<!DOCTYPE article PUBLIC "-//NLM//DTD JATS (Z39.96) Journal Archiving and Interchange DTD v1.0 20120330//EN" "JATS-archivearticle1.dtd">
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      <title-group>
        <article-title>De´couverte de cardinalite´ maximale contextuelle dans les bases de connaissances</article-title>
      </title-group>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>E. A. Sidi Aly</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>M. L. Diakite´</string-name>
          <email>diakite@una.mr</email>
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          <string-name>A. Giacometti</string-name>
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          <string-name>B. Markhoff</string-name>
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          <string-name>A. Soulet</string-name>
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          <string-name>Re´sume´</string-name>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Mots Clef</string-name>
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      </contrib-group>
      <abstract>
        <p>De´couverte de cardinalite´, base de connaissances.</p>
      </abstract>
      <kwd-group>
        <kwd>Cardinality discovery</kwd>
        <kwd>knowledge base</kwd>
      </kwd-group>
    </article-meta>
  </front>
  <body>
    <sec id="sec-1">
      <title>-</title>
      <p>
        The big semantic web knowledge bases have to be
enriched for applications in data mining, information
retrieval, question answering, etc. Indeed, their generation from
collaborative platforms or integration of various sources
leads to lack of information on the one hand, and
inconsistencies on the other hand. Fortunately, their volume makes
it possible to induce probable constraints. This is the aim
of the algorithm presented in this article, which extracts
maximum cardinality rules from a knowledge base. Adding
these new axioms to the knowledge base allows
applications to find more facts, positive or negative, which makes
more relevant the evaluations of the quality of the rules
generated by traditional datamining algorithms. Experiments
conducted on part of DBpedia and on an entire numismatic
knowledge base demonstrate the feasibility of the approach
and the relevance of the discovered contextual constraints.
Nous conside´rons de grandes bases de connaissances du
web, construites par des algorithmes de recherche
d’information a` partir de plateformes collaboratives (e.g.,
DBpedia [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2">2</xref>
        ]) et/ou d’inte´gration de sources diverses. Pour en
de´signer les e´le´ments, nous utilisons les termes concept,
roˆle et individu au sens des logiques de description.
Contexte et motivations En repre´sentation des
connaissances les restrictions nume´riques pre´cisant le nombre
d’occurrences d’un roˆle sont particulie`rement utiles [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
        ].
Parmi elles, les contraintes de cardinalite´ maximale
permettent de savoir quand toutes les assertions sur un roˆle
donne´ pour un individu donne´ existent dans la base. C’est
utile pour qualifier les re´ponses aux requeˆtes sur une base
de connaissances, c’est-a`-dire les comple´ter par des
informations pre´cises sur leur qualite´ en terme de rappel par
rapport a` une re´alite´ [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref17">13, 17</xref>
        ].
      </p>
      <p>
        Il est illusoire d’espe´rer des ajouts manuels de telles
contraintes d’inte´grite´ dans de grandes bases de
connaissances 1, qui soient correctes et suffisantes. Aussi, des
techniques de type re´tro-inge´nierie [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ] applicables sur ces
grandes bases doivent eˆtre conside´re´es, afin de les
rechercher syste´matiquement. Des propositions existent de´ja`
pour trouver des contraintes de cle´s [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref11 ref15 ref16">1, 11, 15, 16</xref>
        ] dans
des donne´es RDF. Mais a` notre connaissance, il n’y a pas
encore de travaux sur l’extraction de contraintes de
cardinalite´ maximale dans les bases de connaissances.
Challenge L’extraction de contraintes de cardinalite´ a`
partir des donne´es existantes est connue comme un
proble`me important de la re´tro-inge´nie´rie des bases de
donne´es relationnelles [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14 ref18">14, 18</xref>
        ]. Par rapport au cadre des
bases de donne´es traditionnelles, ce proble`me est bien plus
complexe pour les bases de connaissances du web.
Tout d’abord, ces bases de connaissances contiennent
ge´ne´ralement des donne´es incohe´rentes, que ce soient
1. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
        ] pre´sente ne´anmoins un outil pour le faire sur Wikidata.
des assertions fausses ou des assertions duplique´es. De ce
fait, la cardinalite´ maximale observe´e pour un roˆle donne´
ne saurait eˆtre conside´re´e comme sa cardinalite´
maximale la plus vraisemblable. Par exemple, il est
vraisemblable qu’une personne ait au plus une anne´e de
naissance et deux parents. Pourtant dans DBpedia (voir les
roˆles dbo:birthYear et dbo:parent dans la table 1),
certaines personnes ont 5 anne´es de naissance ou 6
parents ! Ces quelques assertions incohe´rentes ne doivent pas
influencer la caracte´risation des cardinalite´s maximales.
Ensuite, ces bases de connaissances sont souvent
incomple`tes pour un roˆle donne´. Pour cette raison, la
cardinalite´ la plus observe´e n’est pas force´ment la cardinalite´
maximale. Typiquement, la plupart des personnes de´crites
dans DBpedia n’ont qu’un seul parent renseigne´ (voir le
roˆle dbo:parent dans la table 1). Toutefois, certaines en
ont plus et ceci n’est pas une anomalie, il faut en tenir
compte : la cardinalite´ maximale du roˆle dbo:parent pour
une personne ne doit pas eˆtre sous-estime´e (ici a` 1) au vu
de l’ensemble des cardinalite´s observe´es.
      </p>
      <p>
        Enfin, des travaux re´cents sur la de´tection de contraintes
de clefs dans les bases de connaissances [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref16">16</xref>
        ] ont montre´
que de nombreuses contraintes inte´ressantes ne sont
valides que sur une partie d’une base de connaissances. Par
exemple, s’il semble difficile de de´terminer une cardinalite´
maximale pour le nombre de nationalite´s d’une personne
en ge´ne´ral, comme certains e´tats limitent le nombre de
nationalite´s a` 1 il est possible de de´tecter cette limite pour les
ressortissants de tels e´tats. Il est donc essentiel non
seulement de de´tecter des cardinalite´s maximales, mais aussi
d’identifier les contextes dans lesquels de telles contraintes
peuvent eˆtre de´tecte´es.
      </p>
      <p>Contributions Etant donne´e une distribution de
cardinalite´s (ni)i 1 observe´es dans une base de connaissances K
pour un roˆle R dans un contexte C, nous commenc¸ons par
proposer une me´thode de calcul d’une cardinalite´
maximale vraisemblable, en calculant une estimation du taux
de cohe´rence re´el que la cardinalite´ i soit maximale. Cette
estimation, note´e i, est calcule´e en prenant en compte tous
les individus pour lesquels le roˆle R est complet. Son
calcul est de´taille´ et justifie´ dans la section 4.2. Pour eˆtre
statistiquement valide, une version corrige´e de cette
estimation du taux de cohe´rence, note´e i, est e´galement
introe
duite. Des exemples d’estimations de taux cohe´rence,
corrige´s ou non, sont repre´sente´s dans la table 1 pour les roˆles
dbo:birthYear, dbo:parent et dbo:nationality en
conside´rant le concept dbo:Person comme contexte.
Etant donne´e une arborescence de concepts constituant
les contextes candidats, nous proposons ensuite un
algorithme d’exploration syste´matique d’un ensemble de
contraintes contextuelles pour les roˆles desquels nous
recherchons les cardinalite´s maximales. Cet algorithme,
de´crit en section 4.3, vise a` limiter les calculs en e´laguant
un maximum des contraintes possibles.</p>
      <p>
        Enfin nous pre´sentons et analysons des re´sultats
expe´rimentaux obtenus sur une base de connaissances
re´sultant d’un processus d’inte´gration de 5 bases de
donne´es numismatiques [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
        ].
TABLE 1 – Distributions de cardinalite´s de roˆles de
personnes dans DBpedia (i est la cardinalite´ ; ni le nombre
d’individus e´tant i fois sujets du roˆle conside´re´ ; i est une
estimation fre´quentielle du taux de cohe´rence re´el ; i en est
e
une version corrige´e s’appuyant sur la borne de Hoeffding)
2
      </p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>Etat de l’art</title>
      <p>
        Notre algorithme vise a` augmenter la connaissance sur
les donne´es contenues dans les grandes bases de
connaissances du web, en termes de validite´ comme en termes de
comple´tude par rapport a` la re´alite´ repre´sente´e. Il permet
d’enrichir la partie sche´ma (TBox en logiques de
description) de ces bases pour mieux utiliser leur partie donne´es
(ABox). Plusieurs travaux re´cents vont dans ce sens [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref10 ref11 ref15 ref16">1, 11,
15, 16, 10</xref>
        ] et d’autres s’en rapprochent [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref17 ref7">7, 13, 17</xref>
        ] mais
ciblent des individus (assertions de la ABox) plutoˆt que des
concepts (assertions de la TBox).
      </p>
      <p>
        Dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref17">17</xref>
        ], une technique de fouille de textes de
Wikipedia pour ajouter des pre´cisions sur le degre´ de comple´tude
des informations dans Wikidata est de´crite. Notre
proposition est comple´mentaire puisque notre algorithme traite les
donne´es de´ja` contenues dans les bases de connaissances.
Mais surtout, il ne caracte´rise pas les roˆles par rapport a` des
individus pre´cis mais a` des concepts de´finis (au sens des
logiques de description). Les auteurs de [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref13 ref7">7, 13</xref>
        ] pre´sentent
e´galement des propositions pour de´terminer quand est-ce
qu’un roˆle particulier (comme dbo:parent) manque pour
un individu particulier (comme Obama). Plus ge´ne´rale,
notre proposition consiste a` calculer les cardinalite´s
maximales vraisemblables des roˆles relativement a` des concepts
de´finissant des contextes : elle enrichit donc la partie
sche´ma.
      </p>
      <p>
        Ce sont des cle´s au sens des bases de donne´es, donc des
contraintes au niveau du sche´ma, qui sont recherche´es
dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref11 ref15 ref16">1, 11, 15, 16</xref>
        ]. L’ide´e est de trouver des axiomes
indiquant que tout individu d’un certain concept doit posse´der
une valeur unique pour un roˆle´ donne´ R. Cela constitue
donc une cardinalite´ maximale du roˆle R pour le concept
C. Egalement tre`s proches de nos travaux, dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref10">10</xref>
        ], les
auteurs proposent de de´terminer automatiquement quels
roˆles devraient eˆtre obligatoirement renseigne´s pour un
concept donne´ de la base de connaissances. Pour cela
ils comparent la densite´ du roˆle pour les individus de ce
concept par rapport a` sa densite´ pour les individus d’autres
concepts, qui lui sont lie´s dans la hie´rarchie des concepts.
Notre proposition s’appuie sur d’autres crite`res pour
calculer la cardinalite´ maximale du roˆle pour un contexte (notion
plus ge´ne´rale que seulement les concepts de la base). Elle
peut eˆtre adapte´e au calcul de la cardinalite´ minimale,
auquel cas elle trouverait, entre autres, quels roˆles ont une
cardinalite´ minimale au moins supe´rieure a` 1 pour un concept
donne´, soit plus d’information que seulement savoir si le
roˆle devrait exister ou pas.
      </p>
      <p>
        Ces diffe´rentes sortes d’information supple´mentaire sur la
qualite´ des donne´es de la base de connaissances, en termes
de validite´ comme en termes de comple´tude par rapport a` la
re´alite´ repre´sente´e, permettent d’ame´liorer le
fonctionnement des applications qui les utilisent, en re´duisant le flou
de l’hypothe`se du monde ouvert. Ainsi pour ame´liorer la
mesure de qualite´ de re`gles issues de processus de fouille
dans les bases de connaissances du web se´mantique, une
hypothe`se de comple´tude partielle est de´finie et utilise´e
dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref7 ref8">8, 7</xref>
        ] : cette re`gle stipule que si un roˆle est renseigne´
pour un individu, alors les informations concernant ce roˆle
pour cet individu sont conside´re´es comple`tes. Si on peut
noter que cette hypothe`se est contredite par l’observation
de DBpedia (voir l’extrait fourni dans la table 1), elle rend
tout de meˆme plus pre´cis le calcul de la confiance associe´e
aux re´sultats de fouille. Ces auteurs ont de´montre´ le
besoin pour la fouille de ce qu’ils appellent des oracles de
comple´tude, et propose´ un certain nombre d’heuristiques
pour en de´finir, comme par exemple la popularite´ des
individus (qui augmente les chances que les faits renseigne´s
sur eux soient complets), etc.
      </p>
      <p>
        La fouille de donne´es est loin d’eˆtre le seul domaine
qui be´ne´ficie d’axiomes tels que ceux de´couverts par
notre algorithme, par exemple, s’appuyant sur des
travaux de re´fe´rence en base de donne´es, les auteurs de [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref12 ref4">4,
12</xref>
        ] et plus re´cemment [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref9">9</xref>
        ] proposent de caracte´riser les
re´ponses obtenues par des requeˆtes, en fonction des
informations connues concernant le degre´ de comple´tude de la
base de connaissances interroge´e, par rapport a` la re´alite´
repre´sente´e.
3.1
      </p>
      <sec id="sec-2-1">
        <title>Bases de connaissances</title>
        <p>Dans ce papier, nous conside´rons des bases de
connaissances K = (T ; A) ou` T et A sont respectivement les
TBox et ABox de K. T de´signe un ensemble d’axiomes
terminologiques de´finis a` partir des concepts et roˆles
atomiques de K, alors que A de´signe l’ensemble des
assertions ou faits de K. Plus pre´cise´ment, A contient des
expressions de la forme C(a) et R(a; b) ou` C est un concept,
R est un roˆle, et a, b sont des individus.</p>
        <p>Dans le cas de la base de connaissances DBpedia,
dbo:Country et dbo:Person sont des exemples
de concepts atomiques et dbo:nationality
est un exemple de roˆle atomique de sa TBox.
Par ailleurs, dbo:Country(M auritania) et
dbo:nationality(Arby; M auritania) sont des
exemples de faits ou assertions de sa ABox. Le premier
indique que M auritania est un pays, alors que le second
indique que Arby est de nationalite´ mauritanienne.
Les logiques de description permettent de de´finir des
axiomes pour enrichir la TBox d’une base de
connaissances. Par exemple, la relation d’inclusion v permet
d’indiquer qu’un concept C1 est inclus dans un concept
C2, note´ C1 v C2. Plus pre´cise´ment, une base de
connaissances K implique l’axiome C1 v C2 si pour
toute interpre´tation I de K, C1I C2I . Par exemple,
les axiomes 9dbo:nationality:&gt; v dbo:Person et
9dbo:nationality :&gt; v dbo:Country indiquent
respectivement que le domaine du roˆle dbo:nationality
est inclus dans le concept dbo:Person, et que le
codomaine du roˆle dbo:nationality est inclus dans le
concept dbo:Country.
3.2</p>
        <sec id="sec-2-1-1">
          <title>Contraintes contextuelles de cardinalite´</title>
          <p>maximale
Soit R un roˆle d’une base de connaissances K = (T ; A).
On conside`re ge´ne´ralement que ce roˆle satisfait dans K une
contrainte de cardinalite´ maximale M si pour tout sujet s,
le nombre d’objets o tels que R(s; o) soit pre´sent dans K
(directement pre´sent dans sa ABox A ou infe´rable a` partir
de ses TBox T et ABox A) est infe´rieur ou e´gal a` M .
En logique de description, une telle contrainte peut se
repre´senter par un axiome de la forme sqsubseteq en
utilisant le constructeur de restriction de cardinalite´ ( M R).
En effet, en terme logique, une base de connaissances K
implique l’axiome 9R:&gt; v ( M R) si pour toute
interpre´tation I de K, fx : (9y)((x; y) 2 RI )g fx :
#fy : (x; y) 2 RI g M g ou` #E repre´sente la
cardinalite´ d’un ensemble E.</p>
          <p>Plus pre´cise´ment, dans ce papier, nous cherchons a`
identifier des contraintes contextuelles de cardinalite´ maximale,
a` savoir des contraintes qui ne sont pas ne´cessairement
ve´rifie´es par tous les sujets s d’un roˆle R, mais par tous les
sujets instances d’un concept, qu’il soit atomique ou
compose´, de´ja` de´fini dans K ou pas. Cette notion est introduite
formellement dans la de´finition suivante :
De´finition 3.1 (Contrainte contextuelle). Etant donne´s un
roˆle R, un concept atomique ou de´fini C et un entier M ,
une contrainte contextuelle de cardinalite´ maximale de´finie
sur R est une expression de la forme : C v ( M R).
Le concept C est appele´ le contexte de la contrainte . La
contrainte est satisfaite dans une base de connaissances
K si et seulement si pour toute interpre´tation I de K, CI
fx : #fy : (x; y) 2 RI g M g.</p>
          <p>Par exemple, la contrainte contextuelle
(dbo:Person) v ( 5 dbo:nationality)
indique que toutes les personnes ont au plus 5
nationalite´s, alors que la contrainte contextuelle
(dbo:Person u 9dbo:nationality:fChinag) v
( 1 dbo:nationality) indique que toutes les
personnes de nationalite´ chinoise ont au plus une nationalite´.
Dans ce travail, on cherche a` extraire des contraintes
contextuelles de cardinalite´ maximale qui soient les plus
ge´ne´rales possibles.</p>
          <p>De´finition 3.2 (Contrainte contextuelle minimale). Soient
deux contraintes contextuelles de cardinalite´ maximale 1 :
C1 v ( M1 R) et 2 : C2 v ( M2 R) de´finies sur R.
La contrainte 1 est dite plus ge´ne´rale que la contrainte
2 si C2 @ C1 et M1 M2. Etant donne´ un ensemble de
contraintes de´finies sur R, une contrainte 1 2 est dite
minimale dans s’il n’existe aucune contrainte 2 dans
plus ge´ne´rale que 1.</p>
          <p>Par exemple, la contrainte contextuelle
(dbo:Person) v ( 2 dbo:nationality) est
plus ge´ne´rale que la contrainte contextuelle
(dbo:Person u 9dbo:nationality:fChinag) v
( 5 dbo:nationality) car (dbo:Personu
9dbo:nationality:fChinag) v dbo:Person) et
2 5.</p>
          <p>La notion de minimalite´ a pour objectif de ne pas extraire
de contraintes contextuelles qui soient redondantes.
Intuitivement, conside´rons les deux contraintes 1 et 2
introduites dans la de´finition pre´ce´dente, et supposons que
1 soit plus ge´ne´rale que 2. Etant donne´e une base de
connaissances K dans laquelle les contraintes 1 et 2
sont satisfaites, soit une instance s de C2 dans K. D’apre`s
2, nous savons que pour toute interpre´tation I de K,
#fo : (s; o) 2 RI g M2. Mais comme 1 est plus
ge´ne´rale que 2, nous savons par de´finition que C2 v C1.
Il en de´coule que s est aussi une instance de C1 dans
K, et d’apre`s 1, que pour tout interpre´tation I de K,
#fo : (s; o) 2 RI g M1, ce qui est une contrainte plus
forte que #fo : (s; o) 2 RI g M2. En effet, par
de´finition de la minimalite´, nous savons que M1 M2.
Par rapport a` la contrainte 1, la contrainte 2 est donc
inutile car redondante, i.e. elle ne permet pas de de´duire
d’information supple´mentaire.</p>
          <p>Le proble`me traite´ dans ce papier est alors le suivant :
e´tant donne´s une base de connaissances K, un roˆle R
et une hie´rarchie de concepts (C; v), nous cherchons
a` de´couvrir l’ensemble des contraintes contextuelles de
cardinalite´ maximale de la forme C v ( M R) avec</p>
        </sec>
        <sec id="sec-2-1-2">
          <title>C 2 C, qui soient satisfaites sur K et minimales dans C.</title>
          <p>En pratique, une base de connaissances telle que DBpedia
est tre`s incomple`te (par exemple, de nombreuses personnes
ont seulement un parent), et elle comporte de nombreuses
incohe´rences (par exemple, des personnes peuvent avoir
jusqu’a` 5 parents). Pour ces raisons, e´tant donne´e une base
de connaissances K, il n’est pas pertinent de chercher a`
extraire des contraintes de cardinalite´ qui soient parfaitement
satisfaites dans K, mais les contraintes :
— les plus probables et suffisamment probables par
rapport a` un seuil donne´, de manie`re a` prendre en
compte et tole´rer les incohe´rences, et
— suffisamment certaines par rapport a` un degre´ de
confiance, pour ne pas extraire des contraintes qui
soient remises en cause re´gulie`rement par l’ajout de
nouveaux faits dans la base de connaissances.</p>
          <p>Nous de´taillons dans la section suivante comment e´valuer
la probabilite´ qu’une contrainte soit satisfaite dans une base
de connaissances K et comment mesurer la certitude que
cette contrainte soit re´elle.
4</p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>Extraction de contraintes contex</title>
      <p>tuelles de cardinalite´ maximale
Pour re´soudre le proble`me e´nonce´ pre´ce´demment, nous
commenc¸ons par le reformuler en introduisant la notion de
taux de cohe´rence dans la section 4.1, puis nous de´crivons
dans la section 4.2 comment de´tecter une cardinalite´
maximale pour un roˆle R dans un contexte C. Ensuite, e´tant
donne´ un ensemble de contextes candidats C, nous
montrons dans la section 4.3 comment explorer efficacement
l’ensemble des contraintes contextuelles possibles.
4.1</p>
      <sec id="sec-3-1">
        <title>Taux de cohe´rence</title>
        <p>Etant donne´e une base de connaissances K = (T ; A),
supposons que i soit la cardinalite´ maximale du roˆle R
dans le contexte C. Soit s un individu de C dans K,
complet pour le roˆle R dans K (dans le sens ou` tous les faits
R(s; o) possibles repre´sentant le monde re´el sont dans A
ou infe´rables). Dans le cas ou` il existe exactement i faits
dans K de la forme R(s; o), cela renforce l’hypothe`se que
i soit la cardinalite´ maximale de R dans le contexte C.
Inversement, s’il existe plus de i faits dans K de la forme
R(s; o), cela affaiblit l’hypothe`se que i soit la cardinalite´
maximale de R dans le contexte C. Ainsi dans le tableau 1,
pour la classe dbo:Person, les individus comportant au
moins 3 assertions pour le roˆle dbo:parent affaiblissent
l’hypothe`se que la cardinalite´ maximale soit 2 mais ils
restent peu nombreux au regard des 9 392 individus qui ont
exactement 2 parents.</p>
        <p>En suivant ce raisonnement, nous introduisons la notion de
taux de cohe´rence pour e´valuer si une cardinalite´ i pour le
roˆle R dans le contexte C a des chances d’eˆtre maximale :
De´finition 4.1 (Taux de cohe´rence). Etant donne´e une
base de connaissances K, le taux de cohe´rence de la
cardinalite´ i pour le roˆle R dans le contexte C est le ratio :
iC;R(K) =
nC;R</p>
        <p>i
nC;iR
ou` niC;R (resp. nC;iR) repre´sente le nombre de sujets s tels
que i faits R(s; o) (resp. i faits ou plus) appartiennent a` K
dans le contexte C.</p>
        <p>Par exemple, dans le tableau 1, ndb2o:Person;dbo:parent est
e´gal a` 9477 (9477 = 9392+75+9+1). De cette manie`re, le
taux de cohe´rence 2dbo:Person;dbo:parent(K) est de 0,991
(i.e., 9392=9477). Par la suite, quand le contexte et la
relation sont clairs, nous pouvons les omettre dans les
notations. Dans ce cas, ni et i de´signent respectivement les
termes niC;R et iC;R.</p>
        <p>
          Maintenant nous allons formaliser le lien entre le taux de
cohe´rence et la notion de contrainte maximale.
Originellement introduit dans [
          <xref ref-type="bibr" rid="ref13">13</xref>
          ], K = (T ; A ) de´signe une
hypothe´tique base de connaissances ide´ale qui contiendrait
tous les axiomes et toutes les assertions du monde re´el.
Comme K est correcte et comple`te, le taux de cohe´rence
au sein de K , note´ MC;R(K ), est e´gal a` 1 si et seulement
si C v ( M R) appartient a` T .
        </p>
        <p>En pratique, le taux de cohe´rence mesure´ dans une base
de connaissances est diffe´rent du taux de cohe´rence re´el :
i(K) 6= i(K ). Par exemple, le taux de cohe´rence 2(K)
pour le roˆle dbo:parent du tableau 1 est e´gal a` 0,991 alors
que le taux de cohe´rence re´el est e´gal a` 1. Plus grave, on a
dbo:Person;dbo:parent(K) = 1 ! Le taux de cohe´rence sur
6
K est donc une estimation peu fiable du taux de cohe´rence
re´el sur K .
4.2</p>
      </sec>
      <sec id="sec-3-2">
        <title>De´tection d’une contrainte</title>
        <p>L’estimation i(K) de i(K ) doit eˆtre corrige´e pour eˆtre
statistiquement valide. Pour ce faire, nous proposons
d’utiliser l’ine´galite´ de Hoeffding qui a l’avantage d’eˆtre vraie
pour toute distribution. En terme de probabilite´, si X
est une variable ale´atoire indiquant pour un sujet s tire´
ale´atoirement, le nombre de faits R(s; o) appartenant a` K,
alors i est une estimation fre´quentielle de la probabilite´
conditionnelle P (X = i = X i). Etant donne´ un
niveau de confiance 1 , l’ine´galite´ de Hoeffding stipule
que i(K ) est compris entre i(K) i et i(K) + i
ou` i = q lo2gn(1=i ) . Dans ce contexte, afin de prendre des
de´cisions les plus suˆres, nous proposons d’utiliser la borne
infe´rieure de l’intervalle de confiance [ i i; i + i]. Plus
formellement, on a la proprie´te´ suivante :
Proprie´te´ 4.1 (Minoration). Etant donne´es une base de
connaissances K et une confiance 1 , le taux de
cohe´rence re´el i(K ) de la cardinalite´ i pour le roˆle R
dans le contexte C est supe´rieur a` ei(K) :
i(K )
ei(K)
ou` ei(K) est le taux de cohe´rence pessimiste de´fini par :
ei(K) = max
( ni
n i
s log(1= )
2n i
Cette proprie´te´ nous munit d’un outil efficace pour
approximer le taux de cohe´rence re´el. Il survient alors la
difficulte´ de choisir la cardinalite´ maximale une fois que l’on
dispose pour chaque cardinalite´ i du taux de cohe´rence
pessimiste i(K) (pour un roˆle R dans le contexte C).</p>
        <p>e
Plus pre´cise´ment, e´tant donne´s un seuil minimal de
cohe´rence min et un niveau de confiance 1 , nous
conside´rons que M est la cardinalite´ maximale de R
dans le contexte C si et seulement si eM min et
M = arg maxi 1 ei(K).</p>
        <p>Quelques exemples d’estimations ei et de de´tection de
cardinalite´s maximales contextuelles sont donne´s dans la
table 1. Dans les 3 exemples, on a conside´re´ dbo:Person
comme contexte, et on a cherche´ a` de´tecter la cardinalite´
maximale contextuelle de trois roˆles : dbo:birthYear,
dbo:parent et dbo:nationality. Intuitivement, pour
les deux premiers roˆles, on souhaiterait de´tecter des
cardinalite´s maximales respectives de 1 et 2. Pour un niveau
de confiance 1 = 99% et un seuil min = 0:97, on
constate que les cardinalite´s maximales suppose´es sont
effectivement de´tecte´es (cf. lignes en gras dans la table 1).
De manie`re inte´ressante, avec ces meˆmes seuils, aucune
cardinalite´ n’est de´tecte´e pour dbo:nationality.</p>
        <sec id="sec-3-2-1">
          <title>Exploration de l’espace de recherche</title>
          <p>Etant donne´s une base de connaissances K, un roˆle R, une
arborescence de concepts (C; v), un degre´ de confiance
et un seuil minimal de cohe´rence min , nous cherchons a`
de´couvrir l’ensemble des contraintes contextuelles de
cardinalite´ maximale de la forme C v ( M R) avec C 2 C,
qui soient minimales et suffisamment certaines sur K. En
pratique, notons que l’arborescence (C; v) peut eˆtre une
arborescence de´ja` existante dans la TBox de la base de
connaissances, ou une arborescence construite dans une
phase pre´alable de pre´paration des donne´es (voir la
section 5.1).</p>
          <p>Dans un tel cadre, il y a potentiellement un tre`s grand
nombre de contraintes contextuelles a` conside´rer, e´valuer
et comparer. Ne´anmoins, il est possible de re´duire la taille
de l’espace de recherche a` explorer en se basant sur les
proprie´te´s 4.2 et 4.3 e´nonce´es ci-apre`s. Tout d’abord, la
proprie´te´ 4.2 montre qu’une contrainte C v ( M R)
ne peut pas eˆtre suffisamment certaine si le contexte C
contient trop peu d’individus dans K, car alors
l’intervalle de confiance du taux de cohe´rence calcule´ graˆce a`
l’ine´galite´ de Hoeffding est tre`s large et sa borne infe´rieure
ne peut eˆtre supe´rieure au seuil min impose´.</p>
          <p>Proprie´te´ 4.2 (Nombre minimal d’observations). Etant
donne´s une base de connaissances K, une contrainte
contextuelle de cardinalite´ maximale C v ( M R) et
un seuil min , le taux de cohe´rence eM (K) que M soit la
cardinalite´ maximale de R dans C ne peut eˆtre supe´rieur a`
min que si jCj 2(1logm(1i=n ))2 .</p>
          <p>Par ailleurs, supposons qu’une contrainte de´finie par
C v ( M R) avec M = 1 ait e´te´ de´tecte´e comme
suffisamment certaine au cours de l’exploration. Alors,
d’apre`s la proprie´te´ 4.3, il n’est pas ne´cessaire d’explorer
les contraintes 0 de´finies par C0 v ( M 0 R) ou` C0 est
plus spe´cifique que C. Cette proprie´te´ de´coule directement
de la de´finition 3.2 de la minimalite´.</p>
          <p>Proprie´te´ 4.3 (Contrainte minimale). Soient une base de
connaissances K et une contrainte contextuelle de
cardinalite´ maximale de´finie par C v ( M R) avec M = 1.
Toute contrainte 0 de´finie par C0 v ( M 0 R) avec
C0 v C et M 0 1 ne peut eˆtre minimale.</p>
          <p>L’algorithme 1 de´taille notre fonction re´cursive
d’exploration, la fonction C3M (pour Contextual Cardinality
Constraint Mining). Cette fonction prend en entre´e une
base de connaissances, un roˆle a` explorer, un contexte
courant, une cardinalite´ maximale courante (M = 1 si
aucune cardinalite´ maximale n’a encore pu eˆtre de´tecte´e), et
enfin, des seuils et min . Le de´marrage de
l’exploration d’une arborescence de racine &gt; se fait en exe´cutant
la fonction C3M (K; R; &gt;; 1; ; min ).</p>
          <p>Pour commencer, la fonction C3M de´termine si le nombre
d’individus est suffisant dans le contexte C. Si ce n’est pas
le cas, elle arreˆte l’exploration a` la ligne 2 conforme´ment
a` la proprie´te´ 4.2. Sinon, le taux de cohe´rence ei est
calcule´ pour chaque cardinalite´ i (lignes 4 a` 6) et la ligne
7 retient la cardinalite´ maximale la plus probable. Si le
taux de cohe´rence correspondant n’est pas supe´rieur au
seuil min , alors cela signifie qu’aucune cardinalite´
maximale n’a pu eˆtre de´tecte´e a` ce niveau et iM est fixe´ ligne
8 a` 1. Ensuite, si la cardinalite´ maximale de´tecte´e iM
est strictement infe´rieure a` M (la cardinalite´ maximale
de´tecte´e au niveau pre´ce´dent), alors on dispose d’une
nouvelle contrainte minimale de cardinalite´ maximale iM et on
l’ajoute a` , l’ensemble des contraintes recherche´es.
Finalement, conforme´ment a` la proprie´te´ 4.3, si iM est e´gale
a` 1, il n’est pas ne´cessaire de poursuivre l’exploration en
parcourant les contextes plus spe´cifiques de C. Sinon, la
fonction C3M est appele´e re´cursivement a` la ligne 12 pour
tous les C0 qui sont des sous-concepts directs de C.
Dans notre imple´mentation de la fonction C3M , nous
avons applique´ une approche client-serveur ou` les
distributions de cardinalite´ niC;R sont calcule´es par interrogation
en SPARQL d’une base de connaissances localise´e sur un
serveur. Dans un tel cadre, la complexite´ de notre me´thode
en nombre de requeˆtes sur le serveur est en O(jCj) ou` jCj
repre´sente le nombre de concepts dans l’arborescence C
explore´e. Dans le pire des cas, coˆte´ client, la complexite´
en nombre d’ope´rations est en O(jCj imax) ou` imax
Algorithm 1 C3M
Input: Une base de connaissances K, un roˆle R, un contexte C,
un entier M , un niveau de confiance et un seuil minimal de
support min
Output: Un ensemble de contraintes contextuelles de
cardinalite´ maximale
1: := 2(1logm(1i=n ))2 et nC;0R := jCj
2: if (nC;0R &lt; ) then return ;
3: := ; et imax := arg maxi2NfniC;R &gt; 0g
4: for all i 2 [1::minfM; imaxg] do</p>
          <p>( nC;R )
5: ei := max niC;iR r lo2gn(C1;=iR) ; 0
6: end for
7: iM := arg maxi2[1::minfM;imaxg]feig
8: if (eiM &lt; min ) then iM = 1
9: if (iM &lt; M ) then := fC v ( iM R)g
10: if (iM &gt; 1) then
11: for all C0 2 subClassOf (C) do
12: := [ C3M (K; R; C0; iM ; ;min )
13: end for
14: end if
15: return
repre´sente l’entier maximal pour lequel il existe au moins
un sujet s tel que imax faits R(s; o) appartiennent a` la base
de connaissances K, i.e. imax = arg maxi2Nfni&gt;;R &gt; 0g.
5</p>
        </sec>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>Expe´rimentations</title>
      <p>
        Outre les requeˆtes sur DBpedia (dont nous montrons des
e´chantillons de re´ponses en table 1), qui ont e´te´ utilise´es
pour mettre au point la de´finition du taux de cohe´rence,
nous avons expe´rimente´ l’algorithme 1 sur un jeu de
donne´es mis a` notre disposition par les auteurs de [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
        ].
5.1
      </p>
      <sec id="sec-4-1">
        <title>Donne´es et protocole</title>
        <p>Le jeu de donne´es utilise´ porte sur le domaine
numismatique, il est le re´sultat d’un processus d’inte´gration mene´
dans le cadre du projet europe´en ARIADNE 2. Ses auteurs
ont utilise´ le CIDOC-CRM 3 pour inte´grer les contenus de
5 ressources construites par des institutions de diffe´rents
pays europe´ens. Il contient 3 123 998 triplets, dont les
de´finitions de 114 classes et 373 roˆles ou proprie´te´s du
CIDOC-CRM et d’ARIADNE. Il est stocke´ et interroge´
avec le triplestore Blazegraph (v2.1.4), sur une machine
virtuelle sous Linux avec 32 GB de me´moire virtuelle,
sur un serveur ayant pour processeur un Dual Intel Xeon
E5620 4 coeurs. L’algorithme 1 est imple´mente´ en Java et
utilise la bibliothe`que de programmation pour RDF Jena 4.
La base porte sur des pie`ces de monnaies mais, par choix
des inte´grateurs, il n’existe pas de classe Coin. Les
individus correspondant a` des pie`ces sont des instances de
E22 Man Made Object caracte´rise´es par certains URIs
(ex. &lt;http://nomisma.org/id/coin&gt;) comme
va2. http://ariadne-infrastructure.eu/
3. http://www.cidoc-crm.org/
4. http://jena.apache.org
leur objet de certains roˆles (ex. P2 has type). Plusieurs
roˆles et plusieurs URIs sont utilise´s pour cela, aussi nous
avons de´cide´ de construire notre propre arborescence
d’exploration de la fac¸on suivante :
Au premier niveau, notre arborescence contient tous les
concepts Ci de la base, soit 114 concepts (i 2 [1::114]).
Tous ces concepts sont des sous-concepts du concept
racine &gt; au niveau ze´ro, i.e. pour tout i, nous avons Ci v &gt;.
Au deuxie`me niveau notre arborescence contient tous les
concepts Cij de´finis par Cij := Ci u (9Rj :&gt;) ou` Ci
(i 2 [1::114]) et Rj (j 2 [1::373]) sont respectivement des
concepts et roˆles de la base. A ce niveau, 42 522 concepts
Cij sont ainsi de´finis. Enfin, au troisie`me niveau, notre
arborescence contient tous les concepts Cj;k de´finis par
i
Cj;k := Ci u (9Rj :fakg) ou` Ci (i 2 [1::114]) et Rj
i
(j 2 [1::373]) sont respectivement des classes et roˆles de
la base, et ak est un individu du co-domaine de Rj , i.e.
ak 2 (9Rj 1:&gt;). Graˆce a` ce dernier niveau, il est possible
de conside´rer des contextes a` la manie`re de notre exemple
jouet ou` dbo:Person u 9dbo:nationality:fChinag.
CNiojtonvs fiCnail.emGelonbtaqlueempeonut,r tcoeutttei; ajr;bko,rneoscuesnacveoncsoCmijp;okrvte
3 160 357 concepts, donc pour les 373 roˆles de la
base de connaissances cela repre´sente plus d’un
milliard de contraintes contextuelles possibles (exactement
1 178 813 161 contraintes). Ne´anmoins, comme nous
le verrons dans la section suivante, l’utilisation des
proprie´te´s 4.2 et 4.3 permet d’e´laguer une grande partie de
l’espace de recherche.
5.2</p>
      </sec>
      <sec id="sec-4-2">
        <title>Re´sultats</title>
        <p>Tous les re´sultats pre´sente´s dans cette section ont e´te´
obtenus avec un seuil minimal de confiance 1 = 0; 99%
(pour des contraintes les plus certaines possibles) et un
seuil minimal de cohe´rence min = 0; 95 (pour des
contraintes suffisamment probables). Ce seuil a e´te´ de´fini
expe´rimentalement. Sur des bases de connaissances de
plus grande taille comme DBpedia, un seuil plus e´leve´
est pre´fe´rable. Ne´anmoins, l’approche est relativement
peu sensible aux seuils (i.e., l’ensemble des contraintes
trouve´es est stable).</p>
        <p>Analyse quantitative. Avec ces parame`tres, la
proprie´te´ 4.2 nous indique qu’une contrainte C v ( M R)
ne peut eˆtre suffisamment certaine si son contexte C
contient moins de = 2(1logm(1i=n ))2 = 922 instances.
Ainsi, l’utilisation de la proprie´te´ 4.2 permet de
n’explorer que 16 641 contraintes, soit moins de 0; 002% des plus
de 1 milliard de contraintes possibles. Qui plus est, notre
expe´rience montre que la proprie´te´ 4.3 permet de re´duire
encore de 82; 5% la taille de l’espace de recherche a`
explorer. Au final, avec les seuils choisis notre algorithme
ne cherche a` de´tecter une cardinalite´ maximale que pour
2 909 contextes possibles, avec un temps de calcul complet
de moins de 50 minutes.</p>
        <p>La table 2 donne une vue globale et quantitative du re´sultat
de l’exploration re´alise´e. Sur les 2 909 contraintes
contextuelles possibles, notre algorithme a de´tecte´ au total 887
contraintes de cardinalite´ maximale, 595 d’entre elles e´tant
des contraintes minimales. Sur cet exemple, le crite`re de
minimalite´ permet donc de re´duire de pre`s de 67% le
nombre de contraintes retourne´es. On constate que les
contraintes les plus nombreuses sont des cardinalite´s
maximales avec M = 1, ce qui correspond a` des contraintes
ou` pour un roˆle donne´ R, tout sujet s est en relation
avec au plus un objet o. Ne´anmoins de tre`s nombreuses
contraintes sont trouve´es avec des cardinalite´s maximales
M 2 f2; 3g (37% des contraintes minimales de´tecte´es). On
note e´galement que si des contraintes de cardinalite´s
maximales sont de´tecte´es de`s le niveau 0 (65 contraintes avec
un contexte C &gt;), la recherche de contraintes
contextuelles est particulie`rement pertinente. Il faut en effet noter
que les contraintes les plus nombreuses sont trouve´es au
niveau 3 (75% des contraintes de´tecte´es), sachant que par
construction de notre arborescence, c’est a` ce niveau que
sont caracte´rise´es les pie`ces de monnaie.</p>
        <p>Analyse qualitative. Tout d’abord, de`s le niveau 0, notre
me´thode permet de retrouver des contraintes
fonctionnelles attendues, par exemple, pour les 3 roˆles du
CIDOCCRM P1 is identified by, P52 has current owner
et P50 has current keeper, indiquant que si un
sujet de´crit dans la base posse`de plus d’un
identifiant, un proprie´taire ou un conservateur, alors on peut
en de´duire que ces identifiants (respectivement,
proprie´taires et conservateurs) sont identiques. Concernant
le roˆle P45 consists of du CIDOC-CRM
(permettant de de´crire les mate´riaux constitutifs d’un objet),
il est inte´ressant de noter qu’une cardinalite´
maximale de 2 est de´tecte´e de`s le niveau 1 pour la classe
E22 Man Made Object. La base de connaissances de´crit
notamment des me´dailles constitue´es d’or et de pierre
pre´cieuse (telle l’agate). Pour ce meˆme roˆle, une
cardinalite´ maximale de 1 est de´tecte´e au niveau 3 pour
les pie`ces de monnaie. Cette information est notamment
repre´sente´e par la contrainte E22 Man Made Object u
9P2 has type:f&lt;http://nomisma.org/id/coin&gt;g v
( 1 P45 consists of). Cette contrainte est de´tecte´e bien
qu’a` certaines pie`ces la relation P45 consists of
associe deux mate´riaux ; mais c’est rare (et le plus souvent il
s’agit du meˆme mate´riau dans deux langues diffe´rentes).
Un meˆme type de contrainte (avec M = 1) est trouve´e
au niveau 3 pour tous les contextes de´crivant des pie`ces,
concernant le roˆ le P62 depicts (ce qui est de´peint sur
l’objet). C’est raisonnable car dans le cas d’une pie`ce de
monnaie, on trouve le plus souvent une seule repre´sentation
figurative (sur une des deux faces de la pie`ce), alors qu’une
telle contrainte n’est pas valide pour d’autres objets.
Au passage, l’e´tude de l’ensemble des contraintes
extraites par notre me´thode a mis en e´vidence des
redondances dans la base, sans doute du fait des choix
d’inte´gration. Dans une phase de post-traitement, la
connaissance d’axiomes tel que 9P2 has type:f: : : coing
v 9Thing has type Concept:f: : : monetag pourrait
re´duire encore le nombre de contraintes extraites.
6</p>
      </sec>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>Conclusion</title>
      <p>Nos expe´rimentations de´montrent la faisabilite´ d’une
exploration syste´matique d’une base de connaissances, a` la
recherche de contraintes contextuelles de cardinalite´
maximale, graˆce a` l’algorithme que nous proposons dans cet
article : dans le cas e´tudie´, cela prend moins d’une heure pour
une base de connaissances contenant plus de 3 millions de
triplets, de´crits par une centaine de concepts et plus de 300
r oˆles. Les proprie´te´s utilise´es par notre algorithme font que
seules 595 contraintes ont e´te´ obtenues, ce qui reste
analysable manuellement. Cela nous a permis de ve´rifier que ces
contraintes sont bien pertinentes dans le contexte de la base
e´tudie´e. De plus, nos expe´rimentations de´montrent
l’importance du contexte dans cette de´couverte de contraintes.
Il s’agit a` notre connaissance de la premie`re proposition
de calcul de contraintes contextuelles de cardinalite´
maximale dans une base de connaissances du web se´mantique.
Ces grandes bases de connaissances, reflet d’une
intelligence collective, sont ge´ne´re´es a` partir de l’expertise
limite´e de nombreux contributeurs et souffrent encore, tantoˆ t
de lacunes dans les informations, tantoˆ t d’incohe´rences.
Utiliser leurs contenus courants afin de mieux caracte´riser
les connaissances repre´sente´es est donc tre`s utile, comme
montre´ dans l’e´tat de l’art : cela permet aux applications
qui exploitent ces grandes bases de connaissances de
produire des re´sultats plus fiables.</p>
      <p>Nous avons donc pour perspective d’exploiter les
contraintes extraites pour calculer la confiance associe´e a`
des re`gles de´couvertes dans la base de connaissances ainsi
enrichie. Mais avant cela, nous travaillons sur des
posttraitements pour re´duire encore le nombre de contraintes
pre´sente´es en re´sultat. Pour cela, nous explorons le
potentiel des raisonnements possibles sur la TBox, en
particulier comment les relations de subsomption entre classes
peuvent e´liminer des redondances dans les ensembles de
contraintes extraites.</p>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>R e´f e´rences</title>
    </sec>
  </body>
  <back>
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