<!DOCTYPE article PUBLIC "-//NLM//DTD JATS (Z39.96) Journal Archiving and Interchange DTD v1.0 20120330//EN" "JATS-archivearticle1.dtd">
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    <article-meta>
      <title-group>
        <article-title>Méthodologie Causal de modélisation et de commande : application aux machines électriques</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>K. Hartani</string-name>
          <email>Kada_hartani@yahoo.fr</email>
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        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Y. Miloud</string-name>
          <email>Yahiamilouddz@yahoo.fr</email>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>A. Miloudi</string-name>
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        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Université Tahar Moulay de Saida</institution>
          ,
          <addr-line>ALGERIE</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>Résumé : La commande d'un processus se détermine classiquement à partir d'un modèle mathématique donné sous des formes diverses: équation différentielle, fonction de transfert, lieux de transfert, etc.…Les approches classiques donnent des informations tant quantitatives que qualitatives sur les systèmes à modéliser. Dans le cas des systèmes complexes d'autres approches ont été développées pour se focaliser sur l'aspect qualitatif. La notion de Graphe apparaît alors naturellement pour informer sur les relations de cause à effet entre les variables du processus. Divers outils utilisés pour développer une modélisation en vue de la commande, une place particulière étant réservée au Graphe Informationnel Causal (GIC). Le GIC est une proposition de symbolisme et de méthodologie permettant de simplifier et de structurer la commande. Dans ce travail on donne une représentation des principes du GIC et l'application de ce dernier dans la modélisation des machines électriques et la structuration de leurs commandes sous l'environnement MATLAB /SIMULINK. Mots clés : Graphe Informationnel Causal, Modélisation, Commande de machines à courant continu, machine asynchrone</p>
      </abstract>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>1. Introduction</title>
      <p>La conception d'un dispositif de commande repose sur une analyse préalable des
dépendances entre grandeurs à contrôler et grandeurs de contrôle. L'approche par des
graphes informationnels constitue une aide précieuse dans cette démarche.
Le Graphe Informationnel Causal est outil de description qualitative des phénomènes
liés à un système donné. Il permet d'abord l'élaboration d'un modèle pour le système
ainsi que la commande de celui-ci.</p>
      <p>Bien connaître un système (en avoir un modèle) c'est être capable de savoir
comment réagira le processus vis-à-vis des entrées. D'un point de vue commande,
avoir un modèle c'est savoir quelles sont les causes et quels sont les effets. On pourra
donc définir quelle est la bonne cause à fournir pour obtenir l'effet désiré. Le GIC
permet une déduction des lois de commande. Cette opération systématique est appelée
l'inversion.</p>
      <p>La première partie de ce travail est consacrée à la représentation des principes du
GIC.</p>
      <p>La deuxième partie de ce travail est dédiée à une commande en vitesse de la
machine à courant continu. Cette commande classique, est déduite à l'aide du graphe
informationnel causal (GIC).</p>
      <p>On a choisi comme une première application la commande de la machine à courant
continu. Cette dernière est considérée, même aujourd'hui, comme l'actionneur de
référence (notamment pour la simplicité de son modèle). La deuxième raison dans ce
choix est aussi liée au fait que le modèle de la machine à courant continu est bien
connu et simple. Il nous permet d'illustrer le GIC, dont une présentation détaillée est
donnée dans le paragraphe 3.</p>
      <p>Nous nous contenterons, dans la troisième partie, d'utiliser les principes de cet outil
graphique à la modélisation et la structuration de la commande en couple d'une
machine asynchrone.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>2. Le Graphe Informationnel Causal</title>
      <p>Le GIC est un outil de description qualitative des phénomènes liés à un système
donné. Son intérêt est double: il permet d'abord l'élaboration d'un modèle pour le
système ainsi que la commande de celui-ci.</p>
      <p>La construction d'un graphe informationnel causal modélisant un processus est
basée sur le strict respect du principe de causalité des systèmes physiques. Une
relation entrée-sortie caractérise un objet physique, représenté par un processeur. Les
relations utilisées se classent en deux catégories: les relations rigides et les relations
causales.</p>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>Relation Causale</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>Relation Rigide</title>
        <p>Un processeur est le support d'une relation entre une ou plusieurs grandeurs
influentes et une grandeur influencée. Cette relation respecte le principe de causalité
naturelle qui régit le fonctionnement de tout objet physique. La sortie d'un processeur
ne dépend que des valeurs présentes et passées de ses entrées. Une telle formulation
revient à exprimer la causalité sous forme intégrale. On retient à exprimer la causalité
intégrale:
- si un objet accumule de l'information, la causalité est interne: la sortie est
nécessairement une fonction de l'état énergétique, la relation alors orientée est dite
causale. Le temps et l'état initial sont des entrées implicites non représentées. Le
processeur est alors une bulle munie d'une simple flèche symbolisant une relation non
inversible.</p>
        <p>v
i
Φ
v
dΦ
dt</p>
        <p>= v
i
i
(v)</p>
        <p>R
v
v = Ri
v
(i)
- si un objet n'accumule pas d'information, la causalité est externe. La sortie
est fonction instantanée de l'entrée, la relation qui n'est pas orientée est alors
dite rigide. Le processeur correspondant est une bulle avec double flèche</p>
        <sec id="sec-2-2-1">
          <title>2.1 Les objets énergétiques</title>
          <p>A l'aide de ces processeurs élémentaires, il est possible de définir plusieurs types
d'objet suivant leur fonctions énergétiques:
- les sources sont des objets à causalité implicite dans le sens où la grandeur de sortie
est indépendante de la grandeur d'entrée.
- les accumulateurs sont des objets à causalité interne: l'énergie fournie à l'objet,
sous forme cinétique ou potentielle, est convertie sous sa forme duale par
accumulation. Ainsi, pour une bobine, la grandeur influente est nécessairement la
tension qui lui est appliquée alors que le flux est la variable influencée représentant
l'état énergétique. On trouve en Figure 2 quelques exemples classiques de relation
causale.</p>
          <p>Φ
v</p>
          <p>Q
i
v</p>
          <p>Q
dQ
dt
= i
ω , C1</p>
          <p>ω , C2
C1
C2</p>
          <p>J</p>
          <p>ω
dΩ
dt
=</p>
          <p>C1 − C2</p>
          <p>J
- les dissipateurs sont des objets à causalité externe, car établie uniquement par le
contexte de leur mise en oeuvre. L'énergie, apportée sous une forme quelconque, est
totalement dissipée en chaleur: la résistance en électricité, les dispositifs à frottement
visqueux en mécanique…
- les objets de couplages neutres sont des dispositifs assurant le transfert de
puissance d'un groupement à un autres, sans pertes ni accumulation d'énergie. Cette
neutralité entraîne la conservation de la puissance instantanée et n'induit pas la
causalité qui est donc externe. Les objets neutres peuvent être de deux groupes. On
parle de modulateur si l'entrée et la sortie sont de même nature énergétique (cinétique
ou potentielle) sinon, il s'agit d'un girateur.</p>
          <p>i1
v1
v1
m
i1
i2
v2
v2
i2
avec
v1i1 = v2i2
v2 = mv1</p>
          <p>et
i1 = mi2
avec
m : rapport de transformation
f : fonction de conversion
1 / m : rapport de réduction
v1
i1
v1
i1
f
v1i1 = v2i2
v2 = fv1
i1 = fi2
et
i2</p>
          <p>v2
v2
i2</p>
          <p>C1,ω 1</p>
          <p>C2 ,ω 2
- Localiser les objets neutres, déterminer leurs grandeurs influentes et influencées à
partir des sorties des sources et accumulateurs
- Etablir le Graphe en interconnectant les entrées et les sorties.
- Expliciter les relations.</p>
          <p>Le Graphe ainsi obtenu est un modèle du processus. Bien connaître un système (en
avoir un bon modèle) c'est être capable de savoir comment réagira le processus
vis-àvis des entrées.</p>
          <p>D'un point de vue commande, avoir un modèle c'est avoir quelles sont les causes et
quels sont les effets. On pourra donc définir quelle est la bonne cause à fournir pour
obtenir l'effet désiré. Le GIC permet une déduction des lois de commande. Cette
opération systématique est appelée l'inversion.</p>
        </sec>
        <sec id="sec-2-2-2">
          <title>2.3 Le modèle de la commande</title>
          <p>Pour la conception de la commande d'un processus on applique le principe d'inversion
causale [Hau-99]: "Commander un processus c'est lui imposer la trajectoire désirée.
Cette trajectoire est l'effet d'une cause de sorte qu'il suffit alors de créer la bonne
cause pour avoir le bon effet".
- Le principe d'inversion:
L'inversion de la relation associée à un processeur détermine une relation de
commande elle-même associé à un autre processeur.</p>
          <p>Relation rigide: une relation rigide bijective détermine une loi de commande par
inversion directe. La figure 5. (a) illustre ce premier principe qui conduit à déterminer
la grandeur de réglage uREG à partir de la trajectoire de référence yref souhaitée
pour y . Il vient:</p>
          <p>R → y = f (u) ; RC → uREG = c( yref )
si c = f −1 et u = uREG alors y → yref</p>
          <p>Relation causale: Dans une relation causale, le temps intervient implicitement de
sorte que l'effet d'accumulation induit systématiquement une valeur initiale. Dans ces
conditions, la grandeur de réglage détermine uREG est élaborée en prenant en compte,
à tout instant, la situation de y par rapport à sa référence yref .</p>
          <p>Ce second principe illustré à la figure 5. (b) est celui de l'asservissement qui, visant à
minimiser l'écart e = yref − y , détermine une loi de commande par inversion
indirecte. Il vient:</p>
          <p>R → y = f (u) ; RC → uREG = c( yref − y)</p>
          <p>si c → ∞ et u = uREG alors y → yref
u REG
yref
u
u REG</p>
          <p>Pour illustrer cette démarche on suppose qu'on doit élaborer la commande du
processus présenté à la Figure 6. Ce type de processus est très souvent rencontré dans
le domaine de la commande des machines électriques (exemple: la partie électrique
d'une machine à courant continu ou une charge mécanique avec réducteur).
yref
1/ k</p>
          <p>commande dest
y1ref
+ −</p>
          <p>C
+
+
1</p>
          <p>d
u −
+
processus
P
y1
k</p>
          <p>y2</p>
          <p>Pur respecter le principe d'inversion, toute perturbation d doit être compensée soit
par mesure directe, soit par une estimation dest . Pour trouver la commande d'une
action causale P on se sert d'un asservissement, donc d'un correcteur C . Une action
rigide, symbolisée par le gain k , a son inverse 1/ k dans la partie commande.</p>
          <p>On suppose un capteur idéal ainsi que le convertisseur de puissance de coefficient
unitaire. Le graphe informationnel causal (GIC) est un formalisme très approprié pour
illustrer cette approche. Pour cette raison on le présente en parallèle avec le schéma
fonctionnel:
u
u REG
d
y1
y1ref
dest
y2
y2ref</p>
          <p>PROCESSUS
COMMANDE</p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>3. Application à la machine à courant continu</title>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>3.1 Construction du modèle</title>
      <p>Le modèle de la machine à courant continu est déduit de l'analyse par les lois
physiques (loi de Faraday, loi d'Ampère, loi d'Ohm,…).</p>
      <p>Ces lois physiques conduisent d'abord à l'équation électrique des enroulements
d'induit, liant le courant imcc à la tension d'induit uce (en supposant la machine est
alimentée par un convertisseur statique délivrant une tension uce ) et à la f.é.m. emcc ,
au travers de la résistance R et de l'inductance L de l'enroulement:</p>
      <p>Vient ensuite la relation de conversion électromécanique de l'interaction
statorrotor, liant la f.é.m. à la vitesse Ωmcc d'une part, le couple électromagnétique Cmcc au
courant d'autre part, au travers de la même variable k liée au flux inducteur Φ :
L dimcc = uce − Rimcc − emcc
dt
emcc = kΦΩmcc</p>
      <p>Cmcc = kΦimcc</p>
      <p>La machine que nous considérons est une machine à courant continu à excitation
séparée (à aimants permanents) donc kΦ est une constante, appelée dans la suite kΦ .</p>
      <p>La loi fondamentale de la mécanique débouche sur la relation liant la vitesse
Ωmcc aux couples électroma-gnétique Cmcc et de charge Cr , à travers l'inertie J mcc et
du coefficient de frottements visqueux fmcc de l'arbre du rotor:</p>
      <p>
        J mcc dΩdtmcc = Cmcc − Cr − fmccΩmcc
Le GIC de la Figure 8 se déduit d'après les relations (
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
        ) à (
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ).
      </p>
      <p>uce
imcc
imcc</p>
      <p>kΦ
emcc</p>
      <p>Cmcc
Ωmcc
Ωmcc</p>
      <p>Cr</p>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>3.2 Elaboration de la commande</title>
        <p>Pour trouver la commande il suffit d'inverser la causalité: "de trouver la bonne cause
pour produire le bon effet" (principe de l'inversion de la causalité). Une relation rigide
est directement inversée, et une relation causale est indirectement inversée au travers
d'un asservissement.</p>
        <p>Le GIC de la commande est donné à la Figure 9. Une hypothèse simplificatrice est
faite: capteurs et conver-tisseurs statiques idéaux.</p>
        <p>uce
ureg
emcc
imcc
kΦ
emcc−est</p>
        <p>Cmcc
Ωmcc
kΦest
Ωmcc</p>
        <p>Cr
Cr−est
Ωmcc−ref
imcc−ref</p>
        <p>Cmcc−ref
imcc
kΦ
kΦ</p>
        <p>Cr
Cmcc −
+</p>
        <p>PM (s)
Ωmcc</p>
        <p>Le tableau donné ci-dessous donne les relations de la commande déduites de celle
du processus.</p>
        <p>Dans la partie commande, les compensations nécessaires (de la f.é.m. et du couple
de charge) peuvent se faire par des grandeurs mesurées (au moyen de capteurs) oe
estimées (reconstituées sur la base d'un modèle temps réel).</p>
        <p>La figure 10 donne deux exemples d'observation appliqué à la machine à courant
continu.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-2">
        <title>3.3 Description par fonction de transfert</title>
        <p>On pose les hypothèses suivantes: source électrique parfaite, convertisseur électrique
(hacheur) idéal, de même que les capteurs, flux constant. Le schéma fonctionnel
correspondant au GIC de la commande est illustré par la figure 10 suivante.</p>
        <p>PE , PM représentent les fonctions de transfert des parties électrique et mécanique
de la machine, et C PE , C PM , les correcteurs associes.</p>
        <p>PE (s) =
PM (s) =</p>
        <p>1
Ls + R</p>
        <p>1
J mcc s + f mcc
(8)
(9)</p>
        <p>La Figure 11 représente le modèle Simulink du principe d’inversion par le GIC
appliquée à la machine à courant continu.
Relation Causale</p>
        <p>kphi</p>
        <p>Rc1
Relation Causale</p>
        <p>Commande
Relation Rigide</p>
        <p>Relation Causale1
emc-est</p>
        <p>Relation Rigide1</p>
        <p>R2</p>
        <p>Rc2
Relation Rigide</p>
        <p>Commande
kphi</p>
        <p>Rc3
Relation Causale</p>
        <p>Commande1</p>
        <p>Cr-est</p>
        <p>Scope
Wmcc-ref</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>5. Application à la machine asynchrone</title>
      <sec id="sec-5-1">
        <title>5.1 Construction du modèle</title>
        <p>Les calculs mené et relatif à la modélisation de la MAS dans le repère de Concordia
lié au stator, aboutissant aux expressions des tensions statoriques :
vsα = Rsr isα +σ Ls disα + esα [Rα ]
 dt (10)
vsβ = Rsr isβ +σ Ls ddistβ + esβ [Rβ ]
Avec : Rsr désigne la résistance totale ramenée au stator.</p>
        <p>σ Ls désigne l'inductance de fuite totale ramenée au stator.</p>
        <p>Les termes eα et eβ résultent de couplages électroméca-nique et
électromagnétique entre les enroulements selon les équations :
esα = eα' + eα''
esβ = e β' + e β''
(11)</p>
        <p>De manière très similaire aux forces électromotrices développées par une machine
à courant continu, nous choisissons d'exprimer les tensions eα' et eβ' sous la forme:</p>
        <p>Le système d'équations (14) complète la
électromécanique :
où θ s désigne la position angulaire du flux rotorique dans le repère lié au stator.
modélisation de la conversion</p>
        <p>Les relations [Rgα ] et [Rgβ ] caractérisent un groupement gyrateur de couplage
équivalent à celui mis en évidence pour la machine à courant continu (Fig. 8).</p>
        <p>Enfin, les échanges d'énergie électromagnétique entre le moteur et son alimentation
sont à celui à l'origine de termes de couplage supplémentaires donnés par :
ceα = kα isα

ceβ = kβ isβ
 eα'' = −

e β'' = −
</p>
        <p>M
L2r Rrφ cos(θ s )
M</p>
        <p>L2r Rrφ r sin(θ s )
avec
eeβα'' == kkαβ ΩΩmm

kα = −P

 kβ = P
</p>
        <p>M</p>
        <p>L
M
Lr
L'équation différentielle régissant l'évolution de la vitesse du rotor est donnée par :
J dΩ m = ce − cr
dt
On exprime le module du flux rotorique en régime permanent par l'équation:
Les relation classiques de cinétique interne sont données par :
φ r = M (isα cos(θ s ) + isβ sin(θ s ))
ω s = pΩ m +ω r
(13)
(14)
(15)
(16)
(17)
(18)
où ω r désigne la pulsation de glissement qui s'exprime par:
(20)
vsα
Mα
M β
vsβ</p>
        <p>Rα
eα'
eβ'
Rβ
eα'
isα
isβ
eβ'</p>
        <p>Rgα 2
Rgα1
Rgβ 1
Rgβ 2
kα
kβ</p>
        <p>R
ω r = pφrr2 ce[Rθ ]
Ceα</p>
        <p>R fα</p>
        <p>Φr</p>
        <p>R fβ
Ceβ</p>
        <p>Φr
Rc</p>
        <p>Cr
Ce</p>
        <p>Rm
Ωm</p>
        <p>Rθ 3</p>
        <sec id="sec-5-1-1">
          <title>Position flux rotorique</title>
          <p>Rθ 1
ω s</p>
          <p>Rθ 2
θ s
le siège d'une force électromotrice (f.e.m. eα' et eβ' )
électromagnétique global selon l'équation :
et contribue au couple
ce = ceα + ceβ [Rc ]
(21)</p>
          <p>Le modèle GIC résultant de cette modélisation est donné Figure 12.</p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-5-2">
        <title>5.2 Elaboration de la commande</title>
        <p>Le modèle GIC (Fig. 12) montre ici que la machine diphasée est équivalente à deux
machines à courant continu, de manière équilibrée, au couple électromagnétique
globale développé par la machine triphasée. Dans ces conditions, la structuration de la
commande met en évidence la difficulté à définir les couple de référence pour
chacune de ces machines fictives: la résolution de ce problème fait l'objet de ce
paragraphe.</p>
        <p>L'objectif est de déterminer les tensions instantanées de réglage vsα −ref et vsβ −ref à
appliquer aux bornes de la machine à partir d'une référence donnée du couple
électromagnétique ce−ref .</p>
        <p>L'application du principe d'inversion directe se voit confronté à la non-bijectivité
de la relation [ Rc ] : en effet, il s'agit alors d'exprimer les références des couples
ceα −ref et ceβ −ref à partir d'une seule et même entrée ce−ref . Il est nécessaire ici de
définir une relation supplémentaire pour obtenir totalement la structure de commande.
Le degré de liberté supplémentaire offert par l'inversion d'une relation non bijective
peut être utilisé dans le but d'optimiser le fonctionnement du processus à commander
[HAU99-2].</p>
        <p>On fait donc, dans le cadre de la commande développée, le choix classique de
maintenir le module du flux rotorique à sa valeur nominale.</p>
        <p>Il revient également à considérer que l'évolution du flux rotorique est régie par une
succession de permanents. On suppose alors, qu'à chaque instant, le flux rotorique est
égal à sa valeur de référence selon l'équation:</p>
        <p>Φ = Φr −ref</p>
        <p>En régime permanent, l'expression du flux dans la machine est donnée par
l'équation (17). Les expressions des courants iαs et iβs , fonctions des couples
élémentaires ceα et ceβ selon l'équation (14), permettant alors de définir la relation
supplémentaire liant ceα −ref et ceβ −ref :
2 ~
ceβ −ref sin 2 (θ~s ) − ceα −ref cos2 (θ~s ) = p Φr −ref sin(2θ s )
2Lr
L'inversion de la relation [Rc ] impose:</p>
        <p>ceα −ref + ceβ −ref = ce−ref</p>
        <p>On déduit, des équations (23) et (24), l'expression des couples de référence
ceα −ref et ceβ −ref :
 2 ~
ceα −ref = ce−ref sin2 (θ~s ) − p Φ r −ref sin(2θ s )</p>
        <p>2Lr
 ceβ −ref = ce−ref cos2 (θ~s ) + p Φr2−erf sin(2θ~s )
 2Lr
(22)
(23)
(24)
(25)</p>
        <p>Une manipulation trigonométrique de ces expressions montre que chaque couple
de référence est la somme d'un terme constant (égal au demi-couple de référence) et
~
d'un pulsatoire de phase 2θ s [DEG00] :
 1 1
ceα −ref = 2 ce−ref − 2

 ceβ eref = 12 ce−ref + 12
(ce−ref cos(2θ~s ) − p Φ2r −ref sin(2θ~s )</p>
        <p>Lr
(ce−ref cos(2θ~s ) − p Φ2r −ref sin(2θ~s )</p>
        <p>Lr
(26)</p>
        <p>Il apparaît donc que chacune des machines élémentaires, telles que les définissons
au moyen du modèle GIC de la Figure 12, fournit la moitié du couple auquel s'ajoute
une composante pulsatoire de même amplitude et de fréquence double de celle de la
vitesse électrique de rotation du flux rotorique dans le repère de Concordia lié au
stator.</p>
        <p>Les couples élémentaires de référence étant totalement définis, nous disposons
alors des éléments nécessaires pour déterminer la structure globale de commande
(Figure 13).</p>
        <p>La structure de commande est obtenue par application des principes systématiques
d'inversion du modèle GIC. Les relations de commande se déduisent donc par
inversion (relation avec exposant"-1"), les relations d'observation reconstituant des
variables internes s'obtiennent simplement par "recopie" (relations et variables
repérées par des tildes"~"). Les grandeurs mesurées sont repérés par le symbole "^".</p>
        <p>Les références des courants, élaborées par Rg−α1 et Rg−β1 nécessite la connaissance
des coefficients de couplage électromécanique
kα et kβ . Ces derniers sont
reconstitués grâce à une estimation de la position angulaire du flux rotorique.</p>
        <p>~</p>
        <p>La structure d'estimation de l'angle θ s est donné Figure 13. Basée sur les équations
(18) à (19), elle suppose qu'à chaque instant le couple moteur et le flux rotorique sont
~
égaux à leurs valeurs de référence (Relation [Rθ 1] ). Pour le flux rotorique, cette
hypothèse est celle déjà formulée équation (22) et que l'on se propose de vérifier, a
posteriori, sur les résultats du contrôle. Concernant le couple électromagnétique, cette
hypothèse résulte :
- du caractère rigide des relations liant ce couple aux courant isα et isβ .</p>
        <p>Enfin, les relations Rα−1 et R −1 caractérisent les asservi-ssement des courants; ces
β
relations prévoient la compensation des f.e.m.</p>
        <p>La figure 15 représente le modèle Simulink du principe d’inversion par le GIC
appliquée à la machine asynchrone.
vsα −ref
vsβ −ref
~
isα
~
isβ</p>
        <p>R−1
α
~'
eα
~'
eβ
R−1
β</p>
        <p>−1
Rgα 2
Rg−α11
Rg−β11
Rg−β12
~
kα
~
kβ
~''
eα
isα −ref
isβ −ref
~''
eβ</p>
        <p>Ce−ref</p>
        <p>Ceα −ref
~
R fα</p>
        <p>Φr−ref
~
R fβ</p>
        <p>R−1
c
Φr−ref
~
θ s</p>
        <p>Ce−ref
Ceβ −ref
Φr−ref
~
Ωm
~
θ s</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>6. Conclusion</title>
      <p>Rgb1
Rgb2</p>
      <p>Theta
Dans ce travail, nous avons donné une représentation des principes du graphe
informationnel causal (GIC) et l'application de ce dernier dans la modélisation d'une
machine à courant continu et une machine asynchrone, et la structuration de leurs
commande en vitesse et en couple respectivement. L'approche par le GIC constitue
une aide précieuse dans la conception d'un dispositif de commande.</p>
    </sec>
  </body>
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