<!DOCTYPE article PUBLIC "-//NLM//DTD JATS (Z39.96) Journal Archiving and Interchange DTD v1.0 20120330//EN" "JATS-archivearticle1.dtd">
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        <article-title>Démonstration du diagnostic automatique de l'état dépressif</article-title>
      </title-group>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Résumé</string-name>
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          <label>0</label>
          <institution>Université des Antilles</institution>
          ,
          <addr-line>Campus de Fouillole - Guadeloupe</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>Les troubles psychosociaux sont un problème de santé publique majeur, pouvant avoir des conséquences graves sur le court ou le long terme, tant sur le plan professionnel que personnel ou familial. Le diagnostic de ces troubles doit être établi par un professionnel. Toutefois, l'IA (l'Intelligence Artificielle) peut apporter une contribution en fournissant au praticien une aide au diagnostic, et au patient un suivi permanent rapide et peu coûteux. Nous proposons un outil d'aide au diagnostic automatique de l'état dépressif à partir d'observations du visage en temps réel, au moyen d'une simple webcam. A partir de vidéos du challenge AVEC'2014, nous avons entraîné un classifieur neuronal à extraire des prototypes de visages selon différentes valeurs du score de dépression de Beck (BDI-II).</p>
      </abstract>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>-</title>
      <p>Le système d’estimation de l’état dépressif est composé de
quatre phases qui s’enchaînent comme décrit Figure 1 : la
capture de la vidéo est suivie de l’extraction des
descripteurs, du traitement par le classifieur et de la présentation
du diagnostic. On se focalise ici sur la description et le
fonctionnement des procédés mis en oeuvre pour la
classification. L’attention du lecteur est attirée sur le fait que
cette chaîne de traitement est encore à l’état de prototype,
en phase active de développement et en attente de
validation, en particulier par des experts psychiatres.
2.1</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>Chaîne des traitements</title>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>Capture vidéo</title>
        <p>La capture vidéo est réalisée au moyen d’une webcam
connectée à l’ordinateur utilisé pour la classification. Afin
d’optimiser le traitement du flux, les images sont capturées
par un thread dédié et bufferisées dans une file d’attente. De
plus, la taille des images est réduite à 300x300 pixels avant
leur traitement. La bufferisation des images assure la
continuité de la capture pendant leur traitement. La fréquence de
capture est de 25 images par secondes.
2.2</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-2">
        <title>Prétraitement des images</title>
        <p>Dans la mesure où l’état dépressif s’évalue sur la durée, on
ne traite que n images par seconde (malgré une fréquence
de capture fixe). Ce paramètre est notamment utilisé pour
optimiser la fluidité du traitement global. Chaque image
fait l’objet d’une recherche de visage et d’estimation de la
position des points d’intérêts via la méthode de Kazemi et
Sullivan implémentée dans dLib.</p>
        <p>L’alignement des visages consiste en une série de
transformations géométriques ayant les objectifs suivants :
— que les visages aient la même taille ;
— que les visages soient centrés dans l’image ;
— que les yeux soient alignés horizontalement.
Cette phase, capitale, assure aux données l’homogénéité
nécessaire pour la classification. Afin de réduire la durée
de l’alignement, ce dernier est réalisé directement sur les
points extraits et non sur les images
La sortie du prétraitement est, pour chaque image, un
vecteur de 136 composantes comprenant les abscisses et
ordonnées des 68 points d’intérêt extraits.
2.3</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-3">
        <title>Classification</title>
        <p>Les données sont classifiées au moyen d’un classifieur
neuronal incrémental à base de prototypes. C’est un réseau de
neurones à trois couches, la première recevant les entrées,
la seconde étant constituée de "neurones-distance", i.e. des
prototypes, qui sont totalement connectés aux neurones
d’entrée. A chaque présentation d’un exemple, ce dernier
est comparé à tous les prototypes en mémoire. Dans la
troisième couche, plusieurs prototypes sont associés à un
neurone de sortie, chacun représentant un score dépressif
BDI-II.</p>
        <p>La démonstration dont est l’objet ce papier n’utilise qu’en
phase de généralisation un classifieur déjà entraîné, donc il
n’y a pas création de nouveaux prototypes. Les règles de
fonctionnement du classifieur permettent de sortir, ou non,
une classe de score dépressif. La possibilité d’obtenir une
TABLE 1 – Interprétation du score au test BDI-II
Score obtenu Sévérité de la dépression
0-13 Minimale
14-19 Moyenne
20-28 Modérée
29-63 Sévère
"non-réponse" est une spécificité précieuse de ce classifieur
qui le rend plus proche d’un diagnostic humain. Lors de
la classification en temps réel, les non-réponses peuvent
permettre de moduler la décision. Ainsi, le nombre de
nonréponses rendues peut permettre le calcul d’une mesure de
fiabilité de l’interprétation du score dépressif.
2.4</p>
      </sec>
      <sec id="sec-2-4">
        <title>Diagnostic</title>
        <p>La sortie du système est l’interprétation du score (voir
Table 1) le plus représenté lors de la classification des
images sur les p scores les plus récents. Le paramètre p est
à ajuster en accord avec la durée de l’interaction. Les
résultats en généralisation sur le corpus AVEC’2014 atteignent
un taux de succès de 94% pour la classification de
l’intervalle dépressif, contre 90% pour la classification du score
BDI-II, d’où le choix de cette sortie qui se veut plus précise
et interprétable en l’état.
3</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>Scénario</title>
      <p>On présente ici un cas d’utilisation simple du système de
classification de l’état dépressif, où l’utilisateur lit un
passage affiché à l’écran pendant qu’il est filmé par une
webcam.</p>
      <p>Le nombre d’images traitées par seconde est fixé à n = 10,
et la durée de l’enregistrement à 20 secondes. On fixe à p =
20 le nombre de scores pris en comptes dans l’affichage du
résultat.</p>
      <p>Quelques secondes après le démarrage de la procédure,
l’interprétation de l’état dépressif est affichée. On présente
également un indicateur de détection du visage, faisant
savoir à l’utilisateur s’il doit modifier sa posture face à la
caméra. La Figure 2 présente un aperçu de la sortie du
système.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>Conclusion</title>
      <p>Le système proposé permet de classifier en temps réel l’état
dépressif d’un sujet humain au moyen d’un classifieur
neuronal incrémental. Une chaine de traitement rapide du flux
vidéo est mise en oeuvre afin de produire une interprétation
de l’état dépressif, au regard du test BDI-II. Les résultats
obtenus sont encourageant pour la poursuite du
développement de l’outil. Toutefois, il est important de considérer
avec précaution le résultat. D’une part, le système n’a pas
encore pu bénéficier de l’expertise d’un professionnel de la
psychiatrie. D’autre part, dans sa définition, le score BDI-II
est évalué sur des sujets exprimant des symptômes
dépressifs depuis au moins deux semaines, d’où l’importance de
fixer un cadre d’utilisation du système en amont.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>Références</title>
    </sec>
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          <year>2014</year>
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          <article-title>3d dimensional affect and depression recognition challenge</article-title>
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          <year>2014</year>
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