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      <title-group>
        <article-title>Impact des informations sØmantiques sur la catØgorisation automatique des documents cliniques</article-title>
      </title-group>
      <contrib-group>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Natalia Grabar</string-name>
          <email>natalia.grabar@spim.jussieu.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff0">0</xref>
          <xref ref-type="aff" rid="aff1">1</xref>
        </contrib>
        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Thierry Hamon</string-name>
          <email>thierry.hamon@univ-paris13.fr</email>
          <xref ref-type="aff" rid="aff2">2</xref>
        </contrib>
        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Centre de Recherche des Cordeliers, UniversitØ Pierre et Marie Curie - Paris6, UMR_S 872, Paris, F-75006 France ; UniversitØ Paris Descartes, UMR_S 872, Paris</institution>
          ,
          <addr-line>F-75006 France ; INSERM, U872, Paris, F-75006</addr-line>
          <country country="FR">France</country>
        </aff>
        <aff id="aff1">
          <label>1</label>
          <institution>HEGP AP-HP</institution>
          ,
          <addr-line>20 rue Leblanc, Paris, F-75015</addr-line>
        </aff>
        <aff id="aff2">
          <label>2</label>
          <institution>Laboratoire d'Informatique MØdicale et Bioinformatique (EA3969) UFR SMBH LØonard de Vinci</institution>
          ,
          <addr-line>UniversitØ Paris 13 74, rue Marcel Cachin, 93017 Bobigny Cedex</addr-line>
          <country country="FR">France</country>
        </aff>
      </contrib-group>
      <pub-date>
        <year>2009</year>
      </pub-date>
      <abstract>
        <p>: Coding of discharge summaries is performed in hospitals daily. We propose to study the impact the use of semantic information may have on this coding. The complementarity of structured medical terminology and medication resource is evaluated on a collection of 1,237 discharge summaries. Performances of the system are improved with the specialization of terminological data.</p>
      </abstract>
      <kwd-group>
        <kwd />
        <kwd>Medical coding</kwd>
        <kwd>semantic resources</kwd>
        <kwd>categorization</kwd>
        <kwd>hierarchical structure</kwd>
      </kwd-group>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>Introduction</title>
      <p>
        Les hpitaux modernes gØnŁrent des volumes de donnØes de plus en plus
gros : comptes-rendus, prescriptions, rØsultats de prØlŁvements biologiques et
anatomo-pathologiques, rØsumØs d’imagerie, lettres aux collŁgues, etc. Ces
donnØes peuvent Œtre enregistrØes et stockØes sous formØ structurØe (dates de
naissance, dates de visite, noms, prØnoms, adresses, ...), grce en particulier aux
systŁmes d’information hospitaliŁre et aux outils de gestion des donnØes patient.
Depuis peu, des donnØes mØdicales (diagnostics, observations, ...) peuvent aussi
Œtre enregistrØes sous forme structurØe grce l’utilisation de questionnaires
spØciques (Chen et al., 2008). Mais la plupart des donnØes mØdicales et biologiques,
pertinentes pour une tche, restent enfouies au milieu des donnØes non
structurØes. L’accŁs ces donnØes est un enjeu toujours rØel et requiert des mØthodes
et algorithmes appropriØs. Dans ce travail, nous nous sommes intØressØs
l’extraction d’information partir des documents cliniques et plus particuliŁrement
la dØtection des pathologies et co-morbiditØs. Cette tche est reprØsentative
des types de tches que les cliniciens et chercheurs eectuent en routine dans
les hpitaux dans de diØrents contextes, comme : codage mØdico-Øconomique
(codage des dossiers patient pour rendre compte de l’activitØ d’un hpital),
recherche clinique (constitution de cohortes de patients ayant des caractØristiques
donnØes), mØdecine translationnelle (crØation d’un lien plus direct entre la
recherche thØrapeutique et les soins des patients, an de les faire bØnØcier des
traitements plus performants et appropriØs
        <xref ref-type="bibr" rid="ref12">(Rader &amp; Daugherty, 2008)</xref>
        ).
      </p>
      <p>
        L’utilisation des connaissances spØciques aux domaines, souvent proposØes
par les terminologies, est alors indispensable. La projection et reconnaissance
de termes devient ainsi une tche importante et il a ØtØ montrØ que
l’utilisation de synonymes ou l’ explosion du concept amØliorent les performances de
systŁmes automatiques
        <xref ref-type="bibr" rid="ref4 ref7">(Jacquemin &amp; Tzoukermann, 1999; Grau et al., 2005)</xref>
        .
Mais les terminologies proposent d’autres informations sØmantiques qui restent
relativement peu exploitØes. Nous sommes tout particuliŁrement intØressØs par
l’exploitation de la structure hiØrarchique des terminologies et de la spØcicitØ
des termes. De telles donnØes commencent Œtre exploitØes dans la la
        <xref ref-type="bibr" rid="ref9">ngue
gØnØrale (Baziz et al., 2007</xref>
        ). Quant au domaine biomØdical, plusieurs travaux ont ØtØ
rØalisØs grce l’accessibilitØ de terminologies structurØes. Ainsi,
        <xref ref-type="bibr" rid="ref8">(Masys et al.,
2001)</xref>
        ont exploitØ la structure hiØrarchique du MeSH pour interprØter les
rØsultats sur les puces ADN. Les rØsultats montrent que l’utilisation des niveaux
hiØrarchiques supØrieurs apporte un biais : ils induisent une sur-reprØsentation
cause des termes qu’ils subsument. Il apparat Øgalement que l’exploitation des
informations hiØrarchiques est particuliŁrement bØnØque lorsqu’elles sont
combinØes des informations linguistiques : collocations, dØpendances syntaxiques,
lemmes
        <xref ref-type="bibr" rid="ref18">(Stevenson et al., 2008)</xref>
        ; ou des donnØes biologiques
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">(Savova et al., 2008)</xref>
        .
Par ailleurs, l’utilisation de diØrents types de termes MeSH (termes spØciques
(Main Headings ) ou complØmentaires) inuence les performances des systŁmes
de maniŁre non homogŁne
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">(Funk et al., 1983; NØvØol et al., 2007)</xref>
        .
      </p>
      <p>Dans notre travail, nous proposons d’appliquer les mØthodes de catØgorisation
automatique de documents cliniques et, plus particuliŁrement, d’Øtudier l’impact
de la spØcicitØ des termes sur la dØtection de diagnostics dans des documents
cliniques. Nous travaillons avec les documents fournis par le I2B2 2008 challenge 1,
orientØ sur la dØtection des cas d’obØsitØ et de ses co-morbiditØs.
2</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>MatØriel</title>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>Comptes-rendus et donnØes de rØfØrence</title>
        <p>
          Les comptes-rendus fournis par le I2B2 challenge sont Øcrits en anglais. Ils ont
ØtØ anonymisØs
          <xref ref-type="bibr" rid="ref17">(Sibanda &amp; Uzuner, 2006)</xref>
          . Ces documents (n=1 237) se
composent de deux ensembles : documents d’entranement (n=730) et documents
de test (n=507). Ces donnØes ont ØtØ annotØes : les pathologies recherchØes sont
indiquØes comme Y prØsentes, N absentes ou Q possibles (questionnables ). Le
statut Q correspond des situations oø, suite la lecture d’un compte-rendu,
une pathologie est suspectØe ou bien elle parat ne pas Œtre acquise
dØnitivement. Ces annotations de rØfØrence ont ØtØ eectuØes manuellement par deux
experts mØdicaux. En cas de divergence inter-expert, un consensus a ØtØ Øtabli.
La distribution des annotations entre les catØgories Y , N et Q, toute pathologie
confondue, n’est pas homogŁne. Par exemple, dans l’ensemble d’entranement
(10 655 annotations), nous observons 69 % (n=7,362) d’annotations N , 31 %
(n=3,267) d’annotations Y et seulement 0.2 % (n=26) d’annotations Q.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>Terminologies</title>
        <p>Pathologies. Nous utilisons la liste des 16 pathologies du I2B2 challenge
relatives l’obØsitØ et ses 15 co-morbiditØs les plus frØquentes : asthma (asthme),
CAD (maladie de l’artŁre coronaire), CHF (dØfaillance cardiaque congestive),
depression (dØpression), GERD (reux gastro-oesophagien), gallstones (lithiase
biliaire), gout (goutte), hypercholesterolemia (hypercholestØrolØmie),
hypertension (hypertension), hypertriglyceridemia (hypertriglycØridØmie), OA
(osthØoarthrite), OSA (apnØe obstructive du sommeil), PVD (angiopathie pØriphØrique)
et venous insuciency (insusance veineuse).</p>
        <p>
          Termes de la Snomed Internationale. Nous utilisons 108 531 termes
provenant de six axes de la Snomed Internationale (SNMI) (
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">CtØ et al., 1997</xref>
          ) :
Agents et activitØs physiques ( A), Diagnostics (D), Fonction (F ), Morphologie
(M ), ProcØdures (P ) et Topographie (T ). Nous n’utilisons pas les autres axes
sØmantiques (i.e., Modicateurs ( G), MØtiers (J ), Social (S)), dont les termes nous
paraissent moins pertinents pour le codage mØdical. Les termes utilisØs sont
enrichis avec leurs synonymes d’UMLS
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10">(NLM, 2008)</xref>
          . De plus, chaque terme SNMI
est associØ son type sØmantique. Par exemple, decreased thickness et
obstructive sleep apnea appartiennent respectivement aux axes M et D et ont les
identiants SNMI M-02630 et D9-74310. Nous utilisons cinq niveaux hiØrarchiques
des termes SNMI, qui peuvent Œtre dØtectØs grce la convention d’encodage de
la hiØrarchie dans les identiants SNMI. Le principe gØnØral est le suivant : plus
un terme est gØnØrique plus il a de 0 la n de son identiant. Par exemple,
M-02000 est plus gØnØrique que M-02600, qui est plus gØnØrique que M-02630. Le
niveau hiØrarchique le plus haut correspond aux axes sØmantiques SNMI ( i.e.,
M , D, T ). Ainsi, pour decreased thickness M-02630 les niveaux hiØrarchiques
sont : M, M-02000, M-02600, M-02630 et M-02630 ; pour obstructive sleep apnea
ils sont D, D9-74000, D9-74300, D9-74310 et D9-74310. Dans ces deux exemples,
les termes les plus spØciques se positionnent au niveau TSS4, le niveau TSS5
ne peut donc pas Œtre spØciØ davantage.
        </p>
        <p>Noms des mØdicaments. Nous exploitons une liste de 5 716 DCI
(dØnomination commune internationale) des mØdicaments. Ils proviennent de la ressource
ThØriaque2. Comme pour les termes SNMI, chaque DCI est associØ son
information sØmantique : les classes thØrapeutiques dØnies par ThØriaque. Par
exemple, Allopurinol est un mØdicament antigoutte.
3</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>MØthode</title>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>PrØ-traitement et indexation des documents</title>
        <p>
          L’objectif du prØ-traitement des comptes-rendus est de les indexer avec les
ressources terminologiques. Nous utilisons la plate-forme Ogmios 3 pour : (1)
Segmentation des comptes-rendus en mots et phrases ; (2) tiquetage
morphosyntaxique et lemmatisation
          <xref ref-type="bibr" rid="ref15">(Schmid, 1994)</xref>
          pour la normalisation syntaxique
(rØduction de pluriels et de formes Øchies) ; (3) tiquetage terminologique avec
la projection des entitØs des ressources utilisØes ; (4) DØtection des variantes de
termes
          <xref ref-type="bibr" rid="ref7">(Jacquemin &amp; Tzoukermann, 1999)</xref>
          : { hernia repair, repair of ventral
hernias}, {weight gain, gaining weight} ; (5) DØtection de la nØgation (Chapman
et al., 2001). Les Øtapes 2 4 permettent de dØtecter les groupes nominaux, de
les normaliser et de les proposer pour l’indexation des documents. En rØsultat,
chaque compte-rendu est associØ un ensemble d’entitØs : pathologies du challenge,
termes SNMI et DCI.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-2">
        <title>CatØgorisation des documents</title>
        <p>DØnition des descripteurs. Deux types de descripteurs sont utilisØs, ce
qui fournit six ensembles de descripteurs :</p>
        <p>T : termes SNMI, pathologies du challenge, DCI (n=4 165)
TSS : niveaux hiØrarchiques des descripteurs. Nous utilisons cinq niveaux
hiØrarchiques pour les termes SNMI et un niveau hiØrarchique pour les DCI.
Nous obtenons cinq ensembles de descripteurs TSS1, TSS2, TSS3, TSS4 et
TSS5, oø TSS1 est le niveau le plus gØnØrique et TSS5 est le niveau le plus
spØcique. Au niveau le plus gØnØrique, nous avons 440 descripteurs.
Les valeurs des descripteurs sont : (1) statut des descripteurs ( y contexte
positif, n contexte nØgatif, 0 absents) ; ou (2) frØquences des descripteurs pour les
contextes positifs et les contextes nØgatifs sØparØment.</p>
        <p>
          Algorithmes d’apprentissage. AprŁs avoir testØ plusieurs algorithmes
d’apprentissage supervisØ proposØs par la plate-forme Weka
          <xref ref-type="bibr" rid="ref19">(Witten &amp; Frank, 2005)</xref>
          ,
nous avons choisi d’utiliser l’algorithme base d’arbres de dØcision REPTree
(variante de C4.5
          <xref ref-type="bibr" rid="ref11">(Quinlan, 1993)</xref>
          ). Pour chaque pathologie, nous avons construit
cinq modŁles (ou arbres de dØcision) qui contrastent un type d’annotations avec
les autres.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-3">
        <title>2http://www.theriaque.org 3http://search.cpan.org/~thhamon/Alvis-NLPPlatform/</title>
        <p>valuation</p>
        <p>
          L’Øvaluation des rØsultats, savoir si chaque document est assignØ aux bonnes
catØgories, est eectuØe par les organisateurs du challenge selon les annotations
de rØfØrence de l’ensemble de test. Les mesures d’Øvaluation standard sont
utilisØes (R rappel, P prØcision) et la moyenne harmonique F (F-mesure). Ces
mesures sont appliquØes en version micro (la moyenne est calculØe au niveau des
documents) et macro (la moyenne est calculØe au niveau des catØgories Y , Q, N
et U )
          <xref ref-type="bibr" rid="ref16">(Sebastiani &amp; Ricerche, 2002)</xref>
          . La mesure principale est macro F-mesure
globale, qui correspond la moyenne des macro F-mesures de chaque
pathologie. Pour chaque couple de rØsultats, nous calculons Øgalement la signicativitØ
statistique des rØsultats an de mieux observer l’apport des informations
sØmantiques. La distribution de donnØes nous Øtant inconnue, nous utilisons le test de
signicativitØ par rØpartition au hasard (Chinchor, 1992) utilisØ dans les
compØtitions MUC. Ainsi, aprŁs avoir calculØ la diØrence de rØsultats entre les deux
systŁmes comparer, n couples de pseudo-systŁmes (xØ 1000) ont ØtØ gØnØrØs
alØatoirement partir des deux systŁmes existants. On compte alors le nombre
c de fois que la diØrence entre les deux pseudo-systŁmes d’un mŒme couple est
supØrieure la diØrence des deux systŁmes existants. Si le ratio entre le nombre
de c et n est infØrieur au seuil de rejet (xØ 0,05) de l’hypothŁse nulle, les deux
systŁmes sont alors signicativement diØrents.
4
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>RØsultats et discussion</title>
      <p>Les 507 comptes-rendus de l’ensemble de test ont ØtØ traitØs par la plate-forme
Ogmios en 53 min 19 sec (6.3 sec par documents).</p>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>RØsultats par pathologie et par catØgorie</title>
      </sec>
      <sec id="sec-4-2">
        <title>Notre systŁme</title>
        <p>Moyenne du challenge
cart type</p>
        <p>MiP
0.92
0.91
0.09</p>
        <p>MaP
0.62
0.78
0.17</p>
        <p>MiR
0.91
0.90
0.09</p>
        <p>MaR
0.61
0.60
0.06</p>
        <p>MiF
0.91
0.90
0.09</p>
        <p>MaF
0.61
0.60
0.06</p>
        <p>La table 1 indique les performances de notre systŁme, la moyenne des rØsultats
du challenge et leur Øcart type (ou dispersion autour de la moyenne). La macro
Fmesure de notre systŁme, de mŒme que toutes les mesures sauf la macro prØcision,
ont des valeurs supØrieures aux moyennes correspondantes. Notons que les macro
F-mesures du challenge s’Øtendent entre 0.67 et 0.32 : notre systŁme est trŁs
proche de la meilleure valeur.</p>
        <p>La gure 1 prØsente les performances de notre systŁme par pathologie, en
termes de macro prØcision et de macro rappel. Dans cette reprØsentation, meilleurs
sont les rØsultats pour une pathologie donnØe, plus cette pathologie est proche
du coin supØrieur droit du graphique. l’analyse de cette gure, nous pouvons
distinguer trois zones :
1. zone proche du coin supØrieur droit : la qualitØ de notre systŁme est bonne
avec les annotations (pathologies et catØgories). La macro prØcision et le
macro rappel sont supØrieurs 0.80. Cela concerne les pathologies : asthme,
dØpression, diabŁte, lithiase biliaire, goutte, hypercholestØrolØmie et
obØsitØ.
2. zone vers le coin infØrieur droit : la prØcision reste ØlevØe ( &gt; 80 %) mais
le rappel diminue (entre 50 % et 70 %). Dans cette zone, nous trouvons :
dØfaillance cardiaque congestive, reux gastro-oesophagien, hypertension,
hypertriglycØridØmie et insusance veineuse.
3. zone vers le coin infØrieur gauche : les valeurs de la prØcision et du rappel
sont entre 50 % et 70 %. Quatre pathologies se trouvent dans cette zone :
maladie de l’artŁre coronaire, osthØoarthrite, apnØe obstructive du sommeil
et angiopathie pØriphØrique. Elles correspondent aux cas les plus diciles
catØgoriser pour notre systŁme.</p>
        <p>
          L’utilisation de termes et de leurs synonymes pour l’indexation des documents
nous place dans le cadre d’une approche basØe sur les concepts . Si cela permet
de restreindre le champs sØmantique des descripteurs, comparØ une approche
base de sacs de mots, et de le rendre ainsi plus prØcis, nous nous trouvons limitØs
par la variabilitØ terminologique. Cette limitation peut rØsulter de la couverture
partielle des terminologie
          <xref ref-type="bibr" rid="ref5">(Hersh et al., 1994)</xref>
          ou de l’incapacitØ des outils
automatiques reconnatre dans les documents les termes des terminologies utilisØes.
Dans notre travail, nous avons mis l’accent sur la reconnaissance automatique
des variantes de termes. NØanmoins, pour une pathologie comme OSA, nous
obtenons un ensemble de descripteurs dØcisionnels assez pauvre ( obstructive sleep
apnea, sleep apnea, apnea, OSA, pain). De plus, la variation terminologique ne
suit pas toujours des rŁgles prØcises et reproductibles, comme par exemple dans
les cas de certaines abrØviations cliniques ( HT N pour hypertension). Mais
nous pensons qu’il est possible d’apporter des amØliorations cette
fonctionnalitØ de la plate-forme grce l’intØgration d’autres ressources et outils.
e Y
ecn N
frØ Q
ØR NR
        </p>
        <p>
          La table 2 prØsente la matrice de confusion par catØgorie ( Y , N et Q). Les
annotations de rØfØrence sont indiquØes en ligne, les annotations eectuØes par
notre systŁme sont indiquØes en colonne. Les nombres en gras correspondent aux
annotations correctes : 1 846 pour Y , 4 816 pour N et seulement une pour Q.
Les autres nombres, lus en colonne, s’ils sont supØrieurs zØro, indiquent les
erreurs de notre systŁme. Par exemple, 388 documents reoivent une annotation
N et 35 une annotation Q, alors que leur annotation de rØfØrence est Y . De la
mŒme maniŁre, 162 annotations Y et 16 Q sont en rØalitØ des annotations N .
Cela nous donne une prØcision et un rappel entre 83 et 96 % pour les catØgories
Y et N , tandis que pour la catØgorie Q, ils sont infØrieurs 10 %. Rappelons
que la catØgorie Q concerne l’annotation des pathologies qui ne sont pas
acquises de maniŁre certaine mais probable. Le marquage de la certitude
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2 ref6">(Hyland,
1995; Fahnestock, 1999)</xref>
          passe souvent par l’utilisation des marqueurs comme
certainly, likely, might ou seem dans la littØrature scientique. Un examen des
comptes-rendus cliniques ayant des annotations Q montre que la certitude n’est
pas exprimØe de la mŒme maniŁre. Par exemple, l’annotation Q des cas de
diabŁte semble Œtre justiØe par des phrases en relation avec la nutrition : (1) She
also was given nutrition consult who started the calorie counts. (2) Nutrition
recommended that she may be need long-term nutritional therapy if she does not
meet her nutritional goal. (3) DIET : House / Low chol/low sat. fat Nous
pouvons mŒme avoir des phrases de type nondiabetic ... in 1986 sans autre indication
sur le cas de diabŁte dans le compte-rendu. Pour les cas d’obØsitØ, nous pouvons
avoir des phrases comme (1) claiming that he has been eating like a horse ou
(2) The patient denies weight gain or nausea . Comme le montrent ces exemples,
les indicateurs du statut Q sont vagues et pauvres dans les comptes-rendus.
Leur dØtection peut dicilement reposer sur des marqueurs de certitude utilisØs
traditionnellement mais nØcessiterait plutt un raisonnement mØdical n.
maP
maR
maF
100
90
80
70
60
50
40
maP
maR
maF
tss5
nomed
        </p>
        <p>Tclass
med
tss1
tss2
tss3
tss4
t
(a) Impact des mØdicaments</p>
        <p>(b) Impact de l’information hiØrarchique</p>
        <p>Les mØdicaments (leurs prescriptions, prises, contre-indications, arrŒt, etc.)
font partie intØgrante de tout dossier mØdical. Les noms de mØdicaments sont
des nomenclatures ou listes, qui peuvent bØnØcier d’une organisation
hiØrarchique. Dans la ressource ThØriaque, que nous utilisons, les mØdicaments sont
organisØs en classes thØrapeutiques : mØdicaments anti-inammatoires,
antigoutteux, digestifs, laxatifs, antiseptiques.</p>
        <p>
          An d’Øtudier l’impact des informations sur les mØdicaments, nous avons
comparØ les rØsultats obtenus avec trois expØriences (g. 2(a)) : les descripteurs de
pathologies du niveau TSS5 sans les mØdicaments ( nomed), avec les classes
thØrapeutiques (T class) et avec les noms de mØdicaments ( med). Nous indiquons
les valeurs de macro prØcision, macro rappel et macro F-mesure. Avec
l’injection progressive des informations sur les mØdicaments, nous pouvons observer
une amØlioration des performances. L’utilisation des classes thØrapeutiques et
des noms de mØdicaments apporte respectivement un gain de 1,5 et 4,19 la
F-mesure. Ces diØrences sont statistiquement signicatives. L’Øvolution de la
prØcision et du rappel suit le mŒme schØma. Notons nØanmoins que la ressource
ThØriaque n’est pas exhaustive et que certains mØdicaments, comme coumadin,
torsemide ou zaroxolyn, n’y gurent pas. Nous pensons que l’impact des
mØdicaments pourrait Œtre plus important si une liste plus complŁte, comme Rxnorm
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13">(RxNorm, 2009)</xref>
          , Øtait utilisØe.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-3">
        <title>Prise en compte des informations hiØrarchiques</title>
        <p>An d’Øtudier l’inuence de l’informativitØ des termes, nous observons les
annotations obtenues diØrents niveaux hiØrarchiques des termes d’indexation
(g. 2(b)). Pour ceci, nous comparons plusieurs ensembles d’annotations
obtenues avec l’algorithme REPTree : cinq niveaux hiØrarchiques de la SNMI (TSS1
TSS5) avec les classes thØrapeutiques des mØdicaments, et T (le niveau le
plus spØcique de SNMI avec les noms de mØdicaments). La diØrence la plus
importante apparat entre les niveaux TSS1 et TSS2, oø le niveau TSS1 est le
plus gØnØrique. Une autre amØlioration est observØe entre les niveaux TSS5 et T.
Dans ces deux cas, la diØrence est statistiquement signicative. Dans tous les
cas, la spØcication de l’annotation est protable aux performances du systŁme.
La F-mesure passe par exemple de 49,46 avec TSS1 61,15 avec T. L’Øvolution
de la prØcision et du rappel est similaire.</p>
        <p>
          Ces rØsultats conrment les observations de
          <xref ref-type="bibr" rid="ref18">(Stevenson et al., 2008)</xref>
          et
          <xref ref-type="bibr" rid="ref14">(Savova et al., 2008)</xref>
          selon lesquelles les informations linguistiques contribuent
fortement l’amØlioration des performances d’un systŁme basØ sur l’exploitation
les informations hiØrarchiques d’une terminologie. Nous observons Øgalement que
l’ensemble de ces informations hiØrarchiques ne contribuent pas de la mŒme
maniŁre : des informations trop gØnØrales dØgradent les performances. Il est donc
important de bien sØlectionner les niveaux hiØrarchiques utiliser lors de la
catØgorisation des documents.
5
        </p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>Conclusion et perspectives</title>
      <p>Nous avons prØsentØ une expØrience de catØgorisation automatique des
documents cliniques en anglais, ØvaluØe selon les donnØes de rØfØrence produites par
le challenge i2b2 en 2008. Au travers du traitement de ces donnØes, nous testons
plus particuliŁrement l’exploitation des informations sØmantiques et linguistiques
(variation des termes, mØdicaments, niveaux hiØrarchiques des termes) et
observons que, de maniŁre gØnØrale, la spØcicitØ de ces informations et l’utilisation de
ressources complØmentaires montrent une inuence bØnØque. Les performances
de notre systŁme sont lØgŁrement supØrieures la moyenne obtenue lors du
challenge. Nous envisageons nØanmoins d’amØliorer ces performances et pour ceci
nous visons une meilleure dØtection des variantes de termes, une sØlection de
descripteurs et l’exploitation de la structure de comptes-rendus. Par ailleurs,
l’impact d’autres facteurs, comme la nØgation ou le vote des algorithmes, peut
aussi avoir une incidence sur les performances du systŁme.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>RØfØrences</title>
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