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    <article-meta>
      <title-group>
        <article-title>Robotique Collective : Implémentation d'un compo rtement d'agrégation stratégique inspiré de comportement des Cafards</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Nehnouh Chakib</string-name>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Debbat Fatima</string-name>
          <email>debbat_fati@yahoo.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Département d'Informatique Faculté des Sciences et Technologie Université Mustapha Stambouli -Mascara B.P.</institution>
          <addr-line>305</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>Résumé. L'exploration et l'exploitation collectives d'un environnement inconnu par un ensemble de robots font partie des applications parmi les plus populaires en Intelligence Artificielle Distribuée .De nombreux modèles ont été développés pour trouver des règles simples permettant à des robots d'exploiter leur environnement pour des tâches d'agrégation ou bien d'exploration et collecte. La métaphore la plus invoquée est celle des insectes, en grande partie parce ce que ces animaux ont développé des techniques collectives assez étonnantes. Nous adopterons dans cet article l'approche réactive pour concevoir un comportement d'agrégation stratégique d'un groupe de robots autonomes .Le comportement des Blattes pour le choix du site d'abri et de regroupement a été pris comme métaphore pour concevoir le comportement similaire chez les robots. Mots clés: Robotique collective ; Robotique organisation ; Émergence, Stigmergie.</p>
      </abstract>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>1 Introduction</title>
      <p>À ses débuts, l'Intelligence Artificielle a puisé son inspiration dans le comportement
individuel de l'être humain, en cherchant à reproduire son raisonnement. Mais dans la
nature, on observe bien des formes d'intelligence. Pourquoi ne pas prendre en compte
une intelligence qui ne serait plus individuelle, mais collective ?</p>
      <p>Les comportements collectifs réalisés par les insectes sociaux sont parmi les plus
impressionnants du règne animal. A la base de la plupart de ces comportements
collectifs, on retrouve un comportement d’agrégation qui favorise les interactions et
les échanges d’informations entre les individus d’un groupe, et permet ainsi
l´émergence de comportements collectifs complexes.</p>
      <p>La nature est en effet pleine d'espèces animales organisées en société et capables
d'effectuer des tâches d'une complexité impressionnante. Citons entre autres les
fourmis, les termites, les blattes, les araignées, les abeilles, les bancs de poissons, les
oiseaux ou encore les humains. La robotique en essaim est un domaine où des
comportements bio-inspirés sont reproduits avec des robots. Nous présentons une
étude du comportement collectif des robots dans leur environnement, qui fait appel au
principe de l'auto-organisation sur le plan collectif, tout en conservant une réalité
biologique et un comportement émergent qui possède certaines propriétés qui sont
essentiellement la robustesse, l'extensibilité et la flexibilité.</p>
      <p>La nature de notre problématique nous a suggéré alors, de faire appel à des
approches et techniques :</p>
      <p>- L'usage du paradigme des multi-agents situés et de l'intelligence
comportementale.</p>
      <p>- L'usage de l'émergence comme mécanisme de contrôle et de coordination
distribuée. Ceci permet la mise en oeuvre du non linéarité des interactions
intraniveaux et inter-niveaux.</p>
      <p>Le but de ce travail est la conception et implémentation d’un comportement réactif
d’agrégation stratégique d’un groupe de robots autonomes. En robotique l’agrégation
auto-organisée a été utilisée pour permettre à des groupes de robots de récolter et de
trier des objets dispersés dans l’environnement ou pour leur permettre des
déplacements et des regroupements coordonnés. Ce processus peut également
conduire un groupe de robots aux capacités cognitives et sensorielles limitées à
réaliser une décision collective.</p>
      <p>Dans cet article, nous avons montré qu’un ensemble de comportements individuels
simples qui conduise les Blattes à une agrégation forte et rapide, peuvent également
conduire un groupe de robots au choix collectif d’un site d’abri.</p>
      <p>Nous présenterons d’abord le contexte du problème, après quoi nous décrivons les
métaphores adoptés et la problématique ; nous passerons en revue les travaux liés ;
nous discutons les résultats obtenus et enfin les conclusions de ce travail et ses
perspectives.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>2. Robotique en essaim</title>
      <p>La robotique en essaim est actuellement l’une des applications primaires de
l’Intelligence Artificielle en essaim, les essaims fournissent la possibilité accrue de
réalisation d’une tâche (tolérance aux erreurs), ainsi qu’une faible complexité des
unités et enfin un coût faible au regard des systèmes robotiques traditionnels .Les
domaines d’application de ces robots sont variés : vaisseaux spatiaux, inspection
/maintenance, construction, agriculture ou médecine.</p>
      <p>
        La figure 1 montre la taxonomie de la robotique en essaim [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
        ] selon les axes
suivants à savoir ; la modélisation, la conception de comportement, la
communication, les études analytiques et les problèmes rencontrés.
      </p>
      <p>A. L'axe de modélisation est divisé en automates à base de détecteurs,
microscopiques, macroscopiques et les automates cellulaires.</p>
      <p>B. L'axe de conception de comportement est divisé en haches non adaptives,
d’étude et d'évolution.</p>
      <p>C. Tandis que l'axe de communication est divisé en "interaction par l'intermédiaire
des capteurs ", "interaction par l'intermédiaire d'environnement".</p>
      <p>D. La formation de modèle, l'agrégation, la formation à chaînes, auto assemblement
les problèmes d'éviter de trou, de fourragement et d'auto déploiement sont
discutés à l'axe de problèmes.</p>
      <p>Robotique
en essaim</p>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>Modélisation</title>
        <p>Conception de comportement
Communication</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>Problèmes</title>
        <p>Dans la robotique en essaim, il existe deux mécanismes de coordination qui sont :
l’auto-organisation et stigmergie.</p>
        <p>
          · L’auto-organisation: Souvent, dans beaucoup de systèmes adaptatifs
complexes, les concepts d'émergence et d'auto-organisation sont utilisés
conjointement [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
          ]. L'émergence et l'auto-organisation, soulignent des caractéristiques
différentes du comportement d'un système. Les deux phénomènes peuvent exister
séparément, comme ils peuvent coexister dans un système dynamique.
        </p>
        <p>L'émergence est donc un concept pluri-défini. Elle est généralement vue comme un
phénomène où le comportement global d'un système résulte des interactions entre les
parties locales de ce même système.</p>
        <p>
          L'auto-organisation comme l'explique D. Sumpter [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
          ], découle du fait qu'à partir de
répétitions d'interactions simples entre individus et entre les individus et
l'environnement, des comportements complexes au niveau du groupe peuvent
émerger. Chaque individu, ne pouvant interagir qu'avec son environnement local, ne
perçoit pas l'entièreté de la structure du groupe et ignore son rôle au sein de cette
dernière. Bonabeau et al.. cité dans [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
          ], postule que « n'importe quelle structure
émergeant d'une série de répétitions d'interactions conduit à l'auto-organisation de
celle-ci ». Les propriétés qui découlent de cette auto-organisation ne sont pas
intrinsèques au système mais bien émergentes.
        </p>
        <p>
          Les deux concepts d'émergence et d'auto-organisation soulignent des propriétés
différentes du comportement d'un système. Pour résumer, l'essence de l'émergence est
l'existence d'un comportement global nouveau par rapport aux composants du
système. L'essence de l'auto-organisation est un comportement adaptatif qui acquiert
et maintient d'une manière autonome un ordre croissant.
· Stigmergie : Le terme stigmergie fut introduit par le biologiste français
PierrePaul Grassé en 1959, en référence au comportement des termites [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
          ].Grâce aux
modifications de l’état de l’environnement (gradients de phéromones), les termites
arrivent, sans régulation centrale, à communiquer et à coordonner leur action. Donc
La stigmergie est une méthode de communication indirecte via l'environnement.
D'autre part, il est surprenant de remarquer que des systèmes, quoique simples,
peuvent afficher des comportements beaucoup plus complexes et de types très
différents, en exploitant l'influence et les variations de l'environnement. La stigmergie
est tout ce qui peut perturber, altérer ou modifier le comportement d'un individu selon
des variations de l'environnement. Comme elle permet à une société d'animaux de
s'organiser.
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>3. Métaphore d’agrégation</title>
      <p>
        Plusieurs espèces d'animaux ont l'habitude de vivre en groupe, à certaines étapes
ou pendant toute leur vie, durant certaines saisons ou pendant toute l'année. Les
avantages de la vie en groupe sont relativement variés et nous pouvons signaler entre
autres la défense contre la prédation, l'obtention de la nourriture et l'efficacité de la
reproduction [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
        ]. Cependant, il faut distinguer entre au moins deux types de
collectivités vues dans la nature. L'agrégation d'un côté, est un regroupement
d'animaux entre individus différents qui sont attirés par un endroit particulier ou par
un stimulus précis de l’environnement. D'un autre côté, le grégarisme est la tendance
des animaux à former des groupes sociaux comme dans les bancs de poissons, les
bandes d'oiseaux et les troupeaux de mammifères, dont l'origine est l'attraction sociale
[7].Parmi les comportements collectifs auto-organisés, on trouve l’agrégation qui est
certainement l’un des plus simples comportements. Les individus grégaires présentent
une attraction réciproque ou inter attraction. Chaque espèce exerce une attraction
spécifique sur ses congénères et reçoit d'eux en retour une attraction non moins
spécifique.
      </p>
      <p>
        Dans la robotique en essaim, on peut identifier un certain nombre de comportements
simples qui sont à la base des comportements plus complexes et qui ont été traités
d’une manière systématique: dispersion, agrégation, mouvement collectif et
décision collective [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref7">8</xref>
        ].
      </p>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>3.1 Travaux existants :</title>
        <p>Agrégation: La majorité des applications en robotique en essaim demandent aux
membres de robots de se regrouper.</p>
        <p>Le problème est facile quand une approche de commande centralisée est employée
mais le problème n'est pas insignifiant quand la commande distribuée est employée.
Les robots devraient se comporter de façon autonome et devraient employer
l'information locale pour agréger. L’agrégation a un rôle important pour beaucoup de
systèmes biologiques parce qu'elle est à la base de l'apparition de diverses formes de
beaucoup de tâches collectives. Les exemples de l'agrégation dans les systèmes
biologiques peuvent être trouvés dans [9].</p>
        <p>
          Plusieurs travaux ont été réalisés on peut citer parmi eux :
1. Trianni et autres [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref8">10</xref>
          ], ont essayé de résoudre le problème d'agrégation en
utilisant un contrôleur probabiliste. Ils ont employé un de plus haut niveau de
l'abstraction que les lectures de sonde et les commandes de déclencheur dont les
éléments principaux s'appellent comme contextes (abstraction des données de sonde)
et comportements (abstraction des commandes de déclencheur). Ils ont défini la
probabilité du changement entre les comportements dans tous les contextes avec
unematrice de probabilité et ont observé que l'agrégation est possible avec une
matrice prédéfinie dans un environnement à base de détecteur simple de simulation.
2. Trianni et autres, [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">11</xref>
          ] ont également employé des algorithmes génétiques pour
évoluer le comportement d'agrégation en évoluant simplement les poids d'un
perceptron. La fonction de forme physique de l'évolution est définie comme distance
moyenne du groupe de robots de son centre de la masse pour chaque époque. Ils ont
observé deux types de contrôleurs dans la population finale :celui qui crée un agrégat
très compact et celui qui est plus lâche que le précédent mais se déplacent en tant que
groupe. On observe que le dernier est plus extensible quand le nombre de robots sont
augmentés dans les expériences.
3. Soysal et Sahin [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10">12</xref>
          ] ont exécuté des expériences systématiques en utilisant un
contrôleur probabiliste. Il y a quatre comportements dans le contrôleur qui sont reliés
à l'architecture de subsumption : l'action d'éviter obstacle, s’approcher, repoussent et
attendent. Approcher et repousser sont des comportements utilisent une sonde saine
pour s'approcher ou repousser du bruit le plus fort. Les transitions entre
repoussers’approcher et attendre-repousser des états sont définies avec deux probabilités
différentes. Une transition est réalisée quand un nombre aléatoire choisi entre zéro et
un est plus grand que ces probabilités. Ils ont étudié les différences de comportement
en examinant différentes valeurs de ces probabilités.Ils ont prouvé que la meilleure
exécution est obtenue quand tous les deux paramètres égaux à 1 ce qui signifie que le
robot essaye toujours de s'approcher à l'agrégat probablement le plus grand. Mais leur
point est que cette approche aura le haut risque de la collision et aura la grande
consommation d'énergie en raison du manque de l'utilisation de l'état d'attente.
4. Bahçeci et Sahin [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref11">13</xref>
          ] pour réaliser le comportement d'agrégation en évoluant les
poids d'un réseau neurologique avec 12 entrées et 3 sorties.
        </p>
        <p>
          Tandis que les quatre premiers des neurones d'entrée codent la valeur saine obtenue
à partir du haut-parleur, les neurones restants d'entrée codent les sondes infrarouges
du robot. De même, le premier neurone de rendement utilisé pour commander le
hautparleur omnidirectionnel et les deux autres sont utilisés pour commander les roues.
Ils ont utilisé la même sonde et émetteur pour estimer la direction du plus grand
faisceau. La forme physique d'une évaluation simple est définie comme rapport du
nombre de robots formant le plus grand faisceau à tout le nombre de robots dans
l'expérience. La forme physique d'un chromosome est calculée de quatre manières
différentes (la forme physique de moyenne, de médiane, de minimum et de maximum
de toute fonction) pour la comparaison.
5. Jeanson et autres, [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref12">14</xref>
          ] Ils ont essayé de montrer que les cancrelats exécutent
l'agrégation globale des interactions locales. Pour faire ceci, ils ont mesuré les
paramètres de système importants des expériences avec des larves de cancrelat
comme la probabilité de l'arrêt dans un agrégat ou la probabilité de commencer à se
déplacer. Ils ont créé un modèle numérique des comportements des cancrelats de ces
mesures et ont essayé de valider leur modèle dans des simulations numériques. Bien
que leur modèle numérique indique un désaccord quantitatif avec des expériences, ils
ont réclamé qu'il offre également la preuve irréfutable que l'agrégation peut être
expliquée en termes d'interactions entre les individus qui emploient seulement
l'information locale.
6. Mataric a présenté la conception de l'agrégation dans [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13">15</xref>
          ]. Bien que l'auteur ait
montré quelques photos de simulation comme exemples du succès des comportements
et ait réclamé que les expériences sont examinées sur de vrais robots, sans fournir tout
autre détail au sujet des expériences. Les détails des expériences ne sont pas fournis
pour comprendre que les comportements globaux des robots et des interactions
nécessaires entre d'autres comportements sont cachés.
3.2
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>Métaphore d’agrégation chez les Blattes :</title>
      <p>Le processus d’agrégation cité en introduction est directement inspiré d’un modèle
biologique de déplacement et d’agrégation développé à partir d’expériences sur les
larves de premier stade de la blatte germanique Blattella germanica.</p>
      <p>Ce modèle a été construit sur la base d’une quantification des déplacements et des
comportements individuels de ces blattes à l’intérieur d’une arène circulaire
homogène. Chacun de ces comportements individuels a été décrit de manière
probabiliste, par une mesure de la distribution des probabilités d’apparition ou de
disparition d’un comportement en fonction de l’environnement local de l’animal.
Cette description empirique des comportements collectifs ne nécessite aucune
connaissance des mécanismes physiologiques et neuronaux sous-jacents.</p>
      <p>
        Les caractéristiques principales de ce modèle d’agrégation sont les suivantes: la
probabilité pour un individu de s’arrêter à chaque pas de temps augmente avec le
nombre de congénères arrêtés dans son voisinage proche ; au contraire, la probabilité
de repartir diminue avec ce nombre. Ce double feed-back positif conduit alors à la
formation rapide d’agrégats [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14 ref15">16,17</xref>
        ]
      </p>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>4. Architecture du Contrôleur adopté pour des robots:</title>
      <p>Nous avons essayé de mettre en évidence un système multi-agents sur lequel repose
notre étude, dont le but est de diminuer la complexité de navigation d’un ensemble de
robots dans un environnement totalement inconnu. Chaque agent est doté de faculté
d’autonomie et de s’interagir dans le groupe. Pour Ces raisons, nous avons choisit
d’adopter pour un agent-robot une architecture de subsumption de structure
horizontale, cette architecture est composée de trois principaux modules : module de
perception, module d’action et un dernier module pour la communication.</p>
      <p>Chaque robot mobile est composé des modules suivants (Figure 2) :
o Module de perception : la fonction de perception permet à l’agent-robot de
percevoir l’état de son environnement (les autres robots).
o Module de communication : Il permet l’échange d’informations utiles entre les
agents-robots.
o Module d’action : les capacités de raisonnement de l’agent constituent le centre de
décision des différentes compétences de l’agent.</p>
      <p>En fonction du comportement déclenché, un module d’action associé à un
comportement donné détermine une réponse adaptée à la situation dans laquelle se
trouve l’agent-robot. La réponse de l’agent robot est fonction du la granularité du
comportement. Dans notre application, ce module se compose des comportements
suivants : Sélection chemin, Eviter obstacle, Agrégation :</p>
      <p>Module de Communication</p>
      <p>Module d’action
Environnement</p>
      <p>Module de perception</p>
      <sec id="sec-5-1">
        <title>4.1 Module de perception :</title>
        <p>Le module de perception assure une fonction double : Détecter la présence des
obstacles (statiques et dynamiques) ou les robots tombant en panne à l’aide des
capteurs et tester la nouvelle position de l’agent robot</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-2">
        <title>4.2 Module de communication :</title>
        <p>Le module de communication est composé (Figure 3) de :
o File d’attente des messages émis : elle permet de stocker les messages que l’agent
veut envoyer aux autres agents.
o File d ‘attente des messages reçus : elle contient les messages envoyés par les
autres robots.</p>
        <p>Robot</p>
        <p>Messages reçus
Messages envoyés</p>
        <p>Module Action</p>
        <p>Fig. 3. Module de communication</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-3">
        <title>4.3 Module d’action :</title>
        <p>C’est une collection de comportements prédéfinis (Figure 4), tel que déplacement,
agrégation, évitement obstacle. Ces comportements sont nécessaires pour le
déplacement d’un robot. Toute en respectant un ordre de priorité : dans le cas où
l’agent robot est confronté entre deux cas : atteindre le but (zone d’agrégat) et
l’évitement d’un obstacle, dans ce cas le robot doit premièrement éviter l’obstacle,
ensuite continuer le déplacement (Approche de subsumption).</p>
        <p>Eviter Obstacle
Sélection chemin</p>
        <p>Agrégation</p>
        <p>Environnement
· Comportement sélection chemin :</p>
        <p>Chaque robot du groupe se déplace aléatoirement dans l’espace de recherche depuis
sa position initiale .Le but de ce comportement et la recherche d’un site d’abri tout en
évitant les obstacles statiques et dynamiques (les autres robots).L’environnement pour
le robot est totalement inconnu.
· Comportement Eviter Obstacle :</p>
        <p>L’évitement d’obstacles est un comportement de base présent dans quasiment tous
les robots mobiles. Il est indispensable pour permettre au robot de fonctionner dans un
environnement dynamique. Il permet d’éviter les obstacles apparus dans le champ de
vision du robot, pour cela le robot doit déterminer un autre chemin (via le
comportement sélection chemin).Le comportement d’évitement d’obstacle est
déterminé par l’agent-robot selon l’environnement dans lequel il évolue et selon sa
position par rapport aux obstacles rencontrés. La méthode qu’on va utiliser est
efficace à condition d’avoir une perception correcte de l’environnement c’est la
méthode VFH (Vector Field Histogram).</p>
        <p>Cette Méthode utilise l'environnement perçu afin de générer un mouvement à
exécuter sur un pas de temps, à la suite duquel un autre mouvement est généré et ainsi
de suite. Ces mouvements sont appelés "mouvements partiels". Pour cela,
l’environnement représenté par la grille d’occupations est discrétisé en secteurs
angulaires pour lesquels la somme des valeurs des cellules d’occupation de chaque
secteur est calculée. Cette somme représente une "densité polaire d'obstacle" ou
DPO qui est proportionnelle à la proximité d'un obstacle et à la certitude qu'il existe
dans la direction représentée par le secteur. Chaque direction autour du robot est donc
représentée par une "barre de l'histogramme" dont la hauteur est proportionnelle à la
probabilité d'être proche d'un obstacle. (Figure 5)</p>
        <p>Ces comportements sont des unités de traitement ou des formes d’actions qui
transforment des sensations en actions par un processus réactif. Pour implémenter un
comportement, nous utilisons une série de règles de décisions floues. Il est possible
que deux comportements, ou plus, préconisent au même moment des actions
opposées, par exemples, tourner à droite et tourner à gauche. Pour résoudre ce
problème, nous avons introduit la notion de contexte. Les contextes nous permettront
de déterminer quel comportement doit être activé en fonction d’une situation donnée
de l’environnement. Ainsi, nous associerons à chaque comportement un contexte
d’applicabilité exprimé sous forme d’une règle floue :</p>
        <p>SI contexte i alors comportement i
6
4</p>
        <p>Les densités polaires calculées par la méthode décrite dans la section précédente,
sont comparées à un seuil permettant de tolérer un certain bruit ; ce seuil est utilisé
pour déterminer les directions possibles pour le robot : toutes les directions dont la
valeur est inférieure à ce seuil sont acceptées.</p>
        <p>Si OE ou OG ou OD alors &lt;Déclencher le comportement d’évitement d’obstacle&gt;</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-4">
        <title>Si &lt;Déclencher le comportement d’évitement d’obstacle&gt; alors :</title>
        <p>Si OE et OG et OD alors &lt; tourner alpha + π/2 &gt;
Si OE et OG et ¬OD alors &lt; tourner alpha_g&gt;
Si OE et ¬OG et OD alors &lt; tourner alpha_d&gt;
· Comportement Agrégation :</p>
        <p>Ce comportement permet d’arrêter le déplacement de tous les robots, en annulant
leurs vitesses, lorsque l’agrégation est accomplie.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-5">
        <title>4.4 Algorithme du comportement d’agrégation :</title>
        <p>o La probabilité pour un robot de s’arrêter à chaque pas augmente avec le nombre
de congénères arrêté dans son voisinage.
o La probabilité de repartir diminue avec ce nombre.
o La probabilité d’arrêt dépend aussi des caractéristiques de chaque cellule dans
l’environnement.</p>
        <p>Compter le nombre de robots : chaque robot émettait un numéro d’identification
spécifique et compter le nombre de robots possédant un numéro différent dans
son voisinage.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-5-6">
        <title>La cellule d’agrégat doit porter quelques caractéristiques qui ressemblent à la nature (L’humidité, ombré, etc.)</title>
        <sec id="sec-5-6-1">
          <title>N : Le nombre total de robots ; I : identification de chaque robot ; NA : Nombre de robots dans la zone d’agrégat.</title>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-5-7">
        <title>CC : Caractéristique de la cellule</title>
        <sec id="sec-5-7-1">
          <title>PrAr : Probabilité d’arrêter ;</title>
        </sec>
        <sec id="sec-5-7-2">
          <title>PrRe: Probabilité de repartir</title>
          <p>1</p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>5. Simulation et résulta ts :</title>
      <p>Nous avons construit un simulateur avec le langage Java Eclipse pour modéliser le
comportement de nos robots Les figures ci-dessous montrent les étapes à suivre par
les agents-robots depuis le démarrage (Figure 6) des robots jusqu’à la fin de
simulation (Figure 7).</p>
      <p>Fig.6. Démarrage
Tête du Robot</p>
      <p>Robot
Zone d’agrégat</p>
    </sec>
    <sec id="sec-7">
      <title>6. Conclusion</title>
      <p>Au cours de ce travail, nous avons mis au point un processus de décision collective
à partir d’un modèle biologique d’agrégation très simple. Nous avons montré qu’une
agrégation associée à une préférence naturelle (caractéristiques de l’environnement)
peut conduire un groupe de robots aux capacités sensorielles et cognitives limitées, à
réaliser un choix collectif pour un site d’agrégation. L’aspect le plus intéressant de ces
résultats est qu’aucun des robots utilisés n’est capable individuellement de telles
performances, à cause notamment de leur faible appareillage sensoriel et de leur
capacité de traitement limitée.</p>
      <p>Ce travail ouvre déjà quelques perspectives intéressantes pour la robotique
collective dont le plus important et l’expérimentation de ce comportement sur un
groupe de robots réels.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-8">
      <title>7 Références</title>
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          <article-title>“ Self-organized aggregation in cockroaches ”</article-title>
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