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      <title-group>
        <article-title>Vers une cartographie des connaissances guidée par la fouille des données</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>BRAHAMI Menaouer</string-name>
          <email>brahami.menaouer@enset-oran.dz</email>
          <email>mbrahami@gmail.com</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff1">1</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>ATMANI Baghdad</string-name>
          <email>atmani.baghdad@gmail.com</email>
          <email>atmani.baghdad@univ-oran.dz</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Département Informatique, Université d'Oran BP : 1524 El M'Naouer</institution>
          ,
          <addr-line>31000 Oran, Algérie</addr-line>
        </aff>
        <aff id="aff1">
          <label>1</label>
          <institution>Ecole Normale Supérieurs de l'Enseignement et Technologie (ENSET) BP : 1524 El M'Naouer</institution>
          ,
          <addr-line>31000 Oran, Algérie</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>Résumé. Ce papier présente une nouvelle approche de cartographie des connaissances stratégique/métiers guidée par apprentissage automatique en vue de définir la stratégie de gestion des connaissances à engager. La démarche que nous avons expérimentée s'appuie sur une nouvelle méthode cellulaire d'extraction de règles à partir des données nommée CASI (Cellular Automaton for Symbolic Induction). La première étape consiste en la préparation d'une cartographie des domaines de connaissances stratégique et métiers par le modèle graphique. La deuxième étape à transformer le graphe de cette cartographie sous forme de partitions, en respectant le principe booléen de la machine cellulaire CASI. Le but, après une modélisation booléenne de la cartographie des domaines de connaissances, est double : d'une part affiner la cartographie par une fouille de donnée orchestrée par CASI, et d'autre part réduire la complexité de stockage, ainsi que le temps de calcul. Seule la modélisation booléenne de la cartographie est décrite dans ce papier. Mots-clés : Gestion des connaissances, Cartographie, Ingénierie connaissances, Graphe d'induction, Machine cellulaire (CASI).</p>
      </abstract>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>-</title>
      <p>des</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>1 Introduction</title>
      <p>
        La capacité d’innovation et la performance des activités deviennent actuellement
un enjeu majeur pour le succès des entreprises. L’entreprise existe aujourd'hui plus
que jamais dans un environnement très concurrentiel. Pour se placer en bonne
position sur le marché mondialisé, la gestion des connaissances s’est affirmée dans les
entreprises comme un enjeu extrêmement majeur [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
        ].
      </p>
      <p>La gestion des connaissances est vue comme un moyen d’améliorer le partage et
l’utilisation de l’information, ainsi qu’une façon de capturer les meilleures pratiques
afin de favoriser l’innovation et d’aider à la prise de décision. Plusieurs techniques de
capitalisation des connaissances ont été définies. Ces techniques héritent pour la
plupart des méthodes d’ingénierie des connaissances.</p>
      <p>
        Plusieurs étapes ont été identifiées dans un processus de gestion de connaissances :
il s’agit de l’explicitation de connaissances tacites repérées comme cruciales pour
l’entreprise, du partage du capital des connaissances rendues explicite sous forme de
mémoire, de l’appropriation et de l’exploitation d’une partie de ces connaissances par
les acteurs de l’entreprise [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
        ] (Fig. 1).
      </p>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>Connaissances explicites</title>
        <sec id="sec-2-1-1">
          <title>Partage</title>
          <p>TIC
-Serveur de connaissances</p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>Connaissances explicites</title>
        <p>Méthode et outils xpE
d’ingénierie de connaissances li
•• LRievtroeurded’ceoxnpnéariisesnacnecses ititaco
n</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-3">
        <title>Connaissances tacites</title>
        <sec id="sec-2-3-1">
          <title>Transfert direct</title>
          <p>- Lieu de travail
- Travail en groupe
A
p
p
r
o
p
r
i
a
t
i
o
n</p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-2-4">
        <title>Connaissances tacites</title>
      </sec>
      <sec id="sec-2-5">
        <title>Apprentissage</title>
        <p>- E-Learning
- Visioconférence</p>
        <p>
          L’objectif prioritaire de la gestion des connaissances est de préserver le patrimoine
stratégique des connaissances, développé au fil de son existence, mais qui reste peu
explicite et demeure tacite chez les acteurs de métiers [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
          ]. A cet effet, il y a un
certain nombre de méthodologies qui sont aujourd’hui disponibles pour formaliser ce
patrimoine stratégique de connaissances. Nous nous intéressons dans ce papier à la
cartographie des connaissances et, notre contribution consiste à exploiter les
performances confirmées et les techniques mathématiques formelles de la machine
cellulaire CASI [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
          ] afin de concevoir un processus dynamique de cartographie guidé
par extraction des connaissances à partir des données.
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>2 La cartographie des connaissances</title>
      <p>Les connaissances cartographiées peuvent être à acquérir, à surveiller, à créer, à
partager et enfin à capitaliser et à transférer. La méthode de cartographie des
connaissances permet de représenter et d’analyser les connaissances d’une entreprise
en les regroupant par domaine et en les visualisant sous forme de carte.</p>
      <p>
        Dans toute opération de la gestion des connaissances, la cartographie des
connaissances a pour objectif de mettre en valeur les connaissances critiques métiers
de l’entreprise [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
        ]. La cartographie des connaissances est d’abord une démarche
managériale dont la finalité est d’identifier les patrimoines de savoir-faire stratégique
aux actions métiers dans l’organisation. L’identification de cette dernière dans une
organisation consiste à pérenniser, développer les connaissances liées au métier de
l’entreprise ainsi qu’à sa stratégie de travail. Son but principal consiste à montrer
rapidement aux collaborateurs d'une organisation, d'un réseau ou d'une filière où se
trouve l'expertise recherchée. De même elle indique l’importance d’un certain savoir
et lequel risque de se perdre et qui doit donc être préservé [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ].
2.1 Aperçu sur les travaux de cartographie réalisée
      </p>
      <p>
        Les études de cas utilisées dans notre étude, sont le fruit d’un ensemble
d’expériences. Plusieurs approches d’évolution de la cartographie ont été proposées
pour organiser les ressources cognitives d’une entreprise. Aubertin et al. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
        ] ont
proposé deux approches la première se focalise sur la classification fonctionnelle qui
s’appuie sur un organigramme, la deuxième sur la classification par processus et la
classification par domaines qui organise la connaissance autour de sujets, objets ou
finalités. A travers l’étude des besoins de changements et l’environnement
d’évolution d’une cartographie des connaissances nous allons survoler cinq :
• Guelain Clément et al. (fev. 2007) a mené un projet pour cartographie des
connaissances et des compétences techniques critiques au sein de la direction de
l’innovation et de la recherche de la SNCF.
      </p>
      <p>
        • Ermine J.L (2005) a réalisé un projet piloté chez chronopost International
(observatoire des métiers) et reposé sur deux objectifs ; d’une part, identifier les
savoir-faire métiers impactés par la stratégie et, d’autre part, réfléchir à l’évolution
des compétences critiques dans le futur. Pour cela, Ermine J.L [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9</xref>
        ] à élaboré le projet
en plusieurs phases, la première phase est la réalisation d’une cartographie stratégique
aux actions métiers formaliser par l’approche du modèle graphique (une carte des
domaines de connaissances). La deuxièmes phase, consiste à une analyse des
savoirfaire métiers critiques par l’utilisation des critères de criticité en tenant compte des
spécificités de Chronopost International.
      </p>
      <p>• Chabot J.L (2006) a proposé une cartographie complète des différents
domaines d’expertise pour l’entreprise HYDRO-Québec. Cependant, l’objectif
prioritaire est d’identifier, d’une part, les domaines de connaissances et, d’autre part,
faire une étude de criticité pour ressortir les domaines de connaissances critique avec
l’aide de la société française Kadrant.</p>
      <p>
        • Barroso A.C.O. et Ricciardi R. I. (2003) ont réalisé un projet piloté dans le
centre de radiopharmacie de Sao Paulo (IPEN). Etant donné que le domaine nucléaire
souffre de problème lié à cette accumulation considérable des connaissances : tels que
le risque de non-préservation, la difficulté de transfert, etc. ils ont élaboré le projet en
plusieurs étapes en utilisant l’approche par processus. Le processus à été décrit d’une
manière classique sous la forme de diagrammes de flux liant des activités relatives
aux processus. C’est cette cartographie, réalisée au sein de l’IPEN, qui va nous servir
de support pour illustrer notre modélisation booléenne. Barroso et Ricciardi [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ] ont
utilisé une méthodologie qui s’inspire de la méthodologie cartographie par domaine
[
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
        ] pour définir les meilleurs savoir-faire stratégiques/métiers et, ensuite une
formalisation pour assurer le partage de ces connaissances.
      </p>
      <p>
        • L’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) a mené deux projet
pour cette raison. Le premier projet est piloté par [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref11">11</xref>
        ] et qui a pour objectif de
montrer l’apport de la méthode MASK pour une capitalisation de connaissances. La
démarche a conduit à la réalisation d’un livre de connaissances. Dans cette optique,
l’INRS a lancé le deuxième projet basé sur la méthode de cartographie des
connaissances par domaine pour mettre en valeur les domaines de connaissances
critiques et qui organise les connaissances autour de sujets, d’objets ou de finalités.
L’approche par domaine est conduite à travers les phases suivantes : 1. Le repérage
des domaines de connaissances. 2. La construction de la représentation physique de
cartographie des connaissances. 3. Elaboration de critères de criticité. 4. La mise en
oeuvre de l’évaluation de la criticité.
      </p>
      <p>Dans ce contexte, et comme nous l’avons déjà souligné, nous nous sommes
intéressés à une cartographie des domaines de savoir-faire stratégique/métiers.
2.2 La cartographie des connaissances Stratégiques/Métiers</p>
      <p>Le partage et le transfert des connaissances entre les générations est une question
d'actualité liée au départs massifs à la retraite prévus pour les années à venir. Il y a un
grand risque de perte de connaissance.</p>
      <p>Dans ce contexte, nous avons travaillé sur une grande entreprise qui a mis en
oeuvre et s’est engagé dans la mise en oeuvre des projets de gestion des connaissances
comme une activité propre à s’intégrer dans les activité des unités pour faciliter le
partage et le transfert des connaissances aux nouvelles générations de ses employés et
permettre finalement via ce partage et le transfert de ces connaissances et la création
d’autres nouvelles pour qu’elles constituent le levier de l’innovation.</p>
      <p>
        Le fondement scientifique de ce travail se base, essentiellement sur deux concepts:
la cartographie stratégique/métiers et la criticité telle que développé par le club de
gestion des connaissances [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref8">8</xref>
        ]. Les questions clé qui sont tourner autour de ce projet
est : quelles sont nos expertises? Comment identifier les savoirs et savoir-faire?
Comment les capitaliser durablement le savoir et l’expertise des experts? Par quel
moyen rendre cette expertise diffusable et accessible aux équipes locales? Et en fin,
comment faire évaluer les connaissances pour les réutiliser?
      </p>
      <p>
        Dans la première phase du projet, Barroso et Ricciardi [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ] ont réalisé le repérage
des savoir-faire essentiellement à partir d’interview avec les experts métiers, de
processus et des documents de références. Le résultat de cette étape était de regrouper
les différentes activités en un ensemble de domaines de connaissances, puis de les
valider au fur et à mesure avec les acteurs de métiers de chaque domaine qui pourront
affiner et corriger cette première version.
      </p>
      <p>Pour caractériser une carte des domaines stratégique/métiers il y a le modèle
formel et le modèle graphique. Pour illustrer la modélisation booléenne abordée dans
ce papier nous avons opté pour le modèle graphique (voir exemple dans la Figure 2).</p>
      <p>
        Lors de l’analyse de criticité, Barroso et Ricciardi [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ] ont opté pour la grille de
criticité élaborée par le club de gestion des connaissances (CGC) [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref8">8</xref>
        ]. Le principe de
cette grille tourne autour de quatre dimensions: l’utilité des savoirs, la rareté, la
facilité d’utilisation et la facilité d’accès. Dans cette étude de criticité les résultats ont
permis d’établir la cartographie finale avec une mise en évidence des domaines les
plus critiques. Après avoir finalisé cette étape, Barroso et al. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ] ont obtenu la carte
cognitive qui permet une représentation visuelle de ces domaines de connaissances,
ce modèle de carte permet de représenter autour d’un sommet central des idées ou des
pensées en créant différentes arborescences autour de ce sommet [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
        ]. Différentes
solutions logicielles reprennent cette approche notamment « MindManager Pro 8 »1.
      </p>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>3 Fouille de données par induction booléenne</title>
      <p>3.1 Introduction à l’apprentissage automatique</p>
      <p>L’apprentissage automatique est certainement, en intelligence artificielle, le champ
d’application le plus fertile de ces dernières années. On sait de manière générale
qu’une des prérogatives de l’intelligence artificielle est d’apprendre à partir de
l’expérience passée de sorte que son comportement devient adaptable.</p>
      <p>L’apprentissage automatique est ainsi le champ d’étude où l’on essaie de
reproduire la capacité de l’homme à apprendre. Les pionniers interprètent
l’apprentissage automatique comme un ensemble de changements dans un système
qui permet à ce dernier d’accomplir mieux la même tâche, ou, une tâche similaire
dans la même population dans l’avenir.</p>
      <p>
        Dietterich [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
        ] propose une approche plus fonctionnelle à l’apprentissage
automatique qui permet de l’évaluer, en le reliant à la notion de connaissance.
Dietterich distingue ainsi trois niveaux de description d’un système d’apprentissage :
– un système qui ne reçoit aucune entrée et qui accomplit le mieux une tâche,
– un système qui reçoit des connaissances en entrée, mais n’accomplit aucune
induction,
– et enfin, un système qui reçoit des entrées et en extrait des connaissances qui
ne sont connues ni implicitement ni explicitement, c’est l’apprentissage
inductif.
1 Michael &amp; Battina : MindManager Pro 8, http://www.mindmanager.fr , 2009.
      </p>
      <p>C’est cette dernière qui nous intéresse dans notre problématique, plus
particulièrement l’apprentissage empirique qui vise à produire une nouvelle
connaissance à partir des cas pratiques : des exemples, des observations, etc… C’est
ce que nous avons baptisé « vers une cartographie à partir d’une série
d’observations ».</p>
      <p>
        Ce papier présente une nouvelle approche de cartographie des connaissances
stratégique/métiers guidée par apprentissage automatique en vue de définir la stratégie
de gestion des connaissances à engager. La démarche que nous avons expérimentée
s’appuie sur une nouvelle méthode cellulaire d’extraction de règles à partir des
données nommée CASI (Cellular Automata for Symbolic Induction) [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
        ].
      </p>
      <p>La première étape consiste à preparer un exemple de cartographie des domaines de
connaissances stratégique et métiers par le modèle graphique déjà réalisée en
collaboration avec le centre nucléaire de Sao Paulo (IPEN). La deuxième étape à
transformer le graphe de cette cartographie sous forme de partitions, en respectant le
principe booléen de CASI.</p>
      <p>Le but, après une modélisation booléenne de la cartographie des domaines de
connaissances, est double: d’une part affiner la cartographie par une fouille de
données orchestrée par CASI, et d’autre part réduire la complexité de stockage, ainsi
que le temps de calcul. Seule la modélisation booléenne de la cartographie est décrite
dans ce papier.
3.2</p>
      <p>La machine cellulaire CASI</p>
      <p>
        Malgré les qualités des différentes stratégies de représentation des connaissances,
nous avons opté pour le principe booléen [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref5">1,5</xref>
        ] de la machine CASI [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
        ]. Le processus
général d’apprentissage automatique que la machine cellulaire CASI applique à une
population d’apprentissage est organisé en quatre étapes (Fig. 3):
1. Initialisation du graphe d’induction par automate cellulaire (coopération
entre les modules COG et CIE);
2. Optimisation du graphe d’induction booléen (coopération entre les modules
      </p>
      <p>COG et CIE);
3. Génération des règles de transition (coopération entre les modules COG et</p>
      <p>CIE);
4. Validation des règles cellulaires (coopération entre les modules CV et CIE);
Un automate cellulaire est une grille composée de cellules qui changent d’état dans
des étapes discrètes. Après chaque étape, l’état de chaque cellule est modifié selon les
états de ses voisines dans l’étape précédente. Le moteur d’inférence du système
cellulaire (CASI) utilise deux couches finies d’automates finis. La première couche,
CELFAIT, pour la base des faits et, la deuxième couche, CELREGLE, pour la base de
règles. Les états des cellules se composent de trois parties : EF, IF et SF,
respectivement ER, IR et SR, sont l’entrée, l’état interne et la sortie d’une cellule de
CELFAIT, respectivement d’une cellule de CELREGLE.</p>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>Expert humain</title>
      </sec>
      <sec id="sec-4-2">
        <title>Utilisateur</title>
      </sec>
      <sec id="sec-4-3">
        <title>Interface utilisateur</title>
        <p>Ωa
1</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-4">
        <title>SIPINA</title>
      </sec>
      <sec id="sec-4-5">
        <title>Apprentissage Symbolique 2</title>
        <p>CASI
COG</p>
        <p>=</p>
        <p>Optimisation et
génération cellulaire
3
4
CIE
=
Moteur d’Inférence
Cellulaire
Ωe
Ωt</p>
        <p>CV
=
Validation
Cellulaire</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-6">
        <title>Base de connaissances Faits et Règles</title>
        <p>
          L’état interne, IF d’une cellule de CELFAIT indique le rôle du fait : dans notre
graphe IF = 0 correspond à un fait du type sommet (si), IF = 1 correspond à un fait du
type attribut=valeur (Xi = valeur) [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
          ].
        </p>
        <p>
          Pour définir le voisinage des cellules, nous utilisons les deux matrices d’incidence
d’entrée RE et de sortie RS de l’automate. RE et RS représentent la relation entrée/sortie
des faits et sont utilisées en chaînage avant. On peut également utiliser RS comme
relation d’entrée et RE comme relation de sortie pour lancer une inférence en chaînage
arrière [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
          ]. Enfin, La dynamique de CASI pour simuler le fonctionnement du moteur
d’inférence CIE utilise deux fonctions de transitions δfait et δrègle, où δfait correspond à
la phase d’évaluation, de sélection et de filtrage, et δrègle correspond à la phase
d’exécution et que toutes les cellules obéissent en parallèle à la même règle appelée
fonction de transition locale, qui a comme conséquence une transformation globale du
système [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
          ].
3.3
        </p>
        <p>Représentation du graphe d’induction par CASI</p>
        <p>
          Puisque Barroso et Ricciardi [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
          ] ont utilisé le modèle graphique (Fig. 2) pour
représenter la cartographie des domaines de connaissances stratégique / métiers
critiques, nous considérons la partie du graphe illustrée par la figure 4, extraire de la
cartographie de la figure 2, qui explique l’axe planning avec ses thèmes et ses
domaines.
        </p>
        <p>Pour illustrer l’architecture et le principe de fonctionnement du module CIE, nous
considérons la partie du graphe (voir fig. 5), extraite de la figure 4, obtenue en
utilisant les partitions S0 (partition coeur métier) = (s0), S1 (partition axes) = (s1), S2 (partition
Thèmes)= (s2), S3 (partition sous-thèmes) = (s3, s4), S4 (partition domaines)= (s5) et S5 (partition
sous-domaines)= (s6, s7).</p>
        <sec id="sec-4-6-1">
          <title>Coeur Métiers</title>
          <p>Partition S0</p>
          <p>A partir des quelles nous déduisons 7 règles de transition qui sont résumée dans la
table 1 de la forme « Si Condition alors Conclusion ».</p>
          <p>Où Condition est une expression logique composée de conjonctions que l’on
nommera Prémisse et Conclusion la classe majoritaire dans le sommet décrit par la
condition. Par exemple, la base de connaissances des règles générées avec la machine
CASI est donnée dans table 1:</p>
          <p>
            Dans l’opération suivante nous représentons les matrices d’incidence d’entrée RE et
de sortie RS de CASI. Ainsi les deux matrices sont formulées comme suit [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
            ], [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
            ], [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
            ]:
1. La relation d’entrée, notée iREj, est formulée comme suit:
∀i ∈ [1, l], ∀j ∈ [1, r ], si (le Fait i ∈ à la Prémise de la règle j) alors RE(i, j) ← 1.
          </p>
          <p>2. La relation de sortie, notée iRSj, est formulée comme suit:
∀i ∈ [1, l], ∀j ∈ [1, r ], si (le Fait i ∈ à la Conclusion de la règle j) alors RS(i, j) ← 1.</p>
          <p>Notez que les deux matrices RE et RS représentent la relation entrée / sortie des
faits et son utilisées en chaînage avant et, pour lancer une inférence en chaînage
arrière, il faut également utiliser RS comme relation d’entrée et RE comme relation de
sortie. Enfin, dans le tableau 2 nous représentons respectivement les deux matrices
d’incidences RE et RS comme suit:
2. La fonction de transition δrègle pour exécution</p>
          <p>(EF, IF, SF, ER, IR, SR) → δrègle(EF + (RS · ER), IF,SF, ER, IR, ^ER)
Où la matrice RTE désigne la transposé de RE et ^ER la négation de ER.</p>
          <p>En utilisant le principe cellulaire, la figure 7 suivante présente l’état global des
deux couches, CELFAIT et CELREGLE, après évaluation, sélection et filtrage en
chaînage avant selon le mode synchrone : application de la première loi de transition
δ</p>
          <p>Faits
s0
axes=Planning
s1
themes=System-processus
s2
sous-themes=Validation
s3
sous-themes=Design
s4
domaines=Maintenance
s5
sous-domaines=Planning
s6
sous-domaines =Corrective
s7</p>
          <p>Fig. 7. Configuration obtenue avec δfait</p>
          <p>
            Nous considérons G0 la configuration initiale de notre automate cellulaire (voir la
Fig. 6) et, Δ = δrègle ◦ δfait la fonction de transition globale : Δ(G0) = G1 [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
            ]. Après
l’application de la deuxième loi de transition, δrègle, nous obtenons la configuration G1,
G2, et en fin la configuration G3. Dans la figure 8 suivante nous présentons la
configuration finale G3 :
          </p>
          <p>Deux motivations concurrentes nous ont amenés à proposer un principe cellulaire
pour l’optimisation, la génération, la représentation et l’utilisation d’une cartographie
booléenne de connaissances. En effet, nous avons, non seulement, souhaité avoir une
carte de connaissances optimale, mais aussi, nous avons, également, souhaité raffiner
la construction de cette carte en proposant un nouveau processus de cartographie
guidée par la fouille de données. En adoptant la modélisation booléenne, la machine
cellulaire CASI optimise la représentation de la carte. Le résultat du modèle ainsi
obtenu, est affiné par un processus d’apprentissage automatique symbolique à base de
graphe d’induction. Ce raffinement se fait par l’automate cellulaire CIE qui va assister
SIPINA (voir figure 3) dans le processus d’extraction de nouvelles connaissances
tacites à partir de cas pratiques (connaissances explicites) et assurer, par la suite, une
contribution dans le processus général de création et de transfert des connaissances
(voir figure 1).</p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>5 Références</title>
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