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    <article-meta>
      <title-group>
        <article-title>L'interrogation des bases de données champs continus basée sur une approche figurative</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Fatiha Guerroudji Meddah</string-name>
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          <string-name>Hafida Belbachir</string-name>
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          <string-name>Robert Laurini</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Laboratoire LSSD</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Laboratoire LIRIS Insa de Lyon</string-name>
        </contrib>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>Résumé. Dans les sciences de l'information géographique les champs continus sont utilisés pour modéliser et représenter des phénomènes continus naturels et environnementaux. Ils sont d'un grand intérêt pour décrire la distribution de plusieurs propriétés physiques qui varient continuellement dans l'espace et dans le temps, comme la météorologie. Notre article introduit dans les sections suivantes les notions afférentes à l'information géographique de type champ et présente les spécifications fonctionnelles de notre environnement visuel qui permet aux utilisateurs manipulant ce type de données de formuler leurs requêtes d'une manière intuitive et simplifiée.</p>
      </abstract>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>1 Introduction</title>
      <p>L’interrogation est sans contexte l’opération la plus importante dans la vie d’une
base de données géographique. Cependant, l’accès à l’information géographique et
l’appropriation de celle-ci par ses différents utilisateurs, en particulier les non experts
demeure une chose pas facile. En effet, vu la rigidité des langages d’accès mis à sa
disposition et sa méconnaissance de l’organisation des informations au sein de la base
de données, l’utilisateur se trouve souvent devant une information disponible mais
non exploitable. La mise en place de langages de récupération de données très
pertinents qui intègrent des composantes spatiales et temporelles selon une approche
spécifique en termes d’interface, d’interrogation et de visualisation se veut donc un
impératif. Notre travail décrit dans ce papier s’inscrit dans ce contexte et aborde la
problématique du dialogue pour l’accès à l’information géographique de type champ
continu.</p>
      <sec id="sec-1-1">
        <title>1.1 Préliminaires</title>
        <p>
          De nombreux auteurs ont donné des définitions et des descriptions multiples du
terme champ [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref16">16</xref>
          ] [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9</xref>
          ], [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
          ], [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
          ]. Plus généralement, et c’est la définition que nous
adoptons, un champ est une portion de l’espace où la force appliquée en un point
dépend de sa position seule. Il est définit formellement par:
        </p>
        <p>CF=f (g) (1)
Où g est une région de l’espace où s’applique une force définie par f.</p>
        <p>Ces champs dans le domaine de l’information géographique sont appelés
«Continuous Field » ou champs continus appellation qui renforce la notion de
continuité des valeurs des champs. Le nombre de points contenu dans un champ est
infini, la représentation des valeurs de ce champ est donc continue.</p>
        <p>La conséquence est que l’on devrait stocker une infinité de valeurs; mais dans la
pratique seul un nombre limité de valeurs est stocké, impliquant l’existence de
procédures puissantes d’interpolation afin d’estimer les valeurs demandées.</p>
        <p>
          Cette remarque implique l’existence de structures particulières de bases de données
dites : bases de données de type champ ou base de données champ continus [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9</xref>
          ] [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">15</xref>
          ].
        </p>
        <p>Des exemples typiques des champs continus dans un espace à 3 dimensions sont la
distribution de la température ou de la pression sur un territoire.</p>
        <p>Les Champs continus se distinguent selon deux types : les champs scalaires où une
simple valeur est définie en un point (ex. la température) et les champs vectoriels où
des valeurs multiples sont assignées en un point (ex le vent contenant deux champs
scalaires, comme la vitesse et la direction).</p>
        <p>La section suivante du présent article dresse un état de l’art sur la problématique de
l’interrogation des bases de données géographiques en général et les bases de données
champs continus en particulier.</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>2 Problématique de l’interrogation géographiques des bases de données</title>
      <p>La formalisation d’un langage d’interrogation des bases de données discrètes ou
continues dans les sciences de l’information géographique est un thème de recherche
important des vingt dernières années.</p>
      <p>A l'heure actuelle, deux problématiques majeures sont examinées par les
chercheurs dans ce domaine : une première catégorie tente de répondre à la question
Quels sont les types de requêtes géographiques généralement spécifiées par les
utilisateurs ? cela conduit à établir non seulement une classification grossière des
types de requêtes géographiques mais aussi à s'interroger sur les types de requêtes les
plus fréquemment formulées par une catégorie d'utilisateurs donnée.</p>
      <p>Une deuxième catégorie se donne pour objectif de répondre à la question Quel
mode d'interrogation (et d'interaction) préconiser pour un type de requête
géographique donné ?</p>
      <p>Cette question est analysée dans l'objectif de s'assurer que le mode d'interrogation
proposé est celui le plus naturel pour les utilisateurs. Il est aussi question de prendre
en compte les préférences de ces utilisateurs et de proposer une interface s'adaptant à
leurs profils.</p>
      <p>Dans cette deuxième catégorie de recherche, plusieurs travaux ont vu le jour lors
de ces dernières années, basés sur diverses approches :</p>
      <p>La première approche utilise directement les principes d’algèbre et de géométrie.
Les travaux de Tomlin [21] [22] basés sur l’algèbre cartographique sont les plus
connus.</p>
      <p>
        Une seconde approche est celle basée sur l’usage des langages formels souvent
issus du standard SQL, avec les travaux d’Egenhofer [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
        ] sur les extensions du SQL, le
PSQL [18], le SQL3 [19] et bien d’autres variantes.
      </p>
      <p>Dans cette approche, on extrait de l’information, à partir du système, à l’aide de
requêtes construites. Cette approche est par nature non adaptée aux utilisateurs naïfs
(ne maîtrisant pas l’outil informatique) car elle exige un apprentissage souvent
laborieux.</p>
      <p>La troisième approche en recherche dans la communauté des SIG est celle où
l’accès à l’information géographique se fait par l’usage exclusif de la langue naturelle.
Cette approche tourne autour du langage naturel dans le contexte des expressions
spatiales, appuyée fortement par la recherche en cognition, en langage et en
informatique.</p>
      <p>Or, les phénomènes propres à la langue naturelle (paraphrase, inférence, polysémie
etc.) sont très difficiles à maîtriser dans une perspective de compréhension, cette
approche se heurte actuellement aux problèmes posés généralement par le traitement
ayant pour objectif la compréhension de la langue naturelle. En effet, la formulation
des requêtes peut s’avérer longue (un dessin vaut mille mots).</p>
      <p>
        De plus les requêtes verbales sont encore difficiles à interpréter quoique des
solutions récentes soient proposées dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
        ].
      </p>
      <p>La quatrième approche est celle qualifiée de figurative. Les interfaces basées sur
cette approche offrent souvent un moyen visuel (icônes, schéma, dessin) afin
d’exprimer l’information recherchée.</p>
      <p>
        Une première famille de cette approche offre une relative liberté à l’utilisateur pour
dessiner ses configurations spatiales. Spatial-Query-By-Sketch [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
        ] [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
        ] et le langage
Sketch! [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ] sont des exemples type de cette approche.
      </p>
      <p>
        La deuxième famille de cette approche représentée par Cigales [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
        ] et LVIS [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
        ] [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
        ],
offre un ensemble d’icônes schématisant des objets géographiques et des relations
spatiales (inclusion, intersection, adjacence,…) qu’on peut combiner pour construire
la requête.
      </p>
      <p>
        A l’issue des travaux précités et en se basant sur la métaphore des champs
électromagnétiques l’utilisation des langages visuels a été étendue aux données de
type champ continu scalaire à deux dimensions avec les travaux de Robert Laurini et
Luca Paolino [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref12">12</xref>
        ]. Dans ces recherches la dimension temporelle n’a pas été prise en
compte.
      </p>
      <p>Basés sur le fait que les informations géographiques sont des informations
visuelles par nature et qu’en réalité les phénomènes naturels évoluent continuellement
dans le temps et dans l’espace, notre travail se fixe comme objectif la définition d’un
langage visuel pour l’interrogation des bases de données à champs continus.</p>
      <p>Le recours aux langages visuels pour interroger les données de type champ continu
est dû à leur aspect conviviale et simple d’utilisation. Leur mode d’interrogation est
simple et bien adapté aux utilisateurs occasionnels non experts.</p>
      <p>Les paragraphes qui suivent du présent article décrivent notre approche pour
aborder cette problématique.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>3 Approche visuelle préconisée</title>
      <p>Un utilisateur qui veut interroger une base de données champs continus a déjà
délimité son domaine d’action, autrement dit, il a déjà réalisé sa requête en termes
provenant du processus de son domaine d’expertise.</p>
      <p>Le travail consiste à offrir à cet utilisateur la possibilité de traduire cette requête en
termes mis à sa disposition. On appellera l’effort de traduction : la formulation de la
requête, et l’ensemble des termes mis à sa disposition : la représentation de la réalité
du centre d’intérêt de l’utilisateur.</p>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>3.1 Spécifications</title>
        <p>L’étude portée sur le problème de la formulation de la requête nous a permis de
classer les requêtes en deux catégories : les requêtes de manipulation (Fig.1) et les
requêtes de sélection (Fig.2).</p>
        <p>Pour ce second type de requêtes nous avons considéré :
- les requêtes unaires à un champ scalaire ou vectoriel. Par exemple « quelle est la
moyenne de température sur le Rhône ? »
- et les requêtes binaires portant sur deux champs : soient scalaires, soient vectoriels
soient mixtes. Un exemple typique de requête binaire à champ scalaire est « quelle est
la quantité d’eau tombée sur un rayon de 100 km autour de Tlemcen sachant que l’on
a un champ de pluie par pays ? »</p>
        <p>Dans notre environnement visuel, la formulation de la requête que celle-ci soit une
requête de sélection ou de manipulation est réalisée à base de sélections successives
d’icônes et de métaphores. Au cours de cette formulation la représentation visuelle du
centre d’intérêt de l’utilisateur est construite progressivement.</p>
        <p>Les icônes représentent les objets de la base de données d’une part et les
métaphores représentent les types d’objets et les relations nécessaires à l’expression
des contraintes spatiales et temporelles dans la requête d’autre part.</p>
        <p>D’un autre coté nous avons définit pour chaque objet de la base de données un
identifiant d’objet, un identifiant thématique (en général constitué du type thématique
de l’objet et de son nom, un localisant spatial, un localisant temporel et un ensemble
d’attributs thématiques (essentiellement, à valeurs alphanumériques).</p>
        <p>Nous supposons ici que tous les objets possèdent un localisant spatial déterminant
leur type spatial et leur géométrie (sous la forme d’une séquence de points de
l’espace).</p>
        <p>Nous considérons dans cette étude les objets ponctuels, linéaires et surfaciques.
Les objets volumiques ne sont pas pris en considération par simplification, bien qu’ils
puissent tout à fait être intégrés à notre langage comme une extension naturelle.</p>
        <p>La représentation visuelle de ces types spatiaux (linéaire et surfacique) est donnée
tel que les objets ponctuels sont assimilés à des objets surfaciques de surface nulle et
donc leur représentation visuelle est la même que pour celle des objets surfaciques.</p>
        <p>Enfin, notons que certains objets n’ont pas de localisation spatiale significative.
Les objets mobiles, par exemple, sont en perpétuel mouvement. Ces objets sont alors
assimilés à des objets ponctuels et leur localisation spatiale est liée à leur localisation
temporelle.</p>
        <p>Nous supposons aussi que tous les objets possèdent un localisant temporel exprimé
sous la forme d’un intervalle de temps délimité par deux instants selon un axe
temporel donné. Il n’y a qu’un seul type temporel qui est l’intervalle. Un instant est
considéré comme étant un intervalle de durée nulle.</p>
        <p>Un type d’objet de la base de données sera représenté visuellement par son type
thématique et son type spatial. De même un objet est représenté par son identifiant
thématique et son type spatial. Le type thématique est visualisé sous la forme d’une
icône. L’identifiant thématique est constitué de l’icône du type thématique et d’une
valeur textuelle qui labellise cette icône.</p>
        <p>La représentation visuelle du type spatial est alors accolée à celle du type
thématique (resp. de l’identifiant thématique) pour donner la représentation visuelle
complète du type d’objet (resp. de l’objet).</p>
        <p>Le type thématique est le nom logique d’une table ou d’une couche de carte de la
base de données. L’identifiant thématique désigne un objet appartenant à la table ou la
couche de carte dont le nom correspond à la valeur de son type thématique. Ainsi,
dans notre base de données exemple, les types thématiques, et donc les tables, sont
Forets, Lacs, Ville, routes, etc.</p>
        <p>Une requête met en jeu des objets ou types d’objets avec un ou plusieurs critères.
Les objets ou types d’objets de la requête constituent ses opérandes ; les critères, des
opérateurs s’appliquant sur ses opérandes.</p>
        <p>Les requêtes formulées sont qualifiées de thématiques, spatiales, temporelles ou
spatio-temporelles selon le contenu de leur critère de sélection. Une requête
thématique (resp. spatiale, temporelle, spatio-temporelle) portent sur les valeurs des
attributs thématiques (resp. localisant spatial et localisant temporel) des objets mis en
jeu dans cette requête.</p>
        <p>Les spécifications précitées de notre système nous ont permis de réaliser notre
environnement visuel qui comporte un éditeur de requêtes visuelles au centre duquel
une zone de travail est réservée comme espace de construction d’une requête à partir
des éléments visuels sélectionnés étape par étape (Fig. 3).</p>
        <p>A la fin de la formulation de la requête celle-ci peut être enregistrée pour une
utilisation ultérieure, effacée en cas d’erreur ou validée pour être traduite dans le
langage cible SQL. D’autres conditions attributaires peuvent enrichir la requête
visuelle par la saisie d’un formulaire.
5</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>Conclusion</title>
      <p>L’approche figurative préconisée dans notre étude permet de remédier aux
problèmes de récupération de données géographiques organisées de manière sensée
dans les bases de données champs continus.</p>
      <p>En effet, une requête visuelle permet de raccourcir la distance entre le modèle
mental de l’utilisateur et la représentation de la réalité proposée par la machine. Elle
réduit la dépendance de l’utilisateur avec le langage naturel dans sa forme textuelle et
la difficulté des langages de commandes comme SQL.</p>
      <p>Elle augmente le taux de performances par une interface plus naturelle et plus
intuitive qui permet aux utilisateurs de définir de nouveaux objectifs en mettant à leur
disposition des moyens et des opérations nécessaires pour leur permettre de récupérer
de manière fidèle un ensemble de données. Ce mode d’interrogation offre un moyen
simple et facile à l’utilisateur final qui exprime sa requête à l’aide d’icônes et de
métaphores.</p>
      <p>La représentation visuelle est une représentation adaptée à l’utilisateur des bases de
données champs continus et un axe très prometteur pour remédier à la problématique
de l’interrogation de ces dernières.
18. N. Roussopoulos, C. Faloutsos, T. Sellis: “An efficient pictorial database system for</p>
      <p>PSQL” IEEE Transactions on Software Engineeering, 14 (5), 639-650, 1988
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20. M. Thériault, « Système d’Informations Géographiques: Concepts Fondamentaux »,</p>
      <p>Notes de cours N° 12, LATIG, Département de Géographie, Université Laval, 1996
21. C.D. Tomlin. “Digital cartographic modelling techniques in environmental planning”.</p>
      <p>Ph.D., School of Forestry and Environmental Studies, New Haven, CT, Yale</p>
      <p>University.1983
22. C.D. Tomlin. “Geographic information systems and cartographic modelling”.</p>
      <p>Englewood Cliffs, NJ, Prentice Hall. 249 p. 1990. »
23. C. Turbout, “Construction d’hypertexte et recherche d’informations hétérogènes : la
spécificité de l’information géographique”, Thèse de Doctorat en Informatique,
Université de Caen, France, 2002.</p>
    </sec>
  </body>
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