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      <title-group>
        <article-title>Me´ canisme de ne´ gociation multilate´ rale pour la prise de de´ cision collective</article-title>
      </title-group>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Re´ sume´</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Mots Clef</string-name>
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        <aff id="aff0">
          <label>0</label>
          <institution>Ne ́gociation multilate ́rale</institution>
          ,
          <addr-line>Diviser pour re ́gner, De ́cision collective</addr-line>
        </aff>
      </contrib-group>
      <pub-date>
        <year>1994</year>
      </pub-date>
      <fpage>77</fpage>
      <lpage>90</lpage>
      <kwd-group>
        <kwd>Multilateral negotiation</kwd>
        <kwd>Divide and rule</kwd>
        <kwd>Collective decision</kwd>
      </kwd-group>
    </article-meta>
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  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>Ndeye Arame DIAGO 1</title>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>Samir AKNINE 1</title>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>Onn SHEHORY 2</title>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>Mbaye SENE 3</title>
      <p>In this paper, we propose a multilateral negotiation
model in which the agents interact in a fully
decentralized way. The proposed protocol draws on
”divide and rule” approach. The agents are divided into
different groups called ”rings” in which negotiations
take place simultaneously. We propose interaction
policies allowing the communication between agents
from different rings. We seek through this approach
to limit the agents’ scope of interaction and hence
to reduce agents reasoning complexity to facilitate
agreement research. We have evaluated our protocol
by comparing it with a model where all of the agents
negotiate in the same group.</p>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>1 Introduction</title>
        <p>
          La ne´gociation multilate´rale est un processus
d’e´change qui permet aux participants ayant des
inte´reˆts diffe´rents pour la re´alisation d’un but
commun, de construire ensemble des solutions
collectivement satisfaisantes. Ces participants ont
le plus souvent un comportement e´go¨ıste, et ne
partagent pas les informations concernant leurs
fonctions d’utilite´ et leurs pre´fe´rences. Chacun
tente de conduire la ne´gociation vers un accord
qui satisfait ses objectifs. Dans un tel contexte, la
ne´gociation devient tre`s complexe lorsque le nombre
de participants est important. Dans cet article, nous
nous inte´ressons aux ne´gociations multilate´rales
fonde´es sur des approches heuristiques[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref4">4</xref>
          ]. Les
agents construisent la solution a` leur proble`me a`
travers leurs interactions, a` la diffe´rence des mode`les
base´s sur la the´orie des jeux dont l’espace des
solutions est suppose´ connu par tous les agents [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
          ].
La plupart des travaux effectue´s sur la ne´gociation
multilate´rale ne fournissent pas de protocoles
spe´cifiques ou s’appuient sur des hypothe`ses
difficilement applicables dans un contexte re´el. Certains
e´tendent les me´canismes propose´s pour le cas d’une
ne´gociation bilate´rale [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
          ]. Par exemple, [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
          ] propose
une ge´ne´ralisation du protocole de concession
monotone [12] pour la ne´gociation multilate´rale, il
ne fournit pas un protocole spe´cifique. [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref1">1</xref>
          ] propose
une ge´ne´ralisation du me´canisme de ne´gociation
bilate´rale base´ sur les offres alterne´es pour le cas de
la ne´gociation multilate´rale. D’autres me´canismes
de ne´gociation multilate´rale de´signent un me´diateur
qui se charge, par exemple, de superviser et de
de´tecter les conflits entre les parties ne´gociatrices,
et de sugge´rer des offres [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref10 ref3">10, 3</xref>
          ]. Le proble`me de
ces protocoles de ne´gociation avec me´diateur re´side
dans leur structure centralise´e. Ils ne garantissent
pas toujours une solution satisfaisante. Notre
objectif est de proposer des protocoles de ne´gociation
applicables dans un contexte re´el et qui permettent
aux agents de construire des solutions collectives de
fac¸on totalement de´centralise´e.
[
          <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
          ] pre´sente deux extensions du protocole des offres
alterne´es : Stacked Alternating Offers Protocol (SAOP)
et Alternating Multiple Offers Protocol (AMOP).
Dans ces protocoles, chaque agent ne participe a`
la ne´gociation que quand son tour arrive. Dans
le protocole SAOP, celui-ci de´marre toujours la
ne´gociation en soumettant une offre, et lorsque son
tour arrive, il n’e´value que la dernie`re offre soumise.
Par conse´quent, toutes les offres ne sont pas e´value´es
par tous les agents, et certains d’entre eux peuvent
passer a` cote´ des offres qui les auraient inte´resse´es.
Dans le protocole AMOP, tous les agents soumettent
se´quentiellement leurs offres. Ensuite, chacun vote
pour toutes les offres. Dans ce protocole, chaque
agent a une meilleure visibilite´ sur l’espace des
solutions, et il peut e´valuer toutes les offres des
autres a` la diffe´rence du protocole SAOP. Cependant,
ce protocole est tre`s co uˆteux en nombre de
messages compare´ au protocole SAOP. Le processus de
raisonnement des agents devient plus complexe car
les agents doivent e´valuer toutes les offres en meˆme
temps, et prennent des de´cisions pour chacune de
ces offres.
        </p>
        <p>Notre mode`le s’appuie sur les hypothe`ses suivantes :
(1) les agents ne´gocient sur un seul proble`me
(attribut) et doivent trouver une solution collective et
acceptable, c’est-a`-dire, accepte´e par la majorite´ des
agents ; (2) les agents sont e´go¨ıstes et chacun cherche
a` de´fendre ses propres inte´reˆts ; (3) la ne´gociation
s’effectue sans me´diateur, les agents interagissent
entre eux de fac¸on totalement de´centralise´e ; (4) les
agents ne partagent pas leur fonction d’utilite´ ; (5) la
ne´gociation s’effectue sur une dure´e limite´e. De telles
ne´gociations ne´cessitent des protocoles spe´cifiques
pour faciliter la prise de de´cision et la de´finition
de concepts de solution de ne´gociation e´quitable et
collectivement satisfaisante.</p>
        <p>
          Le me´canisme de ne´gociation que nous
proposons, dans cet article, est fonde´ sur une approche
incre´mentale et ite´rative permettant de distribuer
la ne´gociation mais aussi, d’appre´hender la
complexite´ du raisonnement des agents et ainsi, de
faciliter la convergence de la ne´gociation tout en
limitant le temps. Pour aborder ces proble`mes,
nous nous inte´ressons a` l’organisation du syste`me
multi-agents. La forme organisationnelle du syste`me
peut significativement affecter la complexite´ de la
recherche d’accords, la flexibilite´, la re´activite´ et
peut induire des co uˆts de calcul et de
communication [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9, 13</xref>
          ]. Le mode`le de ne´gociation propose´
s’inspire de l’approche ”Diviser pour re´gner”. Il
s’agit, d’abord, de diviser l’ensemble des agents en
groupes dans lesquels les ne´gociations vont prendre
place. Nous cherchons a` travers cette re´partition a`
limiter les champs d’interaction des agents, a` re´duire
la complexite´ de leur raisonnement et a` faciliter la
recherche d’accords. Ensuite, nous proposons des
politiques d’interaction qui s’adaptent aux mode`les
d’organisation des agents propose´s. Nous proposons
diffe´rentes strate´gies de ne´gociation qui permettent
aux agents de prendre des de´cisions qui re´pondent
au mieux a` leurs objectifs.
        </p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-2">
        <title>2 Le mode` le de ne´ gociation</title>
        <p>Pour illustrer le me´canisme de ne´gociation propose´,
nous conside´rons un sce´nario de ne´gociation base´ sur
un projet de mise en place d’une nouvelle ligne de
tramway pour une agglome´ration. Ce projet implique
par exemple, les maires des communes concerne´es,
le pre´fet de la re´gion, les conseillers re´gionaux et les
compagnies de transports. Leur but est de de´terminer
le trace´ de la nouvelle ligne de tramway, c’est-a`-dire,
les coordonne´es de ses arreˆts. Ces participants ayant
des inte´reˆts diffe´rents vont ne´gocier pour s’accorder
sur une solution. Par exemple, le but des maires
est d’optimiser le couˆ t de financement du projet et
la desserte des e´tablissements publics en pre´fe´rant
que la ligne desserve plusieurs communes. Le pre´fet
s’inte´resse a` la se´curite´ des personnes en pre´fe´rant
que certains arreˆts soient proches des postes de
police. Les conseillers re´gionaux s’inte´ressent a` la
desserte des e´tablissements publics tels que les lyce´es.
Quant aux compagnies de transport, elles souhaitent
que les arreˆts soient proches des stations de me´tro et
bus pour faciliter les correspondances.</p>
        <p>Le me´canisme de ne´gociation propose´ consiste a`
structurer les agents en petits groupes appele´s
anneaux dans lesquels les agents s’e´changent des
propositions. La ne´gociation s’effectue simultane´ment
au sein de chaque anneau. Dans chaque anneau, les
agents soumettent leurs propositions. Ils rec¸oivent
celles des autres et prennent des de´cisions. Un agent
peut accepter, refuser, renforcer ou attaquer une
proposition soumise par un autre agent. La ne´gociation
s’effectue de manie`re de´centralise´e sans me´diation,
autrement dit les agents de´cident eux-meˆmes de leurs
propositions et re´agissent avec les autres selon leurs
propres croyances tout en respectant les re`gles du
protocole. Chaque proposition soumise par un agent
est une suggestion de solution de ne´gociation. Elle
devient une solution acceptable si elle est accepte´e par
la majorite´ des agents. Le choix de la re`gle de la
majorite´ est justifie´ par le fait que nous conside´rons les
ne´gociations impliquant un grand nombre d’agents
dans lesquelles l’application de la re`gle de
l’unanimite´ rend difficile la recherche d’accords collectifs.
Pour rendre flexible le me´canisme de ne´gociation
propose´, le protocole permet aux agents qui le
souhaitent de prendre connaissance via l’e´coute flottante
des interactions qui s’effectuent dans les autres
anneaux. Cela permet aux agents d’appre´hender les
ne´gociations mene´es au-dela` de leur anneau. Ainsi,
un agent peut re´agir sur les propositions e´coute´es
tout en restant dans son anneau. Comme il peut
de´cider de rejoindre un autre anneau dans lequel ses
inte´reˆts seront mieux de´fendus. Cependant, ils
utilisent diffe´rentes strate´gies pour choisir le meilleur
anneau qu’ils vont rejoindre s’ils en e´coutent plus
d’un. Lorsqu’un agent se de´place dans un nouvel
anneau, il peut soit soumettre de nouvelles
propositions, soit de´fendre ses propositions ayant de´ja`
obtenu un certain taux d’acceptation en vue
d’atteindre la majorite´. Les interactions inter-anneaux et
les de´placements des agents d’un anneau a` un autre
sont re´gis par les re`gles du protocole et la politique
d’interaction propose´e. Une politique d’interaction
inter-anneaux spe´cifie comment et quand les agents
appartenant a` des anneaux diffe´rents interagissent
entre eux.</p>
        <p>La ne´gociation s’effectue sur une dure´e limite´e et en
plusieurs tours se´pare´s par des points de controˆle.
Ces derniers permettent d’e´valuer a` chaque tour de
ne´gociation les e´changes effectue´s et de ve´rifier si un
accord a e´te´ trouve´. A` l’issue d’un point de controˆle,
une solution peut eˆtre trouve´e, sinon une autre phase
de ne´gociation est effectue´e si le temps imparti a` la
ne´gociation n’a pas expire´. Nous conside´rons qu’il
existe une solution de ne´gociation de`s lors qu’une
proposition est accepte´e par la majorite´ des agents.
Les points de controˆle s’effectuent a` des pe´riodes
re´gulie`res pre´de´finies. En re´sume´, notre mode`le de
ne´gociation se de´roule en trois phases :
Phase 1 : c’est la re´partition initiale des agents dans
les anneaux. Elle consiste a` de´finir le nombre
d’anneaux a` cre´er et a` affecter les agents dans les anneaux.
Phase 2 : c’est la ne´gociation proprement dite. Les
agents formulent et soumettent leurs propositions.
Ils rec¸oivent celles des autres et prennent leurs
de´cisions.</p>
        <p>Phase 3 : c’est le point de controˆle. Il consiste a`
ve´rifier s’il existe, des propositions dont les taux
d’acceptations ont atteint le seuil de la majorite´ fixe´ par
le concepteur du syste`me.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-3">
        <title>3 Formalisation</title>
        <p>Soient A = fa1; :::; ang l’ensemble des agents du
syste`me et G = fg1; :::; gmg l’ensemble des anneaux
dans lesquels les agents sont affecte´s. Nous de´signons
par fr1; :::; rQg l’ensemble des tours de ne´gociation,
par fCpt1 ; :::; CptQ g l’ensemble des points de controˆle.
Chaque tour rq de ne´gociation est suivi d’une phase
de controˆle Cptq . Soient maj le seuil de majorite´ et dl
le temps imparti a` la ne´gociation.</p>
        <p>Chaque agent ai posse`de un ensemble de
propositions Pai qu’il peut soumettre et une fonction
d’utilite´ uai 2 [0; 1] lui permettant d’e´valuer les
propositions qu’il rec¸oit.</p>
        <p>Fonction d’utilite´ et Aspirations : Soit X = fx1; :::; xr g
l’ensemble des crite`res pour e´valuer une
proposition. Chaque agent ai posse`de un sous-ensemble
de crite`res Xi X avec lesquels il de´finit sa
fonction d’utilite´. L’objectif de chaque agent est de
maximiser son utilite´ mais a` un certain moment
de la ne´gociation, il peut eˆtre appele´ a` faire des
concessions pour e´tablir un compromis avec les
autres agents. Ainsi, chaque agent fixe ses aspirations
repre´sente´es ici par l’utilite´ minimale Uminai qu’il
peut espe´rer, autrement dit son utilite´ de re´serve
en dessous de laquelle aucune proposition n’est
acceptable, et l’utilite´ maximale Umaxai en dessus de
laquelle toute proposition est acceptable. Lorsque
l’utilite´ d’une proposition se trouve entre Uminai et
Umaxai , l’acceptation de cette proposition de´pend des
strate´gies de concession de l’agent. Nous rappelons
que dans le protocole propose´, les agents ne´gocient
sur la base d’informations incomple`tes. Les fonctions
d’utilite´ sont des informations prive´es. Chaque agent
ge´ne`re ses propositions, et fixe ses aspirations en se
basant sur ses propres connaissances qui sont
souvent limite´es. Cependant, au cours de ses e´changes
avec les autres agents, il peut recevoir des
propositions qui peuvent eˆtre au-dela` de ses aspirations.
Actes de communication : Soit O =
fP ropose; Accepte; Ref use; Renf orce; Attaqueg
l’ensemble des actes du langage que les agents utilisent
pour interagir.</p>
        <p>Propose(ai ; Agk; pi ; argpi+) : l’agent ai 2 Agk soumet
une proposition pi avec un ensemble d’arguments
positifs argpi+ Argpi+ a` tout agent aj 2 Agk.
Accepte(ai ; Agk; pr ) : l’agent ai 2 A accepte la
proposition pr soumise par ar 2 Agk et envoie un message
a` tout agent aj 2 Agk.</p>
        <p>Refuse(ai ; Agk; pr ) : l’agent ai 2 A refuse la
proposition pr soumise par ar 2 Agk et envoie un message a`
tout aj 2 Agk.</p>
        <p>Attaque(ai ; Agk; pr ; argpr ) : l’agent ai 2 A attaque
la proposition pr soumise par ar 2 Agk et envoie un
message a` tout aj 2 Agk avec un ensemble
d’arguments ne´gatifs argpr Argpr .</p>
        <p>Renforce(ai ; Agk; pr ; argpr+) : l’agent ai 2 A renforce
la proposition pr soumise par ar 2 Agk et envoie un
message a` tout aj 2 Agk, avec un ensemble
d’arguments positifs argpr+ Argpr+:
pi signifie que la proposition p est soumise par
ai . Chaque proposition p soumise par un agent est
associe´e a` un tuple (Tpac; Tpre; Tprf ; Tpat; p ; ws(p ); p )
dont les e´le´ments repre´sentent, respectivement, le
taux d’acceptation, le taux de renforcement, le taux
de refus, le taux d’attaque, sa valeur de support
avec p = TTprpfac;T+pTatpr+e1 , sa valeur de satisfaction sociale
de´taille´e plus loin et l’estampille. Les taux ci-dessus
sont calcule´s par rapport au nombre d’agents dans
le syste`me. Par exemple, Tpac est le rapport entre
le nombre d’ acceptations et le nombre d’agents n.
Les autres taux tels que le taux de renforcement,
d’attaque, et de refus sont calcule´s de la meˆme fac¸on.
Les agents formulent des arguments positifs ou
ne´gatifs pour respectivement renforcer ou attaquer
les propositions. Les renforcements et les attaques
sont pris en compte dans l’e´valuation de la valeur de
support d’une proposition.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-4">
        <title>Me´ canisme de ne´ gociation</title>
        <sec id="sec-4-4-1">
          <title>Re´ partition des agents en anneaux</title>
          <p>La re´partition de A = fa1; :::; ang en plusieurs groupes
G = fg1; :::; gmg s’effectue en deux e´tapes : (1) le choix
du nombre de groupes ; (2) l’affectation des agents
dans les groupes. Chaque agent doit appartenir a` un
et un seul groupe, chaque groupe doit avoir au moins
deux agents. Ainsi, pour un nombre n d’agents on
peut former au plus m = bn=2c anneaux ou groupes.
L’affectation des agents dans les anneaux s’effectue
telle que : Tm</p>
          <p>k 1 Agk = ;; Skm 1 Agk = A; jAgkj 2:
4.2</p>
        </sec>
        <sec id="sec-4-4-2">
          <title>Ne´ gociation</title>
          <p>Les agents ne´gocient sur la base des objectifs qu’ils
souhaitent atteindre a` la fin de la ne´gociation,
de´signe´s ici par le terme aspiration. L’aspiration d’un
agent de´signe la valeur d’utilite´ qu’il estime
obtenir de la solution finale de ne´gociation. Dans ce
protocole, pour faciliter l’obtention d’une solution
de ne´gociation, nous incitons les agents a` avoir
une certaine flexibilite´ sur leurs aspirations. Chaque
agent ai de´finit sa zone d’accord possible, de´signe´e
ici par l’intervalle [Uminai ; Umaxai ], c’est-a`-dire
l’intervalle de valeurs d’utilite´ acceptables. Au de´but
de la ne´gociation, chaque agent ai cherche a`
satisfaire au maximum son objectif en soumettant ou
en n’acceptant que des propositions dont les
utilite´s sont supe´rieures ou e´gales a` Umaxai . Au cours
de la ne´gociation si l’agent n’atteint pas son
premier objectif (Umaxai ) au bout d’un certain temps, il
doit re´viser a` la baisse son utilite´ maximum Umaxai .
Ainsi, l’agent diminue de manie`re incre´mentale et
strate´gique ses aspirations selon l’e´tat d’avancement
de ses ne´gociations. La question qui se pose est : a` quel
moment, et sous quelles conditions, l’agent va diminuer
sa valeur d’utilite´ maximale Umaxai espe´re´e et de
combien ?.</p>
          <p>Tactiques de mise- a`-jour des aspirations. Nous
conside´rons ici, que la re´vision a` la baisse des
aspirations d’un agent de´pend des facteurs tels que le
temps et le re´sultat qu’il obtient a` cet instant,
c’est-a`dire le nombre d’acceptations obtenues par la
proposition qu’il supporte. Une proposition supporte´e par
un agent, peut eˆtre celle qu’il a soumise ou celle qu’il
a accepte´e. Nous de´finissons des tactiques
permettant a` chaque agent ai de calculer a` chaque tour rq,
q
une nouvelle valeur d’utilite´ Umaxai qu’il espe`re avoir.
Cette valeur est telle que Uminai U mqaxai Umaxai .
Cela permet a` l’agent de faire des concessions, soit en
acceptant, soit en soumettant des propositions qu’il
n’aurait pas accepte´es au tour pre´ce´dent. Un agent ai
de´finit une nouvelle zone d’accords possibles,
lorsqu’il estime que sa proposition courante note´e pc(i)
(accepte´e ou soumise), n’a aucune chance d’eˆtre
accepte´e par au moins la majorite´ des agents, lorsque le
temps imparti a` la ne´gociation sera atteint. La
tactique d’un agent ai de´pend de la fac¸on dont il
estime l’e´volution du taux d’acceptation d’une
proposition qui peut avoir la chance d’atteindre au moins
le seuil de la majorite´ maj a` la date limite dl de la
ne´gociation.</p>
          <p>
            Nous de´signons par p(t) une fonction d’estimation
de l’e´volution du taux d’acceptation d’une
proposition en fonction du temps t tel que : 0 p(t) 1, 0
t dl . La fonction p est continue et croissante. Elle
peut eˆtre de´finie de diffe´rentes fac¸ons, repre´sentant
chacune une tactique de ne´gociation [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref6 ref7">7, 6</xref>
            ]. p
permet de calculer a` chaque tour rq de ne´gociation
commenc¸ant a` la date tq une valeur p(tq) que l’agent
ac
va comparer avec le taux d’acceptation re´el Tpc(i) de
sa proposition courante a` cette meˆme date tq. Ainsi,
l’agent de´cidera de re´viser a` la baisse ou non ses
aspirations.
          </p>
          <p>La fonction p guide l’agent dans son processus
de concession. Elle permet a` l’agent de de´cider s’il
doit continuer a` de´fendre sa proposition courante ou
s’il doit diminuer ses aspirations, et donc
d’accepter ou de soumettre de nouvelles propositions. Dans
ce me´canisme de ne´gociation, nous conside´rons un
exemple de de´finition de p telle que : p(t) = dmaj t.
l
p est une fonction line´aire, croissante et
continue. Ici nous conside´rons que les temps des phases
de controˆles sont ne´gligeables. Lorsqu’un agent ai
de´cide de re´viser a` la baisse ses aspirations a` la date tq
a` laquelle commence le tour rq de ne´gociation, il doit
savoir de combien il va les re´duire. Le calcul de la
q
nouvelle valeur d’utilite´ Umaxai au tour rq de´pend de
l’e´cart entre le taux d’acceptation de sa proposition
courante Tpacc(i), et du taux p(tq) qu’il estimait avoir
pour espe´rer que sa proposition atteigne au moins
a` la fin de la ne´gociation le seuil de majorite´ maj .
q
L’e´quation 4.2 ci-dessous montre comment Umaxai est
e´value´e.</p>
          <p>ac
– si p(tq) &gt; Tpc(i) alors l’agent met a` jour ses
aspirations et
Umacaxai = Uminai + (U mqa1xai Uminai ) (1 ( p(tq)
q</p>
          <p>Tpc(i))):
– si p(tq) &lt; Tpacc(i) alors l’agent maintient ses
aspirations et Umaxai = U mqa1xai :</p>
          <p>q
q 1
Umaxa est la pre´ce´dente valeur d’utilite´ que l’agent
i
souhaitait avoir pendant le tour rq 1. Au premier
tour de la ne´gociation r1, Um1axai = Umaxai . Au tour
rq, U mqaxai est recalcule´e que si p(tq) &gt; Tpacc(i).
Sinon l’agent maintient la pre´ce´dente valeur. Par souci
de simplification, nous conside´rons dans cet article
que les agents utilisent la meˆme fonction
d’estimation (fonction line´aire) mais chaque agent ai de´finit
ses seuils d’utilite´ [Uminai ; Umaxai ] qu’il ne partage
pas avec les autres agents. Il s’agit d’une
information prive´e. Dans d’autres variantes de ce protocole,
chaque agent peut chacun de´finir sa propre
fonction d’estimation en se basant par exemple, sur ses
propres croyances.</p>
          <p>Dans cet article, nous nous sommes limite´s a` un
exemple de de´finition simple de p ou` nous n’avons
conside´re´ que trois parame`tres : le seuil de la
majorite´ maj fixe´, la date limite dl de la ne´gociation
et le temps t. Ces parame`tres sont des informations
publiques et connues par tous les agents. D’autres
de´finitions de p peuvent eˆtre mises en oeuvre dans
d’autres contextes prenant en compte d’autres
parame`tres relevant de croyances propres a` chaque
agent.</p>
          <p>La prise de de´cision. Un agent prend des de´cisions
en fonction de ses aspirations [Uminai ; Umaxai ] qu’il
met a` jour a` chaque tour rq de la ne´gociation, et
aussi en fonction de certaines re`gles d’interaction
de´taille´es plus loin.</p>
          <p>Accepter une proposition : un agent aj accepte une
proposition pi d’un autre agent ai au tour rq de la
ne´gociation si uaj (pi) &gt; uaj (pc(j)). Ainsi, sa nouvelle
proposition courante devient pc(j) = pi. Nous
distinguons deux situations avec des niveaux d’acceptation
diffe´rents :
– Si uaj (pi) &gt; Umaxaj , il s’agit d’une acceptation
accompagne´e d’arguments positifs renforc¸ant cette
proposition car sa valeur d’utilite´ est au-dela` des
attentes de aj .
– Si U mqaxai uaj (pi) Umaxaj il s’agit d’une
acceptation sans argument de renforcement car cette
proposition est admise par concession.</p>
          <p>Re´gle 1 : Un agent peut accepter plusieurs propositions
au cours de la ne´gociation.</p>
          <p>Refuser une proposition : un agent aj refuse une
proposition pi d’un autre agent ai au tour rq de la
q
ne´gociation si uaj (pi ) &lt; umaxaj . Il refuse et attaque
avec des arguments ne´gatifs toute proposition dont
l’utilite´ est infe´rieure a` Uminaj a` n’importe quel tour
de ne´gociation.</p>
          <p>Re´gle 2 : Un agent ne peut pas refuser une proposition
qu’il a de´ja` accepte´e.</p>
          <p>Soumettre une nouvelle proposition : un agent ai
soumet une nouvelle proposition pi avec une valeur
q q 1
d’utilite´ Umaxai uai (pi) Umaxai au tour rq de la
ac
ne´gociation a` l’instant t, si le taux d’acceptation Tpc(i)
de sa proposition courante est plus petit que p( t)
et si les taux d’acceptation de toutes les propositions
pre´ce´dentes qu’il a soumises sont infe´rieurs a` p( t).
Ne´gociation au sein d’un groupe. La ne´gociation
s’effectue simultane´ment dans chaque anneau,
chaque agent soumet ses propositions aux membres
de son anneau. Chaque agent ai e´value avec sa
fonction d’utilite´ uai chaque proposition qu’il rec¸oit.
Il peut ensuite soit l’accepter, soit la refuser, soit la
renforcer, soit l’attaquer. Les agents interagissent
selon les re`gles du protocole de´finies comme suit :
Ri1 : chaque agent peut soumettre un nombre limite´
de propositions p et peut faire un nombre limite´ de
refus r au cours de la ne´gociation.</p>
          <p>Ri2 : chaque agent ne peut soumettre ses propositions
qu’aux membres de son anneau a` tout moment de la
ne´gociation.</p>
          <p>Ri3 : chaque agent peut accepter une proposition
faite par un autre agent a` n’importe quel moment de
la ne´gociation.</p>
          <p>Ri4 : une proposition ne peut eˆtre accepte´e, refuse´e,
attaque´e ou renforce´e plusieurs fois par le meˆme
agent.</p>
          <p>Ces re`gles permettent de ge´rer les interactions entre
les agents durant la ne´gociation en les rendant plus
cohe´rentes. Elles permettent aussi de limiter les taux
de messages et de traitements. Le fait de limiter le
nombre de refus facilite la recherche d’accords en
e´vitant certaines strate´gies des agents. Les agents
peuvent aussi faire des concessions en acceptant, par
exemple, une proposition qu’ils auraient refuse´e.
Les politiques d’interaction inter-anneaux. Nous
proposons la politique, FIC(Free Inter-rings
Communication), qui permet la communication libre et
re´glemente´e entre les agents appartenant a` des
anneaux diffe´rents. FIC autorise dans un premier temps
a` chaque agent qui le souhaite d’e´couter a` tout
moment de la ne´gociation les propositions soumises en
dehors de son anneau. Il peut re´agir sur ces
propositions soit en les renforc¸ant, soit en les attaquant tout
en restant dans son anneau. Cependant, un agent ne
peut soumettre ses propositions que dans son propre
anneau. Dans un deuxie`me temps, l’agent peut se
de´placer dans un autre anneau pour soumettre a`
nouveau ses propositions afin qu’elles atteignent la
majorite´. Lorsqu’il rejoint un anneau il est autorise´ a`
accepter, refuser, attaquer, ou renforcer toutes
propositions soumises dans cet anneau. Les migrations des
agents entre les anneaux sont re´gies par des re`gles
de mobilite´ limitant le nombre de de´placements et le
nombre de fois qu’un agent peut visiter un anneau.
Rm1 : un agent ai ne peut visiter plus de v fois le
meˆme anneau pendant toute la ne´gociation.
Rm2 : un agent ai ne peut effectuer plus de d
de´placements pendant toute la ne´gociation.
Chaque agent qui de´cide de changer d’anneau, doit
identifier l’anneau dans lequel ses inte´reˆts seront
mieux de´fendus. La politique d’interaction FIC
augmente la flexibilite´ de communication entre agents
dans diffe´rents anneaux. Elle permet aux agents de
ne´gocier progressivement en se de´plac¸ant entre les
anneaux. Nous pre´cisons que l’interaction des agents
appartenant a` des anneaux diffe´rents est limite´e
par les inte´reˆts des agents. Nous supposons que les
surcouˆ ts de communication qu’induit cette politique
d’interaction, sont ne´gligeables par rapport a` la
complexite´ du raisonnement des agents, et au co uˆt de
traitement d’informations dans le cas o u` ils sont tous
re´unis dans un seul groupe.</p>
          <p>
            Migrations des agents. Compte tenu des re`gles de
mobilite´ pre´sente´es ci-dessus, un agent a besoin de
de´terminer le moment ou` il doit changer d’anneau
et quel anneau il doit rejoindre. Cela consiste a`
identifier d’abord l’anneau dans lequel ses
propositions seront mieux de´fendues, et ensuite de rejoindre
cet anneau. Les de´saccords, dans un anneau, offrent
la possibilite´ a` un agent en dehors de cet anneau
de pre´senter une proposition qui peut satisfaire au
mieux les objectifs des agents de cet anneau. Nous
conside´rons ici, qu’un anneau est faible a` l’instant
t de la ne´gociation lorsque toutes les propositions
soumises dans cet anneau ont des taux d’acceptation
qui sont infe´rieurs a` un certain seuil 'weak = p( t).
Chaque agent e´value les anneaux qu’il e´coute selon
les crite`res suivants : (1) le nombre d’agents dans
l’anneau, car l’agent vise a` convaincre autant d’agents
que possible ; (2) l’e´cart entre les taux d’acceptation
des propositions soumises dans l’anneau et ceux de
l’agent souhaitant se de´placer dans cet anneau. Ces
crite`res permettent a` l’agent d’e´valuer son degre´
d’influence dans l’anneau qu’il souhaite rejoindre et les
chances que ses propositions soient accepte´es. Le
choix de l’anneau a` rejoindre est non-trivial lorsque
l’agent e´coute plusieurs anneaux en meˆme temps.
Chaque agent associe un vecteur d’utilite´ a` chaque
anneau e´coute´ selon les crite`res ci-dessus. Ainsi, la
dominance de Lorenz [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref8">8</xref>
            ] est utilise´e pour comparer les
vecteurs d’utilite´ des anneaux e´coute´s par un agent.
Cela permet a` chaque agent d’e´tablir un ordre de
pre´fe´rence totale sur l’ensemble des anneaux e´coute´s.
Les points de contr oˆle. Soit Cpt = fCpt1 ; :::; Cptq g
l’ensemble des points de controˆle pre´vus. Chaque point
de controˆle Cptr est repre´sente´ par un tuple (tr ; Sr ),
tr est la date, Sr est l’ensemble des propositions
acceptables.Cpt = fCpt1 = (t1; S1); :::; Cptq = (tq; Sq)g
avec(t1 &lt;; :::; tq &lt; dl ).
          </p>
          <p>Lorsqu’un point de controˆle Cptr s’effectue, chaque
agent ai 2 A communique ses propositions qui ont
atteint le seuil de la majorite´.</p>
          <p>Si jSr j = ; alors il n’y a aucune solution trouve´e. Si
r , q alors la ne´gociation continue au tour suivant et
le re´sultat sera e´value´ au prochain point de controˆle
Cptr+1 . Si r = q alors la ne´gociation se termine en
E´ CHEC. Si jSr j = 1 alors il existe une seule
proposition majoritaire qui sera retenue comme la solution
finale de la ne´gociation. La ne´gociation se termine
alors en SUCCE` S. Si jSr j &gt; 1 alors il y a plusieurs
propositions acceptables comme solution. Le processus
de de´cision social pre´sente´ dans section 4.3 est
utilise´ pour se´lectionner la proposition qui sera retenue
comme solution finale.
4.3</p>
        </sec>
        <sec id="sec-4-4-3">
          <title>Concept de solution e´ quitable et juste</title>
          <p>Le degre´ de satisfaction des agents. La satisfaction
d’ un agent ai pour une proposition p est de´signe´e ici
par une valeur de score qu’il attribue a` cette
proposition. Cette valeur de score de´pend de l’e´cart entre
ses aspirations, c’est-a`-dire, les valeurs d’utilite´
attendues et la valeur d’utilite´ de la proposition p. Le score
exprime le degre´ de satisfaction d’un agent ai que
nous e´valuons a` trois niveaux : –1 lorsque p est
audela` de l’objectif fixe´, uai (p) Umaxai ; –2 lorsque p est
dans la zone de concessions, uai (p) 2 [Uminai ; Umaxai ] ;
–3 lorsque la proposition p sera refuse´e,
c’est-a`q
dire,uai (p) &lt; Uminai ou uai (p) 2 [Uminai ; Umaxai ]. Nous
de´signons alors trois valeurs de score note´es 2; 1; 0
repre´sentant, respectivement, les valeurs de score des
trois niveaux mentionne´s ci-dessus. Ces valeurs sont
telles que 2 &gt; 1 &gt; 0 = 0 et sont des informations
publiques, communes a` tous les agents.</p>
          <p>
            Notons que chaque agent ai de´finit sa propre fonction
d’utilite´ uai (information prive´e) et ses seuils
d’utilite´ Uminai ; Umaxai (informations prive´es). Les valeurs
d’utilite´ des agents ne sont pas comparables puisque
chaque agent de´finit sa propre fonction d’utilite´. Par
conse´quent, deux agents ayant la meˆme valeur
d’utilite´ pour une proposition peuvent avoir des degre´s de
satisfaction diffe´rents. Pour e´valuer le re´sultat de la
ne´gociation, nous de´finissons une nouvelle me´thode
d’e´valuation du bien-eˆtre social diffe´rente de celles
utilisant directement les valeurs d’utilite´ des agents.
Par exemple, les fonctions de bien-eˆtre sociale de
Nash ou utilitariste effectuent respectivement le
produit et la somme des utilite´s individuelles des agents.
La satisfaction sociale d’une proposition. Nous
de´signons par ws : P 7! R+ la fonction d’agre´gation
des valeurs de score que nous proposons. Elle
attribue une valeur re´elle positive a` chaque
proposition soumise de´signant sa valeur de satisfaction
sociale. La de´finition de ws s’inspire du principe de
Rawls (maximim) [
            <xref ref-type="bibr" rid="ref11">11</xref>
            ] indiquant que le bien-eˆtre
social d’une allocation de´pend du bien-eˆtre de
l’individu qui a le niveau de satisfaction le plus bas,
c’esta`-dire la personne avec l’utilite´ minimale. Dans notre
me´canisme, la fonction ws est de´finie comme suit :
ws(p ) = nPnaapi : n est le nombre d’agents du syste`me,
nap de´signe le nombre d’agents qui ont accepte´ la
proposition p sans prendre en compte l’agent ayant
soumis la proposition. Nous avons donc nap n 1.
          </p>
          <p>ai est la valeur de score de chaque agent ai . ws
garantit le choix de la proposition respectant a` la fois la
re`gle de la majorite´ et celle de l’e´quite´ selon Rawls.
Ainsi, maximiser ws consiste a` minimiser le nombre
d’agents ayant une satisfaction nulle, c’est-a`-dire, les
agents ayant refuse´ la proposition.</p>
          <p>Proposition 3 La proposition ayant la plus grande
valeur de satisfaction sociale a aussi le taux d’acceptation
le plus e´leve´ lorsque 1 et 2 prennent certaines valeurs
(voir preuve).</p>
          <p>Preuve Soit f ; g; f (k) = (kn+1k) 1 , g(k) = (k+1) 2 deux
n k
fonctions, k 2 [1; n 1] and Pk est l’ensemble des
propositions avec un nombre k acceptations.
8p 2 Pk; 8 1 2]0; 2[; f (k) ws(p )
Pk; p 2 Pk+1; 9 1 2]0; 2[ = f (k)
g(k): 8p 2
ws(p ) g(k) &lt;
(k+2)
ws(p ) g(k +1). f (k +1) &gt; g(k) , n k 1 1 &gt;
f (k +1)
(k+1) .
n k 2
Soit z(k) = (nk+1k) 2 nk+k21 alors 8 2 &gt; 0; 1 2
]M; 2[; f (k + 1) &gt; g(k):</p>
        </sec>
        <sec id="sec-4-4-4">
          <title>M le maximum de la fonction z(k) avec k 2 [1; n 1].</title>
          <p>En re´sume´, la proposition 3 est vraie 8 2 &gt; 0 et 1 2
]M; 2[.</p>
          <p>Nous avons montre´ que pour toute proposition p qui
a k acceptations, f (k) ws(p ) g(k). S’il existe, a`
l’instant t + 1, une proposition p qui a k + 1
acceptations alors quelles que soient les valeurs de
satisfaction des agents pour p , ws(p ) &gt; ws(p ), nous avons
donc f (k) ws(p ) g(k) &lt; f (k+1) ws(p ) g(k+1):
La fonction de satisfaction sociale ws permet de
classer toutes les propositions dont les taux
d’acceptation sont supe´rieurs ou e´gaux a` maj . La proposition
qui a la plus grande valeur de satisfaction sociale
devient la solution. Nous avons montre´ que si cette
proposition existe, elle a aussi le plus grand taux
d’acceptation. Notons que pour obtenir ce re´sultat, les
valeurs de 1 et 2 doivent respecter une certaine
contrainte telle que : 1 2]M; 2[. Les re´sultats de ce
travail nous ont permis aussi d’identifier certaines
conditions dans lesquelles un syste`me de vote mixte
combinant le vote par approbation et le vote par
valeurs peut garantir un choix collectif respectant a` la
fois la re`gle de la majorite´ et la somme des valeurs de
score. Il peut arriver que plusieurs propositions
obtiennent la meˆme valeur de satisfaction. Ainsi pour
garantir l’unicite´ de la solution de ne´gociation, nous
utilisons les valeurs de support des propositions dont
les valeurs de satisfaction sont e´gales pour de´signer
la proposition gagnante. S’il existe encore des ex
aequo leurs estampilles sont utilise´es. Il existe toujours
un e´cart de temps entre les dates d’obtention de la
majorite´ pour deux propositions.
5</p>
        </sec>
      </sec>
      <sec id="sec-4-5">
        <title>Re´ sultats empiriques</title>
        <p>Nous avons imple´mente´ en Java le protocole
propose´. Les simulations sont re´alise´es en faisant
varier le nombre d’agents et le nombre d’anneaux. Le
sce´nario de ne´gociation se base sur l’exemple du
projet de tramway. Une liste de propositions et un
ensemble de crite`res d’e´valuation sont pre´de´finis.
Chaque agent se´lectionne ale´atoirement un
sousensemble de propositions et un sous-ensemble de
crite`res. Nous avons effectue´ plusieurs expe´riences,
dans le cas ou` les agents forment un seul anneau
et dans le cas ou` les agents forment plusieurs
anneaux. Pour chaque expe´rience, nous avons mesure´
le taux de convergence. Ce taux de convergence est le
rapport entre le nombre de fois qu’une solution est
trouve´e et le nombre d’ite´rations de ne´gociation
effectue´es. Nous avons fait varier le nombre d’agents n
de 5 a` 50 et le nombre d’anneaux m de 1 a` 25. Pour
un nombre n d’agents, on peut cre´er au plus bn=2c.
Chaque anneau doit avoir au moins deux agents.
m = 1, correspond au mode`le de ne´gociation dans
lequel tous les agents ne´gocient dans un seul
anneau. La figure 1 montre que le nombre d’anneaux
Figure 1 – Convergence de la ne´gociation selon le
nombre d’anneaux forme´s
forme´s par les agents a un impact sur le re´sultat de la
ne´gociation. Par exemple, lorsque le nombre d’agents
est supe´rieur a` 20, nous observons que la
formation de bn=2c anneaux conduit a` des taux de
convergence plus faibles mais qui sont toujours meilleurs
qu’un seul anneau forme´. La courbe colorie´e en violet
repre´sente le taux de convergence de la ne´gociation
lorsque bn=2c anneaux sont forme´s. Les taux sont
plus faibles compare´s au cas ou` le nombre d’anneaux
est plus petit que bn=2c. Les courbes de la figure 2
montrent l’e´volution du nombre d’acceptations des
propositions pour n = 5 agents, n = 10 agents et
n = 30 agents. Les courbes en pointille´s repre´sentent
Figure 2 – Acceptation moyenne des propositions
soumises en fonction du temps.
les re´sultats obtenus lorsque tous les agents forment
un seul groupe et celles en traits pleins repre´sentent
les re´sultats lorsque les agents sont re´partis en
plusieurs groupes. Ces courbes montrent que les
propositions sont accepte´es plus facilement dans le
protocole propose´. Cela prouve que notre protocole
favorise la convergence de la ne´gociation.
La figure 3 montre la comparaison entre notre
mode`le de ne´gociation distribue´e et le mode`le
centralise´ (un seul anneau est forme´) selon la qualite´
moyenne de la solution. La qualite´ de la solution pour
chaque agent est l’e´cart entre l’utilite´ de la solution
et son aspiration maximale. La qualite´ moyenne est
le rapport entre la somme des qualite´s individuelles
et le nombre total d’agents. Nous observons que les
solutions obtenues lorsque le nombre d’agents
augmente sont meilleures dans notre mode`le que dans le
mode`le centralise´.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-6">
        <title>Conclusion</title>
        <p>Cet article a pre´sente´ un mode`le de ne´gociation
multilate´rale dans lequel les agents interagissent de fac¸on
incre´mentale et ite´rative. Les agents sont re´partis en
plusieurs groupes (anneaux) dans lesquels ils me`nent
leurs ne´gociations. L’objectif de ce travail est de
faciliter la recherche d’accords. Nous avons e´value´ les
performances de notre me´canisme de ne´gociation en
utilisant un sce´nario de ne´gociation. Les re´sultats
empiriques montrent que ce mode`le de ne´gociation fonde´
sur une approche distributive permet aux agents
de ne´gocier plus facilement compare´ aux mode`les
dans lesquels tous les agents sont dans un seul
groupe. Dans nos futurs travaux, nous testerons ce
me´canisme avec d’autres exemples de ne´gociation
pour montrer d’autres proprie´te´s.</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-7">
        <title>Re´ fe´ rences</title>
      </sec>
    </sec>
  </body>
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