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      <title-group>
        <article-title>Modélisation et Gestion de la Confiance dans les Réseaux Mobiles Ad hoc</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Abdesselem Beghriche</string-name>
          <email>abdesselem_beghriche@hotmail.com</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Azeddine Bilami</string-name>
          <email>abilami@yahoo.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Département d'informatique, Université de Batna-Algérie. 05</institution>
          ,
          <addr-line>avenue Chahid Boukhlouf, 05000 Batna-Algérie</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>Résumé : Les réseaux mobiles Ad hoc annoncent les réseaux de communication du futur où la mobilité en est l'idée maîtresse. Ces réseaux devront être capable d'interconnecter des mobiles, à la volée et de bout en bout, pour leur fournir des services de manière omniprésente. Ils sont de ce fait plus vulnérables à de nombreux types d'attaques. Leur succès dépendra sans aucun doute de la confiance qu'ils apporteront à leurs usagers. Les modèles de confiance traditionnels ne répondent pas aux nouvelles exigences de tels réseaux dont les caractéristiques les rapprochent de plus en plus des modèles sociaux. Dans ce papier notre approche consiste à modéliser et gérer la confiance dans une architecture Ad hoc hiérarchique distribuée. La solution envisagée est de faire reposer la prise de décision d'un échange sur la base de la confiance, sachant que chaque noeud ne pourra se protéger d'éventuels voisins malicieux qu'en faisant appel aux informations locales dont il dispose. Notre modèle de gestion de la confiance a donc pour objectif d'intégrer des mécanismes contrant les attaques actives, en forçant la coopération entre les noeuds, et détectant les comportements défaillants. Mots-clés : Réseaux mobiles Ad hoc, Sécurité, Confiance, Réputation, Algorithmes distribués, Infrastructure à clé publique (PKI), Mécanisme de surveillance, IEEE 802.11 et Clustering.</p>
      </abstract>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>1 Introduction</title>
      <p>
        Les réseaux Ad hoc sont des réseaux sans fil sans infrastructure fixe. Les noeuds
doivent donc collaborer pour organiser l’échange d’informations de contrôle et
permettre l’acheminement du trafic. Ces réseaux doivent posséder la capacité de
s’auto-configurer, sans intervention humaine. Suivant la définition de groupe MANET
(Mobile Ad hoc NETwork) de l’IETF (Internet Engineering Task Force) [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ], un réseau
Ad hoc mobile, est un système autonome de noeuds mobiles reliés par des liens sans fil
dont l'union forme un graphe arbitraire.
      </p>
      <p>Un réseau MANET possède des exigences spécifiques en terme de sécurité, du fait
de ses particularités : liens sans fil, contraintes d'énergie, limitation de la bande
passante et de la puissance de calcul, connectivité non permanente d'un noeud avec les
autres noeuds. Ces caractéristiques rendent les réseaux Ad hoc mobiles sophistiqués et
capables d’opérer dans des conditions difficiles, mais aussi vulnérables aux différents
problèmes de sécurité, comme la gestion des clés de chiffrage, distribution des
certificats, gestion de confiance entre les noeuds, la coopération, etc. Dans ces réseaux,
le problème principal ne se situe pas au niveau du support physique, mais
principalement dans le fait que tous les noeuds sont équivalents et potentiellement
indispensables (fonction de routage) au fonctionnement du réseau. Les possibilités de
s’insérer dans le réseau sont grandes, la détection d’une intrusion ou d’un déni de
service (DoS) est plus délicate en l’absence de centralisation.</p>
      <p>
        Les solutions de sécurité doivent proposer certains services de base comme :
l’authentification, le contrôle de l’intégrité, la confidentialité, la disponibilité et la
nonrépudiation. La majorité des solutions de sécurité proposées dans la littérature sont
basées sur la cryptographie symétrique ou asymétrique. Mais le problème majeur de
ces solutions dans l’environnement des réseaux Ad hoc mobiles est la gestion et la
distribution des clés de chiffrage. Proposer une seule autorité de certification (AC) pour
tout le réseau n’est pas une solution souhaitable car cette conception est vulnérable aux
attaques de type (DoS) sur l’AC. Le protocole ARAN [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
        ] par exemple utilise une seul
AC pour tout le réseau, si le noeud AC est compromis, tout le réseau sera compromis.
Cette solution n’est seulement pas souhaitable, mais n’est en plus pas adaptée à la
dynamique de la topologie du réseau. Il nous paraît nécessaire de traiter la sécurité dans
les réseaux Ad hoc de manière plus globale en tenant compte des spécificités de ces
réseaux.
      </p>
      <p>
        La question de la confiance s’est appliquée dans le monde des télécommunications
avec des modèles reposant sur la connaissance au préalable des identités. Si aucune
information n’est transmise au préalable, la confiance ne s’établit pas, elle n’est pas
adaptative [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
        ]. C’est bien cette condition qui rend ces modèles contraignants et
binaires, imposant aux entités communicantes qu’elles soient d’abord connues puis
reconnaissables (identifiées et authentifiées) tout au long de l’échange (maintien de la
confiance). Si la connaissance préalable des identités est possible pour des réseaux
maîtrisés, elle ne peut pas naturellement s’imposer à des réseaux dont les
caractéristiques sont tout le contraire : topologie réseaux fortement dynamique, passage
à l’échelle incontrôlé et population anonyme.
      </p>
      <p>
        Dans ce papier, nous allons concentrer sur notre architecture de sécurité proposée
dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">13</xref>
        ], pour développer les systèmes dynamiques de gestion de clés adaptés aux
caractéristiques du réseau Ad hoc. Nous proposons un modèle de confiance
probabiliste basé sur le principe de la réputation pour définir la connectivité entre les
noeuds de confiance, afin de mettre en place un bon modèle de gestion de la confiance a
pour objectif d’évaluer la robustesse de notre nouvelle architecture dans le but de
sécuriser les réseaux MANETs.
      </p>
      <p>Le présent papier est organisé comme suit : nous décrivons dans la section 2, les
solutions proposées dans la littérature, qui traitent de la distribution et de la gestion des
clés dans l’environnement des réseaux MANETs. Dans la section 3, nous présentons
notre architecture de sécurité en expliquant les objectifs de notre modèle de confiance
et les modules de surveillance et gestion de groupe. Enfin, et avant de conclure, nous
discutons et commentons dans la section 4, les résultats obtenus par simulation de la
solution proposée.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>2 Positionnement bibliographique</title>
      <p>
        Un cadre de gestion de la confiance doit permettre à une entité de prendre une décision
en fonction de son expérience et d’une analyse des risques encourus. L’idée principale
est d’évaluer le trait prévisible d’une autre entité et d’établir le niveau de confiance
qu’il lui est porté, c’est-à-dire paraît-il digne de confiance ? Est-il honnête dans les
réponses aux requêtes? Dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
        ] les auteurs montrent qu’un tel cadre de gestion de la
confiance peut revêtir trois formes :



      </p>
      <p>Les systèmes de Credentials (à base de certificats).</p>
      <p>Les systèmes de réputation et de recommandation.</p>
      <p>Et les systèmes développés à partir du réseau social de l’utilisateur.</p>
      <p>Les deux premiers systèmes reposent en général sur une infrastructure à clefs
publiques et sont aujourd’hui les plus répandus. Ils garantissent l’identité de chaque
entité par l’émission d’un certificat. L’autorité peut se répartir suivant deux modèles :
centralisé ou distribué. Le modèle distribué offre une meilleure disponibilité du service
du fait de la décentralisation des informations de confiance mais se heurte cependant à
la difficulté de répartir la clef privée avec cohérence entre chaque membre. Dans le
modèle distribué, l’autorité est distribuée en plusieurs entités de certification, La
cryptographie à seuil est en charge de la problématique de la distribution des clefs
privées.</p>
      <p>Les modèles partagés ne gèrent pas l’identité des entités, et sont statiques. Le secret,
distribué au préalable, identifie le groupe et se partage entre l’ensemble des membres.
L’authentification s’effectue sur la connaissance du secret partagé. La compromission
d’un seul membre met en danger l’ensemble du groupe.</p>
      <p>Les modèles coopératifs ne nécessitent pas la présence du tiers de confiance. Chaque
entité contribue au calcul du secret du groupe.
2.1</p>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>Le système de Credentials</title>
        <p>
          Ce cadre repose sur la mise en place d’une ou plusieurs politiques de sécurité et d’un
système de certificats : les noeuds utilisent la vérification des certificats pour établir un
lien de confiance avec les autre noeuds [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
          ]. Le principal but de tels systèmes est de
permettre le contrôle d’accès. En conséquence, leur concept de gestion de la confiance
se limite aux règles de politiques définies par chaque application [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
          ].
        </p>
        <p>Un noeud rendra accessible à un autre noeud un service dont l’accès est normalement
restreint seulement si ce dernier peut lui prouver la validité d’un certificat.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>2.2 Le système de réputation et de recommandation</title>
        <p>
          Dans ce cadre, la gestion de la confiance repose sur un modèle de réputation et/ou de
recommandation. La réputation peut-être vue comme l’espérance portée dans la
réalisation d’un objectif fictif. La recommandation serait la qualité supposée d’un noeud
qu’il détiendrait d’un tiers et qu’il présenterait à un autre noeud. De tels systèmes
fournissent un mécanisme pour lequel un noeud demandant une ressource peut évaluer
la confiance qu’il porte au fournisseur à la lui fournir, Chaque noeud établit ainsi des
relations de confiance avec les autres noeuds et assigne des valeurs de confiance à ses
relations [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">14</xref>
          ]. La valeur assignée à la relation de confiance est fonction d’une
combinaison entre la réputation globale du noeud et l’évaluation de la perception du
noeud, c’est-à-dire basée sur son expérience propre.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-3">
        <title>2.3 Confiance à partir d’un réseau social</title>
        <p>
          Enfin dans ce cadre, le réseau social sous-jacent conditionne le cadre de gestion de la
confiance. Les relations sociales sont utilisées pour calculer les valeurs de réputation et
de recommandation entre chaque noeud. De tels systèmes analysent le réseau social qui
représente les relations existantes dans chaque communauté dans le but de tirer des
conclusions sur les niveaux de confiance à accorder aux autres noeuds, Ils reposent sur
des mécanismes de réputation, de crédibilité, d’honnêteté et également des procédés de
recommandations. Les exemples de tels systèmes de gestion inclus Regret [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref12">11</xref>
          ] qui
identifie les différents groupes en utilisant directement le réseau social et NodeRanking
[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref11">10</xref>
          ] qui tente d’identifier des experts par le biais du réseau social.
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>3. Architecture Ad hoc sécurisée</title>
      <p>
        Pour sécuriser les réseaux Ad hoc, nous envisageons une architecture hiérarchique [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">13</xref>
        ]
pour distribuer le rôle de l’autorité de certification (CA) sur les noeuds qui bénéficient
d’un certain niveau de confiance pour la sécurité et d’une certaine stabilité pour
optimiser la charge du réseau et augmenter la durée de vie du réseau. Cette architecture
est composée d’un modèle de confiance sur lequel la sélection des chefs du groupe
(leaders) est basée. Pour atteindre cet objectif nous proposons un algorithme d’élection
distribué (AED) [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">13</xref>
        ] qui consiste à diviser le réseau sous forme de groupes, avec un
noeud chef de groupe pour chaque Cluster (groupe). Le rôle de l’autorité de
certification est affecté au noeud chef de groupe qui doit disposer d’un certain niveau de
confiance et une meilleure stabilité par rapport à ses noeuds voisins.
      </p>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>3.1 Description de l’architecture proposée</title>
        <p>Le concept de sécurité proposé dans cette architecture repose sur les idées suivantes :




</p>
        <p>Définir une architecture Ad hoc basée sur la division du réseau avec un seul chef
par groupe (Cluster).</p>
        <p>Crée une atmosphère de confiance entre toutes les entités du groupe, en utilisant
un modèle de confiance hybride, distribué et coopératif fondé sur des éléments que
nous suggérons, et qui sont nourris par les interactions de l’entité communicante
avec son environnement.</p>
        <p>Dans chaque groupe, élire un noeud chef (Cluster Head), parmi les noeuds qui
disposent d’un niveau de confiance plus élevé.</p>
        <p>Mettre en ouvre la cryptographie à seuil pour sécuriser les interactions inter groupes.</p>
        <p>Maintenir l’architecture de sécurité le plus longtemps possible.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-2">
        <title>3.2 Modèle de confiance proposé</title>
      </sec>
      <sec id="sec-3-3">
        <title>3.2.1 Principe</title>
        <p>Le modèle de confiance proposé consiste à fournir les mécanismes nécessaires pour
associer un niveau de confiance à chaque noeud du système via sa table de routage. Un
mécanisme basé sur la notion de réputation est mis en place. Toutefois, si un noeud réussi
très régulièrement à acheminer un paquet de données avec un même noeud, sa réputation
peut devenir importante et donc autoriser des accès à des services plus évolués dans le
groupe (notamment le service d’authentification). Dans le type de ces réseaux la notion
de réputation est limitée à des interactions de type un à un, et donc n’aura que très peu






d’impact sur le réseau. Pour augmenter la portée dans notre modèle, nous proposons
d’introduire un autre mécanisme basé sur le principe de recommandation. La confiance
locale pour une entité (noeud ou participant) peut donc être transmise, l’acceptation d’une
recommandation étant assujettie également au degré de confiance accordé à l’entité qui
propose cette recommandation.</p>
        <p>Cependant, la question qui se pose ici, est comment publier la confiance dans notre
modèle tout en garantissant sa validité ? Pour cela, on va définir quelques paramètres qui
peuvent assurer le déroulement de notre modèle :</p>
        <p>Nous supposons qu’il existe une relation sociale entre les noeuds dans le but d’établir
des relations de confiance. Aussi chaque noeud possède une paire de clés
privées/publiques. Initialement, les noeuds de confiance se connaissent entre eux (climat
de confiance) (l’identité et la clé publique) et ils sont considérés comme des noeuds
honnêtes qui ne doivent pas générer des faux certificats.</p>
        <p>
          Un seuil de confiance Sc (Sc : valeur continue dans l’intervalle : ]0, 1]), et une valeur
de réputation (Vr) (Vr : valeur continue dans l’intervalle : [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">0, 1</xref>
          ]).
        </p>
        <p>
          Un noeud (i) possède un seuil de confiance plus élevé (Sc (i) = 1), s’il est connu par
d’autres noeuds de confiance et a échangé les clés via un canal sécurisé (rencontre
physique par exemple) [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">13</xref>
          ] avec un ou plusieurs noeuds de confiance. Un seuil de
confiance très élevé, existe aussi si le noeud a prouvé sa totale coopération et son bon
comportement (Vr = 1) (principe de réputation).
        </p>
        <p>Si un nouveau noeud est ajouté à la liste des noeuds de confiance par un ou plusieurs
noeuds de confiance, les autres noeuds doivent mettre à jour leurs listes des noeuds de
confiance.</p>
        <p>Chaque noeud dispose dans sa table de routage de deux tables (une table de confiance
et une table de réputation), qui seront actualisées à chaque changement de Sc et/ou
de Vr.</p>
        <p>
          Chaque noeud inconnu commence avec le plus bas seuil de confiance (Sc = 0.1) et le
plus bas niveau de réputation (Vr = 0). L’idée de ce principe consiste à obliger les
noeuds inconnus à coopérer et bien se comporter [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">8</xref>
          ].
        </p>
        <p>Pour estimer le chemin de confiance entre deux noeuds, on propose de prendre la
valeur minimum entre leurs deux seuils de confiance.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-4">
        <title>3.2.2 Fonctionnement :</title>
        <p>Lorsque deux éléments d’un groupe veulent communiquer sans connaissance préalable,
ils s’échangent leur liste de certificats et vont essayer de créer une chaîne de confiance
entre eux (Figure 1).</p>
        <p>Supposons qu’un élément x veuille communiquer avec un autre élément (noeud) z, si x
fait confiance en un troisième élément y, et z fait aussi confiance en y, alors une chaîne de
confiance entre x et z pourra être établie via y (le principe de recommandation). Dans ce
cas, x peut donner physiquement sa clé publique à y (main à main ou par téléphone, etc.)
l’élément y connaît x et donc signe sa clé publique. Puis il redonne la clé signée et en
garde une copie. Quand x veut communiquer avec z, il lui envoie une copie de la clé que
y a signée. Le noeud z, qui a déjà la clé publique de y (il l’a eu à un autre moment) et qui
fait confiance à y pour certifier les clefs d’autre noeuds, vérifie sa signature sur la clé de x
et l’accepte. De ce fait y a recommandé x à z.
Notre modèle de confiance commence par instaurer à la place d’une autorité centrale de
certification un climat de confiance entre toutes les entités du groupe. Ensuite le modèle
va donner à chaque noeud connecté les deux valeurs (Sc, Vr) selon son état dans le réseau
(noeud de confiance, noeud de réputation, noeud visiteur, noeud inconnu, etc.), et qui à
partir de ces valeurs, le noeud peut authentifier ou s’authentifier au sein de notre groupe.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-5">
        <title>3.3 Architecture distribuée Clusterisée</title>
        <p>Le réseau dans notre architecture est divisé en plusieurs Clusters afin d’éviter le trafic à
longue portée et d’augmenter la disponibilité en fournissant les services locaux, ainsi que
d’assurer une tolérance aux pannes. Si une tentative d’intrusion est détectée suffisamment
tôt, les réponses de notre système peuvent permettre de limiter localement les
conséquences d’une attaque. La formation des Clusters est faite automatiquement. Tout
Cluster se voit affecté un chef (Cluster-head “CH”). Le noeud CH émet périodiquement la
liste des noeuds et des passerelles appartenant au Cluster.</p>
        <p>Les caractéristiques principales de notre architecture sont énumérées comme suit :
¾
¾
¾</p>
        <p>Le système n’a besoin d’aucun tiers de confiance central. Ce système est
dynamiquement adapté à tout changement de topologie.</p>
        <p>La fonction d’authentification est distribuée à chaque groupe. Les noeuds ayant un
degré de confiance élevé contrôleront le comportement de chaque noeud ayant un
degré de confiance faible au sein du groupe.</p>
        <p>La stabilité de la gestion des clés publiques dépend de la stabilité du groupe.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-6">
        <title>3.3.1 Contrôle des noeuds et gestion des groupes</title>
        <p>
          A) Contrôle des noeuds : Dans le module de contrôle, chaque noeud ayant un degré de
confiance élevé contrôle ses noeuds voisins, c’est à dire ceux qui ont un degré de
confiance faible. Dans le cas que nous étudions, le processus de contrôle agit sur deux
couches différentes du réseau :
A. La couche MAC : les noeuds responsables du contrôle surveillent l’occupation du
canal de communication par leurs voisins. Cette opération consiste à mesurer la
durée de l’occupation du canal par des noeuds. Le but de cette fonction est de
détecter les noeuds qui exercent un certain type de comportement égoïste [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">8</xref>
          ], les
noeuds égoïstes trichent en choisissant leur backoff, dans le but d’obtenir une bande
plus importante et de pénaliser les noeuds qui se comportent bien. Nous supposons
que les noeuds chargés du contrôle à ce niveau génèrent un rapport noté R1 (R1
correspond l’estimation du confiance d’un noeud de confiance (Sc (i) = 1) sur ses
voisins qui ont un degré de confiance faible). (Dans notre contribution, nous ne nous
focalisons pas sur le contrôle de la couche MAC).
 La couche réseau : les noeuds chargés du contrôle surveillent les activités de
transmission de paquets de leurs noeuds voisins, qui ont un degré de confiance faible.
Cette idée est basée sur le paramètre de coopération des noeuds dans le réseau. La
définition de ce paramètre consiste à calculer pour chaque noeud la proportion de paquets
bien retransmis par rapport au nombre total de paquets devant être transmis sur une
certaine période. Cette période est la période qui consiste à collecter les informations
données par les noeuds pour calculer le niveau de réputation. Soient deux noeuds X et Y
avec Sc(X) &gt; Sc(Y), dans ce cas, le noeud X peut contrôler le noeud Y. Le noeud X envoie
un certain nombre de paquets de données au noeud Y avec un autre noeud comme
destination, et après une période de temps limitée, le noeud X peut calculer le niveau de
réputation :
        </p>
        <p>R2 (X, Y) =</p>
        <p>Nombre des paquets acheminés</p>
        <p>Nombre total des paquets
Comme nous avons déjà expliqué précédemment, chaque noeud inconnu commence avec
une valeur de réputation la plus faible (Vr = 0) et ce degré augmente au fur et à mesure
que le noeud prouve sa coopération et son bon comportement. Les niveaux de réputation
générés par les noeuds sont liés aux degrés de confiance correspondant à chaque noeud.
Telle est la tâche du chef de groupe. Le rapport final R(X, Y) concernant la valeur de
réputation Vr fourni au noeud Y généré par chaque noeud chargé du contrôle X, est :
(1)
(2)
R( X ,Y ) =</p>
        <p>R1( X ,Y ) + R2 ( X ,Y )</p>
        <p>2
B) Gestionnaire du groupe : est constitué de l’autorité de certification du groupe (le
noeud CA) et d’un ensemble de noeuds ayant des degrés de confiance élevés (les noeuds
qui constituer le climat de confiance). Le rôle de gestionnaire du groupe est d’assurer la
sécurité du groupe là où le noeud CA génèrera un certificat pour les membres du groupe.
Le module gestionnaire du groupe collecte le rapport de réputation des membres du
groupe. Les noeuds chargés du contrôle génèrent des rapports évaluant la réputation de
leurs voisins sur demande. Le noeud CA exige que les noeuds chargés du contrôle
génèrent le rapport de réputation des noeuds. Lorsque le CA reçoit le rapport d’évaluation
de réputation envoyé par les noeuds chargés du contrôle, le calcule du rapport de
réputation finale de chaque noeud est effectué comme indiquer dans l’équation ci-dessous.
Si le CA reçoit k rapports de la part des noeuds chargés du contrôle, pour évaluer le noeud
y, alors :</p>
        <p>R r ( y ) =
1 k</p>
        <p>∑ Sc ( x i ) * R ( x i , y )
k i =1
(3)
Lorsque le noeud CA possède les rapports de réputation, la classification des
comportements est effectuée pour classer les noeuds. Si le rapport de réputation dépasse
un certain seuil, le degré de confiance augmente, sinon, le degré de confiance ne change
pas. Cependant, si le rapport est en dessous d’un certain seuil, le degré de confiance
diminue et les noeuds se comportant mal seront punis. Dans le cas où les noeuds ont un
rapport négatif plusieurs fois (récidivistes), les noeuds se comportant mal seront rejetés du
groupe et le CA informe les autres CA de groupes adjacentes de la récidive des noeuds se
comportant mal.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-7">
        <title>3.3.2 Algorithme d’élection distribué (AED)</title>
        <p>La formation des Cluster dans l’architecture proposée se fait par l’élection des
Clusterheads et par la ré-affiliation des noeuds à ces Cluster-heads. Contrairement à beaucoup
d’algorithmes dans la littérature, le mécanisme d’élection des Cluster-heads n’est pas
synchronisé entre tous les noeuds du réseau. Il n’implique pas que tous les noeuds
exécutent en même temps la procédure d’élection. La décision d’être Cluster-head est
effectuée par chaque noeud ne détectant pas dans le k-voisinage un Cluster-head à qui
s’affilier. Il diffuse alors un message "MES" dans son k-voisinage tout en indiquant son
seuil de confiance. Chaque noeud qui reçoit un message "MES" compare le seuil de
confiance de son Cluster-head avec le seuil de confiance reçu dans ce message. Si le seuil
reçu est supérieur, il peut se joindre à ce nouveau Cluster-head sous certaines conditions.
Notons qu’une ré-affiliation peut se produire lorsque :

</p>
        <p>Un noeud membre se déplace d’un Cluster à un autre.</p>
        <p>Un noeud membre devient un Cluster-head.</p>
        <p>Nous avons opté pour une élection du noeud CH "CA" selon un algorithme de Clustering
distribué AED (Algorithme d’Election Distribué). Cet algorithme sera implémenté selon
les critères suivants :
1. Pour chaque Cluster, il existe un seul CH.
2. Seulement les noeuds de confiance qui peuvent être candidats au statut CH "CA".
3. Chaque chef de groupe est le CA d’un seul groupe.
4. Les noeuds qui appartiennent au groupe doivent être à (k) sauts du noeud CA tels que
(k) est la taille du groupe à définir.
5. Le noeud passerelle Np, sera sélectionné parmi les noeuds de confiance voisins au CA.
6. Les noeuds membres Nm, ce sont les noeuds qui appartiennent au groupe.
Notre algorithme est basé sur l’émission périodique des paquets balise par les noeuds de
confiance vers leurs voisins à chaque période de temps prédéfinie. Chaque paquet balise
contient les informations nécessaires pour l’élection d’un noeud CA. La sélection d’un
noeud CA est basée sur deux critères principaux : la sécurité et la stabilité.</p>
        <p>Le paramètre de la sécurité dépend de la valeur de confiance, uniquement les noeuds (i)
avec (Sc (i) = 1) et au moins un noeud de confiance comme voisin direct qui peuvent se
présenter comme candidats pour devenir un CA dans un groupe. Cette condition est
nécessaire pour la formation des groupes. Pour renforcer la sécurité, l’algorithme
sélectionne le candidat avec un nombre maximum de voisins de confiance, cela indique
aussi le degré de confiance dans le groupe.</p>
        <p>
          Le paramètre de la stabilité est très important pour la formation des groupes, ce
paramètre est défini comme la durée de vie d’un groupe. Plusieurs stratégies sont utilisées
par des algorithmes proposés dans la littérature, comme Lowest-ID [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
          ] Mobic [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10">9</xref>
          ], l’idée
consiste à sélectionner le noeud dont l’identité est la plus petite. Dans notre algorithme,
nous avons adopté la métrique de mobilité comme paramètre de stabilité.
        </p>
        <p>La métrique de mobilité est basée sur le niveau de puissance du signal à la réception
sur chaque noeud, c’est un indicatif de distance relative entre les noeuds émetteurs et
récepteurs.</p>
        <p>
          Le ratio Rα entre les transmissions de deux paquets successifs, donne une
connaissance sur la mobilité relative entre deux noeuds voisins X et Y [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">8</xref>
          ].
        </p>
        <p>Rm y ( x ) = 10 log</p>
        <p>new
R α x → y</p>
        <p>old
10 R α x → y
Le calcul de la mobilité relative d’un noeud Y par rapport à ses n voisins, consiste à
calculer la variance de l’ensemble de mobilité relative Rmy de ses voisins Xi :
Rmy = var(Rmy ( X 1), Rmy ( X 2),...Rmy ( X n))
(4)
(5)</p>
        <p>Une faible valeur de Rmy indique que Y est moins mobile par rapport à ses voisins.
Par contre, une grande valeur de Rmy montre que le noeud Y est très mobile par rapport à
ses voisins.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>4 Evaluation de performances</title>
      <p>
        Nous avons mené une série de simulations afin d’évaluer les performances du mécanisme
de Clustering proposé. Nous avons utilisé pour cela le simulateur NS-2 [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13">12</xref>
        ], dans lequel
nous avons implémenté notre algorithme décrit précédemment. L’utilitaire « setdest » de
NS-2 a été utilisé pour générer les scénarios de mobilité des noeuds selon le modèle de
mobilité «Random Waypoint ». Nous avons fait varier la vitesse des noeuds en
maintenant les temps de pause constants.
      </p>
      <p>Dans cette simulation, notre modèle est établi selon les paramètres suivants :</p>
      <p>
        La (Figure 2) montre la comparaison entre notre algorithme d’élection (AED) et deux
autres algorithmes : Mobic [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref10">9</xref>
        ] et Lowest-ID [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
        ].
      </p>
      <p>Nous remarquons une grande différence au niveau de la portée de transmission à 50 m,
cela est dû à notre condition de formation de groupes (Clusters), un noeud de confiance
tout seul ne peut pas former son propre groupe, il doit avoir au moins un noeud voisin de
confiance. Dans cette simulation, le nombre de groupes formés ne doit pas dépasser 25
groupes. Cependant, avec la portée de transmission entre 50 et 125 m, le nombre de
groupes diminue et lorsque la porte de transmission dépasse les 150 m, le réseau devient
plus stable et le nombre de groupes devient plus ou moins stable. Avec des groupes de
taille égale à 2 sauts (k=2), nous obtenons moins de groupes que dans le cas de Mobic et
Lowest-ID.</p>
      <p>Lowest-ID</p>
      <p>Mobic</p>
      <p>AED</p>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>4.1 Discussion et analyse</title>
        <p>La sécurité de l’architecture qu’on propose dépend principalement du modèle de
confiance proposé. La présence d’un grand nombre de noeuds de confiance augmente le
niveau de sécurité du réseau. Les noeuds avec un faible seuil de confiance ne peuvent pas






participer à l’élection du noeud CA. Seuls les noeuds de confiance peuvent être candidats
au rôle de CA.</p>
        <p>Si un noeud malicieux tente de s’introduire dans le processus d’élection, cela soit par
l’annonce de sa candidature, soit par la manipulation non autorisée de l’information des
paquets balises d’élection, les noeuds de confiance le détectent au niveau de la phase
d’authentification dans l’algorithme AED. Supposons que les noeuds malicieux ont réussi
à former leurs groupes et qu’ils tentent de communiquer avec d’autres groupes, les noeuds
CAs des groupes de destination authentifient le noeud CA du groupe source, enfin, selon
le résultat de l’authentification et après l’évaluation du seuil de confiance de chaque
noeud, les noeuds CAs décident d’accepter ou de rejeter la communication.</p>
        <p>L’approche de notre modèle de gestion de la confiance oblige les noeuds à collaborer
et à adopter un bon comportement pour l’obtention d’un niveau de confiance plus élevé.</p>
        <p>Dans notre modèle de gestion de la confiance :</p>
        <p>Toutes les communications venant des noeuds ou des groupes malicieux sont
ignorées.</p>
        <p>Les attaques de type déni de service (DoS) sont évitées par les noeuds de confiance
qui filtrent toutes les requêtes venant des noeuds inconnus.</p>
        <p>Les noeuds malicieux peuvent utiliser l’identité des noeuds légitimes uniquement si
leur clé privée est divulguée.</p>
        <p>Si un attaquant tente de compromettre tout le réseau, il doit compromettre tous les
noeuds de confiance.</p>
        <p>La taille du groupe doit être adaptée au nombre de noeuds de confiance pour bien
sécuriser le noeud CA (un compromis entre les noeuds de confiance et les noeuds
inconnus doit être trouvé).</p>
        <p>La présence de deux noeuds de confiance est une configuration minimale pour former
un groupe.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>5 Conclusion</title>
      <p>Dans cet article, nous avons proposé un modèle de connectivité de confiance pour étudier
la robustesse de la sécurité au sein des groupes. Nous avons proposé une nouvelle
architecture distribuée basée sur un modèle de confiance et un algorithme d’élection et de
formation de groupes, dans le but de distribuer l’autorité de certification (CA).
L’algorithme d’élection de formation des groupes et d’élection de CA est basé sur deux
paramètres : la sécurité et la stabilité. La sécurité est un paramètre lié au modèle de
confiance proposé, seuls les noeuds de confiance qui peuvent jouer le rôle de CAs. La
stabilité est un facteur basé sur la métrique de mobilité pour assurer la stabilité des
groupes. Nous avons aussi présenté les différents modules de l’architecture : le modèle de
confiance, le processus d’élection, le gestionnaire de groupe et le module chargé du
contrôle basé sur le principe de réputation.</p>
      <p>L’architecture proposée capable d’offrir un niveau de sécurité adapté à l’enjeu de la
communication dans un environnement hostile, et dont le niveau pourra évoluer dans le
temps en fonction du contexte. Cette architecture est adaptée au changement dynamique
de topologie du réseau. Les résultats de la simulation montrent que l’algorithme que nous
avons proposé pour la formation des groupes est mieux que les algorithmes proposés
dans Mobic et Lowest-ID. Nous avons aussi remarqué que la disponibilité, la robustesse
et la stabilité des groupes permet de conserver l’énergie et d’augmenter la durée de vie du
réseau.</p>
      <p>Finalement, on peut dire que la conception d’une solution efficace pour sécuriser les
réseaux MANETs doit être adaptée aux caractéristiques et spécificités d’un tel
environnement, telles que la mobilité et la dynamicité des membres, les ressources
limitées en termes d’énergie, de bande passante et de capacités de stockage et de calcul,
ainsi que l’absence d’infrastructure fixe au sein du réseau. Les services de sécurité offerts
par un protocole de sécurité de groupe dans un réseau Ad hoc, sont également étroitement
liés à la nature de l’application à sécuriser et ainsi au niveau de sécurité requis pour les
données envoyées par la source pour faire face aux attaques malicieuses qui peuvent le
cibler.</p>
    </sec>
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