname>Klein</surname>
          </string-name>
          , Nosebreak-attacking honeynets,
          <year>2004</year>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref14">
        <mixed-citation>
          [14]
          <string-name>
            <given-names>T.</given-names>
            <surname>Holz</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>F.</given-names>
            <surname>Raynal</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Detecting honeypots and other suspicious environments</article-title>
          ,
          <source>in: Proceedings from the sixth annual IEEE SMC information assurance workshop</source>
          , IEEE,
          <year>2005</year>
          , pp.
          <fpage>29</fpage>
          -
          <lpage>36</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref15">
        <mixed-citation>
          [15]
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Fu</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>W.</given-names>
            <surname>Yu</surname>
          </string-name>
          , D. Cheng,
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Tan</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>K.</given-names>
            <surname>Stref</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Graham</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>On recognizing virtual honeypots and countermeasures</article-title>
          ,
          <source>in: 2006 2nd IEEE International Symposium on Dependable, Autonomic and Secure Computing</source>
          , IEEE,
          <year>2006</year>
          , pp.
          <fpage>211</fpage>
          -
          <lpage>218</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref16">
        <mixed-citation>
          [16]
          <string-name>
            <given-names>N.</given-names>
            <surname>Falliere</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>L. O.</given-names>
            <surname>Murchu</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>E.</given-names>
            <surname>Chien</surname>
          </string-name>
          , et al.,
          <source>W32</source>
          . stuxnet dossier, White paper, symantec corp.,
          <source>security response 5</source>
          (
          <year>2011</year>
          )
          <fpage>29</fpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref17">
        <mixed-citation>
          [17]
          <string-name>
            <given-names>D.</given-names>
            <surname>Wenda</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>D.</given-names>
            <surname>Ning</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>A honeypot detection method based on characteristic analysis and environment detection</article-title>
          , in: 2011 International Conference in Electrics,
          <source>Communication and Automatic Control Proceedings</source>
          , Springer,
          <year>2011</year>
          , pp.
          <fpage>201</fpage>
          -
          <lpage>206</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref18">
        <mixed-citation>
          [18]
          <string-name>
            <given-names>O.</given-names>
            <surname>Hayatle</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Youssef</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>H.</given-names>
            <surname>Otrok</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Dempster-shafer evidence combining for (anti)-honeypot technologies</article-title>
          ,
          <source>Information Security Journal: A Global Perspective</source>
          <volume>21</volume>
          (
          <year>2012</year>
          )
          <fpage>306</fpage>
          -
          <lpage>316</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref19">
        <mixed-citation>
          [19]
          <string-name>
            <surname>M.-R. Zamiri-Gourabi</surname>
            ,
            <given-names>A. R.</given-names>
          </string-name>
          <string-name>
            <surname>Qalaei</surname>
            ,
            <given-names>B. A.</given-names>
          </string-name>
          <string-name>
            <surname>Azad</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Gas what? i can see your gaspots. studying the ifngerprintability of ics honeypots in the wild, in: Proceedings of the fifth annual industrial control system security (icss</article-title>
          ) workshop, 2019, pp.
          <fpage>30</fpage>
          -
          <lpage>37</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref20">
        <mixed-citation>
          [20]
          <string-name>
            <given-names>Y.</given-names>
            <surname>Sun</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>Z.</given-names>
            <surname>Tian</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Li</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Su</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Du</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Guizani</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Honeypot identification in softwarized industrial cyber-physical systems</article-title>
          ,
          <source>IEEE Transactions on Industrial Informatics</source>
          <volume>17</volume>
          (
          <year>2020</year>
          )
          <fpage>5542</fpage>
          -
          <lpage>5551</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref21">
        <mixed-citation>
          [21]
          <string-name>
            <given-names>H.</given-names>
            <surname>Zhu</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Liu</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>B.</given-names>
            <surname>Chen</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Che</surname>
          </string-name>
          , P. Cheng, R. Deng,
          <article-title>Honeyjudge: A plc honeypot identification framework based on device memory testing</article-title>
          ,
          <source>IEEE Transactions on Information Forensics and Security</source>
          (
          <year>2024</year>
          ).
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref22">
        <mixed-citation>
          [22]
          <string-name>
            <given-names>O.</given-names>
            <surname>Surnin</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>F.</given-names>
            <surname>Hussain</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>R.</given-names>
            <surname>Hussain</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Ostrovskaya</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Polovinkin</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Lee</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Fernando</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Probabilistic estimation of honeypot detection in internet of things environment</article-title>
          ,
          <source>in: 2019 International Conference on Computing, Networking and Communications (ICNC)</source>
          , IEEE,
          <year>2019</year>
          , pp.
          <fpage>191</fpage>
          -
          <lpage>196</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref23">
        <mixed-citation>
          [23]
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Chen</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>B.</given-names>
            <surname>Lu</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>R.</given-names>
            <surname>Sun</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Jiang</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Honeypot detection method based on anomalous requests response diferences</article-title>
          ,
          <source>in: Proceedings of the 2023 6th International Conference on Electronics, Communications and Control Engineering</source>
          ,
          <year>2023</year>
          , pp.
          <fpage>109</fpage>
          -
          <lpage>117</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref24">
        <mixed-citation>
          [24]
          <string-name>
            <given-names>E.</given-names>
            <surname>Aguirre-Anaya</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>G.</given-names>
            <surname>Gallegos-Garcia</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>N. S.</given-names>
            <surname>Luna</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>L. A. V.</given-names>
            <surname>Vargas</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>A new procedure to detect low interaction honeypots</article-title>
          ,
          <source>International Journal of Electrical and Computer Engineering</source>
          <volume>4</volume>
          (
          <year>2014</year>
          )
          <fpage>848</fpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref25">
        <mixed-citation>
          [25]
          <string-name>
            <given-names>C.</given-names>
            <surname>Huang</surname>
          </string-name>
          , J. Han,
          <string-name>
            <given-names>X.</given-names>
            <surname>Zhang</surname>
          </string-name>
          , J. Liu,
          <article-title>Automatic identification of honeypot server using machine learning techniques</article-title>
          ,
          <source>Security and Communication Networks</source>
          <year>2019</year>
          (
          <year>2019</year>
          )
          <fpage>2627608</fpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref26">
        <mixed-citation>
          [26]
          <string-name>
            <given-names>F.</given-names>
            <surname>Franzen</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>L.</given-names>
            <surname>Steger</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Zirngibl</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>P.</given-names>
            <surname>Sattler</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Looking for honey once again: Detecting rdp and smb honeypots on the internet</article-title>
          ,
          <source>in: 2022 IEEE European Symposium on Security and Privacy Workshops (EuroS&amp;PW)</source>
          , IEEE,
          <year>2022</year>
          , pp.
          <fpage>266</fpage>
          -
          <lpage>277</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref27">
        <mixed-citation>
          [27]
          <string-name>
            <given-names>Y.-J.</given-names>
            <surname>Zhang</surname>
          </string-name>
          , W.-J. Liu,
          <string-name>
            <given-names>K.-N.</given-names>
            <surname>Guo</surname>
          </string-name>
          , Y.
          <string-name>
            <surname>-M. Kang</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Identification of ssh honeypots using machine learning techniques based on multi-fingerprinting</article-title>
          ,
          <source>in: 2023 IEEE 6th Information Technology, Networking, Electronic and Automation Control Conference (ITNEC)</source>
          , volume
          <volume>6</volume>
          , IEEE,
          <year>2023</year>
          , pp.
          <fpage>1376</fpage>
          -
          <lpage>1381</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref28">
        <mixed-citation>
          [28]
          <string-name>
            <given-names>J.</given-names>
            <surname>Rrushi</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Honeypot evader: Activity-guided propagation versus counter-evasion via decoy os activity</article-title>
          ,
          <source>in: Proceedings of the 14th IEEE International Conference on Malicious and Unwanted Software</source>
          ,
          <year>2019</year>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref29">
        <mixed-citation>
          [29]
          <string-name>
            <surname>Shodan</surname>
          </string-name>
          . honeypot or not?, https://honeyscore.shodan.io/, ???? Accessed:
          <fpage>2025</fpage>
          -08-06.
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref30">
        <mixed-citation>
          [30]
          <string-name>
            <given-names>Z.</given-names>
            <surname>Durumeric</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>D.</given-names>
            <surname>Adrian</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Mirian</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>M.</given-names>
            <surname>Bailey</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J. A.</given-names>
            <surname>Halderman</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>A search engine backed by internet-wide scanning</article-title>
          ,
          <source>in: Proceedings of the 22nd ACM SIGSAC conference on computer and communications security</source>
          ,
          <year>2015</year>
          , pp.
          <fpage>542</fpage>
          -
          <lpage>553</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref31">
        <mixed-citation>
          [31]
          <string-name>
            <given-names>Y.</given-names>
            <surname>Benditovich</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>Y.</given-names>
            <surname>Vugenfirer</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>V.</given-names>
            <surname>Rozenfeld</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>L.</given-names>
            <surname>Prosek</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>V.</given-names>
            <surname>Prutyanov</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>V.</given-names>
            <surname>Chulak</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>G.</given-names>
            <surname>McRae</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>K.</given-names>
            <surname>Kostiuk</surname>
          </string-name>
          , benyamin-codez, M. Dráb, bish22ah,
          <string-name>
            <given-names>S.</given-names>
            <surname>Bykov</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Li</surname>
          </string-name>
          , zjmletang, B. Salman, ivellioscolin, 6-dehan, M. Kedzierski, Twentylives,
          <string-name>
            <given-names>L.</given-names>
            <surname>You</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>A.</given-names>
            <surname>Odaki</surname>
          </string-name>
          , J. Kohler, PolloLoco, H. Xiang, G. Lamm,
          <string-name>
            <surname>M.</surname>
          </string-name>
          <article-title>Janiszewski, kfir manor, 54shady, yach-yf, xuxi0513, virtio-win/kvm-guestdrivers-windows, https://github.com/virtio-win/kvm-guest-drivers-</article-title>
          <string-name>
            <surname>windows</surname>
          </string-name>
          ,
          <year>2025</year>
          . URL: https: //github.com/virtio-win/
          <article-title>kvm-guest-drivers-windows.</article-title>
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref32">
        <mixed-citation>
          [32]
          <string-name>
            <given-names>P.</given-names>
            <surname>Kemkes</surname>
          </string-name>
          ,
          <article-title>Evaluation of current virtual machine detection methods</article-title>
          ,
          <source>in: 14. GI FG SIDAR Graduierten-Workshop über Reaktive Sicherheit</source>
          ,
          <year>2019</year>
          , p.
          <fpage>15</fpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref33">
        <mixed-citation>
          [33]
          <string-name>
            <surname>MITRE</surname>
          </string-name>
          , Malware behavior catalog, ???? URL: https://github.com/MBCProject/mbc-markdown.
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref34">
        <mixed-citation>
          [34]
          <string-name>
            <given-names>K.</given-names>
            <surname>Wilhoit</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <surname>S. Hilt,</surname>
          </string-name>
          <article-title>The gaspot experiment: Unexamined perils in using, blackhat (</article-title>
          <year>2015</year>
          ).
        </mixed-citation>
      </ref>
      <ref id="ref35">
        <mixed-citation>
          [35]
          <string-name>
            <given-names>Z.</given-names>
            <surname>Durumeric</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>E.</given-names>
            <surname>Wustrow</surname>
          </string-name>
          ,
          <string-name>
            <given-names>J. A.</given-names>
            <surname>Halderman</surname>
          </string-name>
          , {ZMap}:
          <article-title>Fast internet-wide scanning and its security applications</article-title>
          ,
          <source>in: 22nd USENIX Security Symposium (USENIX Security 13)</source>
          ,
          <year>2013</year>
          , pp.
          <fpage>605</fpage>
          -
          <lpage>620</lpage>
          .
        </mixed-citation>
      </ref>
    </ref-list>
  </back>
</article>