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        <article-title>Méthode non paramétrique pour l'analyse et la classification des données fonctionnelles</article-title>
      </title-group>
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        <contrib contrib-type="author">
          <string-name>Papa MBAYE</string-name>
          <email>papa_alioune_meissa.mbaye@uca.fr</email>
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          <string-name>Laboratoire d'Informatique</string-name>
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          <string-name>Résumé</string-name>
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          <string-name>Mots Clef</string-name>
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          <label>0</label>
          <institution>Analyse de données fonctionnelles</institution>
          ,
          <addr-line>Régression non paramétrique, Recalage</addr-line>
        </aff>
        <aff id="aff1">
          <label>1</label>
          <institution>Functional Data Analysis</institution>
          ,
          <addr-line>Nonparametric Regression, Registration, Time Warping</addr-line>
        </aff>
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    <sec id="sec-1">
      <title>-</title>
      <p>Functional data analysis plays an increasingly
important role in many public health and biomedical
applications. In particular, such statistical methods provide
tools for warping, comparing, averaging, and
modeling data involving correlated measurements. In this
paper, we present a new approach of regression
analysis for classification of functional data. First, we
analyze functional observations to capture their key
spatio-temporal patterns by searching optimal warping
and then estimate the regression function. Next, we
investigate different standard representations from
literature and estimate the appropriate regression model
as a density function. Finally, an example of
application involving patients with Rheumatoid Arthritis and
healthy subjects as a reference group, is presented.
1</p>
    </sec>
    <sec id="sec-2">
      <title>Introduction</title>
      <p>
        Analyser des données constituées de fonctions
(courbes, surfaces ou d’autres fonctions), au lieu de
vecteurs de scalaires, devient de plus en plus populaire
[
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref2">1, 2</xref>
        ]. De tels problèmes nécessitent de considérer les
courbes comme des fonctions continues et d’utiliser des
représentations et analyses appropriées. Les méthodes
de régression fonctionnelle ont été largement utilisées
pour résoudre ce genre de problèmes [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref3">1, 3</xref>
        ].
Récemment, différentes méthodes ont été proposées pour les
régressions linéaires fonctionnelles. Cependant une
étape clé pour analyser les données fonctionnelles
temporelles est la capacité de capturer la variabilité
temporelle, qui peut être considérée comme une
transformation aléatoire du temps. En effet les variations
obtenues au niveau des données collectées sont dues
à plusieurs facteurs, incluant les outils de mesure et
le comportement humain ; ce qui fait que les mêmes
personnes observées peuvent donner lieu à différentes
observations. La procédure de recalage pourrait ainsi
être utilisée pour traiter cette variabilité temporelle
qui est considérée comme une nuisance. Plusieurs
alternatives ont été introduites pour représenter les
courbes ou pour les comparer d’une manière
invariante [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2 ref4">2, 4</xref>
        ].
      </p>
      <p>
        L’arthrite est une maladie polymorphe qui est souvent
caractérisée par un gonflement d’un ou de plusieurs
articulations. D’après [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref5">5</xref>
        ], l’arthrite est l’une des
principales causes de l’incapacité physique qui affecte les
jeunes et les personnes âgées, où les femmes sont
plus touchées que les hommes. Malheureusement,
il n’y a actuellement aucun remède pour l’arthrite
et les traitements coûteux sont disponibles selon le
type d’arthrite. Il y a plusieurs formes d’arthrites,
dans lesquelles l’Arthrite Rhumatoïde, que l’on notera
par la suite par AR, est la forme la plus commune
(a)
(b)
(c)
(d)
d’inflammation chronique [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref6">6</xref>
        ].
      </p>
      <p>
        Dans les diagnostics quotidiens, l’examen clinique est
utilisé pour reconnaître les modèles spécifiques et
les symptômes, et si nécessaire, il est confirmé par
d’autres tests, i.e. imagerie IRM et les tests du sang.
Malheureusement, de tels tests sont très chers pour les
patients et longs pour les médecins. Les types de
diagnostics mentionnés précédemment peuvent être
utilisés pour automatiser la classification de la maladie,
mais au stade précoce de l’AR, ces critères ne sont
pas habituellement satisfaisants. Dans les années
récentes, la recherche médicale a entraîné une nouvelle
compréhension de l’AR ; en particulier, il est indiqué
que les mesures de force de la main sont une technique
bonne et peu coûteuse pour une évaluation
préopératoire de personnes malades [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref7">7</xref>
        ]. Bien que quelques des
caractéristiques discrètes citées précédemment
puissent être utile pour cet objectif, la fonction de force
de la main contient plus d’informations de diagnostic
et s’avère être un indicateur significatif sur la présence
et le stade de la maladie. Dans cet article, nous nous
concentrons sur cette nouvelle procédure de
diagnostic. La fonction de force de la main d’une personne
bien portante est donnée au niveau de la Figure 1(a)
et celle d’une personne atteinte de l’AR au niveau de la
Figure 1(b). Cette dernière montre un modèle clair de
personnes malades où toutes les amplitudes de la force
de la main ne sont pas très fortes et décroissent avec
le deuxième et le troisième test. Cependant, en
regardant les Figures 1(a) et 1(b), nous remarquons que le
problème de classification entre les personnes bien
portantes et les personnes malades est très difficile. Par
ailleurs, pour illustrer l’importance du recalage, nous
affichons les courbes originales avant recalage en 1(c)
et après recalage en 1(d). Les fonctions considérées ici
appartiennent à l’ensemble L2([0; 1]; R+) car ces
intensités sont enregistrées de manière continue durant un
intervalle de temps T = [0; 1] et sont à valeurs dans
R+. Récemment, l’analyse de données fonctionnelles a
été proposée pour une étude plus générale. Bien qu’il
existe une large littérature sur l’analyse statistique de
fonctions, voir par exemple [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref2 ref4 ref8">2, 4, 8</xref>
        ], quand on se
limite sur l’analyse de fonctions qui nécessite le recalage
temporel, la littérature est toujours relativement
limitée [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref1 ref10 ref11 ref12 ref13 ref9">1, 9–13</xref>
        ].
      </p>
      <p>
        Dans ce travail, nous proposons un modèle de
régression fonctionnelle non paramétrique pour
diagnostiquer l’AR. Autrement dit, on cherchera d’abord à
apprendre une fonction de régression et à partir de cette
fonction utiliser un seuil pour faire la classification,
c’est à dire pour prédire la présence ou l’absence de
la maladie. A notre connaissance, l’analyse de la
régression sur des données fonctionnelles complètes sous
forme de signaux de force de la main, pour
diagnostiquer l’AR, n’a pas été précédemment étudiée. Un
modèle statistique approprié est nécessaire dans cette
application pour modéliser ces données fonctionnelles.
En particulier, nous nous intéressons à l’étude de la
variabilité au sein des groupes de personnes malades
et de personnes bien portantes en utilisant la
méthode de régression fonctionnelle complète. Une
difficulté au niveau de la main est le fait que les signaux
bruts des forces de la main ne sont pas alignés dans le
temps. Autrement dit, différents patients exerceront
leur force à des temps différents, et alors, il devient
important de découpler la quantité de force exercée
(amplitude de fonction) et combien de temps la force
a été exercée (phase de fonction). Ainsi, nous avons
besoin d’un modèle statistique global pour l’analyse
des données fonctionnelles de force de la main qui
permet la séparation des variabilités d’amplitude et de
phase. Le modèle récent dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref14">14</xref>
        ] fournit une
approche mathématique et statistique efficace pour la
séparation amplitude-phase de données fonctionnelles,
et par la suite l’analyse statistique de ces deux
composantes. Nous adaptons cette méthode pour étudier
les signaux de la force de la main et pour définir
un nouveau modèle (représentation fonctionnelle
couplée à un modèle de régression) basé sur des données
fonctionnelles complètes dans le but de caractériser la
maladie par des méthodes d’apprentissage statistique.
Donc à partir de variables (signaux), qui sont à valeurs
dans un espace de fonctions, le modèle prédira si la
personne est bien portante ou malade.
2
      </p>
    </sec>
    <sec id="sec-3">
      <title>Modélisation et Analyse données fonctionnelles de</title>
      <p>Nous proposons une nouvelle représentation de la force
de la main qui exploite le stade de la maladie comme
une distance appropriée des observations de référence.
Ce travail est inspiré en premier par les diagnostics
classiques basés sur le maximum des mesures de la
force (et éventuellement de la vitesse d’atteinte) qui
entraînaient une énorme perte d’informations
pertinentes pour la classification de la maladie d’AR. Par
conséquent, les précisions de la classification
décroissent significativement quand la variabilité entre les
personnes bien portantes croît. Ainsi pour améliorer
l’analyse statistique complète, nous prenons une
approche d’analyse de données fonctionnelles pour
analyser les fonctions de force de la main qui représentent
l’effort continu, répétitif fait par les personnes. Cette
nouvelle représentation utilisée pour la classification
des personnes atteintes de l’AR apporte des
informations complémentaires et indispensables sur l’état de
la maladie. L’intensité de la force de la main est
représentée par une fonction absolument continue x
définie sur un intervalle I = [0; 1], pour simplifier.
Comme montré dans la Figure 1, x(t) = 0 là où il
n’y a pas d’effort : au début du test (t = 0), au temps
de repos et à la fin du test (t = 1). On peut
remarquer dès à présent que la variance des intensités
des personnes bien portantes est faible, alors que celle
des personnes malades est forte, dû aux changements
progressifs causés par la maladie en évolution. Pour
arriver à une telle conclusion, on a à définir un
modèle approprié, qui fournit une distance appropriée et
des outils d’analyses statistiques en vue d’obtenir des
classifications précises (i.e. séparation du groupe des
personnes bien portantes et du groupe des personnes
malades). Une qualité importante d’un tel modèle est
d’être capable de résumer efficacement et de capturer
la variabilité dans les deux classes. De plus, on
espère que la distance définie pourra fournir une mesure
naturelle entre les signaux de la force de la main,
permettant ainsi aux rhumatologues de quantifier le stade
de gravité de la maladie d’AR, en se basant sur une
personne bien portante (référence). Par la suite, nous
décrirons les éléments nécessaires qui seront utilisés
pour recaler les données fonctionnelles.</p>
      <p>Supposons un échantillon de variables aléatoires
fxi; i = 1; :::; ng, où xi est une fonction assez lisse
définie dans un domaine unité de R, et fyi; i = 1; :::; ng
une suite de variables binaires. yi = 0 si la
personne est bien portante et yi = 1 si la personne est
malade. xi et yi ne sont pas généralement directement
observables, au lieu de cela nous observons leurs
discrétisations, avec du bruit aléatoire supplémentaire.
Ainsi les données observées sont des vecteurs finis
(x1; y1); :::; (xn; yn). Nous supposons que ces erreurs
sont gaussiennes de moyenne nulle et qu’elles sont
indépendantes.</p>
      <p>
        Supposons un ensemble de fonctions de force fxi; i =
1; :::; ng, notre but est de trouver un ensemble de
fonctions de reparamétrisation f i ; i = 1; :::; ng
(variabilité de phase) tel que les fonctions fxi i ; i = 1; :::; ng
soient alignées de manière optimale et alors ne varient
qu’au niveau des amplitudes. est une fonction qui est
définie par f : [0; 1] ! [0; 1]; _ 0g. Dans plusieurs
publications précédentes, c’est la norme L2 pénalisée
(norme L2 qui mesure l’écart entre deux fonctions plus
une pénalisation sur la fonction de reparamétrisation)
qui a été utilisée pour le recalage. Ces approches sont
connues de ne pas bien fonctionner pour les fonctions
de pinching (similaire au surapprentissage) et pour
l’asymétrie de solutions [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref3">3</xref>
        ]. Ce qui crée un effet sévère
sur les analyses qui y découlent et cet effet vient du fait
que la norme L2 n’est pas une métrique sur l’espace de
fonctions modulo le groupe des reparamétrisations .
Ainsi dans ce papier, chaque fonction sera représentée
par sa fonction q définie par q(t) = sign(x_ (t))pjx_ (t)j,
où x_ = dx=dt. Nous restreignons x d’être absolument
continue parce que l’espace des résultats des
fonctions q est L2([0; 1]; R), qui est l’ensemble des fonctions
définies sur [0; 1] et de carré intégrable. Si une
fonction x est reparamétrisée par une fonction en x ,
alors sa fonction q change et devient (q )p _ et on la
notera par (q ). La propriété la plus importante de
cette transformation est que kqk = kq k pour tout
2 , où k k est la norme L2 de la fonction. Cette
propriété permet de résoudre le problème de recalage
optimal entre deux fonctions de force de la main x1 et
x2 comme suit. Soit q1 et q2 leurs fonctions q. Alors la
fonction de reparamétrisation optimale de x2 à x1 est
donnée par = arg inf 2 kq1 q2 k. La quantité
à droite forme une distance appropriée dans l’espace
quotient L2= . Cette distance peut être utilisée pour
définir des statistiques comprenant la moyenne de la
fonction de force de la main, qui agira comme un
modèle pour plusieurs recalages.
      </p>
      <p>Le problème de phase et de séparation d’amplitude est
lié aux fonctions de recalage non linéaire. Supposons
x : [0; 1] ! R une fonction absolument continue et
l’ensemble de toutes les frontières préservant le
difféomorphisme de [0; 1] à lui même. Alors pour tout
2 , la composition x représente le temps recalé
de la fonction originale x. La phase est plus qu’un
concept relatif. Si une fonction de reparamétrisation
est utilisée pour recaler la fonction x2 à x1, alors ce
est nommé la phase relative de x1 à x2. Notons que
l’inverse de ce est la phase relative de x2 à x1. En
cas de plusieurs fonctions, comme dans le cas de notre
application, les composantes de phase sont définies
en cherchant une moyenne de fonction et alors en
évaluant la phase relative de chaque fonction donnée
par rapport à la moyenne. Voir Algorithme 1 pour
plus de détails.</p>
      <p>Data : fonctions xi.</p>
      <p>Result : Moyenne de Fréchet f , fonction de
reparamétrisation i , fonctions recalées xi .
1. Initialisation: calculer les qi correspondant à
chaque
fxig et q = n1 Pn</p>
      <p>i=1 qi.
2. Recalage: Pour i = 1; 2; : : : ; n calculer</p>
      <p>i = arg inf 2 k q qi k2.
3. Actualisation: Actualiser q en utilisant
q n1 Pin=1(qi i ). Tant qu’il n’y a pas de
convergence, on retourne à l’étape 2.
4. Centrer: Calculer la moyenne de la fonction de
recalage
et actualiser q en utilisant q q 1.
5. Recalage final: Répéter l’étape 2. Calculer x
et xi = xi i .</p>
      <p>Algorithme 1 : Algorithme
Phase-Amplitude
de séparation
Ainsi, nous pourrons attribuer une amplitude et une
composante de phase à chaque fonction d’un
ensemble donné, et utiliser ces composantes pour définir les
caractéristiques de l’AR nécessaires à la classification
des personnes.</p>
      <p>Supposons que nos fonctions xi sont de classe Ck,
k 2 f0; 1; 2g. Pour le reste du papier, au lieu de
xi, nous allons utiliser une variable globale notée zi,
globale dans la mesure où elle sera utilisée pour
différentes représentations comme l’intensité de la force
zi = xi, sa vitesse zi = x_ i, son accélération zi = xi et
la fonction de courbure correspondante zi = ci, pour
la régression. Nous montrons dans la Figure 2 l’allure
de ces différentes représentations fonctionnelles zi . Il
est important de noter que pour un signal parfait, on
s’attend à ce que l’intensité de la force soit nulle au
début et à la fin de chaque test. Ainsi, nous comptons
sur les dérivées et la courbure pour capturer la
distance entre une observation donnée et une observation
ayant un comportement normal. Etant donné que les
observations réelles, même les groupes des patients, ne
sont pas parfaits, nous ferons un test répétitif (presque
périodique) pour améliorer cette partialité.
Nous rappelons que notre objectif est d’utiliser
les variables fonctionnelles d’intensité, ou une des
représentations, pour prédire l’état d’une personne.
Pour obtenir ceci, la méthode d’estimation de la
régression fonctionnelle à noyau est utilisée. Notre
analyse se fera sur des données déjà recalées, avec toutes
les représentations citées précédemment.
3</p>
    </sec>
    <sec id="sec-4">
      <title>Régression fonctionnelle noyau avec réponse binaire à</title>
      <p>
        Différents estimateurs non paramétriques de
régression ont été proposés dans la littérature quand la
variable aléatoire explicative zi prend ces valeurs dans un
espace de dimension finie. Il y a beaucoup de travaux
dans la littérature qui traitent les limites de ces
estimateurs et d’autres questions qui y sont liées, comme
la sélection de la fenêtre optimale dans les cas
dépendants et indépendants. Pour plus de détails, on peut
se référer aux [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref15 ref16">15, 16</xref>
        ] et aux références citées dedans.
Les résultats asymptotiques des données
fonctionnelles ont récemment eu un intérêt croissant, on peut
se référer aux [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref17 ref18">17,18</xref>
        ] et à la récente monographie faite
par Ferraty et Vieu [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref19">19</xref>
        ] et les références citées dedans.
Pour formuler le problème de l’estimateur de la
régression fonctionnelle, supposons (zi; yi)i2N une séquence
de couple de variables aléatoires (Z; Y ) où zi prend
ces valeurs dans un espace métrique (E; d(:; :)) et yi
est binaire. Nous considérons le modèle
      </p>
      <p>Y = r(Z) +
(1)
D’après (1), r(zi) = E[Y jZ = zi]: Considérons d’abord
E comme étant un espace d’Hilbert H muni de sa
métrique associée d. zi étant de dimension infinie,
nous allons la décomposer dans la base de fonction
= ( 1(t); :::; p(t)) : zi(t) = Pjp=1 ij j (t) = iT
avec i = ( i1; :::; ip).</p>
      <p>Pour des raisons pratiques, au lieu de travailler avec
les zi, nous allons travailler avec les coefficients i,
qui sont de dimension finie, issus des décompositions
des zi dans la base de fonction .</p>
      <p>
        L’estimateur de type Nadaraya-Watson a été introduit
par Ferraty et Vieu [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref20">20</xref>
        ]. Dans notre cas, il est défini
par :
r^n(zi) =
      </p>
      <p>Pj yj Kh(d( i; j ))</p>
      <p>Pj Kh(d( i; j ))
où le dénominateur est différent de zéro et
Kh(d( i; j )) = K d( ih; j) . Ici K est une fonction
noyau à valeurs réelles, h est le paramètre de la fenêtre
(qui tend vers zéro quand n tend vers l’infini) et d est
la métrique associée à H.</p>
      <p>Puisque Y est binaire, on cherchera plutôt à modéliser
g(Y ) = r(Z) +
(2)
(a)
(b)
(c)
(d)
où g est la fonction logit. La fonction réciproque de
cette logit, appliquée à r^n(zi), renvoie des valeurs de
probabilités auxquelles nous allons appliquer un seuil
pour faire la classification.</p>
      <p>
        Les taux de convergence presque sûre, sur un ensemble
compact de l’estimateur r^n, sont établis dans [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref21">21</xref>
        ] pour
les processus asymptotiquement indépendants, alors
que Masry [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref22">22</xref>
        ] obtient la convergence de la moyenne
quadratique. De plus la normalité asymptotique a été
obtenue par Ferraty et al. [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref23">23</xref>
        ]
Toujours dans l’optique de trouver le meilleur modèle,
nous changeons d’espace et on choisit E comme étant
la sphère de Hilbert. i 2 Rp, nous nous restreignons
à la sphère Sp 1. Ainsi nous avons utilisé la distance
géodésique s définie sur cette sphère par :
s( i; j ) = arcos(
      </p>
      <p>T
i j
k ikk j k
):
La question qui se pose maintenant c’est quelles sont
les valeurs optimales de h et de seuil qu’il faut
prendre pour classer les malades et les personnes bien
portantes. Dans la Figure 3, nous affichons des exemples
de distribution des distances géodésiques sur la sphère
et les h optimales retenues. Pour calibrer la
performance de notre modèle d’estimation (régression
fonctionnelle à noyau), nous considérons les critères : MSE
(Mean Squared Error) et MCC (Matthews Coefficient
Correlation).</p>
      <p>• MSE: C’est l’erreur quadratique moyenne. Elle
est définie par :</p>
      <p>
        n
1 X(yi
n
i
y^i)2
avec n le nombre d’observation prédite et y^i la
valeur prédite de la i-ème observation.
• MCC: Basé sur les Vrais et Faux Positifs
(V P; F P ), et sur les Vrais et Faux Négatifs
(V N; F N ), il est généralement considéré comme
une mesure équilibrée [
        <xref ref-type="bibr" rid="ref24">24</xref>
        ]. M CC:
      </p>
      <p>T P</p>
      <p>T N</p>
      <p>F P</p>
      <p>F N
p(T P + F P )(T P + F N )(T N + F P )(T N + F N )
M CC ou coefficient de corrélation entre les valeurs
observées et les valeurs prédites, renvoie des valeurs
comprises entre -1 et 1. Plus la valeur est proche de +1,
plus la classification est bonne. Plus elle est proche de
-1, plus la classification est mauvaise.
4</p>
    </sec>
    <sec id="sec-5">
      <title>Résultats expérimentaux</title>
      <p>Dans cette section, nous décrivons notre approche qui
vise à classifier les observations dans le groupe des
personnes malades ou dans celui des personnes bien
portantes, en utilisant les signaux de force de la main.
Les résultats présentés dans cette section sont les
résultats moyens obtenus après 100 itérations. Chaque
itération consiste à générer aléatoirement 1500
observations composées de personnes malades et de
personnes bien portantes, dont 900 constituent la base
d’apprentissage et de validation et les 600 restantes la
base test. Nous utilisons un modèle de régression
fonctionnelle avec différents critères et différentes
représentations. Chaque observation est représentée par une
seule fonction de force de la main, combinant les 3
tests consécutifs. De ces fonctions, dérivent différentes
représentations utiles pour la classification. Notre
modèle de régression fonctionnelle à noyau utilise le
noyau gaussien. Ces paramètres sont choisis grâce à
la base d’apprentissage et les optimaux sont retenus
grâce à la base de validation, avec le critère M CC.
Cela assure et améliore la précision de la
classification. Avant de présenter les principaux résultats de ce
travaux, nous montrons une comparaison d’une
méthode proposée et une simple approche d’analyse de
données fonctionnelles, qui utilise la métrique L2 entre les
fonctions et qui ne tient pas en compte des
variabilités de phase. Nous calculons la matrice de distance
(b)
(c)
(d)
pour chaque méthode et nous affichons la courbe
Rappel/Précision dans la Figure 4(b). De cette figure, on
peut dire que le fait de prendre en compte la variabilité
de phase de signaux de force de la main est important
et a le potentiel d’améliorer considérablement la
performance de classification.</p>
      <p>Nous évaluons maintenant la performance de notre
modèle en calculant, après avoir prédit les variables
réponses de la base test, les valeurs du critère utilisé
(M CC).</p>
      <p>Si on utilise la métrique L2 dans notre modèle, c’est
avec la représentation courbure qu’on obtient un plus
petit taux d’erreur, comme on peut le visualiser au
niveau de la Figure 5(a). Par ailleurs, si on utilise
la distance géodésique sur la sphère, notée ici par s,
c’est la vitesse qui nous donne une meilleure
classification des deux groupes, voir Figure 5(b). Nous
pouvons aussi remarquer qu’avec la métrique s, c’est
la représentation vitesse qui nous donne la meilleure
valeur de spécificité (plus petite erreur de première
es2000
1500
1000
500
00</p>
      <p>5
(a)
pèce) et la courbure nous donne une meilleure valeur
de sensibilité (plus grande valeur de la puissance du
test), voir Figure 6.</p>
      <p>Comme nous l’avons énoncé précédemment, les
personnes ayant un AR avancé montrent une décroissance
significative de leurs forces de main durant les tests,
comparés aux personnes bien portantes. Et cet aspect
était le plus utilisé par les rhumatologues dans leurs
diagnostics. Cependant, une telle procédure n’est pas
applicable pour toutes les personnes malades à cause
de différents facteurs comme l’âge, le genre, et plus
important encore, le niveau de sévérité de la maladie.
Les patients ayant un niveau d’AR moyen étaient
difficiles à détecter avec le diagnostic classique. Ainsi
il est important de rappeler que le fait d’utiliser les
mesures continues de force de la main est une
méthode bénéfique, rapide et facile, et plus encore, il est
très efficace pour diagnostiquer le degré de la maladie.
De plus, les informations extraites de la force de la
main ont une interprétation clinique naturelle et donc
plus intéressantes pour les médecins.
5</p>
    </sec>
    <sec id="sec-6">
      <title>Conclusion</title>
      <p>Ce travail présente une nouvelle approche
permettant de caractériser les données fonctionnelles pour la
classification de l’Arthrite Rhumatoïde (AR). Cette
méthode a l’avantage d’utiliser les courbes recalées
et de capturer ainsi plus d’informations des
signaux, contrairement aux diagnostics classiques
utilisés précédemment. Une fois que les courbes sont
recalées, différentes représentations fonctionnelles ont
été utilisées et la fonction de densité conditionnelle a
été utilisée pour estimer la régression. Que ça soit
la métrique d ou s, le fait d’utiliser la représentation
standard (courbes initiales) ne nous permet pas d’avoir
une meilleure classification. Ceci est dû au fait que la
représentation standard ne capte pas bien la variabilité
des différences de forces émises par les personnes. D’où
l’importance d’utiliser d’autres représentations
fonctionnelles, comme la vitesse, l’accélération ou la
courbure. On voit par exemple qu’en utilisant la métrique
d (L2), c’est la courbure qui nous donne la meilleure
classification. Et si on utilise la distance géodésique
sur la sphère (s), c’est la vitesse qui nous donne les
meilleurs résultats de classification. Ces résultats
expérimentaux nous montrent que les diagnostics utilisés
précédemment sont insuffisants et que notre modèle
est très prometteur pour ce sujet.</p>
    </sec>
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